<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<!-- generator="FeedCreator 1.7.2" -->
<rss version="0.91">
    <channel>
        <title></title>
        <description></description>
        <link>http://www.sbqc.org/sbqhov2/</link>
        <lastBuildDate>Sun, 05 Sep 2010 16:33:11 +0100</lastBuildDate>
        <generator>FeedCreator 1.7.2</generator>
        <item>
            <title>Une alternative marxiste Ã  la crise du capitalisme - Manifeste de la Tendance Marxiste ...</title>
            <link>http://www.sbqc.org/sbqhov2/index.php?module=newsmodule&amp;action=view&amp;id=368&amp;src=@random45bd91746e505</link>
            <description>&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;em&gt;Les pays pauvres dâ€™Afrique, du Moyen-Orient, dâ€™Asie et dâ€™AmÃ©rique latine seront les plus durement frappÃ©s par la crise. MÃªme pendant le boom, la grande majoritÃ© de leur population nâ€™en tirait pratiquement aucun bÃ©nÃ©fice. Dans tous les pays, il y a eu une polarisation extrÃªme entre riches et pauvres. 2% de la population mondiale possÃ¨de la moitiÃ© des richesses de la planÃ¨te. 1,2 milliard dâ€™hommes, de femmes et dâ€™enfants vivent dans des conditions dâ€™extrÃªme pauvretÃ©. Câ€™est 200 millions de plus quâ€™en 1993. Cette situation est ce que le capitalisme a de mieux Ã  offrir. Et maintenant&amp;#160;?&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;La crise du Â«&amp;#160;Tiers-monde&amp;#160;Â»&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Les pays pauvres dâ€™Afrique, du Moyen-Orient, dâ€™Asie et dâ€™AmÃ©rique latine seront les plus durement frappÃ©s par la crise. MÃªme pendant le boom, la grande majoritÃ© de leur population nâ€™en tirait pratiquement aucun bÃ©nÃ©fice. Dans tous les pays, il y a eu une polarisation extrÃªme entre riches et pauvres. 2% de la population mondiale possÃ¨de la moitiÃ© des richesses de la planÃ¨te. 1,2 milliard dâ€™hommes, de femmes et dâ€™enfants vivent dans des conditions dâ€™extrÃªme pauvretÃ©. Câ€™est 200 millions de plus quâ€™en 1993. Cette situation est ce que le capitalisme a de mieux Ã  offrir. Et maintenant&amp;#160;?&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;En plus de lâ€™effondrement des exportations, qui va toucher toutes les marchandises (Ã  part lâ€™or et lâ€™argent), ces pays font face Ã  lâ€™inflation des produits alimentaires, qui est largement due Ã  la spÃ©culation. Un rapport rÃ©cent de Banco Interamericano a prÃ©venu que cette inflation menaÃ§ait de plonger 26 millions de latino-amÃ©ricains dans la pauvretÃ© absolue.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;La pauvretÃ© et la faim vont sâ€™accroÃ®tre en consÃ©quence de la crise financiÃ¨re et des mesures dâ€™Â«&amp;#160;ajustement structurel&amp;#160;Â» dictÃ©es par le Fonds MonÃ©taire International. Un rapport de la Banque Mondiale explique que le nombre de personnes vivant avec moins de 1 dollar par jour pourrait atteindre 1,5 milliard Ã  la fin de lâ€™annÃ©e. En Inde, le nombre de ces victimes de Â«&amp;#160;pauvretÃ© absolue&amp;#160;Â» est estimÃ© Ã  340 millions, contre 300 millions en 1980 â€“ et ce alors que lâ€™Inde a connu des taux de croissance Ã©conomique de 10%&amp;#160;! A prÃ©sent, la croissance indienne ralentit, mÃªme dâ€™aprÃ¨s les chiffres officiels. De mÃªme, les Ã©conomistes anticipent une baisse du PIB par habitant en Afrique du Nord et au Moyen-Orient.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le FMI demande aux pays pauvres dâ€™ouvrir leur marchÃ© au capital international. Il leur demande de faire des coupes sombres dans leurs dÃ©penses publiques, dâ€™arrÃªter de subventionner la nourriture et autres produits de base, et de privatiser les entreprises publiques. Lâ€™objectif officiel est dâ€™encourager une Â«&amp;#160;croissance Ã©conomique durable&amp;#160;Â», dans ces pays. Mais en rÃ©alitÃ©, cela se traduit par la destruction de leur industrie et de leur agriculture nationales â€“ ainsi que par une flambÃ©e du chÃ´mage et de la pauvretÃ©.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Une Ã©tude rÃ©cente montre quâ€™en 1997 et 1998, le solde net des transferts de capitaux entre le continent africain et le FMI Ã©tait supÃ©rieur Ã  1 milliard de dollars â€“ au dÃ©triment de lâ€™Afrique. Et pourtant, la dette totale de lâ€™Afrique a continuÃ© de croÃ®tre (de 3%). Alors que les pays africains ont urgemment besoin dâ€™accroÃ®tre leurs dÃ©penses de santÃ© et dâ€™Ã©ducation, les dictats du FMI ont eu pour effet de diminuer ces dÃ©penses. Par exemple, entre 1986 et 1996, les dÃ©penses pour lâ€™Ã©ducation, par habitant, ont baissÃ©.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;La catastrophe que vit le Tiers-monde nâ€™a rien dâ€™inÃ©luctable. En ce dÃ©but de XXIe siÃ¨cle, la famine nâ€™a absolument aucune justification. Lâ€™argent qui a Ã©tÃ© donnÃ© aux banques aurait pu rÃ©soudre le problÃ¨me de la famine mondiale et sauver des millions de vies. En juin 2008, lâ€™Organisation des Nations unies pour lâ€™alimentation et lâ€™agriculture (FAO) a demandÃ© 30 milliards de dollars pour stimuler lâ€™agriculture et prÃ©venir des pÃ©nuries alimentaires. Elle nâ€™en a obtenu que 7,5 milliards, payables en quatre ans, ce qui reprÃ©sente Ã  peine 1,8 milliard par an.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Il est courant, en Occident, de prÃ©senter les Â«&amp;#160;solutions&amp;#160;Â» aux problÃ¨mes du Tiers-monde en termes dâ€™aides. Les pays Â«&amp;#160;riches&amp;#160;Â» doivent donner de lâ€™argent aux pays Â«&amp;#160;pauvres&amp;#160;Â». Mais premiÃ¨rement, les sommes dÃ©risoires des soi-disant Â«&amp;#160;aides&amp;#160;Â» ne reprÃ©sentent quâ€™une minuscule partie du pillage de lâ€™Asie, de lâ€™Afrique, du Moyen-Orient et de lâ€™AmÃ©rique latine. DeuxiÃ¨mement, ces aides sont gÃ©nÃ©ralement liÃ©es aux intÃ©rÃªts commerciaux, militaires ou diplomatiques des pays donateurs. Elles constituent en fait un moyen parmi dâ€™autres dâ€™accroÃ®tre la subordination de ces pays aux puissances impÃ©rialistes.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Dans tous les cas, il est inacceptable que des pays disposant de vastes ressources en soient rÃ©duits Ã  demander la charitÃ©, comme un mendiant convoite les miettes tombÃ©es de la table des riches. La condition premiÃ¨re est de rompre avec la domination impÃ©rialiste et de renverser les rÃ©gimes corrompus qui, au final, ne sont rien dâ€™autre que les agents locaux de lâ€™impÃ©rialisme et des grandes multinationales. Ce nâ€™est pas la charitÃ© qui peut rÃ©soudre le problÃ¨me de la pauvretÃ© mondiale, mais un changement fondamental de la sociÃ©tÃ©.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Dans de nombreux pays, aprÃ¨s des annÃ©es de fatigue et de dÃ©couragement, la classe ouvriÃ¨re reprend le chemin des luttes. La lutte des Palestiniens contre lâ€™oppression israÃ©lienne se poursuit. Mais la clÃ© de lâ€™avenir rÃ©side dans les puissantes classes ouvriÃ¨res de pays comme lâ€™Afrique du Sud, le Nigeria et lâ€™Egypte. Lâ€™Egypte a Ã©tÃ© balayÃ©e par une vague de grÃ¨ves et dâ€™occupations pour dÃ©fendre lâ€™emploi â€“ dont la grÃ¨ve victorieuse des 20 000 travailleurs de lâ€™industrie textile de Mahalla. Les travailleurs iraniens sont Ã©galement en mouvement. Il y a eu en Iran une vague de grÃ¨ves impliquant diffÃ©rentes sections de la classe ouvriÃ¨re&amp;#160;: les conducteurs de bus, les travailleurs des chantiers navals, de lâ€™industrie textile, de lâ€™industrie pÃ©troliÃ¨re, de lâ€™industrie du sucre. Ces grÃ¨ves commencent par des revendications Ã©conomiques. Mais Ã©tant donnÃ©e la nature du rÃ©gime iranien, elles prendront inÃ©vitablement un caractÃ¨re politique et rÃ©volutionnaire.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Au Nigeria, il y a eu pas moins de huit grÃ¨ves gÃ©nÃ©rales â€“ en lâ€™espace de huit annÃ©es&amp;#160;! En Afrique du Sud, Ã©galement, les puissantes organisations syndicales ont organisÃ© toute une sÃ©rie de grÃ¨ves gÃ©nÃ©rales (la derniÃ¨re en aoÃ»t 2008). On a assistÃ© Ã  de puissants mouvements des travailleurs au Maroc, en Jordanie, au Liban et mÃªme en IsraÃ«l â€“ le bastion de la rÃ©action au Moyen-Orient. Des mouvements massifs dâ€™ouvriers et de paysans ont secouÃ© le Pakistan, lâ€™Inde et le Bangladesh. Au NÃ©pal, ces mouvements ont abouti au renversement de la monarchie.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Une vague rÃ©volutionnaire balaye toute lâ€™AmÃ©rique latine. Le Venezuela en est lâ€™avant-garde. Les appels de Chavez en faveur du socialisme ne sont pas passÃ©s inaperÃ§us. Lâ€™idÃ©al socialiste est de nouveau Ã  lâ€™ordre du jour. En Bolivie et en Equateur, le mouvement des masses contre le capitalisme et lâ€™impÃ©rialisme se dÃ©veloppe malgrÃ© la rÃ©sistance des oligarchies appuyÃ©es par Washington. Il faut mettre Ã  lâ€™ordre du jour la solidaritÃ© ouvriÃ¨re internationale et la lutte pour le socialisme. Câ€™est la seule solution viable aux problÃ¨mes des masses.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt; &lt;em class=&quot;spip&quot;&gt;Nos revendications&amp;#160;:&lt;/em&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;1) Annulation immÃ©diate de la dette du Tiers-Monde.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;2) A bas le latifundisme et le capitalisme&amp;#160;!&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;3) Pour lâ€™expropriation des grands propriÃ©taires terriens. Pour une rÃ©forme agraire. LÃ  oÃ¹ câ€™est possible, les grands domaines terriens doivent Ãªtre cultivÃ©s de faÃ§on collective et par des mÃ©thodes modernes, afin de stimuler la production.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;4) Non Ã  la domination de lâ€™impÃ©rialisme&amp;#160;! Nationalisation des grandes multinationales&amp;#160;!&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;5) Pour un programme massif dâ€™alphabÃ©tisation et dâ€™Ã©ducation.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;6) Pour un systÃ¨me de santÃ© universel, gratuit et de qualitÃ©.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;7) A bas lâ€™oppression des femmes&amp;#160;! Pour une complÃ¨te Ã©galitÃ© sociale et Ã©conomique entre les hommes et les femmes&amp;#160;!&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;8) A bas la corruption et lâ€™oppression&amp;#160;! A bas les agences locales de lâ€™impÃ©rialisme&amp;#160;!&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;A bas lâ€™impÃ©rialisme&amp;#160;!&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Lâ€™aspect le plus frappant de la situation actuelle est le chaos et le dÃ©sordre qui se sont emparÃ©s de lâ€™ensemble de la planÃ¨te. Lâ€™instabilitÃ© est gÃ©nÃ©rale&amp;#160;: Ã©conomique, sociale, politique, diplomatique et militaire. Partout, il y a la guerre ou la menace de la guerre. Lâ€™invasion de lâ€™Afghanistan a Ã©tÃ© suivie par celle, encore plus sanglante et criminelle, de lâ€™Irak. Il y a eu des guerres partout&amp;#160;: dans les Balkans, au Liban, Ã  Gaza, au Darfour, en Somalie, en Ouganda, etc. Au Congo, 5 millions de personnes ont Ã©tÃ© tuÃ©es, ces derniÃ¨res annÃ©es, sans que lâ€™ONU et la soi-disant communautÃ© internationale ne lÃ¨vent le petit doigt.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Conscient de son immense puissance, Washington remplace la diplomatie Â«&amp;#160;normale&amp;#160;Â» par les menaces les plus Ã©hontÃ©es. Son message est dâ€™une brutalitÃ© limpide&amp;#160;: Â«&amp;#160;faites ce que nous disons, ou nous vous bombarderons et vous envahirons&amp;#160;Â». Lâ€™ancien PrÃ©sident du Pakistan, le gÃ©nÃ©ral Pervez Musharraf, a rÃ©vÃ©lÃ© que peu de temps aprÃ¨s les attentats du 11 septembre 2001, les Etats-Unis ont menacÃ© de bombarder son pays et de le ramener Ã  Â«&amp;#160;lâ€™Ã¢ge de pierre&amp;#160;Â» sâ€™il nâ€™offrait pas sa coopÃ©ration dans la lutte contre le terrorisme et les Talibans. Et Ã  prÃ©sent que Musharraf a Ã©tÃ© Ã©vincÃ©, lâ€™aviation amÃ©ricaine bombarde le territoire pakistanais.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Lâ€™impÃ©rialisme amÃ©ricain a envahi lâ€™Irak sous le prÃ©texte mensonger que ce pays possÃ©dait des armes de destruction massive. Ils ont fait valoir que Saddam Hussein Ã©tait un dictateur brutal, qui a tuÃ© et torturÃ© son propre peuple. Mais aujourdâ€™hui, lâ€™ONU est forcÃ©e dâ€™admettre que dans lâ€™Irak occupÃ©, les massacres et la torture sont endÃ©miques. Selon un rÃ©cent sondage dâ€™opinion, 70&amp;#160;% des Irakiens pensent que la vie est pire que sous Saddam Hussein.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;La Â«&amp;#160;guerre contre le terrorisme&amp;#160;Â» a conduit, Ã  lâ€™Ã©chelle mondiale, Ã  un dÃ©veloppement inÃ©dit du terrorisme. Partout oÃ¹ ils mettent les pieds, les impÃ©rialistes amÃ©ricains provoquent les destructions et les souffrances les plus atroces. Les effroyables scÃ¨nes de mort et de destruction, en Irak et en Afghanistan, rappellent les paroles de lâ€™historien romain Tacite&amp;#160;: Â«&amp;#160;Et lorsquâ€™ils ont crÃ©Ã© un dÃ©sert, ils lâ€™appellent la paix&amp;#160;Â». Mais par rapport Ã  la puissance de lâ€™impÃ©rialisme amÃ©ricain, la puissance de lâ€™Empire romain Ã©tait un jeu dâ€™enfant. Non content du viol de lâ€™Irak, les Etats-Unis menacent la Syrie et lâ€™Iran. Ils dÃ©stabilisent lâ€™Asie centrale. Ils tentent constamment de renverser le gouvernement dÃ©mocratiquement Ã©lu du Venezuela, et cherchent Ã  assassiner le prÃ©sident Chavez. Ils nâ€™ont pas renoncÃ© Ã  ramener Cuba au rang de semi-colonie, et organisent des actes de terrorisme contre ce pays.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;La plupart des gens se dÃ©tournent de cette barbarie avec dÃ©goÃ»t. Il leur semble que le monde est soudainement devenu fou. Cependant, une telle rÃ©action est inutile et contre-productive. La situation actuelle Ã  laquelle est confrontÃ©e lâ€™humanitÃ© ne peut pas Ãªtre interprÃ©tÃ©e comme une expression de folie ou de mÃ©chancetÃ© intrinsÃ¨que des hommes et des femmes. Le grand philosophe Spinoza disait&amp;#160;: Â«&amp;#160;ni rire, ni pleurer, mais comprendre&amp;#160;!&amp;#160;Â» Câ€™est un trÃ¨s bon conseil, car si nous ne sommes pas en mesure de comprendre le monde dans lequel nous vivons, nous ne serons jamais capables de le changer. Lâ€™histoire nâ€™est pas dÃ©nuÃ©e de sens. Elle peut Ãªtre expliquÃ©e â€“ et le marxisme fournit une explication scientifique.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Il ne sert Ã  rien de considÃ©rer la guerre dâ€™un point de vue sentimental. Clausewitz soulignait, il y a longtemps, que la guerre est &lt;em class=&quot;spip&quot;&gt;la continuation de la politique par dâ€™autres moyens&lt;/em&gt;. Ce chaos sanglant &lt;em class=&quot;spip&quot;&gt;reflÃ¨te quelque chose&lt;/em&gt;. Câ€™est le reflet des contradictions insolubles de lâ€™impÃ©rialisme, Ã  lâ€™Ã©chelle mondiale. Ce sont les convulsions dâ€™un systÃ¨me socio-Ã©conomique qui se trouve dans une impasse. Nous avons vu des situations similaires auparavant, dans lâ€™histoire du monde, comme lors du long dÃ©clin de lâ€™Empire romain, ou lâ€™Ã©poque de la fin de la fÃ©odalitÃ©. Lâ€™instabilitÃ© mondiale actuelle est seulement lâ€™illustration que le systÃ¨me capitaliste a Ã©puisÃ© son potentiel historique et nâ€™est plus en mesure de dÃ©velopper les forces productives comme il lâ€™a fait dans le passÃ©.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le capitalisme sÃ©nile, criblÃ© de contradictions insolubles, trouve son prolongement dans lâ€™impÃ©rialisme le plus brutal que le monde ait jamais vu. La course frÃ©nÃ©tique aux armements engloutit une part plus en plus grande des richesses crÃ©Ã©es par la classe ouvriÃ¨re. Les Etats-Unis, qui sont dÃ©sormais la seule superpuissance au monde, y consacrent chaque annÃ©e environ 600 milliards de dollars. Cela reprÃ©sente prÃ¨s de 40&amp;#160;% de toutes les dÃ©penses militaires Ã  lâ€™Ã©chelle mondiale. En comparaison, la Grande-Bretagne, la France et lâ€™Allemagne reprÃ©sentent environ 5% chacun â€“ et 6&amp;#160;% pour la Russie.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;A elles seules, les sommes gigantesques dilapidÃ©es dans lâ€™armement permettraient de rÃ©soudre le problÃ¨me de la pauvretÃ© dans le monde. Selon une Ã©tude, la guerre en Irak a coÃ»tÃ© aux Etats-Unis 3000 milliards de dollars, Ã  ce jour. Tout le monde admet que câ€™est de la folie. Mais on ne peut arriver au dÃ©sarmement que par un changement fondamental dans la sociÃ©tÃ©. La liquidation de lâ€™impÃ©rialisme ne peut Ãªtre atteint que par la liquidation du capitalisme et de la domination des banques et des monopoles, par la fondation dâ€™un ordre mondial rationnel, reposant sur les besoins des individus, et non pas sur la lutte fÃ©roce pour des marchÃ©s, des matiÃ¨res premiÃ¨res et des sphÃ¨res dâ€™influence â€“ lutte qui est la vÃ©ritable cause des guerres.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt; &lt;em class=&quot;spip&quot;&gt;Nos revendications&amp;#160;:&lt;/em&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;1) Non aux guerres rÃ©actionnaires conduites par lâ€™impÃ©rialisme.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;2) Retrait immÃ©diat de toutes les troupes Ã©trangÃ¨res en Irak et en Afghanistan.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;3) Coupe drastique dans les dÃ©penses en armements â€“ et une augmentation massive des dÃ©penses  sociales.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;4) Les pleins droits civils pour les soldats, y compris le droit de se syndiquer et de faire grÃ¨ve.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;5) DÃ©fense du Venezuela, de Cuba et de la Bolivie contre les plans dâ€™agression de Washington&amp;#160;!&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;6) Contre le racisme&amp;#160;! DÃ©fendre les droits de tous les peuples opprimÃ©s et exploitÃ©s&amp;#160;! Pour lâ€™unitÃ© de tous les travailleurs, indÃ©pendamment de leur couleur, de leur race, de leur nationalitÃ© ou de leur religion.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;7) Pour lâ€™internationalisme prolÃ©tarien&amp;#160;! ProlÃ©taires de tous les pays unissez-vous&amp;#160;!&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Pour un monde socialiste&amp;#160;!&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le marchÃ© ne peut Ãªtre ni planifiÃ©, ni rÃ©gulÃ©. Il ne rÃ©agit pas aux mesures prises par les gouvernements nationaux. Le PrÃ©sident de la Banque mondiale lâ€™a pratiquement reconnu lorsquâ€™il a dit&amp;#160;: Â«&amp;#160;le G8 ne fonctionne pas. Il nous faut un meilleur groupe, pour des jours meilleurs&amp;#160;Â». Mais il nâ€™y a pas de jours meilleurs en vue. Le FMI ne peut pas soutenir financiÃ¨rement le monde entier. Or la crise est mondiale. Aucun pays ne peut y Ã©chapper. La crise exige donc une solution mondiale â€“ et le socialisme seul est cette solution.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Au Moyen-Ã¢ge, la production Ã©tait confinÃ©e au marchÃ© local. MÃªme le transport de marchandises dâ€™une ville Ã  lâ€™autre impliquait le paiement de pÃ©ages, dâ€™impÃ´ts et autres taxes douaniÃ¨res. Le renversement de ces barriÃ¨res fÃ©odales et la constitution dâ€™un marchÃ© national â€“ et dâ€™un Etat-nation â€“ Ã©taient une condition prÃ©alable au dÃ©veloppement du capitalisme moderne. Mais aujourdâ€™hui, au XXIe siÃ¨cle, les Etats-nations et les marchÃ©s nationaux sont devenus trop Ã©troits face Ã  la formidable expansion de lâ€™industrie, de lâ€™agriculture, de la science et de la technologie. De lâ€™ensemble des Ã©conomies nationales a surgi le marchÃ© mondial. Karl Marx lâ€™avait dÃ©jÃ  brillamment anticipÃ© dans le &lt;em class=&quot;spip&quot;&gt;Manifeste du Parti Communiste&lt;/em&gt;, il y a 160 ans. Lâ€™Ã©crasante domination du marchÃ© mondial est la caractÃ©ristique essentielle de lâ€™Ã©poque moderne.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Dans sa jeunesse, le capitalisme a jouÃ© un rÃ´le progressiste en balayant les vieilles barriÃ¨res et entraves fÃ©odales â€“ et en crÃ©ant un marchÃ© national. Plus tard, le dÃ©veloppement du capitalisme a crÃ©Ã© un marchÃ© mondial. La mondialisation signifie que le dÃ©veloppement des forces productives a dÃ©passÃ© les limites Ã©troites des Etats-nations. Cependant, la mondialisation ne supprime pas les contradictions du capitalisme. Il ne fait que les reproduire Ã  une Ã©chelle beaucoup plus vaste. Pendant un temps, le capitalisme a rÃ©ussi Ã  surmonter ses contradictions en dÃ©veloppant le commerce mondial (mondialisation). Pour la premiÃ¨re fois dans lâ€™histoire, le monde entier a Ã©tÃ© intÃ©grÃ© au marchÃ© mondial. Les capitalistes ont trouvÃ© de nouveaux marchÃ©s, et de nouvelles zones dâ€™investissement se sont ouvertes Ã  eux, en Chine et dans dâ€™autres pays. Mais ce processus a dÃ©sormais atteint ses limites.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;En derniÃ¨re analyse, la crise actuelle est une expression de la rÃ©volte des forces productives contre ces camisoles de force que sont la propriÃ©tÃ© privÃ©e des moyens de production et lâ€™Etat-nation. La crise actuelle a un caractÃ¨re mondial. &lt;em class=&quot;spip&quot;&gt;La mondialisation se manifeste comme une crise mondiale du capitalisme.&lt;/em&gt; Il est impossible de la rÃ©soudre Ã  lâ€™Ã©chelle nationale&amp;#160;: tous les experts le reconnaissent. Par exemple, la crise alimentaire mondiale a Ã©tÃ© fortement aggravÃ©e par la production dâ€™Ã©co-carburants aux Etats-Unis â€“ qui sert uniquement les intÃ©rÃªts des grandes firmes agro-alimentaires, et de personne dâ€™autre. Seule une Ã©conomie planifiÃ©e Ã  lâ€™Ã©chelle mondiale peut mettre un terme Ã  cette folie.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Dans son insatiable soif de profits, le systÃ¨me capitaliste a mis en danger la planÃ¨te entiÃ¨re. Un systÃ¨me Ã©conomique qui ravage la planÃ¨te, dÃ©truit les forÃªts tropicales, empoisonne lâ€™air que nous respirons, lâ€™eau que nous buvons et la nourriture que nous mangeons â€“ nâ€™est pas digne de survivre. Les rues de nos grandes villes sont saturÃ©es de vÃ©hicules privÃ©s. Pour la seule annÃ©e 2003, les gens ont passÃ© 7 milliards dâ€™heures dans des embouteillages, et y ont gaspillÃ© 19 milliards de litres de carburant. Lâ€™absence de planification est en train de conduire Ã  lâ€™effondrement des infrastructures de transport et Ã  une dÃ©gradation de lâ€™environnement. Une grande partie de la pollution atmosphÃ©rique provient des vÃ©hicules.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Et ne parlons mÃªme pas de lâ€™Ã©norme coÃ»t humain de cette folie&amp;#160;: accidents, personnes tuÃ©es et mutilÃ©es sur les routes, stress insupportable, nuisance sonore et chaos. En termes de productivitÃ©, câ€™est un gaspillage colossal. Pourtant, tout ceci pourrait Ãªtre facilement rÃ©solu grÃ¢ce Ã  rÃ©seau rationnel de transports publics de bonne qualitÃ© et pratiquement gratuits. Le transport aÃ©rien, routier, ferroviaire et fluvial devrait appartenir Ã  la collectivitÃ© et rÃ©pondre aux besoins des hommes.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le maintien du capitalisme nâ€™est pas seulement une menace pour nos emplois et nos conditions de vie. Câ€™est une menace pour lâ€™avenir de la planÃ¨te et la vie sur terre.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Est-ce utopique&amp;#160;?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Par leur participation accrue au marchÃ© mondial, les banquiers et les capitalistes ont rÃ©alisÃ© des super-profits pharamineux. DÃ©sormais, ce processus a atteint ses limites. Tous les facteurs qui, sur la derniÃ¨re pÃ©riode, poussaient lâ€™Ã©conomie mondiale vers le haut â€“ se combinent Ã  prÃ©sent pour la pousser vers le bas. La demande, quâ€™ils ont artificiellement dÃ©veloppÃ©e grÃ¢ce Ã  de faibles taux dâ€™intÃ©rÃªt, sâ€™est brusquement contractÃ©e. La sÃ©vÃ©ritÃ© de la Â«&amp;#160;correction&amp;#160;Â» est proportionnelle Ã  la confiance exagÃ©rÃ©e et Ã  Â«&amp;#160;lâ€™exubÃ©rance irrationnelle&amp;#160;Â» de la pÃ©riode prÃ©cÃ©dente.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;De mÃªme que dans la pÃ©riode de dÃ©clin du fÃ©odalisme, les vieilles entraves â€“ pÃ©ages, impÃ´ts locaux et monnaies locales â€“ Ã©taient devenues des obstacles intolÃ©rables au dÃ©veloppement des forces productives, de mÃªme les Etats-nations actuels, avec leurs frontiÃ¨res nationales, leurs passeports, leur contrÃ´le des importations, leurs restrictions migratoires et leurs tarifs protectionnistes, sont devenus des entraves au libre mouvement des marchandises et des personnes. Le libre dÃ©veloppement des forces productives â€“ la seule garantie rÃ©elle du dÃ©veloppement de la civilisation et de la culture humaines â€“ exige lâ€™abolition de toutes les frontiÃ¨res et une socialisation mondiale des richesses.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Un tel dÃ©veloppement ne sera possible que sous le socialisme. La condition prÃ©alable est lâ€™abolition de la propriÃ©tÃ© privÃ©e des secteurs clÃ©s de lâ€™Ã©conomie&amp;#160;: socialisation des terres, des banques et de la grande industrie. Un plan de production global est le seul moyen de mettre en oeuvre le potentiel colossal de lâ€™industrie, de lâ€™agriculture, de la science et de la technique. Cela signifie un systÃ¨me Ã©conomique reposant sur la production pour les besoins de la majoritÃ© â€“ et non pour les profits de quelques-uns.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Une Europe socialiste, une FÃ©dÃ©ration socialiste de lâ€™AmÃ©rique Latine ou du Moyen-Orient ouvriraient de nouvelles et formidables perspectives au dÃ©veloppement humain. Lâ€™objectif final est une FÃ©dÃ©ration Socialiste Mondiale, dans laquelle les ressources de la planÃ¨te entiÃ¨re seront exploitÃ©es pour le bÃ©nÃ©fice de toute lâ€™humanitÃ©. Les guerres, le chÃ´mage, la faim et les privations ne seraient plus que des mauvais souvenirs.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Certains diront que câ€™est une utopie, câ€™est-Ã -dire quelque chose qui ne peut pas Ãªtre rÃ©alisÃ©. Mais si nous avions expliquÃ© Ã  un paysan du Moyen-Ã¢ge quâ€™il y aurait une Ã©conomie mondiale, des ordinateurs et des voyages dans lâ€™espace, il aurait rÃ©agi exactement de la mÃªme faÃ§on. Or, quand on y pense, est-ce vraiment si difficile&amp;#160;? Le potentiel des forces productives est tel que tout ce qui accable le genre humain â€“ la pauvretÃ©, le manque de logements, la faim, la maladie, lâ€™analphabÃ©tisme, etc. â€“ pourrait facilement Ãªtre Ã©liminÃ©. Les ressources existent. Ce quâ€™il faut, câ€™est un systÃ¨me Ã©conomique rationnel pour exploiter pleinement ces ressources.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Les conditions objectives du socialisme existent dÃ©jÃ . Est-ce vraiment une utopie&amp;#160;? Câ€™est ce que diront les sceptiques bornÃ©s, qui ne connaissent pas lâ€™histoire et nâ€™ont aucune perspective pour lâ€™avenir. La question quâ€™on doit se poser est celle-ci&amp;#160;: en ce dÃ©but de XXIe siÃ¨cle, est-il acceptable que la vie, les emplois et les logements des hommes soient soumis aux mÃªmes lois que celles ayant cours sur les tables dâ€™un casino&amp;#160;? Lâ€™humanitÃ© ne peut-elle pas construire un meilleur systÃ¨me que le jeu aveugle des forces du marchÃ©&amp;#160;?&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;A cette question, les dÃ©fenseurs du soi-disant libre marchÃ© ne peuvent pas rÃ©pondre par des arguments rationnels. Au lieu dâ€™avancer de tels arguments, ils affirment simplement que le capitalisme est lâ€™Ã©tat naturel et inÃ©vitable des choses â€“ et quâ€™il nâ€™y a de toute faÃ§on aucune alternative. Ce nâ€™est pas un argument logique, mais seulement un prÃ©jugÃ©. Ils espÃ¨rent quâ€™en le rÃ©pÃ©tant constamment, les gens finiront par le croire. Mais la vie elle-mÃªme a rÃ©futÃ© le mensonge selon lequel Â«&amp;#160;lâ€™Ã©conomie de marchÃ© fonctionne.&amp;#160;Â» Notre propre expÃ©rience nous montre que cela ne marche pas, que câ€™est un systÃ¨me chaotique, barbare et irrationnel qui dÃ©truit des millions de vies pour le bÃ©nÃ©fice de quelques-uns.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le systÃ¨me capitaliste est condamnÃ©. Il nâ€™est mÃªme pas capable de nourrir la population mondiale. Son maintien menace lâ€™avenir de la civilisation et de la culture. Il menace la continuitÃ© de la vie elle-mÃªme. Le systÃ¨me capitaliste doit mourir pour que lâ€™espÃ¨ce humaine puisse vivre. Dans la future sociÃ©tÃ© socialiste, les hommes et les femmes libres regarderont notre monde actuel avec la mÃªme incrÃ©dulitÃ© que lorsque nous considÃ©rons le monde des cannibales. Et pour les cannibales, un monde dans lequel les hommes et des femmes ne se mangeraient pas semblait une utopie.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;La crise de la direction&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;En 1938, LÃ©on Trotsky Ã©crivait&amp;#160;: &lt;em class=&quot;spip&quot;&gt;Â«&amp;#160;Les bavardages de toutes sortes selon lesquels les conditions historiques ne seraient pas encore &quot;mÃ»res&quot; pour le socialisme ne sont que le produit de lâ€™ignorance ou dâ€™une tromperie consciente. Les prÃ©misses objectives de la rÃ©volution prolÃ©tarienne ne sont pas seulement mÃ»res&amp;#160;; elles ont mÃªme commencÃ© Ã  pourrir. Sans rÃ©volution socialiste, et cela dans la prochaine pÃ©riode historique, la civilisation humaine tout entiÃ¨re est menacÃ©e dâ€™Ãªtre emportÃ©e dans une catastrophe. Tout dÃ©pend du prolÃ©tariat, câ€™est-Ã -dire au premier chef de son avant-garde rÃ©volutionnaire. La crise historique de lâ€™humanitÃ© se rÃ©duit Ã  la crise de la direction rÃ©volutionnaire.&amp;#160;Â»&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;La classe ouvriÃ¨re a, de longue date, formÃ© des partis pour dÃ©fendre ses intÃ©rÃªts et changer la sociÃ©tÃ©. Quâ€™ils sâ€™appellent Socialistes, Travaillistes ou Communistes â€“ aucun, en fait, ne dÃ©fend une politique socialiste ou communiste. La longue pÃ©riode de croissance capitaliste, aprÃ¨s la seconde guerre mondiale, a scellÃ© la dÃ©gÃ©nÃ©rescence rÃ©formiste et bureaucratique des organisations de masse de la classe ouvriÃ¨re. Les dirigeants syndicaux, comme ceux des partis communistes et socialistes, ont pliÃ© sous la pression de la classe capitaliste, et la plupart ont abandonnÃ© toute prÃ©tention de changer radicalement la sociÃ©tÃ©.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;En Russie, en Europe de lâ€™Est et dans bien dâ€™autres pays, les dirigeants des Partis Communistes ont complÃ¨tement abandonnÃ© le programme rÃ©volutionnaire de Marx et de LÃ©nine. Nous sommes confrontÃ©s Ã  une contradiction criante&amp;#160;: alors que le capitalisme est en crise, partout, les dirigeants des organisations de masse sâ€™accrochent avec la derniÃ¨re Ã©nergie Ã  lâ€™ordre Ã©tabli. Comme le soulignait dÃ©jÃ  Trotsky, en son temps&amp;#160;: &lt;em class=&quot;spip&quot;&gt;la situation politique mondiale se caractÃ©rise en premier lieu par la crise historique de la direction de la classe ouvriÃ¨re&lt;/em&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Il est inacceptable que des dirigeants agissant au nom du socialisme, de la classe ouvriÃ¨re ou mÃªme de la Â«&amp;#160;dÃ©mocratie&amp;#160;Â», soutiennent â€“ ou rÃ©alisent â€“ des Â«&amp;#160;sauvetages&amp;#160;Â» de banques privÃ©es qui, dans les faits, signifient un accroissement massif de la dette publique qui sera financÃ©e par des annÃ©es de coupes budgÃ©taires et dâ€™austÃ©ritÃ©. Ils le font au nom de Â«&amp;#160;lâ€™intÃ©rÃªt gÃ©nÃ©ral&amp;#160;Â» â€“ alors quâ€™il sâ€™agit en rÃ©alitÃ© dâ€™une mesure dans lâ€™intÃ©rÃªt des riches et contre les intÃ©rÃªts de la majoritÃ©. Mais cette situation ne pourra pas durer Ã©ternellement.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Il nâ€™y a pas dâ€™alternative, pour la classe ouvriÃ¨re, en dehors de ses grandes organisations politiques et syndicales. Dans les conditions de crise du capitalisme, les organisations de masses seront secouÃ©es de haut en bas. Leurs dirigeants droitiers subiront la pression de la base â€“ Ã  commencer par les syndicats. Soit ils commenceront Ã  reflÃ©ter cette pression, soit ils seront poussÃ©s vers la sortie et remplacÃ©s par des gens plus en phase avec les aspirations des travailleurs. Notre tÃ¢che est dâ€™enraciner les idÃ©es du marxisme dans le mouvement ouvrier, et de gagner la classe ouvriÃ¨re aux idÃ©es du socialisme scientifique. Il y a 160 ans, dans le &lt;em class=&quot;spip&quot;&gt;Manifeste du Parti Communiste&lt;/em&gt;, Marx et Engels proclamaient&amp;#160;:&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;em class=&quot;spip&quot;&gt;Â«&amp;#160;Quelle est la position des communistes par rapport Ã  lâ€™ensemble des prolÃ©taires&amp;#160;?&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;em class=&quot;spip&quot;&gt;Les communistes ne forment pas un parti distinct opposÃ© aux autres partis ouvriers.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;em class=&quot;spip&quot;&gt;Ils nâ€™ont pas dâ€™intÃ©rÃªts qui les sÃ©parent de lâ€™ensemble du prolÃ©tariat.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;em class=&quot;spip&quot;&gt;Ils nâ€™Ã©tablissent pas de principes particuliers sur lesquels ils voudraient modeler le mouvement ouvrier.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;em class=&quot;spip&quot;&gt;Les communistes ne se distinguent des autres partis ouvriers que sur deux points&amp;#160;:&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;em class=&quot;spip&quot;&gt;1. Dans les diffÃ©rentes luttes nationales des prolÃ©taires, ils mettent en avant et font valoir les intÃ©rÃªts indÃ©pendants de la nationalitÃ© et communs Ã  tout le prolÃ©tariat.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;em class=&quot;spip&quot;&gt;2. Dans les diffÃ©rentes phases que traverse la lutte entre prolÃ©taires et bourgeois, ils reprÃ©sentent toujours les intÃ©rÃªts du mouvement dans sa totalitÃ©.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;em class=&quot;spip&quot;&gt;Pratiquement, les communistes sont donc la fraction la plus rÃ©solue des partis ouvriers de tous les pays, la fraction qui stimule toutes les autres&amp;#160;; thÃ©oriquement, ils ont sur le reste du prolÃ©tariat lâ€™avantage dâ€™une intelligence claire des conditions, de la marche et des fins gÃ©nÃ©rales du mouvement prolÃ©tarien.&amp;#160;Â»&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Les marxistes comprennent le rÃ´le des organisations de masse. Nous ne confondons pas les dirigeants avec la masse des travailleurs qui les soutiennent. Un abÃ®me sÃ©pare les dirigeants opportunistes et carriÃ©ristes de la classe qui vote pour eux. Le dÃ©veloppement de la crise dÃ©voilera cet abÃ®me et lâ€™aggravera jusquâ€™au point de rupture. Ceci dit, la classe ouvriÃ¨re sâ€™accroche Ã  ses organisations traditionnelles, malgrÃ© la politique de ses dirigeants â€“ parce quâ€™il nâ€™y a pas dâ€™alternative. La classe ouvriÃ¨re ne comprendra pas lâ€™utilitÃ© des petites organisations. Toutes les tentatives des sectes gauchistes de construire des Â«&amp;#160;partis rÃ©volutionnaires de masse&amp;#160;Â» en dehors des organisations traditionnelles ont lamentablement Ã©chouÃ© â€“ et sont condamnÃ©es Ã  Ã©chouer, Ã  lâ€™avenir.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Nous luttons contre la faillite politique des vieilles directions. Nous leur demandons de rompre avec les banquiers et les capitalistes â€“ et de mettre en Å“uvre des politiques dans lâ€™intÃ©rÃªt des travailleurs et des classes moyennes. En 1917, LÃ©nine et les Bolcheviks disaient aux dirigeants mencheviks et socialistes-rÃ©volutionnaires&amp;#160;: Â«&amp;#160;Rompez avec la bourgeoisie, prenez le pouvoir&amp;#160;!&amp;#160;Â» Mais les Mencheviks et les Socialistes-RÃ©volutionnaires refusaient obstinÃ©ment de prendre le pouvoir. Ils sâ€™accrochaient Ã  la bourgeoisie et, ainsi, prÃ©paraient la victoire des Bolcheviks. De la mÃªme faÃ§on, nous demandons aux partis et organisations qui reposent sur la classe ouvriÃ¨re et parlent en son nom de rompre, politiquement, avec la bourgeoisie, et de lutter pour un gouvernement et un programme socialistes.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Nous donnons un soutien critique aux grands partis ouvriers contre les partis des banquiers et des capitalistes. Mais nous leur demandons de mener une politique dans lâ€™intÃ©rÃªt de la classe ouvriÃ¨re. Aucune mesure palliative des gouvernements et des banques centrales nâ€™empÃªchera la crise de se dÃ©velopper et de provoquer ses dÃ©gÃ¢ts sociaux. Le problÃ¨me, câ€™est que les directions des organisations de masse des travailleurs nâ€™ont pas de programme et de perspective pour changer fondamentalement la sociÃ©tÃ©. Or câ€™est prÃ©cisÃ©ment ce qui est nÃ©cessaire.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;La rÃ©alitÃ© sociale dÃ©termine la conscience â€“ et non lâ€™inverse. En gÃ©nÃ©ral, la classe ouvriÃ¨re apprend Ã  travers lâ€™expÃ©rience, et lâ€™expÃ©rience de la crise du capitalisme lui permet dâ€™apprendre rapidement. Nous apprendrons aux travailleurs Ã  tirer les conclusions nÃ©cessaires, non par des dÃ©nonciations hystÃ©riques, mais par un travail patient et systÃ©matique pour enraciner le marxisme dans les grandes organisations des travailleurs. Les gens se posent des questions et attendent des rÃ©ponses. La tÃ¢che des marxistes, câ€™est de rendre consciente lâ€™aspiration inconsciente ou semi-consciente des travailleurs Ã  changer la sociÃ©tÃ©.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Contre le sectarisme&amp;#160;! &lt;br /&gt;
Vers les organisations de masse de la classe ouvriÃ¨re&amp;#160;!  &lt;br /&gt;
Lutter pour transformer les syndicats&amp;#160;! &lt;br /&gt;
Lutter pour le programme marxiste&amp;#160;!&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Aider Ã  construire la Tendance Marxiste Internationale&amp;#160;!&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Se plaindre de lâ€™Ã©tat du monde nâ€™est pas suffisant. Il faut agir&amp;#160;! Ceux qui disent&amp;#160;: Â«&amp;#160;Je ne mâ€™intÃ©resse pas Ã  la politique&amp;#160;Â» ne sont pas nÃ©s Ã  la bonne Ã©poque. Aujourdâ€™hui, il nâ€™est pas possible dâ€™Ã©chapper Ã  la politique. Essayez&amp;#160;! Vous pouvez vous enfermer chez vous et vous cacher sous votre lit&amp;#160;: la politique viendra frapper Ã  votre porte. La politique affecte tous les aspects de nos vies. Le problÃ¨me, câ€™est que beaucoup de gens identifient la politique avec les partis et les dirigeants actuels. Ils sont rebutÃ©s par le thÃ©Ã¢tre parlementaire, le carriÃ©risme, les discours et les promesses creuses.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Les anarchistes en tirent la conclusion que nous nâ€™avons pas besoin de parti. Câ€™est une erreur. Si ma maison se dÃ©grade, je nâ€™en tire pas la conclusion quâ€™il me faut dormir dans la rue â€“ mais plutÃ´t quâ€™il me faut dâ€™urgence la restaurer. De mÃªme, si je ne suis pas satisfait de la direction actuelle des syndicats et des partis de gauche, je dois lutter pour une direction alternative, avec un programme et une politique conformes aux besoins des travailleurs.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;La Tendance Marxiste Internationale lutte pour le socialisme dans 40 pays des cinq continents. Nous reposons fermement sur les fondations du marxisme. Nous dÃ©fendons les idÃ©es, les principes, la politique et les traditions Ã©laborÃ©s par Marx, Engels, LÃ©nine et Trotsky. A ce stade, notre voix est toujours faible. Longtemps, les marxistes ont dÃ» aller contre le courant. La Tendance Marxiste Internationale a prouvÃ© sa capacitÃ© Ã  rester ferme dans des conditions difficiles. Et Ã  prÃ©sent, nous allons dans le sens de lâ€™histoire. Toutes nos perspectives ont Ã©tÃ© confirmÃ©es par le cours des Ã©vÃ©nements. Cela nous donne une confiance inÃ©branlable dans les idÃ©es et les mÃ©thodes du marxisme, dans la classe ouvriÃ¨re et le futur socialiste de lâ€™humanitÃ©.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;A prÃ©sent, nos idÃ©es vont atteindre la masse des travailleurs dans chaque entreprise, chaque syndicat, chaque Ã©cole et chaque universitÃ© â€“ Ã  commencer par les jeunes et les travailleurs les plus avancÃ©s. Pour mener ce travail, nous avons besoin de votre aide. Nous avons besoin de gens pour Ã©crire des articles, vendre des journaux, collecter de lâ€™argent, dÃ©fendre nos idÃ©es dans le mouvement ouvrier. Dans la lutte pour le socialisme, aucune contribution nâ€™est trop modeste â€“ et tout le monde peut jouer un rÃ´le. Vous pouvez jouer un rÃ´le. Ne pensez pas&amp;#160;: Â«&amp;#160;Mon engagement ne changera rien&amp;#160;Â». Ensemble, si nous sommes organisÃ©s, nous pouvons profondÃ©ment changer les choses.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;La classe ouvriÃ¨re dispose dâ€™un Ã©norme pouvoir. Sans la permission des travailleurs, pas une lumiÃ¨re ne brille, pas une roue ne tourne, pas un tÃ©lÃ©phone ne sonne. Le problÃ¨me, câ€™est que la plupart des travailleurs ne sont pas conscients de ce pouvoir. Notre tÃ¢che est de faire en sorte quâ€™ils en soient conscients. Nous lutterons pour chaque rÃ©forme et chaque avancÃ©e, aussi petite soit-elle, car câ€™est Ã  travers cette lutte que les travailleurs acquiÃ¨rent confiance en eux-mÃªmes et en leur capacitÃ© Ã  changer la sociÃ©tÃ©.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Partout, lâ€™humeur des masses est en train de changer. En AmÃ©rique latine, il y a une fermentation rÃ©volutionnaire qui sâ€™intensifiera et gagnera dâ€™autres continents. En Grande-Bretagne, aux Etats-Unis et dans dâ€™autres pays industrialisÃ©s, la plupart des gens ne remettaient pas en cause, jusquâ€™alors, lâ€™ordre social existant. DÃ©sormais, ils se posent des questions. Des idÃ©es qui nâ€™avaient lâ€™Ã©coute que dâ€™une toute petite minoritÃ© vont trouver un Ã©cho beaucoup plus large. Toutes les conditions dâ€™une intensification sans prÃ©cÃ©dent de la lutte des classes, Ã  lâ€™Ã©chelle mondiale, sont rÃ©unies.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Lorsque lâ€™URSS sâ€™est effondrÃ©e, on nous expliquait quâ€™il sâ€™agissait de la fin de lâ€™histoire. Or, lâ€™histoire ne fait au contraire que commencer. En lâ€™espace de 20 ans, le capitalisme a complÃ¨tement rÃ©vÃ©lÃ© sa faillite. Il faut lutter pour une alternative socialiste&amp;#160;! Notre objectif est dâ€™accomplir une transformation fondamentale de la sociÃ©tÃ© et de lutter pour le socialisme Ã  lâ€™Ã©chelle nationale et internationale. Nous luttons pour la plus importante des causes&amp;#160;: lâ€™Ã©mancipation de la classe ouvriÃ¨re et lâ€™Ã©tablissement dâ€™une forme supÃ©rieure de sociÃ©tÃ© humaine. Câ€™est la seule cause valable, en ce dÃ©but de XXIe siÃ¨cle.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Rejoignez-nous&amp;#160;!&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Le 30 octobre 2008&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&quot;txtred&quot;&gt;Publication : vendredi 19 dÃ©cembre 2008&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;</description>
            <pubDate>Fri, 26 Dec 2008 06:46:02 +0100</pubDate>
        </item>
        <item>
            <title>Une alternative marxiste Ã  la crise du capitalisme - Manifeste de la Tendance Marxiste ...</title>
            <link>http://www.sbqc.org/sbqhov2/index.php?module=newsmodule&amp;action=view&amp;id=367&amp;src=@random45bd91746e505</link>
            <description>&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;em&gt;Pendant la derniÃ¨re phase de croissance, la plupart des travailleurs nâ€™ont pas vu leur salaire rÃ©el augmenter â€“ alors mÃªme que les profits explosaient. Les salariÃ©s Ã©taient soumis Ã  une pression croissante pour produire plus et travailler plus longtemps. Or, Ã  prÃ©sent, avec la crise Ã©conomique, ils sont non seulement menacÃ©s de rÃ©gression sÃ©vÃ¨re, en terme de conditions de vie et de travail, mais aussi de perdre leur emploi. Les fermetures dâ€™entreprises et lâ€™augmentation du chÃ´mage sont Ã  lâ€™ordre du jour. A lâ€™Ã©chelle mondiale, des centaines de millions de personnes sont menacÃ©es de sombrer dans la pauvretÃ©.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Comment lutter contre le chÃ´mage&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Pendant la derniÃ¨re phase de croissance, la plupart des travailleurs nâ€™ont pas vu leur salaire rÃ©el augmenter â€“ alors mÃªme que les profits explosaient. Les salariÃ©s Ã©taient soumis Ã  une pression croissante pour produire plus et travailler plus longtemps. Or, Ã  prÃ©sent, avec la crise Ã©conomique, ils sont non seulement menacÃ©s de rÃ©gression sÃ©vÃ¨re, en terme de conditions de vie et de travail, mais aussi de perdre leur emploi. Les fermetures dâ€™entreprises et lâ€™augmentation du chÃ´mage sont Ã  lâ€™ordre du jour. A lâ€™Ã©chelle mondiale, des centaines de millions de personnes sont menacÃ©es de sombrer dans la pauvretÃ©.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Pendant dix ans, lâ€™Ã©conomie espagnole a Ã©tÃ© prÃ©sentÃ©e comme un moteur de crÃ©ation dâ€™emplois, en Europe. Mais en lâ€™espace dâ€™Ã  peine un an, plus de 800 000 chÃ´meurs supplÃ©mentaires ont Ã©tÃ© recensÃ©s, en Espagne. Lâ€™effondrement du boom immobilier, qui avait durÃ© dix ans, a poussÃ© le taux de chÃ´mage, dans ce pays, Ã  11,3%. Â«&amp;#160;Ce nâ€™est quâ€™un dÃ©but, cela va empirer&amp;#160;Â», a reconnu Daniel Antonucci, Ã©conomiste Ã  Merrill Lynch International. Il prÃ©voit que le taux de chÃ´mage espagnol va passer la barre des 13% en 2009, pendant que celui de lâ€™ensemble de lâ€™UE passera de 7,5 Ã  8,1% dâ€™ici la fin de lâ€™annÃ©e 2008. En rÃ©alitÃ©, le chÃ´mage rÃ©el est bien pire que ce quâ€™en disent les chiffres officiels, que tous les gouvernements trafiquent par diffÃ©rentes astuces statistiques. Quoi quâ€™il en soit, tous les pays connaissent la mÃªme situation que lâ€™Espagne, Ã  des degrÃ©s divers.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;A dÃ©faut de pouvoir amÃ©liorer leurs conditions de vie, les travailleurs doivent les dÃ©fendre. Le chÃ´mage menace la sociÃ©tÃ© de dÃ©sintÃ©gration. La classe ouvriÃ¨re ne peut tolÃ©rer le dÃ©veloppement du chÃ´mage de masse. Le &lt;em class=&quot;spip&quot;&gt;droit au travail&lt;/em&gt; est un droit fondamental. Quelle sorte de sociÃ©tÃ© condamne des millions dâ€™hommes et de femmes Ã  lâ€™inactivitÃ© forcÃ©e, alors que leur travail et leurs compÃ©tences pourraient contribuer Ã  satisfaire les besoins de la population&amp;#160;? Avons-nous besoin de davantage dâ€™Ã©coles, dâ€™hÃ´pitaux, de logements&amp;#160;? Nâ€™est-il pas nÃ©cessaire dâ€™amÃ©liorer et de rÃ©nover les infrastructures et les transports publics&amp;#160;?&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Tout le monde connaÃ®t la rÃ©ponse Ã  ces questions. Mais la rÃ©ponse de la classe dirigeante est toujours la mÃªme&amp;#160;: Â«&amp;#160;les caisses sont vides&amp;#160;Â». A prÃ©sent, tout le monde sait que câ€™est faux. Nous savons dÃ©sormais que les gouvernements peuvent trouver des sommes dâ€™argent extraordinaires, lorsque cela rÃ©pond aux intÃ©rÃªts de cette minoritÃ© richissime qui possÃ¨de et contrÃ´le les banques et lâ€™industrie. Les caisses ne sont vides que pour la grande majoritÃ© de la population&amp;#160;: les travailleurs, les jeunes, les retraitÃ©s et les chÃ´meurs.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Quâ€™est-ce que cela prouve&amp;#160;? Cela prouve que dans ce systÃ¨me, les profits de quelques-uns sont plus importants que les besoins du plus grand nombre. Cela prouve que lâ€™ensemble du systÃ¨me productif repose sur une seule chose&amp;#160;: la course au profit â€“ en clair&amp;#160;: lâ€™aviditÃ©. Lorsque des travailleurs font grÃ¨ve, la presse (qui est aussi contrÃ´lÃ©e par une poignÃ©e de millionnaires), blÃ¢me leur Â«&amp;#160;Ã©goÃ¯sme&amp;#160;Â». Mais leur Â«&amp;#160;Ã©goÃ¯sme&amp;#160;Â» se ramÃ¨ne Ã  la lutte pour joindre les deux bouts&amp;#160;: payer le loyer, les crÃ©dits, la nourriture, les factures et de quoi faire vivre dignement sa famille.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;A lâ€™inverse, lâ€™Ã©goÃ¯sme des banquiers et des capitalistes consiste Ã  accumuler dâ€™immenses fortunes grÃ¢ce au travail dâ€™autrui (car eux-mÃªmes ne produisent rien). Cet argent, ils le dÃ©pensent dans des Å“uvres dâ€™art (non pour le plaisir, mais comme un nouvel investissement profitable), dans un mode de vie extravagant, ou encore dans une spÃ©culation qui se termine toujours par un effondrement Ã©conomique et la misÃ¨re â€“ par pour eux-mÃªmes, mais pour la majoritÃ© dont le travail productif fait tourner la sociÃ©tÃ©.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Par le passÃ©, les patrons expliquaient que le dÃ©veloppement de la technologie allÃ¨gerait la charge du travail. Mais câ€™est lâ€™inverse qui est vrai. Lâ€™UE vient de faire passer le temps de travail hebdomadaire maximum Ã  soixante heures&amp;#160;! Et cela dans la premiÃ¨re dÃ©cennie du XXIe siÃ¨cle, alors que les immenses progrÃ¨s de la science et de la technologie ont portÃ© la productivitÃ© de chaque heure travaillÃ©e Ã  des niveaux inÃ©dits. Ainsi, lâ€™Etat paye (mal) une masse de chÃ´meurs Ã  ne rien faire â€“ pendant que dans les entreprises, on oblige les travailleurs Ã  faire des heures supplÃ©mentaires.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Câ€™est lâ€™Ã©conomie dâ€™une maison de fous&amp;#160;! Dâ€™un point de vue capitaliste, câ€™est logique. Mais nous rejetons la folle logique du capitalisme&amp;#160;! Contre le flÃ©au du chÃ´mage, nos avanÃ§ons les mots dâ€™ordre de &lt;em class=&quot;spip&quot;&gt;travaux publics&lt;/em&gt; et de &lt;em class=&quot;spip&quot;&gt;partage du travail sans perte de salaire&lt;/em&gt;. La sociÃ©tÃ© a besoin dâ€™Ã©coles, dâ€™hÃ´pitaux, de transports publics, de routes et de logements. Les chÃ´meurs doivent Ãªtre embauchÃ©s pour un vaste programme de travaux publics&amp;#160;!&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Les syndicats doivent veiller Ã  ce que les chÃ´meurs et les travailleurs soient liÃ©s par une solidaritÃ© et une responsabilitÃ© mutuelles. Il faut partager le travail disponible, sans perte de salaire&amp;#160;! Le travail disponible doit Ãªtre divisÃ© entre tous les travailleurs â€“ et ce partage doit dÃ©terminer la durÃ©e de la semaine de travail, qui ne doit jamais dÃ©passer 35 heures. Les salaires ne doivent pas descendre sous un &lt;em class=&quot;spip&quot;&gt;minimum&lt;/em&gt; strictement garanti â€“ et doivent suivre lâ€™Ã©volution des prix. Câ€™est lÃ  le seul programme qui puisse protÃ©ger les travailleurs en pÃ©riode de crise Ã©conomique.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Lorsquâ€™ils rÃ©alisent dâ€™Ã©normes profits, les capitalistes veillent jalousement au secret de leurs comptes. Mais Ã  prÃ©sent que lâ€™Ã©conomie est en crise, ils affichent leurs comptes comme une Â«&amp;#160;preuve&amp;#160;Â» quâ€™ils ne peuvent pas satisfaire les revendications des travailleurs. Câ€™est tout particuliÃ¨rement le cas des Â«&amp;#160;petits&amp;#160;Â» capitalistes. Mais la question nâ€™est pas de savoir si nos revendications sont Â«&amp;#160;rÃ©alistes&amp;#160;Â» ou non du point de vue des employeurs. Nous avons le devoir de protÃ©ger les intÃ©rÃªts vitaux de la classe ouvriÃ¨re des pires effets de la crise. Les patrons protesteront en expliquant que cela rÃ©duira leurs profits et ne les incitera pas Ã  investir. A quoi nous rÃ©pondrons que si les intÃ©rÃªts vitaux de la majoritÃ© ne sont pas compatibles avec les exigences du systÃ¨me capitaliste â€“ alors ce systÃ¨me doit aller au diable&amp;#160;!&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;En luttant pour se dÃ©fendre contre la tentative de placer la crise sur leurs Ã©paules, les travailleurs en viendront Ã  comprendre le besoin dâ€™un profond changement de lâ€™ordre social. La seule rÃ©ponse Ã  la fermeture des entreprises, câ€™est leur occupation. Â«&amp;#160;Usine fermÃ©e, usine occupÃ©e&amp;#160;!&amp;#160;Â»&amp;#160;: câ€™est le seul mot dâ€™ordre efficace dans la lutte contre les fermetures. Les occupations dâ€™usines doivent nÃ©cessairement mener au &lt;em class=&quot;spip&quot;&gt;contrÃ´le ouvrier&lt;/em&gt;. Par le contrÃ´le ouvrier, les travailleurs acquiÃ¨rent une expÃ©rience de lâ€™administration de lâ€™entreprise, ce qui leur permettra plus tard de diriger toute la sociÃ©tÃ©.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;En Argentine, au Venezuela et au BrÃ©sil â€“ entre autres â€“ il y a eu et il y a toujours des occupations dâ€™entreprises et des expÃ©riences de contrÃ´le ouvrier. Au Venezuela, lors du lock-out patronal de 2002-2003, lâ€™immense compagnie pÃ©troliÃ¨re PDVSA a Ã©tÃ© relancÃ©e et administrÃ©e par les travailleurs eux-mÃªmes. Un mouvement des usines occupÃ©es sâ€™est dÃ©veloppÃ©, depuis 2005, Ã  partir de lâ€™entreprise Inveval, et gagne en puissance.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Dans tous ces cas et dans bien dâ€™autres, les travailleurs ont rÃ©ussi, malgrÃ© tous les obstacles, Ã  diriger lâ€™entreprise sous leur propre contrÃ´le et leur propre gestion. Mais le contrÃ´le ouvrier ne doit pas Ãªtre une fin en soi. Il pose la question de la propriÃ©tÃ©. Il pose la question&amp;#160;: qui est le maÃ®tre des lieux&amp;#160;? Soit le contrÃ´le ouvrier mÃ¨ne Ã  la &lt;em class=&quot;spip&quot;&gt;nationalisation&lt;/em&gt;, soit il nâ€™est quâ€™un Ã©pisode Ã©phÃ©mÃ¨re. La seule solution dÃ©finitive au problÃ¨me du chÃ´mage, câ€™est une Ã©conomie socialiste planifiÃ©e, reposant sur la nationalisation des banques et des principales industries, sous le contrÃ´le dÃ©mocratique des travailleurs.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt; &lt;em class=&quot;spip&quot;&gt;Nos revendications&amp;#160;:&lt;/em&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;1) Non au chÃ´mage&amp;#160;! Du travail ou des allocations dÃ©centes pour tous&amp;#160;!&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;2) En finir avec le secret des comptes&amp;#160;! Ouvrez les comptes des entreprises&amp;#160;! Les travailleurs doivent tout savoir de la spÃ©culation, des escroqueries comptables, des profits et des bonus faramineux. Ils doivent voir comment ils ont Ã©tÃ© trompÃ©s et qui est responsable de la pagaille&amp;#160;!&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;3) Non aux fermetures dâ€™entreprises&amp;#160;! Usine fermÃ©e, usine occupÃ©e&amp;#160;!&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;4) Nationalisation, sous contrÃ´le ouvrier, des entreprises menacÃ©es de fermeture&amp;#160;!&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;5) Pour un vaste programme de travaux publics. Pour un programme massif de construction de logements, dâ€™Ã©coles, dâ€™hÃ´pitaux et de routes, de faÃ§on Ã  donner du travail aux chÃ´meurs.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;6) Les 35 heures pour tous, sans perte de salaire&amp;#160;!&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;7) Pour une Ã©conomie socialiste planifiÃ©e, dans laquelle le chÃ´mage nâ€™existera plus, et qui Ã©crira sur sa banniÃ¨re&amp;#160;: DROIT UNIVERSEL AU TRAVAIL.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Luttons pour dÃ©fendre nos conditions de vie&amp;#160;!&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Pendant que les banquiers et les industriels rÃ©alisaient de fabuleux profits, les salaires rÃ©els de la majoritÃ© stagnaient ou reculaient. Le gouffre entre riches et pauvres nâ€™a jamais Ã©tÃ© aussi grand. Une toute petite minoritÃ© de la population baigne dans une richesse obscÃ¨ne, pendant que la part du revenu national qui revient aux travailleurs baisse constamment â€“ et que la grande pauvretÃ© se dÃ©veloppe rapidement. Lâ€™ouragan Katrina, en 2005, a rÃ©vÃ©lÃ© au monde entier lâ€™existence dâ€™une sous-classe de citoyens qui, dans le pays le plus riche au monde, vit dans les conditions du Tiers-Monde.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Des millions de personnes, aux Etats-Unis, sont menacÃ©s de perdre leur emploi et leur maison. Au moment mÃªme oÃ¹ Bush faisait voter son plan de sauvetage de 700 milliards, on apprenait que le nombre de factures de gaz et dâ€™Ã©lectricitÃ© impayÃ©es atteignait un niveau record. Par exemple, les coupures dâ€™Ã©lectricitÃ© pour dÃ©faut de paiement ont augmentÃ© de 22% dans lâ€™Etat du Michigan et de 17% dans lâ€™Etat de New-York. En Pennsylvanie, en Floride et en Californie, Ã©galement, on rapporte dâ€™importantes augmentations de ces coupures.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Les travailleurs amÃ©ricains produisent 30% de plus quâ€™il y a 10 ans. Mais les salaires nâ€™ont pratiquement pas augmentÃ©. MÃªme dans le pays le plus riche au monde, dâ€™Ã©normes tensions sociales sont en train de sâ€™accumuler. Cela prÃ©pare le terrain Ã  une explosion de la lutte des classes. Câ€™est vrai aux Etats-Unis comme ailleurs. A lâ€™Ã©chelle mondiale, le dernier boom sâ€™est accompagnÃ© dâ€™un chÃ´mage Ã©levÃ©. MÃªme au sommet du boom, les contre-rÃ©formes se multipliaient. La crise du capitalisme ne signifie pas seulement que la classe dirigeante ne peut pas accepter de nouvelles rÃ©formes. Elle signifie que les capitalistes ne peuvent mÃªme plus tolÃ©rer lâ€™existence de rÃ©formes et de concessions que les travailleurs ont conquises, par leur lutte, au cours des derniÃ¨res dÃ©cennies.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Avancer lâ€™idÃ©e dâ€™une Â«&amp;#160;unitÃ© nationale&amp;#160;Â» pour combattre la crise, câ€™est tromper les travailleurs. Quels intÃ©rÃªts communs existe-t-il entre les millions de travailleurs ordinaires et leurs super-riches exploiteurs&amp;#160;? Les dirigeants des partis de gauche qui votent pour les Â«&amp;#160;mesures de crise&amp;#160;Â» â€“ y compris les plans de sauvetage au profit des banquiers â€“ trahissent les intÃ©rÃªts de ceux qui les ont Ã©lus. Les dirigeants syndicaux qui expliquent quâ€™en pÃ©riode de crise, Â«&amp;#160;nous devons tous nous unir&amp;#160;Â», et qui sâ€™imaginent quâ€™il est possible dâ€™obtenir des concessions en Ã©change dâ€™une modÃ©ration salariale â€“ ces dirigeants obtiendront le contraire de ce quâ€™ils annoncent. La faiblesse invite Ã  lâ€™agression&amp;#160;! A chaque pas en arriÃ¨re des organisations syndicales, les capitalistes en demanderont trois de plus.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Pendant que le chÃ´mage repart Ã  la hausse, le coÃ»t de la vie augmente, lui aussi. Le gaz, lâ€™Ã©lectricitÃ©, la nourriture â€“ tout a augmentÃ©, alors que les salaires sont gelÃ©s et que les profits des grandes entreprises explosent. Il y a peu, les Ã©conomistes bourgeois se fÃ©licitaient dâ€™avoir Â«&amp;#160;domptÃ© lâ€™inflation&amp;#160;Â». Comme ces dÃ©clarations paraissent ridicules, dÃ©sormais&amp;#160;!&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;La seule rÃ©ponse Ã  lâ€™inflation galopante est &lt;em class=&quot;spip&quot;&gt;lâ€™Ã©chelle mobile des salaires&lt;/em&gt;. Cela signifie que des accords collectifs doivent garantir une indexation automatique des salaires sur lâ€™Ã©volution des prix. Les banquiers et les capitalistes disent&amp;#160;: nous ne pouvons augmenter les salaires car cela stimulerait lâ€™inflation. Mais tout le monde sait que ce sont les salaires qui courent aprÃ¨s lâ€™augmentation des prix, et non lâ€™inverse. La rÃ©ponse, câ€™est lâ€™Ã©chelle mobile des salaires. Cependant, mÃªme cela ne suffit pas. Les statistiques officielles sous-estiment volontairement le niveau rÃ©el de lâ€™inflation. Par consÃ©quent, ce doit Ãªtre aux organisations syndicales de dÃ©terminer et de veiller sans cesse Ã  lâ€™Ã©volution rÃ©elle de lâ€™inflation. Ce calcul doit Ãªtre basÃ© sur les produits de premiÃ¨re nÃ©cessitÃ© (y compris les loyers, lâ€™essence, le gaz et lâ€™Ã©lectricitÃ©). Toutes les revendications salariales doivent se baser lÃ -dessus.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt; &lt;em class=&quot;spip&quot;&gt;Nos revendications&amp;#160;:&lt;/em&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;1) Des salaires et des pensions dÃ©cents pour tous&amp;#160;!&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;2) Pour une Ã©chelle mobile des salaires, en les indexant sur lâ€™Ã©volution du coÃ»t de la vie.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;3) Les syndicats, les coopÃ©ratives et les associations de consommateurs doivent Ã©laborer leur indice de lâ€™inflation, les indices Â«&amp;#160;officiels&amp;#160;Â» ne reflÃ©tant pas la rÃ©alitÃ© de la situation.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;4) Des comitÃ©s de travailleurs, de femmes au foyer, de petits commerÃ§ants et de chÃ´meurs doivent se constituer pour contrÃ´ler lâ€™augmentation des prix.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;5) Non Ã  la taxation des pauvres&amp;#160;! Les riches doivent payer. Pour lâ€™abolition de toute fiscalitÃ© indirecte (TVA, etc.). Pour lâ€™augmentation de lâ€™imposition des riches.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;6) Pour une rÃ©duction drastique du prix du gaz, de lâ€™essence et de lâ€™Ã©lectricitÃ©. Cela nâ€™est possible que sur la base dâ€™une nationalisation des entreprises du secteur Ã©nergÃ©tique, qui permettra un contrÃ´le des prix Ã  la consommation.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Les syndicats&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Dans la pÃ©riode actuelle, les travailleurs ont plus que jamais besoin de leurs organisations de masse, Ã  commencer par les syndicats. Il sera impossible de dÃ©fendre les salaires et les conditions de vie sans de puissants syndicats. Câ€™est pour cela que les capitalistes et leurs gouvernements cherchent constamment, Ã  travers des lÃ©gislations anti-syndicales, Ã  affaiblir les syndicats et Ã  limiter leurs marges dâ€™action.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Les dirigeants syndicaux ont Ã©tÃ© affectÃ©s par la longue pÃ©riode de croissance Ã©conomique. Ils ont, Ã  des degrÃ©s divers, adoptÃ© des politiques de collaboration de classe (Â«&amp;#160;partenariat social&amp;#160;Â») â€“ et ils persistent dans cette voie, alors mÃªme que les conditions objectives dâ€™une telle politique ont disparu. Les dirigeants syndicaux droitiers sont la force la plus conservatrice de la sociÃ©tÃ©. Ils expliquent aux travailleurs quâ€™on doit tous faire des sacrifices pour rÃ©soudre la crise. Ils prÃªchent la Â«&amp;#160;nÃ©gociation&amp;#160;Â» entre le Travail et le Capital, quâ€™ils considÃ¨rent comme du Â«&amp;#160;rÃ©alisme&amp;#160;Â». Mais en rÃ©alitÃ©, câ€™est le pire des utopismes. Il est impossible de concilier des intÃ©rÃªts mutuellement exclusifs. Dans les conditions actuelles, la lutte seule permettra dâ€™obtenir des rÃ©formes et des augmentations de salaire. En fait, il sera nÃ©cessaire de lutter pour simplement dÃ©fendre les acquis sociaux, qui sont partout remis en cause. Cette rÃ©alitÃ© est en contradiction directe avec la politique de collaboration de classe des dirigeants syndicaux, qui reflÃ¨tent le passÃ©, et non lâ€™avenir.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Dans ses efforts pour affaiblir les syndicats et les transformer en instruments de contrÃ´le des ouvriers, la classe dirigeante utilise tout son pouvoir pour corrompre les directions et les intÃ©grer Ã  lâ€™appareil dâ€™Etat. Nous nous opposons Ã  toutes ces tentatives et revendiquons le renforcement et la dÃ©mocratisation des organisations syndicales, Ã  tous les niveaux. Les syndicats doivent Ãªtre indÃ©pendants de lâ€™Etat. Les syndicalistes doivent contrÃ´ler leurs dirigeants et les obliger Ã  mener une lutte sÃ©rieuse dans lâ€™intÃ©rÃªt des salariÃ©s.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;MÃªme lorsque la pression de la base pousse les dirigeants syndicaux Ã  appeler Ã  des grÃ¨ves, ils cherchent souvent Ã  en limiter la portÃ©e et la durÃ©e. Pour les dirigeants, câ€™est un moyen dâ€™ouvrir les vannes du mÃ©contentement, pour faire retomber la pression. Au contraire, pour les syndicalistes sÃ©rieux, les grÃ¨ves et manifestations sont un moyen de faire prendre conscience aux travailleurs de leur puissance collective et de prÃ©parer le terrain Ã  une transformation fondamentale de la sociÃ©tÃ©.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;MÃªme dans la pÃ©riode prÃ©cÃ©dente, il y avait une insatisfaction souterraine consÃ©quente aux attaques contre les droits des salariÃ©s et les lÃ©gislations anti-syndicales. A prÃ©sent, cela va faire surface et trouver une expression dans les organisations de la classe ouvriÃ¨re, Ã  commencer par les syndicats. La radicalisation de la base entrera en conflit avec le conservatisme des directions. Les travailleurs demanderont une transformation complÃ¨te des syndicats, de la base au sommet, et sâ€™efforceront dâ€™en faire dâ€™authentiques organisations de lutte.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Il faut construire des syndicats de masse, dÃ©mocratiques et militants, capables dâ€™organiser de larges couches de la classe ouvriÃ¨re et de prÃ©parer les travailleurs, non seulement Ã  la transformation radicale de la sociÃ©tÃ©, mais aussi Ã  la direction et au contrÃ´le dÃ©mocratique de lâ€™Ã©conomie dans le cadre de la sociÃ©tÃ© socialiste Ã  venir.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt; &lt;em class=&quot;spip&quot;&gt;Nos revendications&amp;#160;:&lt;/em&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;1) ComplÃ¨te indÃ©pendance des syndicats vis-Ã -vis de lâ€™Etat.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;2) Abolition de toute lÃ©gislation anti-syndicale, et notamment de toute limitation du droit de grÃ¨ve.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;3) DÃ©mocratisation des syndicats, qui doivent Ãªtre fermement contrÃ´lÃ©s par leurs adhÃ©rents&amp;#160;!&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;4) Pas de mandats Ã  vie&amp;#160;! Pour lâ€™Ã©lection de tous les dirigeants syndicaux, avec droit de les rÃ©voquer&amp;#160;!&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;5) Contre la bureaucratie et le carriÃ©risme&amp;#160;! Aucun permanent syndical ne doit Ãªtre mieux payÃ© quâ€™un travailleur qualifiÃ©&amp;#160;!&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;6) Non Ã  la collaboration de classe&amp;#160;! Pour un programme militant afin de mobiliser les travailleurs pour la dÃ©fense de leurs emplois et de leurs conditions de vie.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;7) Pour lâ€™unitÃ© syndicale sur la base des revendications ci-dessus.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;8) Pour le contrÃ´le de la base. Lors dâ€™une grÃ¨ve, il faut crÃ©er de comitÃ©s de grÃ¨ve permettant la participation dâ€™un maximum de travailleurs.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;9) Pour la nationalisation des principaux leviers de lâ€™Ã©conomie et la crÃ©ation dâ€™une Ã©conomie socialiste, dans laquelle les syndicats joueraient un rÃ´le clÃ© dans lâ€™administration et le contrÃ´le de toutes les entreprises. Le syndicalisme nâ€™est pas une fin en soi, mais un moyen dâ€™accomplir la transformation socialiste de la sociÃ©tÃ©.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;La jeunesse&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;La crise du capitalisme a des effets particuliÃ¨rement nÃ©gatifs sur la jeune gÃ©nÃ©ration, qui reprÃ©sente la clÃ© de lâ€™avenir de lâ€™humanitÃ©. Le dÃ©clin sÃ©nile du capitalisme menace de ruiner la culture et de dÃ©moraliser la jeunesse. Ne voyant aucune issue Ã  lâ€™impasse, une section de la jeunesse tombe dans lâ€™alcoolisme, la drogue, la petite dÃ©linquance et la violence. Quand de jeunes gens se font assassiner pour une paire de baskets, nous devons nous demander dans quel type de sociÃ©tÃ© nous vivons. Les capitalistes encouragent les jeunes Ã  dÃ©sirer des objets de consommation quâ€™ils ne peuvent se payer â€“ puis ils lÃ¨vent les bras au ciel face au rÃ©sultat.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Margaret Thatcher, cette grande prÃªtresse de lâ€™Ã©conomie de marchÃ©, a dit un jour que &lt;em class=&quot;spip&quot;&gt;la sociÃ©tÃ© nâ€™existe pas&lt;/em&gt;. Cette misÃ©rable philosophie, qui a Ã©tÃ© mise en pratique il y a trente ans, a eu des effets dÃ©vastateurs. Cet individualisme vulgaire a largement contribuÃ© Ã  crÃ©er une psychologie dâ€™Ã©goÃ¯sme, dâ€™aviditÃ© et dâ€™indiffÃ©rence Ã  lâ€™Ã©gard de la souffrance des autres â€“ psychologie qui sâ€™est introduite comme un poison dans le corps social. Câ€™est lâ€™essence pure de lâ€™Ã©conomie de marchÃ©.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;La vraie mesure du niveau de civilisation dâ€™une sociÃ©tÃ© se lit dans la faÃ§on dont elle traite les jeunes et les vieux. Dâ€™aprÃ¨s ce critÃ¨re, on ne peut pas vraiment qualifier nos sociÃ©tÃ©s de civilisÃ©es. En fait, elles vacillent aux marges de la barbarie. MÃªme pendant la pÃ©riode de croissance Ã©conomique, il y a avait des symptÃ´mes de barbarie (vagues de crimes, violences) et le dÃ©veloppement dâ€™une psychologie anti-sociale et nihiliste dans une section de la jeunesse. Cette psychologie est un reflet fidÃ¨le de la moralitÃ© du capitalisme.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Les rÃ©actionnaires poussent des cris dâ€™horreur face Ã  ce phÃ©nomÃ¨ne, car ils ne peuvent admettre quâ€™il est la consÃ©quence du systÃ¨me social quâ€™ils dÃ©fendent, et sont impuissants Ã  trouver la solution. Leur seule rÃ©ponse est de remplir les prisons de jeunes, qui y apprennent Ã  devenir de vrais criminels, et non plus seulement des amateurs. Câ€™est un cercle vicieux.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le Â«&amp;#160;rÃ©ponse&amp;#160;Â» de lâ€™Etat capitaliste est de criminaliser la jeunesse, de la rendre responsable des problÃ¨mes gÃ©nÃ©rÃ©s par la sociÃ©tÃ© elle-mÃªme, dâ€™accroÃ®tre la rÃ©pression policiÃ¨re, de construire de nouvelles prisons et de durcir les peines judiciaires. Au lieu de rÃ©gler le problÃ¨me, de telles mesures ne font que lâ€™aggraver et gÃ©nÃ©rer un cercle vicieux du crime et de lâ€™aliÃ©nation. Câ€™est la consÃ©quence logique du capitalisme et de lâ€™Ã©conomie de marchÃ©, qui traitent les gens comme de simples Â«&amp;#160;facteurs de production&amp;#160;Â» et soumettent tout Ã  la loi du profit. La seule solution, câ€™est dâ€™organiser la jeunesse pour quâ€™elle lutte, avec la classe ouvriÃ¨re, contre le capitalisme et pour le socialisme&amp;#160;!&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Il faut des mesures dâ€™urgence pour empÃªcher de nouvelles couches de la jeunesse de tomber dans le bourbier de la dÃ©moralisation. La lutte pour le socialisme est une lutte pour la culture au sens le plus large du terme, une lutte pour Ã©lever les aspirations de la jeunesse, pour donner Ã  leur vie un but qui dÃ©passe la simple lutte pour une survie quasi-animale. Si on traite les gens comme des animaux, ils se comporteront comme des animaux. Si on les traite comme des Ãªtres humains, ils agiront en consÃ©quence.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Les coupes dans lâ€™Ã©ducation, Ã  tous les niveaux, la suppression des bourses et lâ€™augmentation des frais dâ€™inscription signifient que la jeunesse dâ€™origine ouvriÃ¨re est toujours plus exclue de lâ€™Ã©ducation supÃ©rieure. Au lieu dâ€™Ãªtre correctement formÃ©s Ã  satisfaire les besoins de la sociÃ©tÃ©, la majoritÃ© des jeunes sont condamnÃ©s Ã  enchaÃ®ner les emplois non-qualifiÃ©s et mal-payÃ©s. Dans le mÃªme temps, on laisse les entreprises privÃ©es interfÃ©rer dans lâ€™Education nationale, laquelle est toujours plus considÃ©rÃ©e comme une source de profits parmi dâ€™autres.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt; &lt;em class=&quot;spip&quot;&gt;Nos revendications&amp;#160;:&lt;/em&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;1) Une Ã©ducation gratuite et de qualitÃ© pour tous les jeunes, Ã  tous les niveaux. Un programme massif de construction dâ€™Ã©coles et dâ€™universitÃ©s.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;2) Abolition immÃ©diate des frais dâ€™inscription et revalorisation du systÃ¨me de bourse aux Ã©tudiants de lâ€™enseignement supÃ©rieur.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;3) Un emploi garanti et un salaire dÃ©cent, Ã  la fin des Ã©tudes.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;4) La fin de lâ€™exploitation de lâ€™Ã©ducation par les capitalistes. Les entreprises privÃ©es hors des Ã©coles et des facs&amp;#160;!&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;5) Lâ€™ouverture de clubs, librairies, centres sportifs, cinÃ©mas, piscines et autres centres culturels pour la jeunesse.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;6) Un programme de construction de logements sociaux pour les Ã©tudiants et les jeunes couples.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;La Â«&amp;#160;faisabilitÃ©&amp;#160;Â»&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Lâ€™argument selon lequel il nâ€™y a pas dâ€™argent pour les rÃ©formes est un mensonge flagrant. Il y a plein dâ€™argent pour lâ€™armement ou les guerres impÃ©rialistes en Irak et en Afghanistan. Il y a plein dâ€™argent pour subventionner les riches. Et il nâ€™y a pas dâ€™argent pour les Ã©coles et les hÃ´pitaux&amp;#160;?&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;En consÃ©quence, lâ€™argument sur la Â«&amp;#160;faisabilitÃ©&amp;#160;Â» dâ€™une rÃ©forme nâ€™a aucune valeur. En derniÃ¨re analyse, la Â«&amp;#160;faisabilitÃ©&amp;#160;Â» dâ€™une rÃ©forme â€“ câ€™est-Ã -dire le fait quâ€™elle puisse Ãªtre mise en pratique â€“ dÃ©pend de la lutte des classes et du rapport de force rÃ©el. Lorsque la classe dirigeante est menacÃ©e de tout perdre, elle est toujours prÃªte Ã  faire des concessions Â«&amp;#160;impossibles&amp;#160;Â». On lâ€™a vu en mai 68, en France, lorsque la classe dirigeante franÃ§aise a consenti de grosses augmentations de salaire â€“ entre autres â€“ pour mettre un terme Ã  la grÃ¨ve gÃ©nÃ©rale et Ã  lâ€™occupation des entreprises par les salariÃ©s.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le choc du dÃ©but de la crise pourrait, dans un premier temps, paralyser le mouvement ouvrier. Mais la colÃ¨re ne tardera pas Ã  faire irruption, lorsquâ€™on demandera aux salariÃ©s de payer le prix de la crise. Il y a aura de brusques changements dans la conscience, qui peut se transformer en lâ€™espace de 24 heures. Un grand mouvement dans un seul pays peut provoquer un changement rapide de toute la situation, comme ce fut le cas en 68. Si ce nâ€™est pas encore arrivÃ©, câ€™est uniquement parce que les directions des organisations du mouvement ouvrier sont Ã  la traÃ®ne des Ã©vÃ©nements et ne prÃ©sentent aucune alternative. Cependant, il y a dâ€™ores et dÃ©jÃ  des signes de changements.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Ces derniers temps, il y a eu des grÃ¨ves gÃ©nÃ©rales et des manifestations de masse dans toute lâ€™Europe. En GrÃ¨ce, il y a eu neuf grÃ¨ves gÃ©nÃ©rales depuis lâ€™arrivÃ©e au pouvoir du parti de droite Nouvelle DÃ©mocratie, en 2004. Au cours des six premiers mois de 2008, on a assistÃ©, en Belgique, Ã  une vague de Â«&amp;#160;grÃ¨ves sauvages&amp;#160;Â» qui fait penser aux annÃ©es 70. En Allemagne, en Espagne, en Italie, la jeunesse et les travailleurs se sont mobilisÃ©s Ã  une Ã©chelle massive contre la casse des services publics.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Tout ceci montre que les travailleurs ne resteront pas les bras croisÃ©s face aux attaques contre leur niveau de vie. Toutes les conditions dâ€™une nette intensification de la lutte des classes sont rÃ©unies.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;DÃ©fendre les droits dÃ©mocratiques&amp;#160;!&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Depuis plus dâ€™un demi-siÃ¨cle, la plupart des travailleurs dâ€™Europe occidentale et dâ€™AmÃ©rique du Nord pensent que la dÃ©mocratie est acquise une fois pour toutes. Mais câ€™est une illusion. La dÃ©mocratie est une construction trÃ¨s fragile. Elle nâ€™est possible que dans les pays riches oÃ¹ la classe dirigeante peut faire des concessions aux travailleurs dans le but dâ€™attÃ©nuer la lutte des classes. Mais lorsque les conditions changent, les classes dirigeantes des pays Â«&amp;#160;dÃ©mocratiques&amp;#160;Â» peuvent se tourner vers la dictature avec la mÃªme facilitÃ© quâ€™un homme passe dâ€™un compartiment de train Ã  un autre.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Dans les conditions dâ€™une intensification de la lutte des classes, les capitalistes commenceront Ã  se tourner vers des solutions plus ouvertement rÃ©pressives. Ils se plaindront du trop grand nombre de grÃ¨ves et de manifestations â€“ et demanderont la restauration de Â«&amp;#160;lâ€™ordre&amp;#160;Â». A lâ€™avenir, du fait de la faiblesse des dirigeants rÃ©formistes, il est possible que la classe dirigeante parvienne Ã  instaurer une forme de dictature bonapartiste (militaro-policiÃ¨re) dans un pays europÃ©en. Mais dans les conditions modernes, un tel rÃ©gime serait trÃ¨s instable et ne durerait pas longtemps.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Dans les annÃ©es 30, en Allemagne et en Espagne, il y avait une large petite bourgeoisie urbaine et paysanne. Elle formait la base sociale de la rÃ©action. Depuis, cette couche sociale a pratiquement disparu. A lâ€™Ã©poque, la plupart des Ã©tudiants Ã©taient issus de familles riches et soutenaient le fascisme. Aujourdâ€™hui, la plupart des Ã©tudiants sont de gauche. Les rÃ©serves sociales de la rÃ©action sont assez limitÃ©es. Les organisations fascistes sont petites â€“ mÃªme si elles peuvent Ãªtre extrÃªmement violentes, ce qui est dâ€™ailleurs un signe de faiblesse, et non de force. En outre, aprÃ¨s lâ€™expÃ©rience dâ€™Hitler, les capitalistes ne sont pas disposÃ©s Ã  confier le pouvoir Ã  des fanatiques. Ils prÃ©fÃ¨reront sâ€™appuyer sur des Â«&amp;#160;respectables&amp;#160;Â» officiers et gÃ©nÃ©raux de lâ€™armÃ©e, et nâ€™utiliser les bandes fascistes que comme auxiliaires.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Dâ€™ores et dÃ©jÃ , les droits dÃ©mocratiques ont Ã©tÃ© attaquÃ©s partout. Sous prÃ©texte de lÃ©gislation anti-terroriste, la classe dirigeante introduit de nouvelles lois pour restreindre les droits dÃ©mocratiques. Ce fut le cas aux Etats-Unis, au lendemain du 11 septembre, mais aussi en Grande-Bretagne et ailleurs.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Nous lutterons pour dÃ©fendre tous les droits dÃ©mocratiques qui ont Ã©tÃ© conquis par la classe ouvriÃ¨re. Avant tout, nous dÃ©fendrons le droit de faire grÃ¨ve et de manifester, et nous lutterons contre toute restriction de lâ€™activitÃ© syndicale. Tout le monde doit avoir le droit dâ€™adhÃ©rer Ã  un syndicat et de sâ€™unir Ã  dâ€™autres travailleurs pour dÃ©fendre ses droits. Souvent, les partisans du capitalisme opposent le socialisme Ã  la dÃ©mocratie. Mais ils sont eux-mÃªmes de fÃ©roces ennemis de la dÃ©mocratie. Ils font toujours mine dâ€™oublier que les droits dÃ©mocratiques actuels ont Ã©tÃ© conquis par la classe ouvriÃ¨re dans une lutte longue et acharnÃ©e contre les riches et les puissants, qui se sont toujours opposÃ©s Ã  toute revendication dÃ©mocratique.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;La classe ouvriÃ¨re dÃ©fend la dÃ©mocratie dans la mesure oÃ¹ elle lui offre les meilleures conditions pour le dÃ©veloppement de la lutte pour le socialisme. Mais nous comprenons que sous le capitalisme, la dÃ©mocratie a nÃ©cessairement un caractÃ¨re limitÃ© et superficiel. Que vaut la libertÃ© de la presse, lorsque les grands journaux, les chaÃ®nes de tÃ©lÃ©vision, les grandes radios, les salles de confÃ©rence et les thÃ©Ã¢tres sont tous concentrÃ©s entre les mains des riches&amp;#160;? Tant que la terre, les banques et les grandes entreprises resteront sous le contrÃ´le dâ€™une petite minoritÃ©, toutes les dÃ©cisions importantes qui affectent nos vies seront prises, non dans les Parlements ou les gouvernements Ã©lus, mais derriÃ¨re les portes closes des conseils dâ€™administration des banques et des multinationales. La crise actuelle a rÃ©vÃ©lÃ© ce fait aux yeux de tous.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le socialisme est dÃ©mocratique ou il nâ€™est rien. Nous sommes pour une authentique dÃ©mocratie, dans laquelle la classe ouvriÃ¨re contrÃ´lerait lâ€™industrie, la sociÃ©tÃ© et lâ€™Etat. Ce serait lÃ  une authentique dÃ©mocratie, contrairement Ã  la caricature actuelle, oÃ¹ tout le monde peut dire (plus ou moins) ce quâ€™il veut, du moment que les dÃ©cisions importantes affectant nos vies sont prises par des petits groupes de gens non-Ã©lus qui siÃ¨gent Ã  la tÃªte des banques et des grandes multinationales.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt; &lt;em class=&quot;spip&quot;&gt;Nos revendications&amp;#160;:&lt;/em&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;1) Lâ€™abolition immÃ©diate de toute loi anti-syndicale&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;2) Le droit, pour tous les travailleurs, de se syndiquer, de faire grÃ¨ve et de manifester.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;3) La libertÃ© dâ€™expression et de rÃ©union.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;4) Aucune restriction aux droits dÃ©mocratiques sous prÃ©texte de lois anti-terroristes&amp;#160;!&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;5) Les organisations ouvriÃ¨res doivent rejeter lâ€™idÃ©e fausse dâ€™Â«&amp;#160;unitÃ© nationale&amp;#160;Â» avec des gouvernements et des partis capitalistes, sous prÃ©texte de crise. Ces derniers sont responsables de la crise, et veulent faire payer la classe ouvriÃ¨re.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Un autre monde est possible&amp;#160;: le socialisme&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Des esprits Ã©garÃ©s prÃ©tendent que ce sont les progrÃ¨s de la science qui posent problÃ¨me. Ils pensent que nous serions plus heureux si vivions dans des cabanes et si nous nous cassions le dos Ã  labourer les champs du matin au soir. Câ€™est absurde. Le dÃ©veloppement de lâ€™industrie, de lâ€™agriculture, de la science et de la technologie est la clÃ© de la rÃ©alisation du potentiel de lâ€™humanitÃ©. Le problÃ¨me, câ€™est que ces puissants instruments du progrÃ¨s humain sont entre les mains dâ€™individus qui les soumettent Ã  la loi du profit, les dÃ©tournent de leurs objectifs, en limitent lâ€™application et en restreignent le dÃ©veloppement.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;La science et la technologie ne pourront rÃ©aliser leur immense potentiel que lorsquâ€™elles auront Ã©tÃ© libÃ©rÃ©es des chaÃ®nes de lâ€™Ã©conomie de marchÃ© et mises au service de lâ€™humanitÃ© dans un systÃ¨me de production rationnel et dÃ©mocratique, basÃ© sur le besoin, et non le profit. Cela nous permettrait de ramener au minimum le temps de travail et, ainsi, de dÃ©velopper le potentiel physique, intellectuel et spirituel des hommes et des femmes. Comme lâ€™Ã©crivait Marx, cela fera passer lâ€™humanitÃ© Â«&amp;#160;du royaume de la nÃ©cessitÃ© vers le royaume de la libertÃ©&amp;#160;Â».&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;AprÃ¨s la chute de lâ€™Union SoviÃ©tique, les apologues du capitalisme jubilaient. Ils parlaient de la fin du socialisme, de la fin du marxisme â€“ et mÃªme de la fin de lâ€™histoire. Ils nous promettaient une nouvelle Ã¨re de paix, de prospÃ©ritÃ© et de dÃ©mocratie, grÃ¢ce aux miracles de lâ€™Ã©conomie de marchÃ©. Aujourdâ€™hui, moins de 20 ans plus tard, toutes ces illusions ont Ã©tÃ© rÃ©duites Ã  lâ€™Ã©tat de cendres. Or, les problÃ¨mes sÃ©rieux exigent des mesures sÃ©rieuses. On ne soigne pas un cancer avec de lâ€™aspirine&amp;#160;! Il faut un rÃ©el changement de sociÃ©tÃ©. &lt;em class=&quot;spip&quot;&gt;Le problÃ¨me fondamental est le systÃ¨me lui-mÃªme&lt;/em&gt;. Les Â«&amp;#160;experts&amp;#160;Â» qui nous expliquaient que Marx sâ€™Ã©tait trompÃ© et quâ€™il nâ€™y aurait plus de crises du capitalisme â€“ ces Â«&amp;#160;experts&amp;#160;Â» se sont eux-mÃªmes trompÃ©s.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;La derniÃ¨re phase de croissance avait toutes les caractÃ©ristiques du cycle Ã©conomique dÃ©crit par Marx, en son temps. Le processus de concentration du capital a atteint des proportions stupÃ©fiantes. Il y a eu une orgie de fusions-acquisitions et un processus de monopolisation dâ€™une ampleur inÃ©dite. Mais cela nâ€™a pas menÃ© Ã  un dÃ©veloppement des forces productives comparable Ã  ce quâ€™on a connu par le passÃ©. Des entreprises ont Ã©tÃ© fermÃ©es comme sâ€™il sâ€™agissait de boites dâ€™allumettes â€“ et des masses de travailleurs licenciÃ©s. DÃ©sormais, avec la crise, ce processus va sâ€™accÃ©lÃ©rer, et le nombre de faillites et de fermetures sâ€™accroÃ®tre de jour en jour.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Quâ€™est-ce que tout cela signifie&amp;#160;? Nous assistons Ã  la douloureuse agonie dâ€™un systÃ¨me qui ne mÃ©rite pas dâ€™exister, mais qui refuse de mourir. Ce nâ€™est pas surprenant. Toute lâ€™histoire nous montre quâ€™aucune classe dirigeante nâ€™abandonne son pouvoir et ses privilÃ¨ges sans se battre. Telle est la cause fondamentale des guerres, du terrorisme et de la violence qui dominent notre Ã©poque. Mais nous assistons Ã©galement Ã  lâ€™accouchement dâ€™une sociÃ©tÃ© nouvelle â€“ une sociÃ©tÃ© juste, un monde digne des hommes et des femmes qui le peuplent. Une nouvelle force Ã©merge de ces Ã©vÃ©nements chaotiques, dans un pays aprÃ¨s lâ€™autre&amp;#160;: la force rÃ©volutionnaire des travailleurs, des paysans et de la jeunesse.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Les impÃ©rialistes amÃ©ricains sont ivres de leur pouvoir, et sâ€™imaginent quâ€™il nâ€™a aucune limite. Malheureusement, il y a aussi des gens, Ã  gauche, qui pensent la mÃªme chose. Ils se trompent. Une vague rÃ©volutionnaire balaye lâ€™AmÃ©rique latine. La rÃ©volution vÃ©nÃ©zuÃ©lienne a eu de trÃ¨s importantes rÃ©percussions sur lâ€™ensemble du continent. Les mouvements de masse en AmÃ©rique latine sont la rÃ©ponse dÃ©finitive Ã  tous ceux qui expliquaient que des rÃ©volutions nâ€™Ã©taient plus possibles. Non seulement elles sont possibles, mais elles sont absolument nÃ©cessaires si on veut sauver le monde dâ€™un dÃ©sastre imminent. &lt;em class=&quot;spip&quot;&gt;Lâ€™humanitÃ© est face Ã  lâ€™alternative&amp;#160;: socialisme ou barbarie&lt;/em&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Pour une FÃ©dÃ©ration Socialiste des Etats EuropÃ©ens&amp;#160;!&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le potentiel productif de lâ€™Europe est immense. Avec 497 millions dâ€™habitants et un revenu annuel par habitant de 32 300 dollars, câ€™est une puissance gigantesque â€“ potentiellement. Mais ce potentiel ne pourra jamais Ãªtre rÃ©alisÃ© sous le capitalisme. Lâ€™unification de lâ€™Europe se heurte sans cesse aux contradictions entre les diffÃ©rents intÃ©rÃªts nationaux. La rÃ©cession aggravera ces divisions et placera un point dâ€™interrogation sur le futur de lâ€™UE elle-mÃªme.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;La formation de lâ€™Union EuropÃ©enne Ã©tait une reconnaissance tacite du fait quâ€™il est impossible de dÃ©velopper lâ€™Ã©conomie dans les limites Ã©troites des marchÃ©s nationaux. Mais lâ€™unitÃ© de lâ€™Europe ne pourra jamais Ãªtre rÃ©alisÃ©e sur la base du capitalisme. Avec la crise, les contradictions entre les classes dirigeantes des diffÃ©rents Etats nationaux remontent Ã  la surface. Toute la dÃ©magogie sur lâ€™unitÃ© de lâ€™Europe apparaÃ®tra au grand jour. Quoi quâ€™en dise Sarkozy, les relations entre dirigeants europÃ©ens se dÃ©gradent sÃ©rieusement â€“ notamment entre les dirigeants de la France et de lâ€™Allemagne, les deux pays clÃ©s de lâ€™UE.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Les gouvernements nationaux sâ€™efforcent de dÃ©fendre dâ€™abord leurs propres intÃ©rÃªts. DÃ¨s quâ€™ils sont confrontÃ©s Ã  une crise, les suspicions mutuelles remontent Ã  la surface. Chacun doit faire face Ã  la panique qui, partie des Etats-Unis, dÃ©ferle sur les institutions financiÃ¨res europÃ©ennes. Avec un seul gouvernement et un seul systÃ¨me politique, les Etats-Unis ont dÃ©jÃ  bien du mal Ã  faire face Ã  la crise globale du crÃ©dit. Quant Ã  lâ€™Europe, malgrÃ© sa monnaie unique et son marchÃ© commun, elle est handicapÃ©e par ses 27 gouvernements et lâ€™absence dâ€™un systÃ¨me bancaire global et unique.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Il est impossible dâ€™unifier des Ã©conomies qui poussent dans diffÃ©rentes directions. Les gouvernements europÃ©ens payent le prix dâ€™une monnaie unique privÃ©e des institutions ou du systÃ¨me rÃ©gulateur dâ€™une seule Ã©conomie. Dans la pÃ©riode Ã  venir, les tendances protectionnistes se renforceront. Chaque gouvernement sâ€™efforce dâ€™attirer des milliards dâ€™euros dâ€™Ã©pargne au dÃ©triment des autres pays. Câ€™est un avant-goÃ»t des politiques du Â«&amp;#160;chacun pour soi&amp;#160;Â» auxquelles il faut sâ€™attendre, au fur et Ã  mesure que la crise sâ€™aggravera.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Les tensions entre Etats europÃ©ens sont si grandes que lâ€™existence mÃªme de la monnaie unique pourrait Ãªtre remise en cause, Ã  lâ€™avenir. Il nâ€™est pas exclu que lâ€™UE finisse par se dÃ©sagrÃ©ger â€“ ou tout au moins par voir ses structures radicalement transformÃ©es et son essence rÃ©duite Ã  une vague union douaniÃ¨re.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Lâ€™UE nâ€™est rien dâ€™autre quâ€™un club capitaliste dominÃ© par les banques et les grandes multinationales de ses Etats-membres. Les nouveaux Etats membres dâ€™Europe de lâ€™Est sont utilisÃ©s comme une source de main dâ€™Å“uvre bon marchÃ©&amp;#160;: ils combinent les prix Â«&amp;#160;EuropÃ©ens&amp;#160;Â» et les salaires Â«&amp;#160;de lâ€™Est&amp;#160;Â». Dâ€™un autre cÃ´tÃ©, lâ€™UE est un bloc impÃ©rialiste qui exploite les anciennes colonies des puissances europÃ©ennes en Afrique, en Asie, au Moyen-Orient et dans les CaraÃ¯bes. Elle nâ€™a rien de progressiste. La seule faÃ§on de rÃ©aliser le vÃ©ritable potentiel de lâ€™UE, câ€™est lâ€™Ã©tablissement dâ€™une FÃ©dÃ©ration Socialiste intÃ©grant toutes les forces productives dâ€™Europe dans un plan Ã©conomique commun. Cela se combinerait avec une autonomie maximale pour tous les peuples dâ€™Europe, y compris les Basques, les Catalans, les Ecossais, les Gallois et les autres minoritÃ©s nationales et linguistiques. Cela poserait les bases dâ€™un rÃ¨glement pacifique et dÃ©mocratique du problÃ¨me national dans des pays comme lâ€™Irlande ou Chypre. Une FÃ©dÃ©ration socialiste serait formÃ©e sur les bases du volontariat â€“ avec Ã©galitÃ© complÃ¨te de tous ses citoyens.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt; &lt;em class=&quot;spip&quot;&gt;Nos revendications&amp;#160;:&lt;/em&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;1) Non Ã  lâ€™UE des bureaucrates, des banques et des monopoles&amp;#160;!&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;2) Pour lâ€™expropriation des banques et des monopoles. Pour la crÃ©ation dâ€™un plan de production socialiste intÃ©grÃ© et dÃ©mocratique.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;3) Non Ã  la discrimination envers les immigrÃ©s, les femmes et les jeunes. A travail Ã©gal, salaire Ã©gal&amp;#160;!&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;4) Pour le dÃ©veloppement de liens entre les militants syndicaux Ã  lâ€™Ã©chelle europÃ©enne et mondiale. Pour un front unique des ouvriers contre les grandes multinationales&amp;#160;!&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;5) Pour une FÃ©dÃ©ration Socialiste des Etats EuropÃ©ens&amp;#160;!&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Lâ€™Europe de lâ€™Est, la Russie et la Chine&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le dÃ©but dâ€™une rÃ©cession en Europe de lâ€™Ouest exacerbe les problÃ¨mes des soi-disant Â«&amp;#160;Ã©conomies Ã©mergentes&amp;#160;Â» dâ€™Europe de lâ€™Est, oÃ¹ les investisseurs se dÃ©chargent des investissements Ã  haut risque au profit dâ€™investissements plus sÃ»rs. Les Ã©conomies relativement faibles dâ€™Europe de lâ€™Est vont payer au prix fort leur intÃ©gration au capitalisme mondial. De sÃ©vÃ¨res rÃ©cessions et une aggravation de la pauvretÃ© sont Ã  lâ€™ordre du jour en Russie, en Ukraine et en Roumanie. MalgrÃ© la croissance dans certaines rÃ©gions, les observateurs sâ€™attendent, pour toute cette partie de lâ€™Europe, Ã  une stagnation totale du PIB par habitant.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Lorsquâ€™ils ont rejoint lâ€™UE, on expliquait aux peuples dâ€™Europe de lâ€™Est quâ€™ils allaient rapidement bÃ©nÃ©ficier des conditions de vie des Allemands ou des FranÃ§ais. Ces illusions sont dÃ©sormais en cendres. Une toute petite minoritÃ© de gens sâ€™est enrichie sur la base de la privatisation â€“ câ€™est-Ã -dire du pillage â€“ des Ã©conomies nationalisÃ©es. La majoritÃ© des Polonais, des TchÃ¨ques, des Slovaques et des Hongrois nâ€™ont pas bÃ©nÃ©ficiÃ© de la restauration du capitalisme. Pendant la phase de croissance, les travailleurs dâ€™Europe de lâ€™Est constituaient une main dâ€™Å“uvre bon marchÃ© aux capitalistes des pays plus riches. Mais Ã  prÃ©sent, lâ€™Europe de lâ€™Est est au bord de la faillite.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Les consÃ©quences de la restauration du capitalisme ont Ã©tÃ© particuliÃ¨rement graves dans les Balkans. Le dÃ©membrement de la Yougoslavie Ã©tait un acte criminel, qui a dÃ©bouchÃ© sur toute une sÃ©rie de guerres fratricides, dâ€™assassinats de masse et de gÃ©nocides. Cette situation monstrueuse a eu des consÃ©quences catastrophiques pour des millions de gens qui, jusquâ€™alors, vivaient en paix et bÃ©nÃ©ficiaient de bonnes conditions de vie et du plein emploi. Nombreux sont ceux qui regrettent lâ€™Ã©poque de la Yougoslavie. Le capitalisme ne leur a apportÃ© que guerres, misÃ¨re et souffrances.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;La situation de la Russie nâ€™est guÃ¨re plus enviable. Les contradictions y sont encore plus flagrantes quâ€™en Europe de lâ€™Est. La restauration du capitalisme nâ€™a bÃ©nÃ©ficiÃ© quâ€™Ã  une infime minoritÃ© de la population de lâ€™ex-Union SoviÃ©tique. Lâ€™oligarchie dâ€™une richesse obscÃ¨ne qui sâ€™est constituÃ©e est Ã©troitement liÃ©e aux Ã©lÃ©ments criminels. A lâ€™inverse, pour des millions de Russes, les deux derniÃ¨res dÃ©cennies ont Ã©tÃ© marquÃ©es par la misÃ¨re, la faim, la souffrance et lâ€™humiliation. La santÃ© et lâ€™Ã©ducation publiques â€“ qui Ã©taient gratuites, Ã  lâ€™Ã©poque soviÃ©tique â€“ se sont effondrÃ©es, en mÃªme temps que la culture. Le paupÃ©risme et les inÃ©galitÃ©s ont explosÃ©.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Pendant un temps, les travailleurs pensaient que le pire Ã©tait passÃ© et que lâ€™Ã©conomie se relevait de la profonde rÃ©cession Ã©conomique qui a suivi lâ€™effondrement de lâ€™URSS. Mais Ã  prÃ©sent, la Russie est confrontÃ©e Ã  sa pire crise financiÃ¨re depuis 1998. La chute du prix du pÃ©trole, qui reflÃ¨te la chute de la demande mondiale, pousse lâ€™Ã©conomie vers la crise. Du fait de leur chute et de leur extrÃªme turbulence, les marchÃ©s boursiers ont dÃ» fermer Ã  plusieurs reprises. Le capitalisme russe a rÃ©vÃ©lÃ© lâ€™extrÃªme fragilitÃ© de ses fondations.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Cette crise a obligÃ© le gouvernement russe Ã  suivre la mÃªme voie que Londres et Washington. Ils dÃ©pensent des millions dâ€™argent public pour sauver des entreprises privÃ©es. Plus de 200 millions de dollars ont Ã©tÃ© injectÃ©s sous forme de prÃªts, dâ€™allÃ¨gements fiscaux â€“ entre autres. Mais les citoyens russes ordinaires se demanderont pourquoi lâ€™argent public est utilisÃ© pour renflouer des oligarques qui, dans la derniÃ¨re pÃ©riode, se sont enrichis en pillant lâ€™Etat. Puisque la Â«&amp;#160;libre entreprise&amp;#160;Â» et le marchÃ© sont censÃ©s Ãªtre plus efficaces que la planification de lâ€™Ã©conomie, pourquoi le secteur privÃ© a-t-il besoin, Ã  prÃ©sent, du secours de lâ€™Etat&amp;#160;?&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;La situation est encore plus grave dans les anciennes RÃ©publiques SoviÃ©tiques telles que lâ€™Ukraine et la GÃ©orgie, oÃ¹ lâ€™appauvrissement des masses sâ€™accompagne dâ€™instabilitÃ© politique, de corruption et de chaos. Les peuples du Caucase et dâ€™Asie Centrale ont traversÃ© un enfer. La GÃ©orgie, lâ€™ArmÃ©nie et lâ€™AzerbaÃ¯djan sont dans un Ã©tat de guerre constante, et les masses doivent supporter le lourd fardeau des dÃ©penses militaires. Le terrorisme se rÃ©pand de la TchÃ©tchÃ©nie occupÃ©e vers dâ€™autres rÃ©publiques. La guerre en Afghanistan menace de dÃ©stabiliser, non seulement le Pakistan, mais Ã©galement toute lâ€™Asie Centrale.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Selon le vieux proverbe&amp;#160;: Â«&amp;#160;La vie enseigne&amp;#160;Â». En Russie, en Ukraine et en Europe de lâ€™Est, beaucoup de gens se disent&amp;#160;: nous avions des problÃ¨mes, avant, mais au moins nous avions le plein emploi, des logements, une santÃ© et une Ã©ducation gratuites. A prÃ©sent, ces pays sont menacÃ©s de ruine et de chÃ´mage massif. Les peuples du Caucase dÃ©sirent ardemment le retour de la paix et de la stabilitÃ©. Certes, personne ne veut voir revenir la bureaucratie et la dictature totalitaire. Mais un rÃ©gime authentiquement socialiste, comme le rÃ©gime de dÃ©mocratie ouvriÃ¨re Ã©tabli par la rÃ©volution dâ€™Octobre, sous LÃ©nine et Trotsky, nâ€™a rien Ã  voir avec sa caricature grotesque qui a Ã©mergÃ© dans les annÃ©es suivant la mort de LÃ©nine, en 1924.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le stalinisme Ã©tait la consÃ©quence de lâ€™isolement de la rÃ©volution russe dans des conditions dâ€™extrÃªme arriÃ©ration. Mais aujourdâ€™hui, sur la base des progrÃ¨s de lâ€™industrie, de la science et de la technologie, ces 90 derniÃ¨res annÃ©es, les conditions objectives du socialisme sont plus que jamais dÃ©veloppÃ©es. Ce qui est nÃ©cessaire, câ€™est une FÃ©dÃ©ration Socialiste dans laquelle lâ€™Ã©conomie serait sous le contrÃ´le de lâ€™Etat, et lâ€™Etat lui-mÃªme sous le contrÃ´le dÃ©mocratique des travailleurs et des paysans. Mais la premiÃ¨re condition, câ€™est lâ€™expropriation des oligarques, des banquiers et des capitalistes.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le ralentissement Ã©conomique a un impact majeur sur lâ€™Ã©conomie chinoise. La croissance de lâ€™Ã©conomie chinoise dÃ©pend lourdement des exportations. A lâ€™apogÃ©e du dernier boom, la croissance annuelle des exportations y a atteint 38% (en 2003). Ce chiffre est rÃ©cemment tombÃ© Ã  2%. Au cours des derniers mois, le secteur manufacturier a sÃ©rieusement ralenti. De grandes usines ferment et des millions de travailleurs chinois se retrouvent au chÃ´mage. Les observateurs bourgeois les plus sÃ©rieux se demandent sâ€™il y aura un Â«&amp;#160;ralentissement graduel&amp;#160;Â» ou une Â«&amp;#160;chute brutale&amp;#160;Â» de la production chinoise.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;En 2007, la croissance de lâ€™Ã©conomie chinoise Ã©tait de 12%. En 2008, elle Ã©tait dÃ©jÃ  tombÃ©e Ã  9%. Dans la rÃ©gion de Hong Kong, des millions de travailleurs risquent de perdre leur emploi dans les mois Ã  venir. A cela sâ€™ajoutent lâ€™Ã©clatement de la bulle immobiliÃ¨re et la chute brutale des prix du logement.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le gouvernement chinois a rÃ©pondu avec un plan massif pour stimuler la croissance. Pour garantir un minimum de stabilitÃ© sociale, ils doivent maintenir la croissance au-delÃ  de 8%. Mais le gouvernement ne pourra pas compenser les pertes causÃ©es par la chute de la demande mondiale. En consÃ©quence, lâ€™effervescence sociale se dÃ©veloppe. Il y a eu des manifestations pour rÃ©clamer le versement de salaires impayÃ©s, avec blocage des routes et piquets devant les usines. Comme en Russie et en Europe de lâ€™Est, il y aura un violent retour de flamme contre le capitalisme, en Chine. Les idÃ©es du marxisme y gagneront du terrain, prÃ©parant la voie Ã  un mouvement irrÃ©sistible vers le socialisme.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt; &lt;em class=&quot;spip&quot;&gt;Nos revendications&amp;#160;:&lt;/em&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;1) La fin des privatisations et lâ€™abandon des politiques Â«&amp;#160;pro-marchÃ©&amp;#160;Â».&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;2) A bas les oligarques et les nouveaux riches&amp;#160;! Pour la renationalisation des entreprises privatisÃ©es, sans compensation&amp;#160;!&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;3) Pour la dÃ©mocratie ouvriÃ¨re&amp;#160;!&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;4) A bas la bureaucratie et la corruption&amp;#160;! Les syndicats doivent dÃ©fendre les intÃ©rÃªts des ouvriers&amp;#160;!&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;5) Les Partis Communistes doivent dÃ©fendre des politiques communistes&amp;#160;! Pour un retour au programme de Marx et de LÃ©nine&amp;#160;!&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;6) Pour la rÃ©introduction du monopole dâ€™Etat du commerce extÃ©rieur&amp;#160;!&lt;/p&gt;</description>
            <pubDate>Fri, 26 Dec 2008 06:44:42 +0100</pubDate>
        </item>
        <item>
            <title>Une alternative marxiste à la crise du capitalisme - Manifeste de la Tendance Marxiste ...</title>
            <link>http://www.sbqc.org/sbqhov2/index.php?module=newsmodule&amp;action=view&amp;id=366&amp;src=@random45bd91746e505</link>
            <description>&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;em class=&quot;spip&quot;&gt;La r&amp;eacute;daction de ce Manifeste, qui a &amp;eacute;t&amp;eacute; traduit dans une dizaine de langues, date de la fin du mois d&amp;rsquo;octobre 2008. Depuis, comme nous l&amp;rsquo;annoncions, la crise financi&amp;egrave;re s&amp;rsquo;est propag&amp;eacute;e &amp;agrave; l&amp;rsquo;&amp;eacute;conomie r&amp;eacute;elle. Son rythme s&amp;rsquo;acc&amp;eacute;l&amp;egrave;re de jour en jour &amp;ndash; et la crise sociale s&amp;rsquo;approfondit &amp;eacute;galement. Les &amp;eacute;v&amp;eacute;nements confirment notre analyse et renforcent la validit&amp;eacute; de ce programme d&amp;rsquo;action. Nous invitons tous nos lecteurs &amp;agrave; faire circuler ce document le plus largement possible.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;*&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;img hspace=&quot;5&quot; border=&quot;0&quot; align=&quot;left&quot; src=&quot;http://lariposte.com/IMG/arton1123.jpg&quot; alt=&quot;http://lariposte.com/IMG/arton1123.jpg&quot; /&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Une crise mondiale du capitalisme&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;La crise mondiale du capitalisme est un fait que nul ne peut ignorer. Il n&amp;rsquo;y a pas longtemps, les &amp;eacute;conomistes nous assuraient qu&amp;rsquo;une crise du type de 1929 &amp;eacute;tait impossible. A pr&amp;eacute;sent, ils &amp;eacute;voquent le risque d&amp;rsquo;une nouvelle Grande D&amp;eacute;pression. Le FMI souligne le risque accru d&amp;rsquo;un d&amp;eacute;clin &amp;eacute;conomique grave et prolong&amp;eacute;, &amp;agrave; l&amp;rsquo;&amp;eacute;chelle mondiale. Ce qui a commenc&amp;eacute; aux Etats-Unis par une d&amp;eacute;b&amp;acirc;cle financi&amp;egrave;re s&amp;rsquo;est propag&amp;eacute; &amp;agrave; l&amp;rsquo;&amp;eacute;conomie r&amp;eacute;elle &amp;ndash; et menace l&amp;rsquo;emploi, le logement et les conditions de vie de millions de personnes.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;La panique s&amp;rsquo;est empar&amp;eacute;e des march&amp;eacute;s. Richard Fuld, l&amp;rsquo;ancien PDG de Lehman Brothers, a d&amp;eacute;clar&amp;eacute; au Congr&amp;egrave;s am&amp;eacute;ricain que sa banque avait &amp;eacute;t&amp;eacute; emport&amp;eacute;e par une &amp;laquo;&amp;nbsp;temp&amp;ecirc;te de peur&amp;nbsp;&amp;raquo;. Cette temp&amp;ecirc;te ne montre aucun signe d&amp;rsquo;affaiblissement. Non seulement les banques sont menac&amp;eacute;es de faillite &amp;ndash; mais aussi des pays, comme le montre le cas de l&amp;rsquo;Islande. L&amp;rsquo;Asie, qui &amp;eacute;tait cens&amp;eacute;e sauver le monde d&amp;rsquo;une r&amp;eacute;cession, est elle aussi entra&amp;icirc;n&amp;eacute;e dans le tourbillon g&amp;eacute;n&amp;eacute;ral. De Shanghai &amp;agrave; Tokyo, de Moscou &amp;agrave; Hong-Kong, les march&amp;eacute;s enregistrent sans cesse de nouvelles baisses.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;C&amp;rsquo;est l&amp;rsquo;effondrement financier le plus important depuis celui de 1929. Et comme le &amp;laquo;&amp;nbsp;Grand Krach&amp;nbsp;&amp;raquo;, il a &amp;eacute;t&amp;eacute; pr&amp;eacute;c&amp;eacute;d&amp;eacute; d&amp;rsquo;une p&amp;eacute;riode de sp&amp;eacute;culation massive. Ces vingt derni&amp;egrave;res ann&amp;eacute;es, l&amp;rsquo;ampleur de la sp&amp;eacute;culation &amp;eacute;tait inou&amp;iuml;e. La capitalisation boursi&amp;egrave;re des Etats-Unis est pass&amp;eacute;e de 5400 milliards de dollars, en 1994, &amp;agrave; 17 700 milliards en 1999, puis &amp;agrave; 35 000 milliards en 2007. C&amp;rsquo;est beaucoup plus que le montant des capitaux sp&amp;eacute;culatifs avant la crise de 1929. Le march&amp;eacute; mondial des &amp;laquo;&amp;nbsp;produits d&amp;eacute;riv&amp;eacute;s&amp;nbsp;&amp;raquo; s&amp;rsquo;&amp;eacute;l&amp;egrave;ve &amp;agrave; plus de 500 000 milliards de dollars, soit dix fois la production mondiale de biens et de services.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Pendant les ann&amp;eacute;es de croissance, lorsque les banquiers accumulaient d&amp;rsquo;incroyables quantit&amp;eacute;s de richesses, il n&amp;rsquo;&amp;eacute;tait pas question de partager leurs profits avec le reste de la soci&amp;eacute;t&amp;eacute;. Mais maintenant qu&amp;rsquo;ils sont en difficult&amp;eacute;, ils se pr&amp;eacute;cipitent vers les gouvernements et r&amp;eacute;clament de l&amp;rsquo;argent. Si vous &amp;ecirc;tes un petit boursicoteur qui a perdu 1000 dollars et ne peut pas les rembourser, vous irez en prison. Mais si vous &amp;ecirc;tes un riche banquier qui a jou&amp;eacute; et perdu des milliards de dollars, vous n&amp;rsquo;irez pas en prison&amp;nbsp;: vous recevrez, en r&amp;eacute;compense, de nouveaux milliards d&amp;rsquo;argent public.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Face au risque d&amp;rsquo;effondrement complet du syst&amp;egrave;me bancaire, les gouvernements prennent des mesures d&amp;eacute;sesp&amp;eacute;r&amp;eacute;es. Dans l&amp;rsquo;espoir de redonner vie &amp;agrave; un syst&amp;egrave;me financier moribond, l&amp;rsquo;administration Bush a inject&amp;eacute; 700 milliards dans les coffres des banques. Ceci &amp;eacute;quivaut &amp;agrave; 2400 dollars par homme, femme et enfant des Etats-Unis. Le gouvernement britannique a annonc&amp;eacute; un plan de sauvetage de plus de 400 milliards de livres (ce qui repr&amp;eacute;sente beaucoup plus, en proportion, que le plan des Etats-Unis), et l&amp;rsquo;Union Europ&amp;eacute;enne a rajout&amp;eacute; des milliards suppl&amp;eacute;mentaires. Le plan de sauvetage de l&amp;rsquo;Allemagne &amp;ndash; l&amp;rsquo;&amp;eacute;conomie la plus puissante d&amp;rsquo;Europe &amp;ndash; s&amp;rsquo;&amp;eacute;l&amp;egrave;ve &amp;agrave; environ 20% de son PIB. Le gouvernement de la Chanceli&amp;egrave;re Angela Merkel a promis 80 milliards d&amp;rsquo;euros pour recapitaliser les banques en difficult&amp;eacute;, le reste &amp;eacute;tant destin&amp;eacute; &amp;agrave; couvrir les garanties d&amp;rsquo;emprunts et les pertes. A ce jour, environ 2500 milliards de dollars ont &amp;eacute;t&amp;eacute; d&amp;eacute;pens&amp;eacute;s, dans le monde. Mais cela n&amp;rsquo;a pas arr&amp;ecirc;t&amp;eacute; la spirale descendante de l&amp;rsquo;&amp;eacute;conomie mondiale.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Des mesures d&amp;eacute;sesp&amp;eacute;r&amp;eacute;es&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;La crise actuelle est loin d&amp;rsquo;&amp;ecirc;tre termin&amp;eacute;e. Elle ne sera pas r&amp;eacute;gl&amp;eacute;e par les mesures des gouvernements et des Banques Centrales. En injectant d&amp;rsquo;&amp;eacute;normes sommes d&amp;rsquo;argent dans les banques, ils obtiendront tout au plus un r&amp;eacute;pit temporaire, ou une tr&amp;egrave;s l&amp;eacute;g&amp;egrave;re accalmie de la crise &amp;ndash; au prix de placer une &amp;eacute;norme dette sur les &amp;eacute;paules des g&amp;eacute;n&amp;eacute;rations futures. Mais tous les &amp;eacute;conomistes s&amp;eacute;rieux savent que les march&amp;eacute;s peuvent encore lourdement chuter.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;D&amp;rsquo;un certain point de vue, la situation actuelle est pire que celle des ann&amp;eacute;es 30. La gigantesque vague sp&amp;eacute;culative qui a pr&amp;eacute;c&amp;eacute;d&amp;eacute; et pr&amp;eacute;par&amp;eacute; la crise financi&amp;egrave;re actuelle &amp;eacute;tait beaucoup plus grande que celle qui a d&amp;eacute;clench&amp;eacute; le krach de 1929. La quantit&amp;eacute; de capital fictif inject&amp;eacute;e dans le syst&amp;egrave;me financier mondial &amp;ndash; qui, tel un poison, menace de le d&amp;eacute;truire compl&amp;egrave;tement &amp;ndash; est tellement &amp;eacute;norme que personne ne peut la quantifier. La &amp;laquo;&amp;nbsp;correction&amp;nbsp;&amp;raquo; (pour reprendre cet euph&amp;eacute;misme des &amp;eacute;conomistes) sera donc encore plus longue et plus douloureuse.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Dans les ann&amp;eacute;es 30, les Etats-Unis &amp;eacute;taient les plus grands cr&amp;eacute;diteurs du monde. Aujourd&amp;rsquo;hui, ce sont les plus grands d&amp;eacute;biteurs. A l&amp;rsquo;&amp;eacute;poque du New Deal, quand Roosevelt essayait de sortir l&amp;rsquo;&amp;eacute;conomie de la Grande D&amp;eacute;pression, il avait &amp;agrave; sa disposition d&amp;rsquo;immenses quantit&amp;eacute;s d&amp;rsquo;argent. Aujourd&amp;rsquo;hui, Bush doit implorer un Congr&amp;egrave;s r&amp;eacute;ticent de donner l&amp;rsquo;argent qu&amp;rsquo;il ne poss&amp;egrave;de pas. Le plan de sauvetage de 700 milliards de dollars constitue un accroissement suppl&amp;eacute;mentaire de l&amp;rsquo;endettement public. Cela se traduira par une longue p&amp;eacute;riode d&amp;rsquo;aust&amp;eacute;rit&amp;eacute; et une baisse du niveau de vie de millions de citoyens am&amp;eacute;ricains.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Ces mesures prises dans la panique n&amp;rsquo;emp&amp;ecirc;cheront pas la crise, qui ne fait que commencer. De m&amp;ecirc;me, contrairement &amp;agrave; une id&amp;eacute;e re&amp;ccedil;ue, le New Deal de Roosevelt n&amp;rsquo;a pas arr&amp;ecirc;t&amp;eacute; la Grande D&amp;eacute;pression. A l&amp;rsquo;&amp;eacute;poque, la crise de l&amp;rsquo;&amp;eacute;conomie am&amp;eacute;ricaine s&amp;rsquo;est poursuivie jusqu&amp;rsquo;en 1941, lorsque les Etats-Unis sont entr&amp;eacute;s dans la deuxi&amp;egrave;me guerre mondiale et que d&amp;rsquo;&amp;eacute;normes d&amp;eacute;penses militaires ont fini par r&amp;eacute;sorber le ch&amp;ocirc;mage. Une fois de plus, nous allons &amp;ecirc;tre confront&amp;eacute;s &amp;agrave; une longue p&amp;eacute;riode de baisse des niveaux de vie, de fermetures d&amp;rsquo;usines, de baisse des salaires, de r&amp;eacute;ductions des d&amp;eacute;penses sociales et d&amp;rsquo;aust&amp;eacute;rit&amp;eacute; g&amp;eacute;n&amp;eacute;rale.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Les capitalistes sont dans une impasse. Ils ne voient pas d&amp;rsquo;issue. Tous les partis traditionnels sont dans un &amp;eacute;tat de perplexit&amp;eacute; proche de la paralysie. Le pr&amp;eacute;sident Bush a dit &amp;agrave; la communaut&amp;eacute; internationale que &amp;laquo;&amp;nbsp;&amp;ccedil;a va prendre un moment&amp;nbsp;&amp;raquo; avant que son plan de sauvetage ne produise ses effets. Pendant ce temps-l&amp;agrave;, d&amp;rsquo;autres entreprises feront faillite, d&amp;rsquo;autres travailleurs perdront leur emploi et d&amp;rsquo;autres pays seront ruin&amp;eacute;s. La crise du cr&amp;eacute;dit commence &amp;agrave; prendre &amp;agrave; la gorge les entreprises en bonne sant&amp;eacute;. Incapables de lever des capitaux, elles seront oblig&amp;eacute;es de tailler d&amp;rsquo;abord dans leurs investissements fixes et dans leur main d&amp;rsquo;&amp;oelig;uvre.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Les capitalistes implorent les gouvernements et les Banques Centrales de r&amp;eacute;duire leurs taux d&amp;rsquo;int&amp;eacute;r&amp;ecirc;t. Mais dans les circonstances actuelles, cela ne sera d&amp;rsquo;aucun secours. La r&amp;eacute;duction coordonn&amp;eacute;e des taux de 0,5&amp;nbsp;%, d&amp;eacute;but octobre, a &amp;eacute;t&amp;eacute; suivie par de fortes baisses sur les places boursi&amp;egrave;res mondiales. Lors d&amp;rsquo;une r&amp;eacute;cession mondiale, personne ne veut acheter des actions et personne ne veut pr&amp;ecirc;ter de l&amp;rsquo;argent. Les banques arr&amp;ecirc;tent de pr&amp;ecirc;ter car elles doutent de pouvoir un jour r&amp;eacute;cup&amp;eacute;rer leur argent. Le syst&amp;egrave;me tout entier est menac&amp;eacute; de paralysie.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Malgr&amp;eacute; les efforts coordonn&amp;eacute;s des Banques Centrales pour injecter de l&amp;rsquo;argent dans le syst&amp;egrave;me, le march&amp;eacute; du cr&amp;eacute;dit reste gel&amp;eacute;. Le gouvernement britannique a fait un cadeau de plus de 400 milliards de livres aux banques. &lt;em class=&quot;spip&quot;&gt;Le r&amp;eacute;sultat a &amp;eacute;t&amp;eacute; une chute de la bourse&lt;/em&gt;. Apr&amp;egrave;s l&amp;rsquo;annonce de ce don, les taux d&amp;rsquo;int&amp;eacute;r&amp;ecirc;t des pr&amp;ecirc;ts interbancaires ont m&amp;ecirc;me augment&amp;eacute;. Ces mesures n&amp;rsquo;ont pas r&amp;eacute;solu la crise et n&amp;rsquo;ont fait que verser de l&amp;rsquo;argent dans les coffres de ceux dont les activit&amp;eacute;s sp&amp;eacute;culatives, si elles n&amp;rsquo;ont pas caus&amp;eacute; la crise, l&amp;rsquo;ont consid&amp;eacute;rablement aggrav&amp;eacute;e et lui ont donn&amp;eacute; un caract&amp;egrave;re incontr&amp;ocirc;lable et convulsif.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Les banquiers ne perdent jamais&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Par le pass&amp;eacute;, le banquier &amp;eacute;tait un homme respectable, v&amp;ecirc;tu d&amp;rsquo;un costume gris, que l&amp;rsquo;on supposait &amp;ecirc;tre un mod&amp;egrave;le de responsabilit&amp;eacute; et qui soumettait les gens &amp;agrave; un interrogatoire s&amp;eacute;v&amp;egrave;re avant de leur pr&amp;ecirc;ter de l&amp;rsquo;argent. Mais tout cela a chang&amp;eacute;, ces derniers temps. Baissant les taux d&amp;rsquo;int&amp;eacute;r&amp;ecirc;t et brassant de vastes liquidit&amp;eacute;s, les banquiers ont oubli&amp;eacute; toute prudence. Ils ont pr&amp;ecirc;t&amp;eacute; des milliards &amp;ndash; en escomptant de fortes marges &amp;ndash; &amp;agrave; des gens qui se sont rendus compte qu&amp;rsquo;ils ne pouvaient plus payer leur cr&amp;eacute;dit lorsque les taux ont augment&amp;eacute;. Le r&amp;eacute;sultat fut la crise des &lt;em class=&quot;spip&quot;&gt;subprimes&lt;/em&gt;, qui a contribu&amp;eacute; &amp;agrave; la d&amp;eacute;stabilisation de tout le syst&amp;egrave;me financier.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Dans l&amp;rsquo;espoir d&amp;rsquo;&amp;eacute;viter une r&amp;eacute;cession, les gouvernements et les Banques Centrales ont aliment&amp;eacute; les feux de la sp&amp;eacute;culation. Sous Alan Greenspan, la R&amp;eacute;serve F&amp;eacute;d&amp;eacute;rale a maintenu des taux d&amp;rsquo;int&amp;eacute;r&amp;ecirc;t tr&amp;egrave;s bas. A l&amp;rsquo;&amp;eacute;poque, on le f&amp;eacute;licitait pour la sagesse de cette politique. De cette fa&amp;ccedil;on, ils ont retard&amp;eacute; l&amp;rsquo;&amp;eacute;ch&amp;eacute;ance de la crise &amp;ndash; mais au prix de la rendre mille fois plus grave lorsqu&amp;rsquo;elle a finalement &amp;eacute;clat&amp;eacute;. L&amp;rsquo;argent bon march&amp;eacute; a permis aux banquiers de se livrer &amp;agrave; une v&amp;eacute;ritable orgie sp&amp;eacute;culative. Les gens ont emprunt&amp;eacute; pour investir dans l&amp;rsquo;immobilier ou pour leur consommation courante. Les investisseurs ont utilis&amp;eacute; la dette bon march&amp;eacute; pour investir dans des actifs &amp;agrave; plus haut rendement. Les pr&amp;ecirc;ts bancaires ont pris des proportions consid&amp;eacute;rables par rapport aux d&amp;eacute;p&amp;ocirc;ts des &amp;eacute;pargnants. Les activit&amp;eacute;s douteuses ont &amp;eacute;t&amp;eacute; tenues &amp;agrave; l&amp;rsquo;&amp;eacute;cart des bilans financiers de ces banques.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;D&amp;eacute;sormais, tout cela s&amp;rsquo;est invers&amp;eacute;. Tous les facteurs qui ont pouss&amp;eacute; l&amp;rsquo;&amp;eacute;conomie vers le haut se combinent &amp;agrave; pr&amp;eacute;sent pour cr&amp;eacute;er une spirale descendante. Le manque de cr&amp;eacute;dit menace de porter un coup d&amp;rsquo;arr&amp;ecirc;t s&amp;eacute;v&amp;egrave;re &amp;agrave; l&amp;rsquo;&amp;eacute;conomie. Si un ouvrier fait mal son travail, il est licenci&amp;eacute;. Mais quand les banquiers d&amp;eacute;truisent l&amp;rsquo;ensemble du syst&amp;egrave;me financier, ils s&amp;rsquo;attendent &amp;agrave; &amp;ecirc;tre r&amp;eacute;compens&amp;eacute;s. Les hommes aux beaux costumes qui ont fait des fortunes en sp&amp;eacute;culant avec l&amp;rsquo;argent des autres exigent &amp;agrave; pr&amp;eacute;sent que le contribuable les tire d&amp;rsquo;affaire. C&amp;rsquo;est une logique bien particuli&amp;egrave;re, que la plupart des gens trouvent tr&amp;egrave;s difficile &amp;agrave; comprendre.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Dans les ann&amp;eacute;es de croissance, d&amp;rsquo;&amp;eacute;normes profits ont &amp;eacute;t&amp;eacute; r&amp;eacute;alis&amp;eacute;s par les secteurs bancaire et financier. En 2006, aux Etats-Unis, les grandes banques ont, &amp;agrave; elles seules, r&amp;eacute;alis&amp;eacute; environ 40% de tous les profits. Dans ce secteur, les cadres dirigeants sont pay&amp;eacute;s 344 fois plus que l&amp;rsquo;employ&amp;eacute; am&amp;eacute;ricain moyen. Il y a trente ans, les PDG gagnaient en moyenne 35 fois le salaire d&amp;rsquo;un ouvrier. L&amp;rsquo;an pass&amp;eacute;, les PDG des 500 plus grosses soci&amp;eacute;t&amp;eacute;s ont gagn&amp;eacute;, en moyenne, 10,5 millions de dollars de &amp;laquo;&amp;nbsp;compensations&amp;nbsp;&amp;raquo; chacun.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Les banquiers veulent qu&amp;rsquo;on oublie tout cela et qu&amp;rsquo;on se concentre sur l&amp;rsquo;urgence qu&amp;rsquo;il y a &amp;agrave; sauver les banques. Tous les besoins pressants de la soci&amp;eacute;t&amp;eacute; doivent &amp;ecirc;tre mis de c&amp;ocirc;t&amp;eacute;, et toutes les richesses de la soci&amp;eacute;t&amp;eacute; doivent &amp;ecirc;tre mises &amp;agrave; la disposition des banquiers, dont les services rendus &amp;agrave; la soci&amp;eacute;t&amp;eacute; sont suppos&amp;eacute;s &amp;ecirc;tre beaucoup plus importants que ceux des infirmi&amp;egrave;res, des docteurs, des enseignants ou des ouvriers du b&amp;acirc;timent. En une semaine, les gouvernements de l&amp;rsquo;UE et des Etats-Unis ont d&amp;eacute;pens&amp;eacute; &lt;em class=&quot;spip&quot;&gt;l&amp;rsquo;&amp;eacute;quivalent de ce qui serait n&amp;eacute;cessaire pour soulager la faim dans le monde pendant pr&amp;egrave;s de 50 ans&lt;/em&gt;. Alors que des millions de personnes souffrent de la faim, les banquiers continuent de recevoir des salaires et des bonus faramineux. Ils maintiennent leur style de vie extravagant aux d&amp;eacute;pens du contribuable. La crise ne change rien &amp;agrave; cela.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;&amp;laquo;&amp;nbsp;Dans l&amp;rsquo;int&amp;eacute;r&amp;ecirc;t de tous&amp;nbsp;&amp;raquo;&amp;nbsp;?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;La plupart des gens ne sont pas convaincus par les arguments des banquiers et des politiciens. Ils vivent tr&amp;egrave;s mal le fait que le fruit de leur travail soit mis &amp;agrave; la disposition des banquiers et des riches. Mais d&amp;egrave;s qu&amp;rsquo;ils formulent une objection, ils font face au ch&amp;oelig;ur assourdissant des politiciens qui leur disent&amp;nbsp;: &amp;laquo;&amp;nbsp;il n&amp;rsquo;y a aucune alternative&amp;nbsp;&amp;raquo;. Cet argument est r&amp;eacute;p&amp;eacute;t&amp;eacute; si souvent et avec une telle insistance que cela fait taire la plupart des critiques &amp;ndash; d&amp;rsquo;autant que pratiquement tous les partis sont d&amp;rsquo;accord, &amp;agrave; ce sujet.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;D&amp;eacute;mocrates et r&amp;eacute;publicains, sociaux-d&amp;eacute;mocrates et chr&amp;eacute;tiens-d&amp;eacute;mocrates, conservateurs et travaillistes&amp;nbsp;: tous ont uni leurs forces dans une v&amp;eacute;ritable conspiration visant &amp;agrave; persuader le public qu&amp;rsquo;il est &amp;laquo;&amp;nbsp;dans l&amp;rsquo;int&amp;eacute;r&amp;ecirc;t de tous&amp;nbsp;&amp;raquo; que les travailleurs ordinaires se fassent rouler pour donner plus d&amp;rsquo;argent aux gangsters de la finance. &amp;laquo;&amp;nbsp;Nous avons besoin d&amp;rsquo;un syst&amp;egrave;me bancaire sain (c&amp;rsquo;est-&amp;agrave;-dire profitable)&amp;nbsp;&amp;raquo;, expliquent-ils. &amp;laquo;&amp;nbsp;Nous devons restaurer la confiance, ou bien nous aurons l&amp;rsquo;apocalypse demain matin.&amp;nbsp;&amp;raquo;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Ce genre d&amp;rsquo;argument a pour but de cr&amp;eacute;er une atmosph&amp;egrave;re de crainte et de panique, afin de rendre impossible toute discussion raisonnable. Mais que signifie vraiment cet argument&amp;nbsp;? D&amp;eacute;pouill&amp;eacute; de tout mensonge, il signifie seulement ceci&amp;nbsp;: puisque les banques sont entre les mains des riches, puisque les riches ne &amp;laquo;&amp;nbsp;risquent&amp;nbsp;&amp;raquo; leur argent que s&amp;rsquo;ils obtiennent en retour des profits importants, et puisqu&amp;rsquo;ils ne font pas de profits &amp;agrave; l&amp;rsquo;heure actuelle, mais seulement des pertes, le gouvernement doit intervenir et leur donner d&amp;rsquo;&amp;eacute;normes sommes d&amp;rsquo;argent afin de restaurer leurs profits &amp;ndash; et donc leur confiance. Alors, tout ira bien.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le c&amp;eacute;l&amp;egrave;bre &amp;eacute;conomiste am&amp;eacute;ricain John Kenneth Galbraith a r&amp;eacute;sum&amp;eacute; cet argument de la fa&amp;ccedil;on suivante&amp;nbsp;: &amp;laquo;&amp;nbsp;les pauvres ont trop d&amp;rsquo;argent, et les riches pas assez.&amp;nbsp;&amp;raquo; L&amp;rsquo;id&amp;eacute;e, c&amp;rsquo;est que si les riches s&amp;rsquo;enrichissent toujours plus, &amp;agrave; long terme une partie de leur richesse se diffusera vers le bas de la soci&amp;eacute;t&amp;eacute;, et nous en profiterons donc tous. Mais comme le faisait remarquer Keynes&amp;nbsp;: &amp;agrave; long terme, nous serons tous morts. En outre, l&amp;rsquo;exp&amp;eacute;rience a montr&amp;eacute; que cette th&amp;eacute;orie est fausse.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;L&amp;rsquo;id&amp;eacute;e qu&amp;rsquo;il serait absolument n&amp;eacute;cessaire de pomper d&amp;rsquo;&amp;eacute;normes sommes d&amp;rsquo;argent public pour les injecter dans les banques, sans quoi on risquerait la catastrophe &amp;ndash; cette id&amp;eacute;e ne convainc pas les hommes et les femmes ordinaires. Ils se posent cette question tr&amp;egrave;s simple&amp;nbsp;: pourquoi devrions-nous payer pour les erreurs des banquiers&amp;nbsp;? S&amp;rsquo;ils se sont mis tous seuls dans cette situation, ils doivent la r&amp;eacute;gler eux-m&amp;ecirc;mes. Outre une perte consid&amp;eacute;rable d&amp;rsquo;emplois dans les secteurs financier et tertiaire, la crise financi&amp;egrave;re affecte directement le niveau de vie des gens. La crise des march&amp;eacute;s boursiers a d&amp;eacute;j&amp;agrave; ruin&amp;eacute; les &amp;eacute;conomies de toute une section de la classe ouvri&amp;egrave;re et des classes moyennes.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;A ce jour, les organismes de retraite des Am&amp;eacute;ricains ont perdu au moins 2000 milliards de dollars. Cela signifie que des gens qui ont travaill&amp;eacute; dur toute leur vie, et qui ont &amp;eacute;conomis&amp;eacute; dans l&amp;rsquo;espoir d&amp;rsquo;une retraite relativement confortable, sont forc&amp;eacute;s de retarder leur d&amp;eacute;part &amp;agrave; la retraite. Lors d&amp;rsquo;un r&amp;eacute;cent sondage d&amp;rsquo;opinion, plus de la moiti&amp;eacute; des Am&amp;eacute;ricains interrog&amp;eacute;s ont dit s&amp;rsquo;inqui&amp;eacute;ter de devoir travailler plus longtemps du fait de la baisse de la valeur de leur &amp;eacute;pargne-retraite. Pr&amp;egrave;s d&amp;rsquo;une personne sur quatre d&amp;eacute;clare avoir augment&amp;eacute; son temps de travail hebdomadaire.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Beaucoup de gens font face &amp;agrave; des saisies immobili&amp;egrave;res. Si une famille perd sa maison, on dit que c&amp;rsquo;est le r&amp;eacute;sultat de son manque de prudence. Les lois d&amp;rsquo;airain du march&amp;eacute; et de &amp;laquo;&amp;nbsp;la survie du plus fort&amp;nbsp;&amp;raquo; la condamnent &amp;agrave; la rue. C&amp;rsquo;est une question priv&amp;eacute;e &amp;ndash; et non le probl&amp;egrave;me du gouvernement. Mais si une banque est ruin&amp;eacute;e par la sp&amp;eacute;culation vorace des banquiers, c&amp;rsquo;est un malheur &amp;eacute;pouvantable pour toute la soci&amp;eacute;t&amp;eacute;. En cons&amp;eacute;quence, toute la soci&amp;eacute;t&amp;eacute; doit s&amp;rsquo;unir pour la sauver. Telle est la logique absurde du capitalisme&amp;nbsp;!&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Il faut combattre cette tentative honteuse de placer le fardeau de la crise sur les &amp;eacute;paules de ceux qui peuvent le moins le supporter. Pour r&amp;eacute;soudre la crise, il faut arracher l&amp;rsquo;ensemble du syst&amp;egrave;me bancaire et financier des mains des sp&amp;eacute;culateurs et le soumettre au contr&amp;ocirc;le d&amp;eacute;mocratique de la soci&amp;eacute;t&amp;eacute;, pour qu&amp;rsquo;il puisse servir l&amp;rsquo;int&amp;eacute;r&amp;ecirc;t de la majorit&amp;eacute;, et non celui des riches.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt; &lt;em class=&quot;spip&quot;&gt;Nos revendications&amp;nbsp;:&lt;/em&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;1) Non aux plans de sauvetage pour les riches&amp;nbsp;! Nationalisation des banques et des soci&amp;eacute;t&amp;eacute;s d&amp;rsquo;assurance, sous le contr&amp;ocirc;le et la gestion d&amp;eacute;mocratique des salari&amp;eacute;s. Seuls les petits investisseurs doivent &amp;ecirc;tre indemnis&amp;eacute;s &amp;ndash; sur la base de besoins prouv&amp;eacute;s. La nationalisation des banques est la seule fa&amp;ccedil;on de garantir les d&amp;eacute;p&amp;ocirc;ts et les &amp;eacute;conomies des gens ordinaires. Les d&amp;eacute;cisions bancaires doivent &amp;ecirc;tre prises dans l&amp;rsquo;int&amp;eacute;r&amp;ecirc;t de la majorit&amp;eacute;, et non d&amp;rsquo;une minorit&amp;eacute; de riches parasites.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;2) Contr&amp;ocirc;le d&amp;eacute;mocratique des banques. Leurs conseils d&amp;rsquo;administration devraient &amp;ecirc;tre compos&amp;eacute;s de la fa&amp;ccedil;on suivante&amp;nbsp;: un tiers &amp;eacute;lu par les salari&amp;eacute;s de la banque&amp;nbsp;; un tiers &amp;eacute;lu par les syndicats, pour repr&amp;eacute;senter les int&amp;eacute;r&amp;ecirc;ts de toute la classe ouvri&amp;egrave;re&amp;nbsp;; et enfin un tiers repr&amp;eacute;sentant le gouvernement.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;3) Pour une suppression imm&amp;eacute;diate des bonus exorbitants. La r&amp;eacute;mun&amp;eacute;ration d&amp;rsquo;un dirigeant ne devrait pas d&amp;eacute;passer le salaire d&amp;rsquo;un travailleur qualifi&amp;eacute;. Pourquoi un banquier devrait-il gagner plus qu&amp;rsquo;un docteur ou un dentiste&amp;nbsp;? Si les banquiers ne sont pas pr&amp;ecirc;ts &amp;agrave; travailler sur ces bases, on doit leur montrer la porte et les remplacer par des dipl&amp;ocirc;m&amp;eacute;s qualifi&amp;eacute;s. Beaucoup cherchent du travail et d&amp;eacute;sirent servir la soci&amp;eacute;t&amp;eacute;.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;4) Une r&amp;eacute;duction imm&amp;eacute;diate des taux d&amp;rsquo;int&amp;eacute;r&amp;ecirc;t, qui devraient &amp;ecirc;tre limit&amp;eacute;s aux co&amp;ucirc;ts r&amp;eacute;els des op&amp;eacute;rations bancaires. Le cr&amp;eacute;dit bon march&amp;eacute; doit &amp;ecirc;tre disponible pour ceux qui en ont besoin, pour les petites entreprises et les travailleurs qui s&amp;rsquo;ach&amp;egrave;tent une maison &amp;ndash; pas pour les banquiers et les capitalistes.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;5) Droit au logement&amp;nbsp;: arr&amp;ecirc;t imm&amp;eacute;diat des saisies et des expulsions, r&amp;eacute;duction g&amp;eacute;n&amp;eacute;rale des loyers et programme massif de construction de logements sociaux abordables.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;La cause de la crise&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;La cause profonde de la crise ne r&amp;eacute;side pas dans le mauvais comportement de quelques individus. Si c&amp;rsquo;&amp;eacute;tait le cas, alors la solution serait simple&amp;nbsp;: il suffirait d&amp;rsquo;amener ces individus &amp;agrave; mieux se comporter, &amp;agrave; l&amp;rsquo;avenir. C&amp;rsquo;est d&amp;rsquo;ailleurs ce qu&amp;rsquo;a fait Gordon Brown, en appelant &amp;agrave; &amp;laquo;&amp;nbsp;la transparence, l&amp;rsquo;honn&amp;ecirc;tet&amp;eacute; et la responsabilit&amp;eacute;&amp;nbsp;&amp;raquo;. Mais tout le monde sait que la finance internationale est aussi transparente qu&amp;rsquo;un cloaque, et que la fraternit&amp;eacute; bancaire est aussi sinc&amp;egrave;re qu&amp;rsquo;une promesse de mafieux et aussi responsable qu&amp;rsquo;un joueur compulsif. Ceci dit, m&amp;ecirc;me si tous les banquiers &amp;eacute;taient des saints, cela ne changerait rien.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Il est faux d&amp;rsquo;attribuer la cause de la crise &amp;agrave; la cupidit&amp;eacute; et la corruption des banquiers (bien qu&amp;rsquo;ils soient extr&amp;ecirc;mement corrompus et cupides). C&amp;rsquo;est plut&amp;ocirc;t l&amp;rsquo;expression de la maladie de tout un syst&amp;egrave;me &amp;ndash; une expression de la crise organique du capitalisme. Le probl&amp;egrave;me n&amp;rsquo;est pas la cupidit&amp;eacute; de certaines personnes, le manque de liquidit&amp;eacute;s ou l&amp;rsquo;absence de confiance. Le probl&amp;egrave;me est que le syst&amp;egrave;me capitaliste se trouve dans une impasse compl&amp;egrave;te, &amp;agrave; l&amp;rsquo;&amp;eacute;chelle mondiale. La cause profonde de la crise, c&amp;rsquo;est le fait que le d&amp;eacute;veloppement des forces productives a d&amp;eacute;pass&amp;eacute; les limites &amp;eacute;troites de la propri&amp;eacute;t&amp;eacute; priv&amp;eacute;e capitaliste et de l&amp;rsquo;Etat-nation. La contraction du cr&amp;eacute;dit est souvent pr&amp;eacute;sent&amp;eacute;e comme la cause de la crise. Mais en fait, ce n&amp;rsquo;est que le sympt&amp;ocirc;me le plus visible. Les crises font partie int&amp;eacute;grante du syst&amp;egrave;me capitaliste.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Marx et Engels l&amp;rsquo;expliquaient d&amp;eacute;j&amp;agrave;, en leur temps&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;em class=&quot;spip&quot;&gt;&amp;laquo;&amp;nbsp;Les conditions bourgeoises de production et d&amp;rsquo;&amp;eacute;change, le r&amp;eacute;gime bourgeois de la propri&amp;eacute;t&amp;eacute;, la soci&amp;eacute;t&amp;eacute; bourgeoise moderne, qui a fait surgir de si puissants moyens de production et d&amp;rsquo;&amp;eacute;change, ressemblent au magicien qui ne sait plus dominer les puissances infernales qu&amp;rsquo;il a invoqu&amp;eacute;es. Depuis des dizaines d&amp;rsquo;ann&amp;eacute;es, l&amp;rsquo;histoire de l&amp;rsquo;industrie et du commerce n&amp;rsquo;est pas autre chose que l&amp;rsquo;histoire de la r&amp;eacute;volte des forces productives modernes contre les rapports modernes de production, contre le r&amp;eacute;gime de propri&amp;eacute;t&amp;eacute; qui conditionne l&amp;rsquo;existence de la bourgeoisie et sa domination.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;em class=&quot;spip&quot;&gt;&amp;laquo;&amp;nbsp;Il suffit de mentionner les crises commerciales qui, par leur retour p&amp;eacute;riodique, menacent de plus en plus l&amp;rsquo;existence de la soci&amp;eacute;t&amp;eacute; bourgeoise. Chaque crise d&amp;eacute;truit r&amp;eacute;guli&amp;egrave;rement non seulement une masse de produits d&amp;eacute;j&amp;agrave; cr&amp;eacute;&amp;eacute;s, mais encore une grande partie des forces productives d&amp;eacute;j&amp;agrave; existantes. Une &amp;eacute;pid&amp;eacute;mie qui, &amp;agrave; toute autre &amp;eacute;poque, e&amp;ucirc;t sembl&amp;eacute; une absurdit&amp;eacute;, s&amp;rsquo;abat sur la soci&amp;eacute;t&amp;eacute; &amp;ndash; l&amp;rsquo;&amp;eacute;pid&amp;eacute;mie de la surproduction. La soci&amp;eacute;t&amp;eacute; se trouve subitement ramen&amp;eacute;e &amp;agrave; un &amp;eacute;tat de barbarie momentan&amp;eacute;e&amp;nbsp;; on dirait qu&amp;rsquo;une famine, une guerre d&amp;rsquo;extermination lui ont coup&amp;eacute; tous ses moyens de subsistance&amp;nbsp;; l&amp;rsquo;industrie et le commerce semblent an&amp;eacute;antis. Et pourquoi&amp;nbsp;? Parce que la soci&amp;eacute;t&amp;eacute; a trop de civilisation, trop de moyens de subsistance, trop d&amp;rsquo;industrie, trop de commerce.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;em class=&quot;spip&quot;&gt;&amp;laquo;&amp;nbsp;Les forces productives dont elle dispose ne favorisent plus le r&amp;eacute;gime de la propri&amp;eacute;t&amp;eacute; bourgeoise&amp;nbsp;; au contraire, elles sont devenues trop puissantes pour ce r&amp;eacute;gime qui alors leur fait obstacle&amp;nbsp;; et toutes les fois que les forces productives sociales triomphent de cet obstacle, elles pr&amp;eacute;cipitent dans le d&amp;eacute;sordre la soci&amp;eacute;t&amp;eacute; bourgeoise tout enti&amp;egrave;re et menacent l&amp;rsquo;existence de la propri&amp;eacute;t&amp;eacute; bourgeoise. Le syst&amp;egrave;me bourgeois est devenu trop &amp;eacute;troit pour contenir les richesses cr&amp;eacute;&amp;eacute;es dans son sein. Comment la bourgeoisie surmonte-t-elle ces crises&amp;nbsp;? D&amp;rsquo;un c&amp;ocirc;t&amp;eacute;, en d&amp;eacute;truisant par la violence une masse de forces productives&amp;nbsp;; de l&amp;rsquo;autre, en conqu&amp;eacute;rant de nouveaux march&amp;eacute;s et en exploitant plus &amp;agrave; fond les anciens. A quoi cela aboutit&amp;nbsp;? A pr&amp;eacute;parer des crises plus g&amp;eacute;n&amp;eacute;rales et plus formidables et &amp;agrave; diminuer les moyens de les pr&amp;eacute;venir.&amp;nbsp;&amp;raquo;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Ce passage du &lt;em class=&quot;spip&quot;&gt;Manifeste du Parti Communiste&lt;/em&gt;, &amp;eacute;crit en 1848, est aussi actuel et pertinent aujourd&amp;rsquo;hui qu&amp;rsquo;&amp;agrave; l&amp;rsquo;&amp;eacute;poque. Il aurait pu &amp;ecirc;tre &amp;eacute;crit hier.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;La question la plus importante n&amp;rsquo;est pas le syst&amp;egrave;me bancaire, mais l&amp;rsquo;&amp;eacute;conomie r&amp;eacute;elle&amp;nbsp;: la production de biens et de services. Pour que les capitalistes fassent des profits, ces biens et services doivent trouver un march&amp;eacute;. Mais la demande est en forte baisse, et cette situation est aggrav&amp;eacute;e par le manque de cr&amp;eacute;dit. Nous sommes confront&amp;eacute;s &amp;agrave; une crise classique du capitalisme, qui a d&amp;eacute;j&amp;agrave; fait de nombreuses victimes innocentes. Aux Etats-Unis, l&amp;rsquo;effondrement des prix de l&amp;rsquo;immobilier a entra&amp;icirc;n&amp;eacute; une crise de l&amp;rsquo;industrie de la construction, qui a d&amp;eacute;truit des centaines de milliers d&amp;rsquo;emplois. L&amp;rsquo;industrie automobile est en crise, elle aussi&amp;nbsp;: les ventes, aux Etats-Unis, sont &amp;agrave; leur plus bas niveau depuis 16 ans. Cela entra&amp;icirc;ne une baisse de la demande d&amp;rsquo;acier, de plastique, de caoutchouc, d&amp;rsquo;&amp;eacute;lectricit&amp;eacute;, de p&amp;eacute;trole et d&amp;rsquo;autres produits. Il y aura un effet d&amp;rsquo;entra&amp;icirc;nement sur l&amp;rsquo;ensemble de l&amp;rsquo;&amp;eacute;conomie, avec une flamb&amp;eacute;e du ch&amp;ocirc;mage et une chute du niveau de vie des masses.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Anarchie capitaliste&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Ces trente derni&amp;egrave;res ann&amp;eacute;es, on nous a expliqu&amp;eacute; que le meilleur syst&amp;egrave;me &amp;eacute;conomique possible est cette chose ayant pour nom &amp;laquo;&amp;nbsp;&amp;eacute;conomie de march&amp;eacute;&amp;nbsp;&amp;raquo;. Depuis la fin des ann&amp;eacute;es 1970, la bourgeoise avait pour &lt;em class=&quot;spip&quot;&gt;mantra&lt;/em&gt;&amp;nbsp;: &amp;laquo;&amp;nbsp;laissons les march&amp;eacute;s fonctionner&amp;nbsp;&amp;raquo; et &amp;laquo;&amp;nbsp;tenons l&amp;rsquo;Etat &amp;agrave; l&amp;rsquo;&amp;eacute;cart de l&amp;rsquo;&amp;eacute;conomie.&amp;nbsp;&amp;raquo; Le march&amp;eacute; &amp;eacute;tait cens&amp;eacute; poss&amp;eacute;der des pouvoirs magiques lui permettant d&amp;rsquo;organiser les forces productives sans aucune intervention de l&amp;rsquo;Etat. Cette id&amp;eacute;e est aussi vieille qu&amp;rsquo;Adam Smith qui, au XVIIIe si&amp;egrave;cle, &amp;eacute;voquait la &amp;laquo;&amp;nbsp;main invisible du march&amp;eacute;.&amp;nbsp;&amp;raquo; Les politiciens et les &amp;eacute;conomistes se vantaient d&amp;rsquo;avoir aboli les cycles &amp;eacute;conomiques.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Pour eux, il n&amp;rsquo;&amp;eacute;tait pas question d&amp;rsquo;introduire la moindre r&amp;eacute;gulation. Au contraire, ils exigeaient haut et fort que toute r&amp;eacute;gulation soit &amp;eacute;limin&amp;eacute;e, comme &amp;laquo;&amp;nbsp;pr&amp;eacute;judiciable &amp;agrave; l&amp;rsquo;&amp;eacute;conomie de march&amp;eacute;&amp;nbsp;&amp;raquo;. Ils jet&amp;egrave;rent donc toutes les r&amp;eacute;gulations dans un grand b&amp;ucirc;cher et permirent aux &amp;laquo;&amp;nbsp;libres forces du march&amp;eacute;&amp;nbsp;&amp;raquo; de r&amp;eacute;gner. La soif de profit fit le reste. D&amp;rsquo;&amp;eacute;normes quantit&amp;eacute;s de capitaux pass&amp;egrave;rent d&amp;rsquo;un continent &amp;agrave; un autre, sans aucune entrave. D&amp;rsquo;un clic de souris, des industries &amp;eacute;taient d&amp;eacute;truites et des monnaies nationales sabord&amp;eacute;es. C&amp;rsquo;est ce que Marx appelait l&amp;rsquo;anarchie du capitalisme. Nous en voyons aujourd&amp;rsquo;hui les r&amp;eacute;sultats.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Une tr&amp;egrave;s ancienne loi, l&amp;rsquo;instinct gr&amp;eacute;gaire, r&amp;eacute;git le comportement des march&amp;eacute;s. La moindre odeur d&amp;rsquo;un lion r&amp;ocirc;dant dans la brousse jettera le troupeau de gnous dans un &amp;eacute;tat de panique que rien ne calmera. C&amp;rsquo;est ce genre de m&amp;eacute;canisme qui d&amp;eacute;termine le sort de millions de personnes. Telle est la r&amp;eacute;alit&amp;eacute; brute de l&amp;rsquo;&amp;eacute;conomie de march&amp;eacute;. Comme les b&amp;ecirc;tes sauvages sentent l&amp;rsquo;odeur du lion, les march&amp;eacute;s sentent l&amp;rsquo;imminence d&amp;rsquo;une r&amp;eacute;cession. La perspective d&amp;rsquo;une r&amp;eacute;cession est la v&amp;eacute;ritable cause de la panique. Une fois que cela se produit, rien ne peut l&amp;rsquo;arr&amp;ecirc;ter. Tous les discours, toutes les baisses de taux d&amp;rsquo;int&amp;eacute;r&amp;ecirc;t et toutes les aides aux banques n&amp;rsquo;auront aucun effet sur les march&amp;eacute;s financiers. Ceux-ci y liront la peur des gouvernements et des Banques Centrales &amp;ndash; et ils en tireront les conclusions n&amp;eacute;cessaires.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;La concurrence entre places financi&amp;egrave;res &amp;eacute;tait cens&amp;eacute;e garantir un fonctionnement efficace du march&amp;eacute;, gr&amp;acirc;ce &amp;agrave; sa &amp;laquo;&amp;nbsp;main invisible&amp;nbsp;&amp;raquo;. Mais &amp;agrave; l&amp;rsquo;&amp;eacute;t&amp;eacute; 2007, la faillite des politiques de &amp;laquo;&amp;nbsp;laisser-faire&amp;nbsp;&amp;raquo; a &amp;eacute;t&amp;eacute; cruellement r&amp;eacute;v&amp;eacute;l&amp;eacute;e. D&amp;eacute;sormais, ils s&amp;rsquo;auto-flagellent et se lamentent tous face aux cons&amp;eacute;quences de leurs propres actions. Ils pr&amp;eacute;sentent &amp;agrave; la soci&amp;eacute;t&amp;eacute; la facture des politiques par lesquelles les capitalistes et leurs repr&amp;eacute;sentants politiques ont tent&amp;eacute; de maintenir le boom en faisant gonfler diff&amp;eacute;rentes bulles sp&amp;eacute;culatives. Tous ont &amp;eacute;t&amp;eacute; impliqu&amp;eacute;s dans cette fraude massive. R&amp;eacute;publicains et d&amp;eacute;mocrates, travaillistes et conservateurs, sociaux-d&amp;eacute;mocrates et anciens &amp;laquo;&amp;nbsp;communistes&amp;nbsp;&amp;raquo;&amp;nbsp;: tous ont soutenu l&amp;rsquo;&amp;eacute;conomie de march&amp;eacute; et acclam&amp;eacute; le joyeux carnaval des profits.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Il est tr&amp;egrave;s facile d&amp;rsquo;&amp;ecirc;tre sage apr&amp;egrave;s les &amp;eacute;v&amp;eacute;nements&amp;nbsp;: tous les ivrognes le sont, le lendemain d&amp;rsquo;une cuite. Apr&amp;egrave;s quoi ils jurent tous qu&amp;rsquo;ils ont appris la le&amp;ccedil;on et ne reboiront plus &amp;ndash; une excellente r&amp;eacute;solution qu&amp;rsquo;ils envisagent sinc&amp;egrave;rement de respecter, jusqu&amp;rsquo;&amp;agrave; leur prochaine cuite. Aujourd&amp;rsquo;hui, les &amp;laquo;&amp;nbsp;r&amp;eacute;gulateurs financiers&amp;nbsp;&amp;raquo; scrutent jusqu&amp;rsquo;aux plus petits d&amp;eacute;tails des affaires bancaires &amp;ndash; apr&amp;egrave;s la d&amp;eacute;b&amp;acirc;cle. Mais o&amp;ugrave; &amp;eacute;taient-ils et que faisaient-ils, avant la crise&amp;nbsp;?&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;A pr&amp;eacute;sent, tout le monde accuse les banquiers avides d&amp;rsquo;avoir provoqu&amp;eacute; la crise. Mais hier, ces m&amp;ecirc;mes banquiers cupides &amp;eacute;taient unanimement salu&amp;eacute;s comme les sauveurs de la nation, les cr&amp;eacute;ateurs de richesses, ceux qui prennent des risques et cr&amp;eacute;ent des emplois. A la City de Londres et &amp;agrave; Wall Street, de nombreux emplois vont &amp;ecirc;tre supprim&amp;eacute;s. Mais les traders ont gagn&amp;eacute; des millions en bonus sur des op&amp;eacute;rations sp&amp;eacute;culatives &amp;agrave; court terme. Et les sup&amp;eacute;rieurs hi&amp;eacute;rarchiques des traders, dans les conseils d&amp;rsquo;administration, ont laiss&amp;eacute; tourner ce casino parce que leurs propres r&amp;eacute;mun&amp;eacute;rations &amp;eacute;taient li&amp;eacute;es &amp;agrave; ces op&amp;eacute;rations &amp;agrave; court terme.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Les autorit&amp;eacute;s tentent d&amp;eacute;sormais d&amp;rsquo;imposer des restrictions aux r&amp;eacute;mun&amp;eacute;rations des banquiers, comme un prix &amp;agrave; payer pour leur sauvetage. Ils le font, non pas par principe ou par conviction, mais parce qu&amp;rsquo;ils craignent la r&amp;eacute;action du public &amp;agrave; l&amp;rsquo;&amp;eacute;norme scandale que constitue le versement de primes, &amp;agrave; partir de fonds publics, &amp;agrave; des gens qui ont plong&amp;eacute; l&amp;rsquo;&amp;eacute;conomie dans le chaos. Les patrons sont g&amp;eacute;n&amp;eacute;ralement insensibles &amp;agrave; la col&amp;egrave;re et &amp;agrave; la haine qui montent des profondeurs de la soci&amp;eacute;t&amp;eacute;. A tout le moins, ils y sont indiff&amp;eacute;rents. Mais les politiciens ne peuvent pas se permettre d&amp;rsquo;&amp;ecirc;tre totalement indiff&amp;eacute;rents &amp;agrave; l&amp;rsquo;&amp;eacute;gard de citoyens qui peuvent les &amp;eacute;jecter, lors des prochaines &amp;eacute;ch&amp;eacute;ances &amp;eacute;lectorales.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Leur probl&amp;egrave;me, c&amp;rsquo;est qu&amp;rsquo;il est impossible de r&amp;eacute;glementer l&amp;rsquo;anarchie capitaliste. Ils se plaignent de la cupidit&amp;eacute; des patrons, mais la cupidit&amp;eacute; est au c&amp;oelig;ur de l&amp;rsquo;&amp;eacute;conomie de march&amp;eacute;, et ne tol&amp;egrave;re aucune entrave. Toute tentative de limiter les primes et r&amp;eacute;mun&amp;eacute;rations &amp;laquo;&amp;nbsp;excessives&amp;nbsp;&amp;raquo; sera sabot&amp;eacute;e. Le march&amp;eacute; exprimera sa d&amp;eacute;sapprobation par une chute brutale des actions. Cela captera l&amp;rsquo;attention des gouvernements et leur rappellera qui est le vrai Electorat&amp;nbsp;: ceux qui poss&amp;egrave;dent les richesses. Quand, une ann&amp;eacute;e, un travailleur sacrifie une augmentation de salaire, cet argent est perdu &amp;agrave; jamais. Mais cette r&amp;egrave;gle ne s&amp;rsquo;applique pas aux banquiers et aux capitalistes. M&amp;ecirc;me si, exceptionnellement, ils acceptent de limiter leurs primes cette ann&amp;eacute;e, ils compenseront ce grand &amp;laquo;&amp;nbsp;sacrifice&amp;nbsp;&amp;raquo; en augmentant leurs primes l&amp;rsquo;ann&amp;eacute;e prochaine. Cela ne pr&amp;eacute;sente aucune difficult&amp;eacute;, pour eux.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;L&amp;rsquo;id&amp;eacute;e que les hommes et les femmes sont incapables de mieux organiser la soci&amp;eacute;t&amp;eacute; est une monstrueuse calomnie contre l&amp;rsquo;humanit&amp;eacute;. Depuis 10 000 ans, l&amp;rsquo;humanit&amp;eacute; s&amp;rsquo;est r&amp;eacute;v&amp;eacute;l&amp;eacute;e capable de surmonter chaque obstacle et de progresser vers l&amp;rsquo;objectif final de la libert&amp;eacute;. Les merveilleuses d&amp;eacute;couvertes de la science et de la technologie nous ouvrent la possibilit&amp;eacute; de r&amp;eacute;soudre tous les probl&amp;egrave;mes qui nous ont tourment&amp;eacute;s depuis des si&amp;egrave;cles et des mill&amp;eacute;naires. Mais ce potentiel colossal ne pourra jamais &amp;ecirc;tre pleinement d&amp;eacute;velopp&amp;eacute; tant qu&amp;rsquo;il sera subordonn&amp;eacute; &amp;agrave; la loi du profit.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Pour une vie meilleure&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Dans leurs efforts pour d&amp;eacute;fendre le capitalisme, certains commentateurs n&amp;rsquo;h&amp;eacute;sitent pas &amp;agrave; accuser les consommateurs d&amp;rsquo;&amp;ecirc;tre responsables de la crise. &amp;laquo;&amp;nbsp;Nous sommes tous coupables&amp;nbsp;&amp;raquo;, affirment-ils sans sourciller. Apr&amp;egrave;s tout, expliquent-ils, personne ne nous a oblig&amp;eacute;s &amp;agrave; acheter un logement ou &amp;agrave; partir en vacances. Mais dans une situation o&amp;ugrave; l&amp;rsquo;&amp;eacute;conomie se d&amp;eacute;veloppe rapidement, o&amp;ugrave; le cr&amp;eacute;dit n&amp;rsquo;est pas cher, tous les pauvres sont tent&amp;eacute;s de &amp;laquo;&amp;nbsp;vivre au-dessus de leurs moyens&amp;nbsp;&amp;raquo;. De fait, il y a m&amp;ecirc;me eu une p&amp;eacute;riode o&amp;ugrave;, aux Etats-Unis, les taux d&amp;rsquo;int&amp;eacute;r&amp;ecirc;ts r&amp;eacute;els &amp;eacute;taient n&amp;eacute;gatifs (inf&amp;eacute;rieurs &amp;agrave; l&amp;rsquo;inflation), ce qui signifie qu&amp;rsquo;il &amp;eacute;tait d&amp;eacute;savantageux de ne pas s&amp;rsquo;endetter&amp;nbsp;!&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le capitalisme cr&amp;eacute;e sans cesse de nouveaux besoins, et la publicit&amp;eacute; est d&amp;eacute;sormais une immense industrie qui utilise les m&amp;eacute;thodes les plus sophistiqu&amp;eacute;es pour convaincre les consommateurs qu&amp;rsquo;ils ont besoin de ceci ou de cela. Le style de vie des riches &amp;laquo;&amp;nbsp;c&amp;eacute;l&amp;eacute;brit&amp;eacute;s&amp;nbsp;&amp;raquo; est expos&amp;eacute; au regard des pauvres, qu&amp;rsquo;on soumet &amp;agrave; un lavage de cerveau pour qu&amp;rsquo;ils d&amp;eacute;sirent des choses qu&amp;rsquo;ils n&amp;rsquo;auront jamais. Apr&amp;egrave;s quoi les hypocrites bourgeois pointent un doigt accusateur sur les masses qui, comme Tantale, sont accus&amp;eacute;es de contempler un banquet tout en mourant de faim et de soif.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Il n&amp;rsquo;y a rien d&amp;rsquo;immoral ou d&amp;rsquo;illogique &amp;agrave; souhaiter une vie meilleure. Si les hommes n&amp;rsquo;aspiraient pas constamment &amp;agrave; de meilleures conditions de vie, il n&amp;rsquo;y aurait aucun progr&amp;egrave;s. Nous n&amp;rsquo;avons qu&amp;rsquo;une vie, et il est bien normal qu&amp;rsquo;on veuille l&amp;rsquo;am&amp;eacute;liorer. Si nous ne pouvions aspirer &amp;agrave; rien de plus que ce que nous avons aujourd&amp;rsquo;hui, les perspectives de l&amp;rsquo;humanit&amp;eacute; seraient bien sinistres. Ce qui, par contre, est clairement immoral et inhumain, c&amp;rsquo;est la foire d&amp;rsquo;empoigne et l&amp;rsquo;avidit&amp;eacute; individuelle que cr&amp;eacute;e le capitalisme, o&amp;ugrave; le progr&amp;egrave;s humain est soumis &amp;agrave; l&amp;rsquo;avidit&amp;eacute; d&amp;rsquo;une minorit&amp;eacute; de parasites.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;La classe capitaliste croit &amp;agrave; la pr&amp;eacute;tendue &amp;laquo;&amp;nbsp;survie du plus m&amp;eacute;ritant&amp;nbsp;&amp;raquo;. Or en r&amp;eacute;alit&amp;eacute;, il s&amp;rsquo;agit de la survie, non des plus m&amp;eacute;ritants ou des plus intelligents, mais des plus riches, aussi stupides et incapables soient-ils, alors que tant de gens talentueux et intelligents meurent en cours de route. On cultive syst&amp;eacute;matiquement l&amp;rsquo;id&amp;eacute;e selon laquelle mon avancement personnel doit se faire au d&amp;eacute;triment de tous les autres, si bien qu&amp;rsquo;il serait n&amp;eacute;cessaire, pour progresser, d&amp;rsquo;&amp;eacute;craser les autres. Ce type d&amp;rsquo;individualisme bourgeois constitue la base psychologique et morale de bien des maux qui affectent la soci&amp;eacute;t&amp;eacute;, rongent ses entrailles et l&amp;rsquo;abaissent au niveau d&amp;rsquo;une barbarie primitive. C&amp;rsquo;est la morale du &amp;laquo;&amp;nbsp;chacun pour soi et sauve qui peut&amp;nbsp;&amp;raquo;.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Cette mis&amp;eacute;rable caricature de la s&amp;eacute;lection naturelle est une insulte &amp;agrave; la m&amp;eacute;moire de Charles Darwin. De fait, ce n&amp;rsquo;est pas la comp&amp;eacute;tition mais la coop&amp;eacute;ration qui fut la cl&amp;eacute; de la survie et du d&amp;eacute;veloppement de la race humaine, d&amp;egrave;s ses origines. Nos tr&amp;egrave;s vieux anc&amp;ecirc;tres des savanes d&amp;rsquo;Afrique orientale (dont nous descendons tous) &amp;eacute;taient des cr&amp;eacute;atures petites et faibles. Ils n&amp;rsquo;avaient ni griffes, ni dents puissantes. Ils ne couraient pas aussi vite que les animaux dont ils se nourrissaient &amp;ndash; ou qui voulaient se nourrir d&amp;rsquo;eux. D&amp;rsquo;apr&amp;egrave;s la th&amp;eacute;orie de la &amp;laquo;&amp;nbsp;survie du plus m&amp;eacute;ritant&amp;nbsp;&amp;raquo;, notre esp&amp;egrave;ce aurait d&amp;ucirc; s&amp;rsquo;&amp;eacute;teindre il y a quelque trois millions d&amp;rsquo;ann&amp;eacute;es. Le principal avantage de nos anc&amp;ecirc;tres, du point de vue de l&amp;rsquo;&amp;eacute;volution, c&amp;rsquo;&amp;eacute;tait la coop&amp;eacute;ration et la production sociale. Dans ces conditions, l&amp;rsquo;individualisme aurait signifi&amp;eacute; la mort.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Changements de la conscience&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Il faut poser une question simple aux partisans de la th&amp;eacute;orie de la &amp;laquo;&amp;nbsp;survie du plus m&amp;eacute;ritant&amp;nbsp;&amp;raquo;&amp;nbsp;: comment se fait-il qu&amp;rsquo;on ne laisse pas mourir des banques qui se sont r&amp;eacute;v&amp;eacute;l&amp;eacute;es &lt;em class=&quot;spip&quot;&gt;compl&amp;egrave;tement inaptes &amp;agrave; la survie&lt;/em&gt;&amp;nbsp;? Pourquoi faut-il &amp;agrave; tout prix les sauver gr&amp;acirc;ce &amp;agrave; une g&amp;eacute;n&amp;eacute;rosit&amp;eacute; qui, dans nos soci&amp;eacute;t&amp;eacute;s, n&amp;rsquo;est pas suppos&amp;eacute;e exister&amp;nbsp;? Pour sauver des banques en d&amp;eacute;route, dirig&amp;eacute;es par des banquiers stupides et inefficaces, la grande majorit&amp;eacute; &amp;ndash; intelligente, m&amp;eacute;ritante et laborieuse &amp;ndash; est suppos&amp;eacute;e se sacrifier avec joie. Mais cette majorit&amp;eacute; n&amp;rsquo;est pas du tout convaincue que pour servir cette cause, elle doit se passer de choses telles que des &amp;eacute;coles et des h&amp;ocirc;pitaux, et accepter un r&amp;eacute;gime d&amp;rsquo;aust&amp;eacute;rit&amp;eacute; pendant une dur&amp;eacute;e ind&amp;eacute;termin&amp;eacute;e.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;La signification des chocs &amp;eacute;conomiques que les journaux et la t&amp;eacute;l&amp;eacute;vision annoncent chaque jour est assez claire pour tous&amp;nbsp;: le syst&amp;egrave;me actuel ne fonctionne pas. Pour utiliser une expression am&amp;eacute;ricaine&amp;nbsp;: ce syst&amp;egrave;me &amp;laquo;&amp;nbsp;ne livre pas la marchandise&amp;nbsp;&amp;raquo;. Il n&amp;rsquo;y a pas d&amp;rsquo;argent pour la sant&amp;eacute;, l&amp;rsquo;&amp;eacute;ducation publique ou les retraites &amp;ndash; mais pour Wall Street, il y a tout l&amp;rsquo;argent du monde. Comme le dit le grand &amp;eacute;crivain am&amp;eacute;ricain Gore Vidal, nous avons le socialisme pour les riches et la libre-entreprise pour les pauvres.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Beaucoup de gens ordinaires tirent les bonnes conclusions de cette situation. Ils commencent &amp;agrave; remettre en cause le syst&amp;egrave;me capitaliste et cherchent des alternatives. Malheureusement, il n&amp;rsquo;y a aucune alternative imm&amp;eacute;diatement &amp;eacute;vidente. Aux Etats-Unis, les gens se tournent vers Obama et les D&amp;eacute;mocrates. Mais les R&amp;eacute;publicains et les D&amp;eacute;mocrates ne sont que les pieds droit et gauche du grand capital. Comme l&amp;rsquo;&amp;eacute;crit Gore Vidal&amp;nbsp;: &amp;laquo;&amp;nbsp;dans notre R&amp;eacute;publique, il n&amp;rsquo;y a qu&amp;rsquo;un seul parti, le Parti de la Propri&amp;eacute;t&amp;eacute;, avec deux ailes droites.&amp;nbsp;&amp;raquo; Obama et McCain ont tous deux soutenu le plan de sauvetage de 700 milliards de dollars au profit des capitalistes. Ils repr&amp;eacute;sentent les m&amp;ecirc;mes int&amp;eacute;r&amp;ecirc;ts fondamentaux, et ne divergent l&amp;eacute;g&amp;egrave;rement que sur des questions tactiques.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Tout cela aura de puissants effets sur la conscience des gens. C&amp;rsquo;est une proposition &amp;eacute;l&amp;eacute;mentaire du marxisme que la conscience humaine est profond&amp;eacute;ment conservatrice. En g&amp;eacute;n&amp;eacute;ral, les gens n&amp;rsquo;aiment pas le changement. Les habitudes, les traditions et la routine p&amp;egrave;sent de tout leur poids sur les id&amp;eacute;es politiques des masses, qui r&amp;eacute;sistent normalement &amp;agrave; la perspective de modifications importantes dans leurs vies et leurs habitudes. Mais lorsque de grands &amp;eacute;v&amp;eacute;nements &amp;eacute;branlent jusqu&amp;rsquo;aux fondations de la soci&amp;eacute;t&amp;eacute;, les gens sont oblig&amp;eacute;s de r&amp;eacute;viser leurs vieilles id&amp;eacute;es et leurs vieux pr&amp;eacute;jug&amp;eacute;s.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Nous sommes pr&amp;eacute;cis&amp;eacute;ment entr&amp;eacute;s dans une telle p&amp;eacute;riode. La longue p&amp;eacute;riode de prosp&amp;eacute;rit&amp;eacute; relative, qui, dans les pays capitalistes avanc&amp;eacute;s, a dur&amp;eacute; plus de deux d&amp;eacute;cennies &amp;ndash; abstraction faite de la l&amp;eacute;g&amp;egrave;re r&amp;eacute;cession de 2001 &amp;ndash; a laiss&amp;eacute; sa marque. Malgr&amp;eacute; les injustices flagrantes du capitalisme, malgr&amp;eacute; les longues heures de travail, l&amp;rsquo;intensification de l&amp;rsquo;exploitation, les in&amp;eacute;galit&amp;eacute;s criantes, la richesse obsc&amp;egrave;ne de quelques-uns face au d&amp;eacute;veloppement de la grande pauvret&amp;eacute;, malgr&amp;eacute; tout cela, la plupart des gens pensaient que l&amp;rsquo;&amp;eacute;conomie de march&amp;eacute; fonctionnait et pouvait m&amp;ecirc;me leur b&amp;eacute;n&amp;eacute;ficier. C&amp;rsquo;&amp;eacute;tait particuli&amp;egrave;rement le cas aux Etats-Unis. Mais &amp;agrave; pr&amp;eacute;sent, un nombre croissant de gens perd ces illusions.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[...]&lt;/p&gt;</description>
            <pubDate>Fri, 26 Dec 2008 06:43:42 +0100</pubDate>
        </item>
        <item>
            <title>Congrès du PSUV : les masses vénézuéliennes poussent à l’action révolutionnaire (Patrick ...</title>
            <link>http://www.sbqc.org/sbqhov2/index.php?module=newsmodule&amp;action=view&amp;id=356&amp;src=@random45bd91746e505</link>
            <description>&lt;p&gt;&lt;img border=&quot;0&quot; class=&quot;imgart&quot; alt=&quot;Congr&amp;egrave;s du PSUV&amp;nbsp;: les masses v&amp;eacute;n&amp;eacute;zu&amp;eacute;liennes poussent &amp;agrave; l&amp;rsquo;action r&amp;eacute;volutionnaire&quot; src=&quot;http://www.lariposte.com/IMG/arton1009.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le congr&amp;egrave;s fondateur du PSUV (Parti Socialiste Unifi&amp;eacute; du Venezuela) aura dur&amp;eacute; deux mois. C&amp;rsquo;&amp;eacute;tait un &amp;eacute;v&amp;eacute;nement d&amp;rsquo;une importance historique. Pr&amp;egrave;s de 1800 d&amp;eacute;l&amp;eacute;gu&amp;eacute;s repr&amp;eacute;sentant un total de 5,6 millions d&amp;rsquo;adh&amp;eacute;rents se sont r&amp;eacute;unis tous les week-ends, depuis d&amp;eacute;but janvier, pour discuter les questions cruciales qui se posent &amp;agrave; la r&amp;eacute;volution v&amp;eacute;n&amp;eacute;zu&amp;eacute;lienne&amp;nbsp;: quels types de programme, de m&amp;eacute;thodes, d&amp;rsquo;id&amp;eacute;ologie et d&amp;rsquo;organisation sont n&amp;eacute;cessaires afin d&amp;rsquo;accomplir la r&amp;eacute;volution et avancer vers le socialisme.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le congr&amp;egrave;s s&amp;rsquo;est termin&amp;eacute; le dimanche 2 mars. Les d&amp;eacute;l&amp;eacute;gu&amp;eacute;s sont retourn&amp;eacute;s dans leurs r&amp;eacute;gions afin de poursuivre le travail et mettre en pratique les d&amp;eacute;cisions du congr&amp;egrave;s. Le dimanche suivant, le 9 mars, la direction nationale du PSUV a &amp;eacute;t&amp;eacute; &amp;eacute;lue.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Contexte r&amp;eacute;volutionnaire&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le congr&amp;egrave;s du PSUV n&amp;rsquo;a pas eu lieu dans une situation &amp;laquo;&amp;nbsp;normale&amp;nbsp;&amp;raquo;, mais dans un contexte r&amp;eacute;volutionnaire. Dans la plupart des pays europ&amp;eacute;ens, les congr&amp;egrave;s des partis socialistes ou communistes sont en g&amp;eacute;n&amp;eacute;ral des &amp;eacute;crans de fum&amp;eacute;e, de grandes pi&amp;egrave;ces de th&amp;eacute;&amp;acirc;tre destin&amp;eacute;es &amp;agrave; &amp;laquo;&amp;nbsp;calmer&amp;nbsp;&amp;raquo; la base, et dont la plupart des r&amp;eacute;sultats sont d&amp;eacute;cid&amp;eacute;s &amp;agrave; l&amp;rsquo;avance par la bureaucratie parlementaire et les permanents. Ces congr&amp;egrave;s ressemblent souvent davantage &amp;agrave; des show t&amp;eacute;l&amp;eacute;vis&amp;eacute;s qu&amp;rsquo;&amp;agrave; un v&amp;eacute;ritable processus de discussions politiques et de prises de d&amp;eacute;cisions d&amp;eacute;mocratiques.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Au Venezuela, les choses sont tr&amp;egrave;s diff&amp;eacute;rentes. Non que tout soit parfait et s&amp;rsquo;encha&amp;icirc;ne de fa&amp;ccedil;on lin&amp;eacute;aire. Comme nous le verrons, une bureaucratie a &amp;eacute;galement &amp;eacute;merg&amp;eacute; dans le PSUV. Et si elle n&amp;rsquo;est pas arr&amp;ecirc;t&amp;eacute;e &amp;agrave; temps, elle finira par d&amp;eacute;truire la r&amp;eacute;volution de l&amp;rsquo;int&amp;eacute;rieur. Cependant, un &amp;eacute;l&amp;eacute;ment essentiel de la situation actuelle, c&amp;rsquo;est que cette bureaucratie n&amp;rsquo;est pas encore dans une position o&amp;ugrave; elle peut faire ce qu&amp;rsquo;elle veut du parti. Pourquoi&amp;nbsp;? Parce qu&amp;rsquo;au Venezuela, une situation r&amp;eacute;volutionnaire pousse &amp;agrave; l&amp;rsquo;action des millions d&amp;rsquo;ouvriers, de jeunes, de paysans, d&amp;rsquo;intellectuels et de pauvres.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Comme l&amp;rsquo;expliquait Trotsky, une r&amp;eacute;volution est un processus o&amp;ugrave; les masses font irruption dans l&amp;rsquo;ar&amp;egrave;ne politique pour tenter de prendre leur destin&amp;eacute;e en main. C&amp;rsquo;est cette &amp;eacute;norme pression de la base qui a donn&amp;eacute; forme au PSUV &amp;ndash; et qui s&amp;rsquo;est refl&amp;eacute;t&amp;eacute;e lors de son congr&amp;egrave;s. La cr&amp;eacute;ation du PSUV est elle-m&amp;ecirc;me le r&amp;eacute;sultat du discr&amp;eacute;dit qui frappait les anciens partis bolivariens et de l&amp;rsquo;aspiration des masses r&amp;eacute;volutionnaires &amp;agrave; une d&amp;eacute;mocratie v&amp;eacute;ritable &amp;agrave; l&amp;rsquo;int&amp;eacute;rieur du mouvement. Cette aspiration &amp;eacute;tait dirig&amp;eacute;e contre la direction droiti&amp;egrave;re et non-&amp;eacute;lue du mouvement. Chavez, qui en &amp;eacute;tait conscient, a propos&amp;eacute; la formation du PSUV comme un moyen de donner le pouvoir &amp;agrave; la base. Et cela s&amp;rsquo;est refl&amp;eacute;t&amp;eacute; dans la mani&amp;egrave;re dont fut organis&amp;eacute; le congr&amp;egrave;s&amp;nbsp;: plus de deux mois de discussions&amp;nbsp;; des d&amp;eacute;l&amp;eacute;gu&amp;eacute;s &amp;eacute;lus par la base et r&amp;eacute;vocables&amp;nbsp;; dans beaucoup d&amp;rsquo;endroits, des assembl&amp;eacute;es hebdomadaires au cours desquelles les d&amp;eacute;l&amp;eacute;gu&amp;eacute;s rendaient compte &amp;agrave; leur base des questions discut&amp;eacute;es. Le processus de discussion a impliqu&amp;eacute; des centaines de milliers de personnes, si ce n&amp;rsquo;est des millions. La bureaucratie bolivarienne n&amp;rsquo;&amp;eacute;tait clairement pas tr&amp;egrave;s contente de tout cela, et a tent&amp;eacute; &amp;agrave; chaque &amp;eacute;tape de faire &amp;eacute;chouer le processus et de limiter le pouvoir des d&amp;eacute;l&amp;eacute;gu&amp;eacute;s.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Humeur militante des d&amp;eacute;l&amp;eacute;gu&amp;eacute;s&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Un &amp;eacute;l&amp;eacute;ment a domin&amp;eacute; toutes les sessions et discussions du congr&amp;egrave;s&amp;nbsp;: la lutte entre, d&amp;rsquo;une part, la majorit&amp;eacute; des d&amp;eacute;l&amp;eacute;gu&amp;eacute;s &amp;ndash; pour la plupart d&amp;rsquo;honn&amp;ecirc;tes r&amp;eacute;volutionnaires, des militants des quartiers pauvres, des syndicalistes ouvriers ou &amp;eacute;tudiants &amp;ndash; et, d&amp;rsquo;autre part, un petit nombre de bureaucrates r&amp;eacute;formistes qui tentent de transformer le PSUV en une nouvelle &amp;eacute;dition du MVR &amp;ndash; l&amp;rsquo;ancien parti de Chavez, consid&amp;eacute;r&amp;eacute; &amp;agrave; juste titre comme une machine &amp;eacute;lectorale pleine de carri&amp;eacute;ristes, d&amp;rsquo;&amp;eacute;l&amp;eacute;ments droitiers et corrompus.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;L&amp;rsquo;aspiration de la majorit&amp;eacute; des d&amp;eacute;l&amp;eacute;gu&amp;eacute;s &amp;agrave; construire le parti sur d&amp;rsquo;authentiques bases r&amp;eacute;volutionnaires s&amp;rsquo;est exprim&amp;eacute;e &amp;agrave; de tr&amp;egrave;s nombreuses reprises. Ce fut le cas, par exemple, lors de la troisi&amp;egrave;me session, qui s&amp;rsquo;est tenue &amp;agrave; Puerto Ordaz, dans la r&amp;eacute;gion de Bolivar. Les d&amp;eacute;l&amp;eacute;gu&amp;eacute;s de Caracas ont propos&amp;eacute; que le terme &amp;laquo;&amp;nbsp;anticapitalisme&amp;nbsp;&amp;raquo; soit inscrit dans la d&amp;eacute;claration de principes du parti. La bureaucratie &amp;ndash; mais aussi le Parti Communiste V&amp;eacute;n&amp;eacute;zu&amp;eacute;lien &amp;ndash; s&amp;rsquo;y sont oppos&amp;eacute;s, arguant du fait que l&amp;rsquo;&amp;laquo;&amp;nbsp;anticapitalisme&amp;nbsp;&amp;raquo; &amp;eacute;tait d&amp;eacute;j&amp;agrave; implicitement contenu dans la d&amp;eacute;finition du parti comme &lt;em class=&quot;spip&quot;&gt;socialiste&lt;/em&gt;. Mais les d&amp;eacute;l&amp;eacute;gu&amp;eacute;s ont insist&amp;eacute;, ce qui a oblig&amp;eacute; la bureaucratie &amp;agrave; retarder le vote sur le document. Par la suite, lors de la quatri&amp;egrave;me session, &amp;agrave; Caracas, Jorge Rodriguez a d&amp;eacute;clar&amp;eacute; que le congr&amp;egrave;s avait d&amp;eacute;j&amp;agrave; vot&amp;eacute; la d&amp;eacute;claration de principes. Il a &amp;eacute;t&amp;eacute; siffl&amp;eacute; par les d&amp;eacute;l&amp;eacute;gu&amp;eacute;s, qui lui ont rappel&amp;eacute; qu&amp;rsquo;il n&amp;rsquo;en &amp;eacute;tait rien, et qui y ont vu une tentative d&amp;rsquo;enterrer le d&amp;eacute;bat sur le terme &amp;laquo;&amp;nbsp;anticapitalisme&amp;nbsp;&amp;raquo; &amp;ndash; qui, finalement, a &amp;eacute;t&amp;eacute; int&amp;eacute;gr&amp;eacute; au texte.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;La troisi&amp;egrave;me session a &amp;eacute;galement adopt&amp;eacute; la proposition d&amp;rsquo;organiser des manifestations lors de chaque session pl&amp;eacute;ni&amp;egrave;re, et les d&amp;eacute;l&amp;eacute;gu&amp;eacute;s ont organis&amp;eacute; un rassemblement anti-imp&amp;eacute;rialiste &amp;agrave; Puerto Ordaz, auquel se sont joints des centaines d&amp;rsquo;ouvriers de SIDOR, une aci&amp;eacute;rie g&amp;eacute;ante de la r&amp;eacute;gion dont les salari&amp;eacute;s demandent la nationalisation.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Au cours des trois derni&amp;egrave;res assembl&amp;eacute;es du congr&amp;egrave;s, de nombreux d&amp;eacute;l&amp;eacute;gu&amp;eacute;s ont montr&amp;eacute; un vif int&amp;eacute;r&amp;ecirc;t pour les id&amp;eacute;es du marxisme. Nos camarades du Courant Marxiste R&amp;eacute;volutionnaire ont vendu plus de 350 copies de leur journal, &lt;em class=&quot;spip&quot;&gt;El Militante&lt;/em&gt;, ainsi que pour plus de 4000BF (pr&amp;egrave;s de 1000 euros) de livres et des brochures marxistes. Bien s&amp;ucirc;r, il ne s&amp;rsquo;agit-l&amp;agrave; que d&amp;rsquo;une indication. Mais ajout&amp;eacute;e &amp;agrave; la teneur des d&amp;eacute;bats du congr&amp;egrave;s, elle montre clairement qu&amp;rsquo;une partie significative des d&amp;eacute;l&amp;eacute;gu&amp;eacute;s sont &amp;agrave; la recherche des id&amp;eacute;es marxistes r&amp;eacute;volutionnaires.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;La D&amp;eacute;claration des Principes&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;La pression de la base a laiss&amp;eacute; sa marque sur plusieurs des principales d&amp;eacute;cisions du congr&amp;egrave;s. La &amp;laquo;&amp;nbsp;D&amp;eacute;claration des Principes&amp;nbsp;&amp;raquo; est beaucoup plus claire et plus ferme, dans ses positions, que l&amp;rsquo;&amp;eacute;bauche de programme qui a &amp;eacute;t&amp;eacute; adopt&amp;eacute;e. Elle inclut, entre autre, la n&amp;eacute;cessit&amp;eacute; d&amp;rsquo;exproprier les capitalistes qui poss&amp;egrave;dent les moyens de production&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;em class=&quot;spip&quot;&gt;&amp;laquo;&amp;nbsp;L&amp;rsquo;inefficacit&amp;eacute; dans l&amp;rsquo;exercice du pouvoir public, le bureaucratisme, le faible niveau de participation du peuple dans le contr&amp;ocirc;le et la gestion du gouvernement, la corruption et le foss&amp;eacute; qui se creuse entre le peuple et le gouvernement &amp;ndash; tout cela menace la confiance que le peuple a plac&amp;eacute;e dans la r&amp;eacute;volution bolivarienne. (...)&amp;nbsp;&amp;raquo;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;em class=&quot;spip&quot;&gt;&amp;laquo;&amp;nbsp;Dans la production et la distribution des marchandises et des services, les int&amp;eacute;r&amp;ecirc;ts sp&amp;eacute;culatifs du secteur priv&amp;eacute; d&amp;eacute;coulent du contr&amp;ocirc;le et de la propri&amp;eacute;t&amp;eacute; des moyens de production, et sont une menace suppl&amp;eacute;mentaire pour la r&amp;eacute;volution bolivarienne. Dans le cas de la nourriture, il n&amp;rsquo;est pas suffisant de lutter contre le sabotage et la p&amp;eacute;nurie par des mesures administratives. Il est n&amp;eacute;cessaire d&amp;rsquo;avoir une perspective strat&amp;eacute;gique pour confier au peuple organis&amp;eacute; les moyens de production.&amp;nbsp;&amp;raquo;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Il y a &amp;eacute;galement un paragraphe tr&amp;egrave;s significatif au sujet des bases id&amp;eacute;ologiques du parti&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;em class=&quot;spip&quot;&gt;&amp;laquo;&amp;nbsp;Le parti prendra comme point de d&amp;eacute;part l&amp;rsquo;arbre aux trois racines&amp;nbsp;: la pens&amp;eacute;e et les actions de Sim&amp;oacute;n Bolivar, de Sim&amp;oacute;n Rodriguez et d&amp;rsquo;Ezequiel Zamora. Il t&amp;acirc;chera de former ses membres en adoptant comme guide la pens&amp;eacute;e et les actions des r&amp;eacute;volutionnaires et des socialistes du monde entier tels que Mart&amp;iacute;, Ernesto Che Guevara, Jos&amp;eacute; Carlos Mari&amp;aacute;tegui, Karl Marx, Friedrich Engels, L&amp;eacute;nine, Trotsky, Gramsci, et tous ceux qui ont apport&amp;eacute; d&amp;rsquo;importantes contributions &amp;agrave; la lutte pour la transformation sociale.&amp;nbsp;&amp;raquo;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;L&amp;rsquo;affaire T&amp;aacute;scon&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Bien s&amp;ucirc;r, il ne s&amp;rsquo;agit l&amp;agrave; que d&amp;rsquo;une face de la pi&amp;egrave;ce. L&amp;rsquo;aile droite du mouvement bolivarien est &amp;eacute;galement parvenue &amp;agrave; imprimer sa marque sur le congr&amp;egrave;s.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;De quelle aile droite parlons-nous&amp;nbsp;? Nous faisons ici r&amp;eacute;f&amp;eacute;rence &amp;agrave; ces &amp;eacute;l&amp;eacute;ments qui essayent de ralentir la r&amp;eacute;volution et de parvenir &amp;agrave; un accord avec l&amp;rsquo;opposition et l&amp;rsquo;imp&amp;eacute;rialisme. Dans une tentative d&amp;eacute;sesp&amp;eacute;r&amp;eacute;e de limiter la port&amp;eacute;e de la r&amp;eacute;volution, ces gens ont soutenu l&amp;rsquo;id&amp;eacute;e d&amp;rsquo;un &amp;laquo;&amp;nbsp;socialisme qui inclut diff&amp;eacute;rentes formes de propri&amp;eacute;t&amp;eacute;&amp;nbsp;&amp;raquo;. Avec ce slogan, ils veulent mettre un coup d&amp;rsquo;arr&amp;ecirc;t aux nationalisations et d&amp;eacute;fendre la propri&amp;eacute;t&amp;eacute; priv&amp;eacute;e des moyens de production. C&amp;rsquo;est &amp;agrave; ces id&amp;eacute;es que le c&amp;eacute;l&amp;egrave;bre &amp;eacute;crivain r&amp;eacute;formiste Heinz Dietrich a donn&amp;eacute; une couverture &amp;laquo;&amp;nbsp;th&amp;eacute;orique&amp;nbsp;&amp;raquo;.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Ces gens se sont install&amp;eacute;s &amp;agrave; des postes cl&amp;eacute;s de l&amp;rsquo;appareil d&amp;rsquo;Etat, d&amp;rsquo;o&amp;ugrave; ils ont sabot&amp;eacute; la campagne du r&amp;eacute;f&amp;eacute;rendum, en d&amp;eacute;cembre dernier. Ce faisant, ils ont aid&amp;eacute; l&amp;rsquo;opposition &amp;agrave; l&amp;rsquo;emporter. Dans le PSUV, ils s&amp;rsquo;efforcent par tous les moyens possibles d&amp;rsquo;introduire des id&amp;eacute;es r&amp;eacute;formistes et de contr&amp;ocirc;ler le parti d&amp;rsquo;en haut.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Cette aile droite est commun&amp;eacute;ment identifi&amp;eacute;e &amp;agrave; Diosdado Cabello, un riche homme d&amp;rsquo;affaires qui est &amp;eacute;galement le gouverneur de l&amp;rsquo;Etat de Miranda. Tout au long du congr&amp;egrave;s, Cabello faisait partie du &amp;laquo;&amp;nbsp;comit&amp;eacute; technique&amp;nbsp;&amp;raquo; charg&amp;eacute; d&amp;rsquo;organiser les diff&amp;eacute;rentes sessions du congr&amp;egrave;s. Le premier grand conflit entre cette bureaucratie droiti&amp;egrave;re et la majorit&amp;eacute; des d&amp;eacute;l&amp;eacute;gu&amp;eacute;s a &amp;eacute;clat&amp;eacute; lors de la quatri&amp;egrave;me assembl&amp;eacute;e, qui s&amp;rsquo;est tenue &amp;agrave; Caracas du 15 au 18 f&amp;eacute;vrier dernier. La cause imm&amp;eacute;diate du conflit est venue de Lu&amp;iacute;s Tasc&amp;oacute;n, parlementaire et membre du PSUV. En pleine session, Lu&amp;iacute;s Tasc&amp;oacute;n a ouvertement accus&amp;eacute; de corruption le fr&amp;egrave;re de Diosdado Cabello, Jos&amp;eacute; David Cabello, r&amp;eacute;cemment nomm&amp;eacute; &amp;agrave; la t&amp;ecirc;te du SENIAT, le bureau v&amp;eacute;n&amp;eacute;zu&amp;eacute;lien de recette fiscale. Il est m&amp;ecirc;me all&amp;eacute; jusqu&amp;rsquo;&amp;agrave; porter cette accusation dans les m&amp;eacute;dias v&amp;eacute;n&amp;eacute;zu&amp;eacute;liens &amp;ndash; y compris sur Globovision, une cha&amp;icirc;ne TV acquise &amp;agrave; l&amp;rsquo;opposition &amp;ndash;, qui en firent leurs gros titres. Diosdado Cabello a r&amp;eacute;agi en attaquant brutalement Tasc&amp;oacute;n, qu&amp;rsquo;il a accus&amp;eacute; d&amp;rsquo;&amp;ecirc;tre &amp;laquo;&amp;nbsp;un agent de l&amp;rsquo;imp&amp;eacute;rialisme&amp;nbsp;&amp;raquo;, et a propos&amp;eacute; son expulsion du PSUV. Chavez lui-m&amp;ecirc;me a pris la d&amp;eacute;fense de Cabello et publiquement attaqu&amp;eacute; Tasc&amp;oacute;n.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le samedi 16 f&amp;eacute;vrier, Jorge Rodr&amp;iacute;guez, ancien vice-pr&amp;eacute;sident et d&amp;eacute;sormais chef de la direction temporaire du PSUV, est apparu &amp;agrave; la t&amp;eacute;l&amp;eacute;vision nationale aux c&amp;ocirc;t&amp;eacute;s de Diosdado Cabello. Rodr&amp;iacute;guez a alors annonc&amp;eacute; que &amp;laquo;&amp;nbsp;Tasc&amp;oacute;n avait &amp;eacute;t&amp;eacute; exclu du PSUV, pour manque de discipline, par le congr&amp;egrave;s unanime&amp;nbsp;&amp;raquo; (&amp;nbsp;!). C&amp;rsquo;&amp;eacute;tait un mensonge flagrant, et la r&amp;eacute;action des d&amp;eacute;l&amp;eacute;gu&amp;eacute;s fut imm&amp;eacute;diate. A Caracas, ils exig&amp;egrave;rent que Jorge Rodr&amp;iacute;guez vienne en r&amp;eacute;union s&amp;rsquo;expliquer et justifier ses propos.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Quoiqu&amp;rsquo;on pense des m&amp;eacute;thodes de Tasc&amp;oacute;n et de sa fa&amp;ccedil;on d&amp;rsquo;accuser Cabello de corruption, il est absolument inacceptable d&amp;rsquo;exclure quelqu&amp;rsquo;un d&amp;rsquo;un parti &lt;em class=&quot;spip&quot;&gt;avant m&amp;ecirc;me que celui-ci soit form&amp;eacute;&lt;/em&gt;. Surtout, comment des dirigeants non-&amp;eacute;lus peuvent-ils exclure quelqu&amp;rsquo;un de la sorte&amp;nbsp;? Et comment ces m&amp;ecirc;me dirigeants peuvent-ils mentir, dans les m&amp;eacute;dias, &amp;agrave; propos des d&amp;eacute;cisions du congr&amp;egrave;s &amp;ndash; tout en accusant le camarade exclu de &amp;laquo;&amp;nbsp;manque de discipline&amp;nbsp;&amp;raquo;&amp;nbsp;? Ce qu&amp;rsquo;il aurait fallu faire, c&amp;rsquo;est ouvrir une investigation concernant les accusations de Tasc&amp;oacute;n, et mener une discussion d&amp;eacute;mocratique dans le parti, sur cette affaire.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Comme l&amp;rsquo;a dit un d&amp;eacute;l&amp;eacute;gu&amp;eacute;, le jour suivant&amp;nbsp;: &amp;laquo;&amp;nbsp;Tasc&amp;oacute;n est un opportuniste. Il n&amp;rsquo;aurait pas d&amp;ucirc; aller &amp;agrave; Globovisi&amp;oacute;n. Mais qui sont Jorge Rodriguez et Diosdado Cabello pour l&amp;rsquo;exclure et pr&amp;eacute;tendre qu&amp;rsquo;il s&amp;rsquo;agit d&amp;rsquo;une d&amp;eacute;cision du parti&amp;nbsp;? Ce sont des m&amp;eacute;thodes de la IVe R&amp;eacute;publique, et nous n&amp;rsquo;allons pas les tol&amp;eacute;rer&amp;nbsp;&amp;raquo;.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Face &amp;agrave; la col&amp;egrave;re des d&amp;eacute;l&amp;eacute;gu&amp;eacute;s du PSUV, Jorge Rodr&amp;iacute;guez a d&amp;ucirc; faire un pas en arri&amp;egrave;re et d&amp;eacute;clarer que Tasc&amp;oacute;n aura l&amp;rsquo;occasion de se d&amp;eacute;fendre contre les motifs d&amp;rsquo;exclusion.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;L&amp;rsquo;&amp;eacute;lection de la direction&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le deuxi&amp;egrave;me grand conflit entre le gauche et la droite du PSUV a &amp;eacute;clat&amp;eacute; lors de la discussion sur la fa&amp;ccedil;on d&amp;rsquo;&amp;eacute;lire la direction nationale. Dans une r&amp;eacute;volution, les masses sont tr&amp;egrave;s sensibles aux questions d&amp;eacute;mocratiques. Elles exigent que le parti soit contr&amp;ocirc;l&amp;eacute; d&amp;eacute;mocratiquement par la base, et que ses dirigeants soient r&amp;eacute;vocables. Elles consid&amp;egrave;rent cela comme la seule garantie qu&amp;rsquo;une v&amp;eacute;ritable politique socialiste soit d&amp;eacute;fendue. Chavez lui-m&amp;ecirc;me a d&amp;eacute;clar&amp;eacute; &amp;agrave; plusieurs reprises que le PSUV devait &amp;ecirc;tre le parti le plus d&amp;eacute;mocratique de l&amp;rsquo;histoire du Venezuela.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Comme le congr&amp;egrave;s ne parvenait pas &amp;agrave; trouver un accord sur la fa&amp;ccedil;on d&amp;rsquo;&amp;eacute;lire la direction, les r&amp;eacute;formistes propos&amp;egrave;rent que Chavez nomme lui-m&amp;ecirc;me 69 candidats, qui seraient ensuite soumis au vote de 80 000 repr&amp;eacute;sentants &amp;eacute;lus par les assembl&amp;eacute;es locales du parti. Cette proposition a suscit&amp;eacute; beaucoup de m&amp;eacute;fiance et d&amp;rsquo;hostilit&amp;eacute; chez nombre de d&amp;eacute;l&amp;eacute;gu&amp;eacute;s, qui craignaient &amp;ndash; &amp;agrave; juste titre &amp;ndash; que cela permette aux r&amp;eacute;formistes de droite de prendre le contr&amp;ocirc;le de la direction du parti.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Au fil des discussions, aucun compromis ne se d&amp;eacute;gageait. Soudainement, lors de la cinqui&amp;egrave;me assembl&amp;eacute;e des d&amp;eacute;l&amp;eacute;gu&amp;eacute;s, &amp;agrave; Puerto La Cruz, Jorge Rodr&amp;iacute;guez a pris tout le monde par surprise en annon&amp;ccedil;ant que chaque d&amp;eacute;l&amp;eacute;gu&amp;eacute; devait &amp;eacute;crire trois noms sur une bout de papier, et que le tout serait apport&amp;eacute; &amp;agrave; Chavez, qui d&amp;eacute;signerait ensuite les 69 candidats en tenant compte du choix des d&amp;eacute;l&amp;eacute;gu&amp;eacute;s. Rodr&amp;iacute;guez ajouta que ces trois noms ne pouvaient pas &amp;ecirc;tre n&amp;rsquo;importe qui, et qu&amp;rsquo;il devait s&amp;rsquo;agir &amp;laquo;&amp;nbsp;de dirigeants reconnus&amp;nbsp;&amp;raquo;.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;La bureaucratie a d&amp;ucirc; s&amp;rsquo;appuyer sur l&amp;rsquo;&amp;eacute;norme autorit&amp;eacute; personnelle de Chavez pour imposer cette m&amp;eacute;thode, qui n&amp;rsquo;a pas permis aux d&amp;eacute;l&amp;eacute;gu&amp;eacute;s de savoir combien de voix chaque candidat avait obtenu. Dans de nombreux cas, les d&amp;eacute;l&amp;eacute;gu&amp;eacute;s n&amp;rsquo;ont pas eu la possibilit&amp;eacute; de consulter leur base. En outre, cette m&amp;eacute;thode a emp&amp;ecirc;ch&amp;eacute; des militants &amp;laquo;&amp;nbsp;non reconnus&amp;nbsp;&amp;raquo; d&amp;rsquo;&amp;ecirc;tre candidats &amp;agrave; la direction et de pr&amp;eacute;senter leurs id&amp;eacute;es aux d&amp;eacute;l&amp;eacute;gu&amp;eacute;s.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Dans une lettre &amp;agrave; Chavez en date du 8 mars, de nombreux d&amp;eacute;l&amp;eacute;gu&amp;eacute;s &amp;ndash; selon Aporrea, de 33 &amp;agrave; 40% d&amp;rsquo;entre eux &amp;ndash; ont soulign&amp;eacute; que cette fa&amp;ccedil;on d&amp;rsquo;&amp;eacute;lire la direction du PSUV n&amp;rsquo;&amp;eacute;tait pas conforme &amp;agrave; ce qu&amp;rsquo;ils consid&amp;eacute;raient comme les principes de la d&amp;eacute;mocratie r&amp;eacute;volutionnaire.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;A notre avis, la m&amp;eacute;thode employ&amp;eacute;e a effectivement accentu&amp;eacute; le poids des &amp;eacute;l&amp;eacute;ments mod&amp;eacute;r&amp;eacute;s et r&amp;eacute;formistes au sein de la direction. Parmi les 69 candidats, il y a beaucoup de gens issus de la direction discr&amp;eacute;dit&amp;eacute;e du MVR. Certes, il y a aussi quelques authentiques militants r&amp;eacute;volutionnaires, comme le jeune &amp;eacute;tudiant marxiste Freddy Acevedo. Mais nombre de candidats sont consid&amp;eacute;r&amp;eacute;s par les masses comme d&amp;rsquo;inutiles bureaucrates. Il est significatif, par exemple, qu&amp;rsquo;il n&amp;rsquo;y avait qu&amp;rsquo;un seul syndicaliste parmi les 69 noms.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Finalement, le vote eut lieu, le 9 mars&amp;nbsp;: 15 membres de plein droit et 15 suppl&amp;eacute;ants ont &amp;eacute;t&amp;eacute; &amp;eacute;lus, qui forment d&amp;eacute;sormais la direction nationale du PSUV. Il est tr&amp;egrave;s significatif que Diosdado Cabello ne figurait pas dans la liste des 15 membres de plein droit (bien qu&amp;rsquo;il soit arriv&amp;eacute; en premi&amp;egrave;re position parmi les suppl&amp;eacute;ants). Le fait qu&amp;rsquo;il ait re&amp;ccedil;u si peu de voix est clairement le reflet de la pression de la base militante. De m&amp;ecirc;me, plusieurs personnalit&amp;eacute;s connues de l&amp;rsquo;aile droite n&amp;rsquo;ont pas &amp;eacute;t&amp;eacute; retenues comme membres de plein droit&amp;nbsp;: le maire de Caracas Freddy Bernal, le gouverneur de Lara Lu&amp;iacute;s Reyes Reyes, le ministre de l&amp;rsquo;industrie p&amp;eacute;troli&amp;egrave;re Rafa&amp;euml;l Ramirez, mais aussi William Lara, Dar&amp;iacute;o Vivas et Rafa&amp;euml;l Isea. Certains ne figurent m&amp;ecirc;me pas parmi les suppl&amp;eacute;ants, comme par exemple l&amp;rsquo;opportuniste notoire Francisco Arias C&amp;aacute;rdenas, ou encore Rodolfo Sanz, Jesse Chac&amp;oacute;n, etc. Au final, la direction compte certes une majorit&amp;eacute; de r&amp;eacute;formistes de droite, mais il y a aussi des personnalit&amp;eacute;s per&amp;ccedil;ues comme faisant partie la gauche du mouvement.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Le r&amp;ocirc;le de Chavez&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le r&amp;ocirc;le de Chavez a &amp;eacute;t&amp;eacute; contradictoire. Parfois, il a critiqu&amp;eacute; &amp;laquo;&amp;nbsp;les &amp;eacute;l&amp;eacute;ments scissionnistes&amp;nbsp;&amp;raquo; et r&amp;eacute;clam&amp;eacute; &amp;laquo;&amp;nbsp;l&amp;rsquo;unit&amp;eacute; et la discipline&amp;nbsp;&amp;raquo; &amp;agrave; l&amp;rsquo;int&amp;eacute;rieur du PSUV. Cela visait, &lt;em class=&quot;spip&quot;&gt;de facto&lt;/em&gt;, la gauche du parti. Dans l&amp;rsquo;un des ses discours, il a &amp;eacute;galement d&amp;eacute;fendu Diosdado Cabello contre les attaques politiques venant de la gauche. Il a appuy&amp;eacute; l&amp;rsquo;exclusion de T&amp;aacute;scon. En outre, il a us&amp;eacute; de son autorit&amp;eacute; pour obtenir l&amp;rsquo;approbation des d&amp;eacute;l&amp;eacute;gu&amp;eacute;s concernant la m&amp;eacute;thode d&amp;rsquo;&amp;eacute;lection de la direction. Tout ceci a d&amp;eacute;&amp;ccedil;u un certain nombre de d&amp;eacute;l&amp;eacute;gu&amp;eacute;s et de militants de la base du parti, qui pensaient que Chavez soutiendrait la gauche dans la lutte contre la bureaucratie.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;En m&amp;ecirc;me temps, Chavez a attaqu&amp;eacute; les id&amp;eacute;es promues par l&amp;rsquo;aile droite, comme le &amp;laquo;&amp;nbsp;Chavisme sans Chavez&amp;nbsp;&amp;raquo;. Tout en nommant des personnes de la bureaucratie, il a &amp;eacute;galement nomm&amp;eacute; des personnes identifi&amp;eacute;es &amp;agrave; l&amp;rsquo;aile gauche. C&amp;rsquo;est par exemple le cas de l&amp;rsquo;ancien g&amp;eacute;n&amp;eacute;ral Alberto M&amp;uuml;ller Rojas. Au cours de l&amp;rsquo;&amp;eacute;t&amp;eacute; 2007, Chavez avait engag&amp;eacute; une pol&amp;eacute;mique publique avec M&amp;uuml;ller Rojas sur la question de savoir si les soldats et les fonctionnaires de l&amp;rsquo;arm&amp;eacute;e pourraient faire partie du PSUV. A cette &amp;eacute;poque, M&amp;uuml;ller Rojas y &amp;eacute;tait favorable, tandis que le G&amp;eacute;n&amp;eacute;ral Baduel &amp;ndash; qui, depuis, a ralli&amp;eacute; la contre-r&amp;eacute;volution &amp;ndash; s&amp;rsquo;y opposait. Chavez avait alors soutenu Baduel contre Rojas, qui avait &amp;eacute;t&amp;eacute; &amp;eacute;cart&amp;eacute; du comit&amp;eacute; de cr&amp;eacute;ation du PSUV. Mais lors de la session de cl&amp;ocirc;ture du congr&amp;egrave;s du PSUV, le dimanche 2 mars, Chavez a propos&amp;eacute; que M&amp;uuml;ller Rojas soit vice-pr&amp;eacute;sident du PSUV&amp;nbsp;!&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;C&amp;rsquo;est tout &amp;agrave; fait typique des vacillations de Chavez. Ses soubresauts se refl&amp;egrave;tent non seulement dans des id&amp;eacute;es politiques contradictoires, mais &amp;eacute;galement dans ses choix concernant les individus. Chavez est sans nul doute un honn&amp;ecirc;te individu. Mais il n&amp;rsquo;a pas une id&amp;eacute;e claire de la fa&amp;ccedil;on d&amp;rsquo;avancer et d&amp;rsquo;affronter les difficult&amp;eacute;s inh&amp;eacute;rentes &amp;agrave; la situation. En ne prenant aucune mesure d&amp;eacute;cisive contre la bureaucratie et en se liant &amp;agrave; des individus qui font clairement partie de cette bureaucratie r&amp;eacute;formiste, il mine sa propre base de soutien dans le mouvement r&amp;eacute;volutionnaire.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Chavez consid&amp;egrave;re l&amp;rsquo;unit&amp;eacute; comme une garantie pour l&amp;rsquo;avenir. Mais une question d&amp;eacute;cisive se pose&amp;nbsp;: est-il possible de parvenir &amp;agrave; l&amp;rsquo;unit&amp;eacute; entre les points de vues de la droite et de la gauche du mouvement &amp;ndash; c&amp;rsquo;est-&amp;agrave;-dire entre le r&amp;eacute;formisme et la r&amp;eacute;volution&amp;nbsp;?&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Le besoin d&amp;rsquo;une opposition de gauche&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Les premiers conflits, au sein du PSUV, pourraient sembler porter sur de simples questions d&amp;rsquo;organisation. Mais en r&amp;eacute;alit&amp;eacute;, ils refl&amp;egrave;tent une lutte politique. Le principal probl&amp;egrave;me, c&amp;rsquo;est que les tr&amp;egrave;s nombreux d&amp;eacute;l&amp;eacute;gu&amp;eacute;s qui recherchent une voie r&amp;eacute;volutionnaire ne sont pas organis&amp;eacute;s. Par contre, la minorit&amp;eacute; &amp;ndash; la bureaucratie r&amp;eacute;formiste &amp;ndash; est, elle, tr&amp;egrave;s bien organis&amp;eacute;e. Elle travaille d&amp;rsquo;une fa&amp;ccedil;on coordonn&amp;eacute;e et consciente. C&amp;rsquo;est ce qui explique qu&amp;rsquo;elle ait pu remporter plusieurs batailles, au cours du congr&amp;egrave;s, m&amp;ecirc;me face &amp;agrave; une forte opposition.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Quelle conclusion les r&amp;eacute;volutionnaires doivent-ils tirer de cette situation&amp;nbsp;? Nous devons en appeler &amp;agrave; &lt;em class=&quot;spip&quot;&gt;l&amp;rsquo;organisation d&amp;rsquo;un courant gauche&lt;/em&gt;, avec une plate-forme clairement socialiste et r&amp;eacute;volutionnaire. Nous devons exiger que les m&amp;eacute;thodes organisationnelles correspondent aux objectifs politiques d&amp;eacute;finis dans la d&amp;eacute;claration des principes.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Une question concr&amp;egrave;te se pose&amp;nbsp;: comment lutter efficacement contre la bureaucratie&amp;nbsp;? Il est impossible de vaincre la bureaucratie en ne soulevant que des questions et des pol&amp;eacute;miques strictement organisationnelles. Nous devons attaquer la bureaucratie &amp;agrave; son point le plus faible&amp;nbsp;: sa politique r&amp;eacute;formiste et conciliante. Nous devons d&amp;eacute;noncer cette politique, ces id&amp;eacute;es et ce programme r&amp;eacute;formistes, et expliquer qu&amp;rsquo;ils risquent de mener le parti et la r&amp;eacute;volution au d&amp;eacute;sastre.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;R&amp;eacute;forme ou r&amp;eacute;volution&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Pour les r&amp;eacute;formistes de gauches et les sectaires, les luttes &amp;agrave; l&amp;rsquo;int&amp;eacute;rieur du PSUV auront &amp;eacute;t&amp;eacute; une surprise. Ils pensaient qu&amp;rsquo;apr&amp;egrave;s la d&amp;eacute;faite du r&amp;eacute;f&amp;eacute;rendum constitutionnel, les masses &amp;eacute;taient d&amp;eacute;moralis&amp;eacute;es, et qu&amp;rsquo;il y aurait le d&amp;eacute;but d&amp;rsquo;un reflux dans le mouvement r&amp;eacute;volutionnaire v&amp;eacute;n&amp;eacute;zu&amp;eacute;lien. Ils ont montr&amp;eacute; une fois de plus qu&amp;rsquo;ils &amp;eacute;taient incapables de comprendre la dynamique du processus r&amp;eacute;volutionnaire.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Les convulsions auxquelles nous avons assist&amp;eacute;, lors du congr&amp;egrave;s du PSUV, n&amp;rsquo;ont pas &amp;eacute;t&amp;eacute; une surprise pour les marxistes. Au lendemain de la d&amp;eacute;faite du r&amp;eacute;f&amp;eacute;rendum, notre camarade Alan Woods &amp;eacute;crivait&amp;nbsp;: &lt;em class=&quot;spip&quot;&gt;&amp;laquo;&amp;nbsp;La victoire du &amp;quot;non&amp;quot; doit agir comme un choc salutaire. La base chaviste est furieuse et accuse &amp;ndash; &amp;agrave; juste titre &amp;ndash; la bureaucratie bolivarienne. Elle demande une purge des &amp;eacute;l&amp;eacute;ments droitiers du mouvement.&amp;nbsp;&amp;raquo;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;C&amp;rsquo;est exactement ce qu&amp;rsquo;il se passe aujourd&amp;rsquo;hui. C&amp;rsquo;est la cause profonde des pol&amp;eacute;miques et des conflits, lors du congr&amp;egrave;s. La pression r&amp;eacute;volutionnaire de la base a imprim&amp;eacute; sa marque sur bien des r&amp;eacute;sultats de ce congr&amp;egrave;s &amp;ndash; surtout sur sa D&amp;eacute;claration des Principes. Certes, la bureaucratie est parvenue &amp;agrave; obtenir les commandes de la direction nationale. Mais elle se tromperait lourdement en s&amp;rsquo;imaginant que les masses lui laisseront le contr&amp;ocirc;le du parti sans se battre. Les masses essayeront de reconqu&amp;eacute;rir le parti et de d&amp;eacute;fier la bureaucratie.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le terrain est pr&amp;ecirc;t pour une bataille f&amp;eacute;roce entre la base r&amp;eacute;volutionnaire et la bureaucratie. Toute tentative de compromis se r&amp;eacute;v&amp;egrave;lera futile. Le r&amp;eacute;formisme et la r&amp;eacute;volution sont comme l&amp;rsquo;eau et le feu &amp;ndash; il est impossible de les m&amp;eacute;langer. Dans les prochains mois, il y aura des discussions &amp;agrave; l&amp;rsquo;int&amp;eacute;rieur du PSUV, et des milliers de militants de l&amp;rsquo;avant-garde commenceront &amp;agrave; tirer des conclusions. Une r&amp;eacute;union nationale de d&amp;eacute;l&amp;eacute;gu&amp;eacute;s de gauche du PSUV a &amp;eacute;t&amp;eacute; pr&amp;eacute;vue pour le 19 avril, co-organis&amp;eacute;e par nos camarades du Courant Marxiste R&amp;eacute;volutionnaire (CMR). Ce sera un &amp;eacute;v&amp;eacute;nement important pour discuter des le&amp;ccedil;ons du congr&amp;egrave;s et organiser l&amp;rsquo;activit&amp;eacute; &amp;agrave; venir de la gauche du PSUV.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;La violation du territoire &amp;eacute;quatorien par les troupes colombiennes &amp;eacute;tait la derni&amp;egrave;re provocation de l&amp;rsquo;imp&amp;eacute;rialisme. C&amp;rsquo;&amp;eacute;tait un avertissement clair &amp;agrave; la r&amp;eacute;volution v&amp;eacute;n&amp;eacute;zu&amp;eacute;lienne&amp;nbsp;: l&amp;rsquo;imp&amp;eacute;rialisme am&amp;eacute;ricain garde toujours un &amp;oelig;il sur le Venezuela. Il est pr&amp;ecirc;t &amp;agrave; saisir n&amp;rsquo;importe quelle opportunit&amp;eacute; d&amp;rsquo;&amp;eacute;trangler la r&amp;eacute;volution. Nul doute que les imp&amp;eacute;rialistes n&amp;rsquo;h&amp;eacute;siteront pas &amp;agrave; appuyer et utiliser les &amp;eacute;l&amp;eacute;ments mod&amp;eacute;r&amp;eacute;s du courant chaviste et du PSUV, comme leur cinqui&amp;egrave;me colonne.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;La r&amp;eacute;volution v&amp;eacute;n&amp;eacute;zu&amp;eacute;lienne est &amp;agrave; la crois&amp;eacute;e des chemins. Le PSUV devra faire face &amp;agrave; quantit&amp;eacute; de probl&amp;egrave;mes&amp;nbsp;: le sabotage &amp;eacute;conomique continu, qui provoque une p&amp;eacute;nurie chronique en produits alimentaires de base&amp;nbsp;; la sp&amp;eacute;culation des capitalistes qui pousse l&amp;rsquo;inflation&amp;nbsp;; le manque de logements bon march&amp;eacute;&amp;nbsp;; l&amp;rsquo;adoption de mesures radicales contre la cha&amp;icirc;ne de TV putschiste Globovision &amp;ndash; entre autres.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Apr&amp;egrave;s presque dix ans de r&amp;eacute;volution, apr&amp;egrave;s une douzaine d&amp;rsquo;&amp;eacute;lections, des mobilisations constantes et des discours innombrables &amp;agrave; propos du socialisme et de la r&amp;eacute;volution, les masses commencent &amp;agrave; critiquer le rythme des &amp;eacute;v&amp;eacute;nements. Non parce qu&amp;rsquo;elles sont fatigu&amp;eacute;es du socialisme, mais parce qu&amp;rsquo;elles sont fatigu&amp;eacute;es des discours sans fin qui ne d&amp;eacute;bouchent pas sur des mesures concr&amp;egrave;tes et d&amp;eacute;cisives en direction du socialisme. C&amp;rsquo;est dans ce contexte que r&amp;eacute;formisme et r&amp;eacute;volution se font face, au Venezuela, comme deux forces irr&amp;eacute;conciliables.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Patrick Larsen, du Venezuela &lt;br /&gt;
Le 11 mars 2008&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Post-Scriptum&lt;/strong&gt;&amp;nbsp;: Depuis que cet article a &amp;eacute;t&amp;eacute; &amp;eacute;crit, Chavez a nomm&amp;eacute; 15 vice-pr&amp;eacute;sidents du PSUV, parmi lesquels figure Diosdado Cabello.&lt;/p&gt;</description>
            <pubDate>Tue, 23 Dec 2008 00:37:45 +0100</pubDate>
        </item>
        <item>
            <title>Les marxistes et la révolution vénézuélienne (Alan Woods)</title>
            <link>http://www.sbqc.org/sbqhov2/index.php?module=newsmodule&amp;action=view&amp;id=350&amp;src=@random45bd91746e505</link>
            <description>&lt;p&gt;&lt;img border=&quot;0&quot; class=&quot;imgart&quot; alt=&quot;Les marxistes et la r&amp;eacute;volution v&amp;eacute;n&amp;eacute;zu&amp;eacute;lienne &quot; src=&quot;http://www.lariposte.com/IMG/arton416.jpg&quot; /&gt;                                                                 &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Cet article a &amp;eacute;t&amp;eacute; &amp;eacute;crit par le th&amp;eacute;oricien marxiste Alan Woods en mai 2004. Depuis, la r&amp;eacute;volution v&amp;eacute;n&amp;eacute;zu&amp;eacute;lienne a franchi une nouvelle &amp;eacute;tape, avec les premi&amp;egrave;res nationalisations, la radicalisation de la r&amp;eacute;forme agraire et le d&amp;eacute;bat sur le socialisme impuls&amp;eacute; par Chavez lui-m&amp;ecirc;me. Cependant, ce texte - qui d&amp;rsquo;ailleurs anticipe sur ces d&amp;eacute;veloppements - conserve toute son actualit&amp;eacute;. Il explique la fa&amp;ccedil;on dont les marxistes doivent intervenir dans une r&amp;eacute;volution comme celle qui se d&amp;eacute;roule au Venezuela. C&amp;rsquo;est gr&amp;acirc;ce &amp;agrave; ces id&amp;eacute;es que nos camarades du &lt;a class=&quot;spip_out&quot; href=&quot;http://venezuela.elmilitante.org/&quot;&gt;Courant Marxiste R&amp;eacute;volutionnaire&lt;/a&gt;, au Venezuela, d&amp;eacute;veloppent une influence et une autorit&amp;eacute; sans cesse croissantes au sein du mouvement bolivarien.&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&amp;laquo;&amp;nbsp;&lt;em class=&quot;spip&quot;&gt;Ceux qui esp&amp;egrave;rent voir une r&amp;eacute;volution sociale &amp;quot; pure &amp;quot; ne la verront jamais. Ces gens parlent sans cesse de r&amp;eacute;volution, sans comprendre ce qu&amp;rsquo;est une r&amp;eacute;volution.&lt;/em&gt;&amp;nbsp;&amp;raquo; (L&amp;eacute;nine)&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Il existe toutes sortes de marxistes&amp;nbsp;: certains ont beaucoup lu, d&amp;rsquo;autres moins. Certains ont pris la peine de p&amp;eacute;n&amp;eacute;trer l&amp;rsquo;essence de la m&amp;eacute;thode marxiste, d&amp;rsquo;&amp;eacute;tudier s&amp;eacute;rieusement la dialectique, cependant que d&amp;rsquo;autres n&amp;rsquo;en ont qu&amp;rsquo;une connaissance superficielle, et se contentent d&amp;rsquo;un d&amp;eacute;terminisme &amp;eacute;conomique vulgaire qui, bien qu&amp;rsquo;il puisse servir &amp;agrave; des fins d&amp;rsquo;agitation, est en fait &amp;eacute;tranger au marxisme.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Lorsqu&amp;rsquo;on lit des &amp;eacute;crits &amp;laquo;&amp;nbsp;marxistes&amp;nbsp;&amp;raquo; de ce genre, on a toujours l&amp;rsquo;impression de descendre dans l&amp;rsquo;obscur sous-sol d&amp;rsquo;une biblioth&amp;egrave;que rest&amp;eacute;e ferm&amp;eacute;e pendant des ann&amp;eacute;es. C&amp;rsquo;est plein de petits fragments de connaissances non dig&amp;eacute;r&amp;eacute;es. C&amp;rsquo;est mal a&amp;eacute;r&amp;eacute;, poussi&amp;eacute;reux et st&amp;eacute;rile. Il s&amp;rsquo;agit d&amp;rsquo;un marxisme d&amp;eacute;pourvu de dialectique, c&amp;rsquo;est-&amp;agrave;-dire priv&amp;eacute; de son &amp;acirc;me r&amp;eacute;volutionnaire. Ce type de &amp;laquo;&amp;nbsp;marxisme&amp;nbsp;&amp;raquo; est dans son essence passablement compatible avec le r&amp;eacute;formisme et la passivit&amp;eacute;, puisqu&amp;rsquo;en d&amp;eacute;pit de sa terminologie radicale, jamais il ne quitte son fauteuil ni n&amp;rsquo;&amp;ocirc;te ses pantoufles.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Cette d&amp;eacute;rive est particuli&amp;egrave;rement courante en Grande-Bretagne, o&amp;ugrave; elle provient d&amp;rsquo;une longue tradition qui remonte jusqu&amp;rsquo;&amp;agrave; Hyndeman. Elle refl&amp;egrave;te, d&amp;rsquo;une part, la tradition britannique d&amp;rsquo;un empirisme &amp;eacute;troit et d&amp;rsquo;une aversion envers les grandes g&amp;eacute;n&amp;eacute;ralisations th&amp;eacute;oriques. D&amp;rsquo;autre part, elle est le fruit de la pression des id&amp;eacute;es r&amp;eacute;formistes et du c&amp;ocirc;t&amp;eacute; routinier du mouvement ouvrier.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Un r&amp;eacute;volutionnaire doit &amp;laquo;&amp;nbsp;sentir&amp;nbsp;&amp;raquo; le mouvement des masses et le porter en son &amp;acirc;me. A l&amp;rsquo;inverse, les p&amp;eacute;dants studieux ne comprennent le processus historique qu&amp;rsquo;en terme de &amp;laquo;&amp;nbsp;forces objectives&amp;nbsp;&amp;raquo; d&amp;eacute;terminant tout &amp;agrave; l&amp;rsquo;avance. Ces gens l&amp;agrave; ne sont pas des r&amp;eacute;volutionnaires, mais plut&amp;ocirc;t d&amp;rsquo;&amp;eacute;ternels observateurs dont le point de vue est beaucoup plus proche de la notion calviniste de pr&amp;eacute;destination que de la dialectique r&amp;eacute;volutionnaire du marxisme.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;L&amp;rsquo;id&amp;eacute;e de pr&amp;eacute;destination a jou&amp;eacute; un r&amp;ocirc;le progressiste dans les premi&amp;egrave;res phases des r&amp;eacute;volutions bourgeoises en Hollande et en Angleterre, aux XVIe et XVIIe si&amp;egrave;cles. Cependant, elle est aujourd&amp;rsquo;hui compl&amp;egrave;tement obsol&amp;egrave;te. La dialectique marxiste accorde une grande marge de man&amp;oelig;uvre &amp;agrave; la cr&amp;eacute;ativit&amp;eacute; des hommes et des femmes dans le processus historique. Seulement, elle pr&amp;eacute;cise qu&amp;rsquo;ils ne sont jamais tout &amp;agrave; fait ind&amp;eacute;pendants des circonstances objectives de la p&amp;eacute;riode historique dans laquelle ils vivent.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Un r&amp;eacute;volutionnaire doit comprendre la m&amp;eacute;thode dialectique, qui ne part pas de d&amp;eacute;finitions ou d&amp;rsquo;axiomes abstraits, mais de la r&amp;eacute;alit&amp;eacute; vivante - avec toutes ses particularit&amp;eacute;s, sa richesse et ses contradictions. Il doit aborder le mouvement des masses tel qu&amp;rsquo;il est, tel qu&amp;rsquo;il s&amp;rsquo;est d&amp;eacute;velopp&amp;eacute; historiquement, et s&amp;rsquo;efforcer par tous les moyens &amp;agrave; sa disposition d&amp;rsquo;entrer en contact et d&amp;rsquo;&amp;eacute;tablir un dialogue avec lui, de le fertiliser avec les id&amp;eacute;es du marxisme.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Celui qui n&amp;rsquo;est pas dispos&amp;eacute; &amp;agrave; suivre les masses &amp;agrave; travers ce processus contradictoire, et qui se contente de r&amp;eacute;citer son pr&amp;ecirc;che en marge du mouvement - celui-l&amp;agrave; n&amp;rsquo;a rien d&amp;rsquo;un r&amp;eacute;volutionnaire et tout d&amp;rsquo;un pitoyable formaliste. Une approche m&amp;eacute;caniste et doctrinaire vis-&amp;agrave;-vis du mouvement ouvrier exclut toute possibilit&amp;eacute; d&amp;rsquo;avoir une quelconque influence sur lui.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Le facteur subjectif&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le marxisme n&amp;rsquo;a jamais ni&amp;eacute; le r&amp;ocirc;le de l&amp;rsquo;individu dans l&amp;rsquo;histoire. A certains moments du processus historique, des individus ou des groupes d&amp;rsquo;individus peuvent jouer un r&amp;ocirc;le absolument d&amp;eacute;cisif. Ce que Marx expliquait - et il avait absolument raison&amp;nbsp;-, c&amp;rsquo;est qu&amp;rsquo;&lt;em class=&quot;spip&quot;&gt;en derni&amp;egrave;re analyse&lt;/em&gt;, la viabilit&amp;eacute; d&amp;rsquo;un syst&amp;egrave;me socio-&amp;eacute;conomique donn&amp;eacute; d&amp;eacute;pend de sa capacit&amp;eacute; &amp;agrave; d&amp;eacute;velopper les forces productives. Ainsi, l&amp;rsquo;actuelle crise du capitalisme mondial refl&amp;egrave;te, au fond, l&amp;rsquo;incapacit&amp;eacute; de ce syst&amp;egrave;me &amp;agrave; d&amp;eacute;velopper les forces productives comme il le faisait auparavant.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Ce fait ind&amp;eacute;niable d&amp;eacute;termine le vaste contexte historique o&amp;ugrave; se d&amp;eacute;roule le grand drame de la politique mondiale. Il d&amp;eacute;termine de fa&amp;ccedil;on absolue les processus g&amp;eacute;n&amp;eacute;raux, il fixe leurs limites. Mais dans le cadre de ces processus g&amp;eacute;n&amp;eacute;raux, il peut y avoir toutes sortes de d&amp;eacute;veloppements contradictoires, de flux et des reflux, dans lesquels des personnalit&amp;eacute;s individuelles peuvent jouer un r&amp;ocirc;le d&amp;eacute;cisif. De fait, la faiblesse, &amp;agrave; l&amp;rsquo;&amp;eacute;chelle mondiale, du facteur subjectif - de la direction r&amp;eacute;volutionnaire - est un facteur d&amp;eacute;cisif, dans la mesure o&amp;ugrave; cela retarde et d&amp;eacute;forme le mouvement vers la r&amp;eacute;volution socialiste.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;em class=&quot;spip&quot;&gt;L&amp;rsquo;absence d&amp;rsquo;une direction marxiste forte et influente est aujourd&amp;rsquo;hui le facteur le plus important, &amp;agrave; l&amp;rsquo;&amp;eacute;chelle mondiale&lt;/em&gt;. La tendance marxiste authentique a &amp;eacute;t&amp;eacute; marginalis&amp;eacute;e pendant des d&amp;eacute;cennies, et ne repr&amp;eacute;sente aujourd&amp;rsquo;hui qu&amp;rsquo;une petite minorit&amp;eacute;. Elle n&amp;rsquo;est pas encore en mesure de mener les masses &amp;agrave; la victoire. Cependant, les probl&amp;egrave;mes des masses sont intol&amp;eacute;rables. &lt;em class=&quot;spip&quot;&gt;Elles ne peuvent pas attendre l&amp;rsquo;&amp;eacute;mergence d&amp;rsquo;une direction marxiste.&lt;/em&gt; Elles essaieront par tous les moyens de changer la soci&amp;eacute;t&amp;eacute;, de trouver une voie hors de l&amp;rsquo;impasse. C&amp;rsquo;est particuli&amp;egrave;rement vrai dans le cas des anciennes colonies d&amp;rsquo;Afrique, d&amp;rsquo;Asie et d&amp;rsquo;Am&amp;eacute;rique latine, o&amp;ugrave; il n&amp;rsquo;y a aucune possibilit&amp;eacute; de faire avancer la soci&amp;eacute;t&amp;eacute; sur les bases du capitalisme.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;em class=&quot;spip&quot;&gt;En l&amp;rsquo;absence d&amp;rsquo;une tendance marxiste de masse, toutes sortes de d&amp;eacute;veloppements particuliers sont possibles - et, en fait, in&amp;eacute;vitables. Pour comprendre la nature de ces d&amp;eacute;veloppements, et pour distinguer &amp;agrave; chaque &amp;eacute;tape ce qui est progressiste de ce qui est r&amp;eacute;actionnaire, une approche cr&amp;eacute;ative est n&amp;eacute;cessaire.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Pour un esprit sectaire, &lt;em class=&quot;spip&quot;&gt;une r&amp;eacute;volution doit correspondre &amp;agrave; un sch&amp;eacute;ma pr&amp;eacute;&amp;eacute;tabli&lt;/em&gt;. Par exemple, &lt;em class=&quot;spip&quot;&gt;elle doit &amp;ecirc;tre dirig&amp;eacute;e par un parti marxiste&lt;/em&gt;. Nous sommes loin de sous-estimer, dans une r&amp;eacute;volution, l&amp;rsquo;importance vitale d&amp;rsquo;une direction et d&amp;rsquo;un parti r&amp;eacute;volutionnaires. Mais pour construire un tel parti, il est n&amp;eacute;cessaire d&amp;rsquo;&amp;eacute;valuer de mani&amp;egrave;re r&amp;eacute;aliste le stade atteint par le mouvement, et le r&amp;ocirc;le que nous pouvons y jouer. Nous reviendrons l&amp;agrave;-dessus un peu plus loin.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le probl&amp;egrave;me de l&amp;rsquo;approche sectaire, c&amp;rsquo;est qu&amp;rsquo;elle substitue aux processus vivants des formules toutes faites, des d&amp;eacute;finitions abstraites et des normes universelles. En d&amp;rsquo;autre terme, &lt;em class=&quot;spip&quot;&gt;il s&amp;rsquo;agit d&amp;rsquo;une approche id&amp;eacute;aliste et m&amp;eacute;taphysique - et non mat&amp;eacute;rialiste et dialectique&lt;/em&gt;. Elle &amp;eacute;tablit une &lt;em class=&quot;spip&quot;&gt;norme id&amp;eacute;ale&lt;/em&gt; de ce qu&amp;rsquo;est une r&amp;eacute;volution, et rejette syst&amp;eacute;matiquement tout ce qui ne correspond pas &amp;agrave; cette norme. Pour un esprit id&amp;eacute;aliste, c&amp;rsquo;est parfait. Mais on sait bien, depuis Platon, qu&amp;rsquo;une telle perfection id&amp;eacute;ale se heurte souvent &amp;agrave; la r&amp;eacute;alit&amp;eacute;.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Nous savons tous comment d&amp;eacute;finir un &amp;ecirc;tre humain&amp;nbsp;: il est de sexe masculin ou f&amp;eacute;minin, il a deux yeux, deux jambes - et ainsi de suite. Mais dans la vie r&amp;eacute;elle, certains &amp;ecirc;tre humains naissent borgnes, ou avec une seule jambe, ou aucune. M&amp;ecirc;me le sexe de certaines personnes ne peut &amp;ecirc;tre d&amp;eacute;termin&amp;eacute; avec pr&amp;eacute;cision. En fait, on rencontre souvent, dans la nature ou dans la vie quotidienne, des choses qui s&amp;rsquo;&amp;eacute;cartent des normes, et il nous faut apprendre &amp;agrave; vivre avec, sous peine conna&amp;icirc;tre toutes sortes de d&amp;eacute;convenues.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le succ&amp;egrave;s de la r&amp;eacute;volution serait garanti, en effet, s&amp;rsquo;il existait un parti marxiste de masse, qui pourrait se placer &amp;agrave; la t&amp;ecirc;te des couches dirigeantes de la classe ouvri&amp;egrave;re et les armer d&amp;rsquo;un programme politique. Mais la construction d&amp;rsquo;un tel parti ne peut se r&amp;eacute;aliser par simple d&amp;eacute;cret. L&amp;rsquo;avant-garde r&amp;eacute;volutionnaire ne peut conqu&amp;eacute;rir la majorit&amp;eacute; qu&amp;rsquo;en se soumettant &amp;agrave; l&amp;rsquo;&amp;eacute;preuve des &amp;eacute;v&amp;eacute;nements et en gagnant la confiance des masses. Cela ne peut se faire en pr&amp;ecirc;chant la bonne parole &amp;agrave; partir du banc de touche. Et avant de pouvoir influencer les masses, il faut d&amp;rsquo;abord comprendre la nature de leur mouvement, le stade qu&amp;rsquo;il a atteint, les diverses tendances (contradictoires) qui coexistent en son sein, ainsi que la direction vers laquelle il &amp;eacute;volue. Autrement dit, &lt;em class=&quot;spip&quot;&gt;il faut une approche dialectique&lt;/em&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;La premi&amp;egrave;re loi de la dialectique, c&amp;rsquo;est l&amp;rsquo;objectivit&amp;eacute; absolue. Quand on &amp;eacute;tudie un ph&amp;eacute;nom&amp;egrave;ne donn&amp;eacute;, on ne doit pas partir &lt;em class=&quot;spip&quot;&gt;d&amp;rsquo;id&amp;eacute;es ou de d&amp;eacute;finitions pr&amp;eacute;con&amp;ccedil;ues&lt;/em&gt;, mais d&amp;rsquo;un examen rigoureux des faits - &lt;em class=&quot;spip&quot;&gt;non d&amp;rsquo;exemples ou de digressions, mais de la r&amp;eacute;alit&amp;eacute; elle-m&amp;ecirc;me&lt;/em&gt;. Si l&amp;rsquo;on veut comprendre ce qui se passe au Venezuela, et le r&amp;ocirc;le qu&amp;rsquo;y jouent des mouvements et des individus, il faut partir des faits eux-m&amp;ecirc;mes. Une analyse dialectique doit d&amp;eacute;couler d&amp;rsquo;un examen minutieux des faits et des processus, et non &amp;ecirc;tre plaqu&amp;eacute;e de l&amp;rsquo;ext&amp;eacute;rieur sur la r&amp;eacute;alit&amp;eacute;.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Telle &amp;eacute;tait la m&amp;eacute;thode de Trotsky. Dans la pr&amp;eacute;face de son &lt;em class=&quot;spip&quot;&gt;Histoire de la r&amp;eacute;volution russe&lt;/em&gt;, Trotsky &amp;eacute;crivait&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&amp;laquo;&amp;nbsp;L&amp;rsquo;histoire d&amp;rsquo;une r&amp;eacute;volution, comme toute histoire, doit, avant tout, relater ce qui s&amp;rsquo;est pass&amp;eacute; et dire comment. Mais cela ne suffit pas. D&amp;rsquo;apr&amp;egrave;s le r&amp;eacute;cit m&amp;ecirc;me, il faut qu&amp;rsquo;on voie nettement pourquoi les choses se sont pass&amp;eacute;es ainsi et non autrement. Les &amp;eacute;v&amp;eacute;nements ne sauraient &amp;ecirc;tre consid&amp;eacute;r&amp;eacute;s comme un encha&amp;icirc;nement d&amp;rsquo;aventures, ni &amp;ecirc;tre ins&amp;eacute;r&amp;eacute;s, les uns apr&amp;egrave;s les autres, sur le fil d&amp;rsquo;une morale pr&amp;eacute;con&amp;ccedil;ue. Ils doivent se conformer &amp;agrave; leur propre loi rationnelle. C&amp;rsquo;est dans la d&amp;eacute;couverte de cette loi intime que l&amp;rsquo;auteur voit sa t&amp;acirc;che.&amp;nbsp;&amp;raquo;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Ces lignes sont une excellente formulation de la m&amp;eacute;thode dialectique. Les penseurs formalistes, &amp;agrave; l&amp;rsquo;inverse, ne s&amp;rsquo;encombrent pas d&amp;rsquo;une &amp;eacute;tude rigoureuse des faits et des processus. Ils ne se donnent pas la peine, non plus, de d&amp;eacute;couvrir les lois du mouvement d&amp;rsquo;une r&amp;eacute;volution donn&amp;eacute;e, car ils connaissent d&amp;eacute;j&amp;agrave; - ou s&amp;rsquo;imaginent conna&amp;icirc;tre - les lois de la r&amp;eacute;volution &lt;em class=&quot;spip&quot;&gt;en g&amp;eacute;n&amp;eacute;ral&lt;/em&gt;. Ainsi, une fois arm&amp;eacute;s de cette connaissance g&amp;eacute;n&amp;eacute;rale, ils n&amp;rsquo;ont plus besoin de perdre leur temps &amp;agrave; &amp;eacute;tudier les faits. Ils n&amp;rsquo;ont plus qu&amp;rsquo;&amp;agrave; plaquer leurs id&amp;eacute;es et leurs d&amp;eacute;finitions pr&amp;eacute;con&amp;ccedil;ues sur les faits, un peu comme un chimiste verse un liquide sur du papier pH. Si le papier devient rouge, nous avons un liquide acide&amp;nbsp;; si au contraire il devient bleu, le liquide est basique.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Une telle m&amp;eacute;thode est tr&amp;egrave;s simple - et m&amp;ecirc;me enfantine, &lt;em class=&quot;spip&quot;&gt;de sorte qu&amp;rsquo;elle convient parfaitement aux petits enfants&lt;/em&gt;. Arm&amp;eacute; d&amp;rsquo;une connaissance aussi puissante, le formaliste peut d&amp;eacute;cider d&amp;rsquo;avance si ce qui se d&amp;eacute;roule au Venezuela - ou ailleurs sur le globe terrestre - est ou n&amp;rsquo;est pas une r&amp;eacute;volution. Perch&amp;eacute;s sur les Hauteurs de l&amp;rsquo;Olympe, ils refusent d&amp;rsquo;accorder &amp;agrave; la r&amp;eacute;volution v&amp;eacute;n&amp;eacute;zu&amp;eacute;lienne un certificat de naissance. Heureusement, la r&amp;eacute;volution v&amp;eacute;n&amp;eacute;zu&amp;eacute;lienne n&amp;rsquo;est pas au courant de cette excommunication - et s&amp;rsquo;y int&amp;eacute;resse encore moins.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Qu&amp;rsquo;est-ce qu&amp;rsquo;une r&amp;eacute;volution&amp;nbsp;?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;La faiblesse de la position des sectes sur le Venezuela - dans la mesure o&amp;ugrave; elles ont une position - r&amp;eacute;side dans leurs id&amp;eacute;es pr&amp;eacute;con&amp;ccedil;ues sur ce qu&amp;rsquo;une r&amp;eacute;volution &amp;laquo;&amp;nbsp;devrait &amp;ecirc;tre&amp;nbsp;&amp;raquo;, et ce alors qu&amp;rsquo;elles trahissent une compl&amp;egrave;te ignorance de ce qu&amp;rsquo;&lt;em class=&quot;spip&quot;&gt;est&lt;/em&gt; une r&amp;eacute;volution.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;em class=&quot;spip&quot;&gt;Qu&amp;rsquo;est-ce qu&amp;rsquo;une r&amp;eacute;volution&lt;/em&gt;&amp;nbsp;? Cette question &amp;eacute;l&amp;eacute;mentaire est rarement pos&amp;eacute;e. Pourtant, si on ne la pose pas et qu&amp;rsquo;on n&amp;rsquo;y r&amp;eacute;pond pas, on ne peut d&amp;eacute;terminer ce qui se passe au Venezuela - ni nulle part ailleurs. Comme l&amp;rsquo;explique Trotsky dans son &lt;em class=&quot;spip&quot;&gt;Histoire de la r&amp;eacute;volution russe&lt;/em&gt;, une r&amp;eacute;volution est une situation dans laquelle les masses commencent &amp;agrave; prendre en main leur propre destin&amp;eacute;e. Ceci est clairement le cas du Venezuela aujourd&amp;rsquo;hui. Le r&amp;eacute;veil des masses et leur participation active &amp;agrave; la vie politique est la caract&amp;eacute;ristique la plus &amp;eacute;vidente de la r&amp;eacute;volution v&amp;eacute;n&amp;eacute;zu&amp;eacute;lienne, ainsi que le secret de son succ&amp;egrave;s.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Dans le m&amp;ecirc;me ouvrage, L&amp;eacute;on Trotsky - qui, apr&amp;egrave;s tout, s&amp;rsquo;y connaissait en r&amp;eacute;volutions - &amp;eacute;crit la chose suivante&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&amp;laquo;&amp;nbsp;Le trait le plus incontestable d&amp;rsquo;une r&amp;eacute;volution, c&amp;rsquo;est l&amp;rsquo;intervention directe des masses dans les &amp;eacute;v&amp;eacute;nements historiques. D&amp;rsquo;ordinaire, l&amp;rsquo;&amp;Eacute;tat, monarchique ou d&amp;eacute;mocratique, domine la nation&amp;nbsp;; l&amp;rsquo;histoire est faite par des sp&amp;eacute;cialistes du m&amp;eacute;tier&amp;nbsp;: monarques, ministres, bureaucrates, parlementaires, journalistes. Mais, aux tournants d&amp;eacute;cisifs, quand un vieux r&amp;eacute;gime devient intol&amp;eacute;rable pour les masses, celles-ci brisent les palissades qui les s&amp;eacute;parent de l&amp;rsquo;ar&amp;egrave;ne politique, renversent leurs repr&amp;eacute;sentants traditionnels, et, en intervenant ainsi, cr&amp;eacute;ent une position de d&amp;eacute;part pour un nouveau r&amp;eacute;gime. Qu&amp;rsquo;il en soit bien ou mal, aux moralistes d&amp;rsquo;en juger. Quant &amp;agrave; nous, nous prenons les faits tels qu&amp;rsquo;ils se pr&amp;eacute;sentent, dans leur d&amp;eacute;veloppement objectif. L&amp;rsquo;histoire de la r&amp;eacute;volution est pour nous, avant tout, le r&amp;eacute;cit d&amp;rsquo;une irruption violente des masses dans le domaine ou se r&amp;egrave;glent leurs propres destin&amp;eacute;es.&amp;nbsp;&amp;raquo;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Dans les p&amp;eacute;riodes normales, les masses ne participent pas &amp;agrave; la politique. Les conditions de vie sous le capitalisme placent sur leur chemin des barri&amp;egrave;res insurmontables&amp;nbsp;: les longues heures de travail, la fatigue physique et mentale, etc. Normalement, les gens se contentent de confier aux autres les d&amp;eacute;cisions qui affectent leurs vies&amp;nbsp;: au conseiller municipal, aux professionnels de la politique, aux permanents syndicaux, etc.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;N&amp;eacute;anmoins, &amp;agrave; certains moments critiques, les masses font irruption sur la sc&amp;egrave;ne de l&amp;rsquo;histoire, prennent en mains leurs propres destin&amp;eacute;es, et cessent d&amp;rsquo;&amp;ecirc;tre les agents passifs du processus historique, pour en devenir les protagonistes. Il faut &amp;ecirc;tre particuli&amp;egrave;rement obtus pour ne pas voir que c&amp;rsquo;est pr&amp;eacute;cis&amp;eacute;ment ce qui se passe au Venezuela. Au cours de ces derni&amp;egrave;res ann&amp;eacute;es, surtout depuis le coup d&amp;rsquo;Etat manqu&amp;eacute; d&amp;rsquo;avril 2002, des millions de travailleurs et de paysans ont commenc&amp;eacute; &amp;agrave; se mobiliser et &amp;agrave; lutter pour changer la soci&amp;eacute;t&amp;eacute;. Si cela n&amp;rsquo;est pas une r&amp;eacute;volution, alors nous ne verrons jamais de r&amp;eacute;volution. Seuls les irr&amp;eacute;cup&amp;eacute;rables sectaires ne le comprennent pas.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Il faut comprendre que les masses, au Venezuela ou ailleurs, n&amp;rsquo;apprennent que graduellement &amp;agrave; partir de leur exp&amp;eacute;rience. La classe ouvri&amp;egrave;re doit passer par l&amp;rsquo;exp&amp;eacute;rience de la r&amp;eacute;volution et de la crise sociale pour apprendre &amp;agrave; distinguer les diverses tendances, les divers programmes et dirigeants. Comme l&amp;rsquo;expliquait Trotsky&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&amp;laquo;&amp;nbsp;Les diff&amp;eacute;rentes &amp;eacute;tapes du processus r&amp;eacute;volutionnaire, caract&amp;eacute;ris&amp;eacute;es par la substitution &amp;agrave; tels partis d&amp;rsquo;autres toujours plus extr&amp;eacute;mistes, traduisent la pouss&amp;eacute;e constamment renforc&amp;eacute;e des masses vers la gauche, aussi longtemps que cet &amp;eacute;lan ne se brise pas contre des obstacles objectifs. Alors commence la r&amp;eacute;action&amp;nbsp;: d&amp;eacute;senchantement dans certains milieux de la classe r&amp;eacute;volutionnaire, multiplication des indiff&amp;eacute;rents, et, par suite, consolidation des forces contre-r&amp;eacute;volutionnaires. Tel est du moins le sch&amp;eacute;ma des anciennes r&amp;eacute;volutions.&amp;nbsp;&amp;raquo;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Et il continue&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&amp;laquo;&amp;nbsp;C&amp;rsquo;est seulement par l&amp;rsquo;&amp;eacute;tude des processus politiques dans les masses que l&amp;rsquo;on peut comprendre le r&amp;ocirc;le des partis et des leaders, que nous ne sommes pas le moins du monde enclin &amp;agrave; ignorer. Ils constituent un &amp;eacute;l&amp;eacute;ment non autonome, mais tr&amp;egrave;s important du processus. Sans organisation dirigeante, l&amp;rsquo;&amp;eacute;nergie des masses se volatiliserait comme de la vapeur non enferm&amp;eacute;e dans un cylindre &amp;agrave; piston. Cependant le mouvement ne vient ni du cylindre ni du piston, mais de la vapeur.&amp;nbsp;&amp;raquo;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Ces observations correspondent exactement &amp;agrave; la situation du Venezuela, o&amp;ugrave; le mouvement des masses constitue la principale force motrice de la r&amp;eacute;volution. Il est impossible de comprendre ce processus si on se limite &amp;agrave; une analyse des dirigeants, de leurs origines de classe, de leurs d&amp;eacute;clarations et de leurs programmes. Ceux-ci sont comme l&amp;rsquo;&amp;eacute;cume de l&amp;rsquo;oc&amp;eacute;an&amp;nbsp;: ils ne constituent finalement qu&amp;rsquo;un reflet superficiel des courants qui agissent dans les profondeurs.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Hugo Chavez&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&amp;laquo;&amp;nbsp;La dynamique des &amp;eacute;v&amp;eacute;nements r&amp;eacute;volutionnaires est &lt;em class=&quot;spip&quot;&gt;directement&lt;/em&gt; d&amp;eacute;termin&amp;eacute;e par de rapides, intensives et passionn&amp;eacute;es conversions psychologiques des classes constitu&amp;eacute;es avant la r&amp;eacute;volution.&amp;nbsp;&amp;raquo; (Trotsky, &lt;em class=&quot;spip&quot;&gt;Histoire de la r&amp;eacute;volution russe&lt;/em&gt;)&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;En l&amp;rsquo;absence d&amp;rsquo;un parti marxiste de masse, les forces de la r&amp;eacute;volution se sont regroup&amp;eacute;es autour de Chavez et du mouvement bolivarien. Hugo Chavez est l&amp;rsquo;homme au centre de la tourmente. On peut penser ce qu&amp;rsquo;on veut de cet homme, mais c&amp;rsquo;est lui qui a ouvert les vannes de la r&amp;eacute;volution. Il a os&amp;eacute; se confronter au pouvoir de l&amp;rsquo;oligarchie et d&amp;eacute;fier le puissant imp&amp;eacute;rialisme nord-am&amp;eacute;ricain. M&amp;ecirc;me ses ennemis et ses critiques reconnaissent qu&amp;rsquo;il a fait preuve d&amp;rsquo;un courage colossal. Et en donnant un exemple courageux, il a lib&amp;eacute;r&amp;eacute; des forces &amp;eacute;normes, retenues pendant des g&amp;eacute;n&amp;eacute;rations dans les profondeurs de la soci&amp;eacute;t&amp;eacute; v&amp;eacute;n&amp;eacute;zu&amp;eacute;lienne. C&amp;rsquo;est l&amp;agrave; un fait d&amp;rsquo;une immense importance.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Pour la premi&amp;egrave;re fois en pr&amp;egrave;s de deux si&amp;egrave;cles d&amp;rsquo;histoire du Venezuela, les masses &lt;em class=&quot;spip&quot;&gt;sentent&lt;/em&gt; que le gouvernement est entre les mains de gens qui souhaitent d&amp;eacute;fendre leurs int&amp;eacute;r&amp;ecirc;ts. Jusqu&amp;rsquo;alors, le gouvernement a toujours &amp;eacute;t&amp;eacute; un pouvoir qui leur &amp;eacute;tait &amp;eacute;tranger et hostile. Elles ne veulent pas du retour des vieux partis corrompus. Les habitants des bidonvilles, les ch&amp;ocirc;meurs, les travailleurs, les paysans, les indig&amp;egrave;nes et les noirs se sont arrach&amp;eacute;s &amp;agrave; leur apathie et se sont lev&amp;eacute;s. Ils ont d&amp;eacute;couvert un nouveau sens &amp;agrave; la vie, une nouveau sentiment de dignit&amp;eacute;, un nouvel espoir. Du jour au lendemain, ils sont devenus Chavistes, m&amp;ecirc;me s&amp;rsquo;ils ne comprenaient pas tr&amp;egrave;s bien ce que cela signifie.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Les masses n&amp;rsquo;ont peut-&amp;ecirc;tre qu&amp;rsquo;une tr&amp;egrave;s vague id&amp;eacute;e de ce qu&amp;rsquo;elles veulent vraiment - mais elles ont une id&amp;eacute;e tr&amp;egrave;s claire de ce qu&amp;rsquo;elles ne veulent pas. Elles ne veulent pas voir revenir le vieil ordre, les vieux partis corrompus et des vieux politiciens capitalistes. Elles ont go&amp;ucirc;t&amp;eacute; &amp;agrave; la libert&amp;eacute; et ne veulent pas le retour du vieil esclavage. Elles aspirent passionn&amp;eacute;ment &amp;agrave; un changement fondamental de la soci&amp;eacute;t&amp;eacute;. Voil&amp;agrave; ce que, pour elles, le Chavisme signifie. Et dans leur esprit, ce grand r&amp;ecirc;ve de changement s&amp;rsquo;incarne en un seul homme&amp;nbsp;: Hugo Chavez.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Beaucoup de gens sont surpris par la ferveur - quasi-religieuse - que les masses vouent &amp;agrave; leur pr&amp;eacute;sident. Pour lui, elles seraient pr&amp;ecirc;tes &amp;agrave; souffrir de la faim, de la pauvret&amp;eacute;, &amp;agrave; sacrifier tous leurs biens et &amp;agrave; risquer leurs vies - comme elles l&amp;rsquo;ont fait en avril 2002. Cela repr&amp;eacute;sente un pouvoir formidable, qui explique que Chavez ait pu d&amp;eacute;jouer toutes les tentatives de le renverser. Cependant, le v&amp;eacute;ritable secret de son succ&amp;egrave;s ne r&amp;eacute;side pas en lui-m&amp;ecirc;me, mais dans les masses, et c&amp;rsquo;est &amp;eacute;galement la puissance des masses qui d&amp;eacute;termine le cours de la r&amp;eacute;volution et en constitue le principal moteur.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Les ennemis de droite de Chavez ne parviennent pas &amp;agrave; comprendre cela, car ils sont organiquement incapables de comprendre la dynamique de la r&amp;eacute;volution elle-m&amp;ecirc;me. La classe dominante et les intellectuels qui se prostituent &amp;agrave; elle n&amp;rsquo;accepteront jamais l&amp;rsquo;id&amp;eacute;e que les masses ont un esprit et une personnalit&amp;eacute; propres, qu&amp;rsquo;elles sont une force extr&amp;ecirc;mement cr&amp;eacute;ative, capable non seulement de changer la soci&amp;eacute;t&amp;eacute;, mais &amp;eacute;galement de l&amp;rsquo;administrer. Ils ne peuvent pas admettre une telle chose, car s&amp;rsquo;ils l&amp;rsquo;admettaient, ils reconna&amp;icirc;traient du m&amp;ecirc;me coup leur propre faillite et r&amp;eacute;v&amp;eacute;leraient qu&amp;rsquo;ils ne sont pas un groupe social indispensable, dou&amp;eacute; du droit divin de gouverner - mais au contraire une classe superflue et parasitaire qui fait obstacle au progr&amp;egrave;s.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Les sectaires&amp;nbsp;: incapables de comprendre&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Mais ses ennemis bourgeois ne sont pas les seuls &amp;agrave; ne pas pouvoir comprendre la r&amp;eacute;volution v&amp;eacute;n&amp;eacute;zu&amp;eacute;lienne. Nombreux, &amp;agrave; gauche (y compris des soi-disant marxistes), ont montr&amp;eacute; une semblable incapacit&amp;eacute; &amp;agrave; comprendre ce qui se passe au Venezuela. Ces gens, qui se sont auto-proclam&amp;eacute;s dirigeants de la classe ouvri&amp;egrave;re, sont mortifi&amp;eacute;s et mystifi&amp;eacute;s par le soutien enthousiaste que les masses accordent &amp;agrave; Chavez. Ils boudent dans leur coin, en marmonnant quelque chose au sujet du &amp;laquo;&amp;nbsp;populisme&amp;nbsp;&amp;raquo; - et d&amp;eacute;montrent une incapacit&amp;eacute; absolue &amp;agrave; se connecter avec le mouvement r&amp;eacute;el des masses. Telle est d&amp;rsquo;ailleurs, partout, la principale caract&amp;eacute;ristique des sectaires.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Ce qu&amp;rsquo;aucun d&amp;rsquo;entre eux ne comprend, c&amp;rsquo;est la relation dialectique entre Chavez et les masses. Ils ont une approche formaliste et m&amp;eacute;caniste de la r&amp;eacute;volution. Ils ne la per&amp;ccedil;oivent pas comme un processus vivant, plein de contradictions et d&amp;rsquo;irr&amp;eacute;gularit&amp;eacute;s. Elle ne s&amp;rsquo;ajuste pas &amp;agrave; leurs sch&amp;eacute;mas pr&amp;eacute;con&amp;ccedil;us sur ce que devrait &amp;ecirc;tre une r&amp;eacute;volution, et ils lui tournent donc le dos avec m&amp;eacute;pris. Ils sont comme les premiers europ&amp;eacute;ens qui ont vu une girafe, et qui se sont &amp;eacute;cri&amp;eacute;s&amp;nbsp;: &amp;laquo;&amp;nbsp;Je n&amp;rsquo;y crois pas&amp;nbsp;!&amp;nbsp;&amp;raquo;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Malheureusement pour nos amis formalistes, la r&amp;eacute;volution ne se d&amp;eacute;veloppe pas de fa&amp;ccedil;on harmonieuse, suivant un plan pr&amp;eacute;con&amp;ccedil;u, ou &amp;agrave; la fa&amp;ccedil;on d&amp;rsquo;un orchestre qui suit la baguette du maestro. Elle suit ses propres r&amp;egrave;gles et ob&amp;eacute;it &amp;agrave; ses propres lois internes. Or ces lois ne figurent dans aucun livre de cuisine r&amp;eacute;volutionnaire&amp;nbsp;: elles trouvent leurs racines dans les contradictions de la soci&amp;eacute;t&amp;eacute; qui s&amp;rsquo;&amp;eacute;laborent graduellement &amp;agrave; travers l&amp;rsquo;action collective des masses elles-m&amp;ecirc;mes, lesquelles n&amp;rsquo;apprennent pas dans des manuels, mais &amp;agrave; travers l&amp;rsquo;exp&amp;eacute;rience de la lutte et &amp;agrave; travers un douloureux processus fait d&amp;rsquo;essais et d&amp;rsquo;erreurs.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&amp;laquo;&amp;nbsp;Mais Chavez est un bourgeois&amp;nbsp;&amp;raquo;, protestent-ils. Cette gens pensent toujours en termes simplistes&amp;nbsp;: noir ou blanc, oui ou non, bourgeois ou prol&amp;eacute;taire. Le vieil Engels pensait &amp;agrave; ce genre de mentalit&amp;eacute; formaliste lorsqu&amp;rsquo;il citait les lignes suivantes de la Bible&amp;nbsp;: &amp;laquo;&amp;nbsp;Que votre parole soit oui, oui, non, non&amp;nbsp;; ce qu&amp;rsquo;on y ajoute vient du malin.&amp;nbsp;&amp;raquo; Cette exigence d&amp;rsquo;une d&amp;eacute;finition tranch&amp;eacute;e semble &amp;agrave; premi&amp;egrave;re vue sage et raisonnable. Cependant, il n&amp;rsquo;est pas toujours possible d&amp;rsquo;exiger des d&amp;eacute;finitions tranch&amp;eacute;es.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;M&amp;ecirc;me du simple point de vue sociologique, il est incorrect de dire que &amp;laquo;&amp;nbsp;Chavez est un bourgeois.&amp;nbsp;&amp;raquo; Hugo Chavez ne vient pas de la bourgeoisie, mais plut&amp;ocirc;t de la classe moyenne. Il se qualifie lui-m&amp;ecirc;me de paysan. Quoiqu&amp;rsquo;il en soit, d&amp;rsquo;un point de vue marxiste, cela n&amp;rsquo;&amp;eacute;puise pas la question. La classe moyenne n&amp;rsquo;est pas une classe homog&amp;egrave;ne. Ses couches sup&amp;eacute;rieures - les riches avocats, les m&amp;eacute;decins et les professeurs d&amp;rsquo;universit&amp;eacute; - sont proches de la bourgeoisie et la servent. A l&amp;rsquo;inverse, ses couches plus basses - les petits commer&amp;ccedil;ants, les petits paysans et les intellectuels de rang moins &amp;eacute;lev&amp;eacute; - sont plus proches de la classe ouvri&amp;egrave;re, et, dans certaines circonstances, peuvent &amp;ecirc;tre gagn&amp;eacute;s &amp;agrave; la cause de la r&amp;eacute;volution socialiste.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Cependant, lorsqu&amp;rsquo;il s&amp;rsquo;agit de d&amp;eacute;terminer la nature de classe d&amp;rsquo;un parti ou d&amp;rsquo;un mouvement donn&amp;eacute;, les origines de classe des dirigeants ne sont pas d&amp;eacute;cisives. En derni&amp;egrave;re instance, ce qui d&amp;eacute;termine la nature de classe d&amp;rsquo;un mouvement politique, c&amp;rsquo;est son programme, sa politique et sa base sociale. On peut caract&amp;eacute;riser le programme et la politique du mouvement bolivarien, en gros, comme ceux de la d&amp;eacute;mocratie petite-bourgeoise r&amp;eacute;volutionnaire. En tant que tel, ils ne vont pas au-del&amp;agrave; des limites d&amp;rsquo;une d&amp;eacute;mocratie bourgeoise tr&amp;egrave;s avanc&amp;eacute;e. La r&amp;eacute;volution a men&amp;eacute; &amp;agrave; bien un programme ambitieux de reformes dans l&amp;rsquo;int&amp;eacute;r&amp;ecirc;t des masses, mais elle n&amp;rsquo;a pas aboli le capitalisme. Ceci constitue sa principale faiblesse - et la plus grande menace qui p&amp;egrave;se sur elle, &amp;agrave; l&amp;rsquo;avenir.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;La question de l&amp;rsquo;Etat&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&amp;laquo;&amp;nbsp;Mais l&amp;rsquo;Etat demeure bourgeois&amp;nbsp;!&amp;nbsp;&amp;raquo;, insistent nos amis formalistes. Dans la mesure o&amp;ugrave; l&amp;rsquo;oligarchie n&amp;rsquo;a pas encore &amp;eacute;t&amp;eacute; expropri&amp;eacute;e et o&amp;ugrave; une grande partie du pouvoir &amp;eacute;conomique reste entre ses mains - oui, le Venezuela demeure capitaliste, et nous devons pareillement d&amp;eacute;finir la nature de classe de son Etat. En outre, une grande partie de la vieille bureaucratie reste en place&amp;nbsp;: le syst&amp;egrave;me judiciaire est celui dont on a h&amp;eacute;rit&amp;eacute;, la police m&amp;eacute;tropolitaine agit comme un Etat dans l&amp;rsquo;Etat, et la loyaut&amp;eacute; de sections d&amp;rsquo;officiers interm&amp;eacute;diaires n&amp;rsquo;est pas s&amp;ucirc;re. Cela signifie qu&amp;rsquo;un changement qualitatif n&amp;rsquo;a pas encore eu lieu, et que par cons&amp;eacute;quent la situation actuelle peut encore se retourner. N&amp;eacute;anmoins, ceci ne pourra se produire sans une lutte f&amp;eacute;roce et une guerre civile.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Mais cependant, la d&amp;eacute;finition g&amp;eacute;n&amp;eacute;rale de l&amp;rsquo;Etat v&amp;eacute;n&amp;eacute;zu&amp;eacute;lien comme Etat bourgeois ne nous dit rien sur le v&amp;eacute;ritable rapport de force, sur la r&amp;eacute;alit&amp;eacute; concr&amp;egrave;te de cet Etat, ou encore sur la fa&amp;ccedil;on dont la situation se d&amp;eacute;veloppe. &lt;em class=&quot;spip&quot;&gt;La v&amp;eacute;rit&amp;eacute;, c&amp;rsquo;est que l&amp;rsquo;Etat v&amp;eacute;n&amp;eacute;zu&amp;eacute;lien n&amp;rsquo;est plus sous le contr&amp;ocirc;le de la classe capitaliste&lt;/em&gt;. Et pour tenter d&amp;rsquo;en reprendre le contr&amp;ocirc;le, l&amp;rsquo;oligarchie se voit oblig&amp;eacute;e de recourir &amp;agrave; des m&amp;eacute;thodes ill&amp;eacute;gales et extraparlementaires. La majorit&amp;eacute; des Forces Arm&amp;eacute;es, y compris une importante section des officiers, soutient la r&amp;eacute;volution. Cela cr&amp;eacute;&amp;eacute; d&amp;rsquo;&amp;eacute;normes difficult&amp;eacute;s pour la contre-r&amp;eacute;volution, ainsi que des conditions potentiellement favorables pour ceux qui veulent pousser la r&amp;eacute;volution plus avant.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Plus haut, nous demandions&amp;nbsp;: &lt;em class=&quot;spip&quot;&gt;qu&amp;rsquo;est ce qu&amp;rsquo;une r&amp;eacute;volution&lt;/em&gt;&amp;nbsp;? Mais il faut aussi que nous demandions&amp;nbsp;: &lt;em class=&quot;spip&quot;&gt;qu&amp;rsquo;est ce que l&amp;rsquo;Etat&lt;/em&gt;&amp;nbsp;? L&amp;eacute;nine (apr&amp;egrave;s Engels) a r&amp;eacute;pondu &amp;agrave; cette question il y a longtemps en expliquant que l&amp;rsquo;Etat est, en derni&amp;egrave;re instance, &lt;em class=&quot;spip&quot;&gt;un corps d&amp;rsquo;hommes en armes&lt;/em&gt; (l&amp;rsquo;arm&amp;eacute;e, la police, etc.). Dans les p&amp;eacute;riodes normales, l&amp;rsquo;Etat est sous le contr&amp;ocirc;le de la classe dirigeante. Mais dans les p&amp;eacute;riodes exceptionnelles, quand la lutte de classes atteint des sommets d&amp;rsquo;intensit&amp;eacute;, l&amp;rsquo;Etat peut acqu&amp;eacute;rir un degr&amp;eacute; important d&amp;rsquo;ind&amp;eacute;pendance, et s&amp;rsquo;&amp;eacute;lever au-dessus de la soci&amp;eacute;t&amp;eacute;. Telle est la situation aujourd&amp;rsquo;hui au Venezuela.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;L&amp;rsquo;argument final des sectaires concerne les Forces Arm&amp;eacute;es&amp;nbsp;: &amp;laquo;&amp;nbsp;Nous ne devons rien avoir &amp;agrave; faire avec les officiers militaires.&amp;nbsp;&amp;raquo; Il ne s&amp;rsquo;agit pas vraiment d&amp;rsquo;un argument, mais d&amp;rsquo;un pr&amp;eacute;jug&amp;eacute; stupide. L&amp;rsquo;id&amp;eacute;e qu&amp;rsquo;il est impossible de gagner l&amp;rsquo;arm&amp;eacute;e &amp;agrave; la r&amp;eacute;volution est absurde. Si c&amp;rsquo;&amp;eacute;tait vrai, il n&amp;rsquo;y aurait jamais eu de r&amp;eacute;volution dans l&amp;rsquo;histoire. L&amp;rsquo;arm&amp;eacute;e est constitu&amp;eacute;e d&amp;rsquo;hommes et de femmes en uniformes, et en tant que tels ils peuvent &amp;ecirc;tre influenc&amp;eacute;s par ce qui se passe dans la soci&amp;eacute;t&amp;eacute;. (Etre oblig&amp;eacute; de rappeler ce genre de choses est assez embarrassant, mais il semble que, de nos jours, nous ne puissions rien tenir pour acquis).&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Dans toute grande r&amp;eacute;volution, l&amp;rsquo;arm&amp;eacute;e est affect&amp;eacute;e par le mouvement des masses. Elle a tendance &amp;agrave; se diviser suivant des lignes de classes. &lt;em class=&quot;spip&quot;&gt;Si ce n&amp;rsquo;&amp;eacute;tait pas le cas, les r&amp;eacute;volutions en g&amp;eacute;n&amp;eacute;ral seraient impossibles&lt;/em&gt;. L&amp;rsquo;effervescence r&amp;eacute;volutionnaire n&amp;rsquo;affecte pas uniquement les soldats ou les sous-officiers, mais aussi une partie des officiers. Dans des circonstances particuli&amp;egrave;rement favorables, une grande partie des officiers peut &amp;ecirc;tre affect&amp;eacute;e et refuser de lutter pour l&amp;rsquo;ancien r&amp;eacute;gime, voire passer du c&amp;ocirc;t&amp;eacute; de la r&amp;eacute;volution - comme fut le cas de l&amp;rsquo;officier tsariste Tukhachevsky.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;En outre, il est arriv&amp;eacute; plus d&amp;rsquo;une fois qu&amp;rsquo;un mouvement r&amp;eacute;volutionnaire commence par le haut, avec une r&amp;eacute;volte d&amp;rsquo;une section des officiers, avant de se r&amp;eacute;pandre aux masses. C&amp;rsquo;est surtout le cas des vieux r&amp;eacute;gimes en faillite et notoirement corrompus. L&amp;rsquo;histoire de l&amp;rsquo;Espagne du XIXe si&amp;egrave;cle est pleine de ce genre d&amp;rsquo;&amp;eacute;v&amp;eacute;nements, connus sous le nom de &lt;em class=&quot;spip&quot;&gt;pronunciamiento&lt;/em&gt;, et qui ont souvent ouvert les vannes de la r&amp;eacute;volution. Mais il y a d&amp;rsquo;autres exemples plus r&amp;eacute;cents de ce m&amp;ecirc;me processus.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;La r&amp;eacute;volution portugaise&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;L&amp;rsquo;id&amp;eacute;e que la r&amp;eacute;volution bolivarienne est absolument unique n&amp;rsquo;est pas correcte. Naturellement, elle a ses particularit&amp;eacute;s propres, mais elle est loin d&amp;rsquo;&amp;ecirc;tre unique. En fait, toutes les r&amp;eacute;volutions ont des caract&amp;eacute;ristiques communes. Si ce n&amp;rsquo;&amp;eacute;tait pas le cas, il serait impossible d&amp;rsquo;apprendre quoi que ce soit d&amp;rsquo;utile des r&amp;eacute;volutions pass&amp;eacute;es. Mais c&amp;rsquo;est tr&amp;egrave;s loin d&amp;rsquo;&amp;ecirc;tre le cas. Il y a exactement 30 ans, au Portugal, s&amp;rsquo;est d&amp;eacute;roul&amp;eacute; un processus remarquablement similaire &amp;agrave; celui du Venezuela.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;En 1974, apr&amp;egrave;s plus d&amp;rsquo;un demi-si&amp;egrave;cle de r&amp;eacute;gime fasciste, le peuple portugais renversait la dictature d&amp;eacute;test&amp;eacute;e de Caetano et s&amp;rsquo;engageait sur la voie de la r&amp;eacute;volution. Comment cela a-t-il commenc&amp;eacute;&amp;nbsp;? Par un coup d&amp;rsquo;Etat men&amp;eacute; par des officiers de gauche. Ceci n&amp;rsquo;est pas du tout conforme &amp;agrave; la norme&amp;nbsp;: g&amp;eacute;n&amp;eacute;ralement, les officiers jouent un r&amp;ocirc;le contre-r&amp;eacute;volutionnaire. Mais ici, la norme a &amp;eacute;t&amp;eacute; rompue. En 1975, le th&amp;eacute;oricien marxiste Ted Grant &amp;eacute;crivait les lignes suivantes&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&amp;laquo;&amp;nbsp;La v&amp;eacute;ritable particularit&amp;eacute; de la r&amp;eacute;volution portugaise, si on la compare aux r&amp;eacute;volutions pass&amp;eacute;es, r&amp;eacute;side dans l&amp;rsquo;implication de la masse des officiers de premier rang et de rang interm&amp;eacute;diaire, et m&amp;ecirc;me de quelques g&amp;eacute;n&amp;eacute;raux et amiraux.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&amp;laquo;&amp;nbsp;Si les pouvoirs de l&amp;rsquo;Etat, comme l&amp;rsquo;expliquaient Marx et L&amp;eacute;nine, se ram&amp;egrave;nent au contr&amp;ocirc;le des corps d&amp;rsquo;hommes en armes, alors la d&amp;eacute;cadence du r&amp;eacute;gime portugais appara&amp;icirc;t de la mani&amp;egrave;re la plus flagrante. La bourgeoisie a tout mis&amp;eacute; sur son arme ultime&amp;nbsp;: la r&amp;eacute;pression f&amp;eacute;roce et totalitaire. En cons&amp;eacute;quence, pendant plus de deux g&amp;eacute;n&amp;eacute;rations, la bourgeoisie a perdu son soutien parmi la classe moyenne, puis, par contagion, dans une grande partie de la caste des officiers. La guerre insens&amp;eacute;e men&amp;eacute;e en Afrique a jou&amp;eacute; un r&amp;ocirc;le, mais elle n&amp;rsquo;explique pas tout. Le massacre, plus absurde encore, de la premi&amp;egrave;re guerre mondiale n&amp;rsquo;a pas pouss&amp;eacute; la majorit&amp;eacute; des officiers russes &amp;agrave; abandonner le tsarisme. Ils n&amp;rsquo;ont pas h&amp;eacute;sit&amp;eacute; &amp;agrave; passer &amp;agrave; la contre-r&amp;eacute;volution et &amp;agrave; soutenir les guerres d&amp;rsquo;intervention contre leur propre pays.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&amp;laquo;&amp;nbsp;En 1918, la r&amp;eacute;volution allemande s&amp;rsquo;est heurt&amp;eacute;e au gros de la caste des officiers. La contre-r&amp;eacute;volution hitl&amp;eacute;rienne jouissait de l&amp;rsquo;appui d&amp;rsquo;une &amp;eacute;crasante majorit&amp;eacute; des officiers.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&amp;laquo;&amp;nbsp;Pendant la r&amp;eacute;volution espagnole de 1931-1937, 99% des officiers se rang&amp;egrave;rent derri&amp;egrave;re Franco. Et pour revenir au Portugal, en 1926, la grande majorit&amp;eacute; des officiers a soutenu Salazar.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&amp;laquo;&amp;nbsp;Le pendule politique a violemment vir&amp;eacute; vers la gauche. Au cours des trois derni&amp;egrave;res d&amp;eacute;cennies, m&amp;ecirc;me la petite-bourgeoisie est all&amp;eacute; &amp;agrave; gauche, comme le montre le mouvement &amp;eacute;tudiant. Au Portugal, l&amp;rsquo;impasse du capitalisme et la haine &amp;agrave; l&amp;rsquo;&amp;eacute;gard des cliques du capital monopolistique, qui ont tir&amp;eacute; leurs fortunes du sang et de la souffrance du peuple et des soldats, s&amp;rsquo;est refl&amp;eacute;t&amp;eacute;e dans l&amp;rsquo;isolement des cercles les plus riches. Ceux-ci ont profit&amp;eacute; du r&amp;eacute;gime totalitaire et l&amp;rsquo;ont appuy&amp;eacute; jusqu&amp;rsquo;au dernier moment. La haine envers ces odieux parasites s&amp;rsquo;est &amp;eacute;tendue &amp;agrave; des couches de la caste des officiers. C&amp;rsquo;est l&amp;agrave; une indication du fait que le capitalisme a &amp;eacute;puis&amp;eacute; sa mission historique, et devient toujours plus un frein &amp;agrave; la production. Ainsi, au Portugal, m&amp;ecirc;me l&amp;rsquo;Etat-major s&amp;rsquo;est divis&amp;eacute;, comme en t&amp;eacute;moigne l&amp;rsquo;&amp;eacute;pisode du malheureux Spinola.&amp;nbsp;&amp;raquo;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Ces lignes pourraient avoir &amp;eacute;t&amp;eacute; &amp;eacute;crites hier - au sujet de la r&amp;eacute;volution v&amp;eacute;n&amp;eacute;zu&amp;eacute;lienne. La tendance marxiste a expliqu&amp;eacute; ces ph&amp;eacute;nom&amp;egrave;nes il y a des dizaines d&amp;rsquo;ann&amp;eacute;es, mais cela reste un livre clos pour tous les sectaires et tous les formalistes, qui sont par cons&amp;eacute;quent incapables de comprendre la r&amp;eacute;volution - sans parler d&amp;rsquo;y intervenir. Ils sont aveugl&amp;eacute;s par leur propre m&amp;eacute;thode formaliste, qui les emp&amp;ecirc;che de voir ce qui se passe sous leur nez. Ils font constamment r&amp;eacute;f&amp;eacute;rence aux citations bien connues des classiques marxistes - &amp;laquo;&amp;nbsp;nous devons d&amp;eacute;truire le vieil Etat...&amp;nbsp;&amp;raquo;, etc. Mais entre leurs mains, ces formulations scientifiques se transforment &lt;em class=&quot;spip&quot;&gt;en clich&amp;eacute;s vides et en incantations religieuses&lt;/em&gt;. Au lieu de nous aider &amp;agrave; comprendre le processus r&amp;eacute;el, elles constituent un obstacle &amp;agrave; toute compr&amp;eacute;hension.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;En 1975, dans un document sur la r&amp;eacute;volution portugaise, Ted Grant &amp;eacute;crivait la chose suivante&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&amp;laquo;&amp;nbsp;Marx disait que, dans les &amp;eacute;crits denses et apparemment obscurs de Hegel, on peut entrevoir les processus complexes par lesquels une r&amp;eacute;volution survient &amp;agrave; un stade donn&amp;eacute; de l&amp;rsquo;histoire. Or, le g&amp;eacute;nie cr&amp;eacute;atif de l&amp;rsquo;histoire nous a offert le spectacle d&amp;rsquo;une r&amp;eacute;volution qui passe par le truchement des g&amp;eacute;n&amp;eacute;raux et des amiraux&amp;nbsp;! La raison en est que le capitalisme s&amp;rsquo;&amp;eacute;tait &amp;eacute;puis&amp;eacute; au Portugal - pays semi-colonial et semi-imp&amp;eacute;rialiste - qui se trouve dans une impasse, sous le capitalisme, depuis la perte de son empire. En m&amp;ecirc;me temps, l&amp;rsquo;exp&amp;eacute;rience de 50 ans de dictature a compl&amp;egrave;tement discr&amp;eacute;dit&amp;eacute; l&amp;rsquo;option d&amp;rsquo;une dictature militaire et bourgeoise, y compris parmi certains secteurs de la caste militaire.&amp;nbsp;&amp;raquo;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&amp;laquo;&amp;nbsp;Mais la raison principale du r&amp;ocirc;le &amp;eacute;norme qu&amp;rsquo;ont jou&amp;eacute; les militaires est la paralysie des organisations ouvri&amp;egrave;res, du fait de l&amp;rsquo;absence d&amp;rsquo;un authentique parti marxiste. D&amp;egrave;s le d&amp;eacute;but de la r&amp;eacute;volution, &lt;em class=&quot;spip&quot;&gt;le pouvoir de fait a &amp;eacute;t&amp;eacute; entre les mains des travailleurs et des soldats&lt;/em&gt;. Le Mouvement de Forces Arm&amp;eacute;es (MFA) n&amp;rsquo;a fait que remplir le vide laiss&amp;eacute; par la faillite des dirigeants du Parti Socialiste Portugais et du Parti Communiste Portugais.&amp;nbsp;&amp;raquo;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;La nature a horreur du vide, dit-on, et la chose vaut &amp;eacute;galement pour la soci&amp;eacute;t&amp;eacute; et la politique. Dans certaines circonstances, en l&amp;rsquo;absence d&amp;rsquo;un parti marxiste et r&amp;eacute;volutionnaire de masse, d&amp;rsquo;autres tendances peuvent remplir ce vide politique. Mais apr&amp;egrave;s que les officiers portugais ont d&amp;eacute;clench&amp;eacute; le processus, que les vannes de la r&amp;eacute;volution ont &amp;eacute;t&amp;eacute; ouvertes, les masses et la classe ouvri&amp;egrave;re en ont jailli et ont marqu&amp;eacute; la r&amp;eacute;volution de leur empreinte. Au Portugal, toutes les conditions pour une r&amp;eacute;volution pacifique &amp;eacute;taient r&amp;eacute;unies, surtout apr&amp;egrave;s le coup d&amp;rsquo;Etat r&amp;eacute;actionnaire du g&amp;eacute;n&amp;eacute;ral Spinola, en mars 1975. Ce coup d&amp;rsquo;Etat fut tr&amp;egrave;s semblable &amp;agrave; celui du 11 avril 2002, au Venezuela, et s&amp;rsquo;est termin&amp;eacute; de la m&amp;ecirc;me fa&amp;ccedil;on. Comme l&amp;rsquo;expliquait Ted Grant&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&amp;laquo;&amp;nbsp;Face aux manifestations massives des travailleurs, les forces du coup d&amp;rsquo;Etat de droite se sont &amp;eacute;vapor&amp;eacute;es. Les parachutistes et les commandos sont en g&amp;eacute;n&amp;eacute;ral la force la plus conservatrice de l&amp;rsquo;arm&amp;eacute;e. Ils sont habituellement compos&amp;eacute;s des &amp;eacute;l&amp;eacute;ments les plus aventuriers et t&amp;eacute;m&amp;eacute;raires de la population, formant une sorte de troupe de choc, la plus fiable et la derni&amp;egrave;re &amp;agrave; se diviser (comme les cosaques, en Russie). Et pourtant, lors du coup d&amp;rsquo;Etat de mars 75, les parachutistes portugais se tournaient vers les manifestants en leur criant&amp;nbsp;: &amp;laquo;&amp;nbsp;nous ne sommes pas fascistes&amp;nbsp;!&amp;nbsp;&amp;raquo; Ils ont fraternis&amp;eacute; avec les travailleurs et avec les troupes du r&amp;eacute;giment d&amp;rsquo;artillerie. Certains leur ont m&amp;ecirc;me donn&amp;eacute; leurs fusils comme gage de leur bonne foi.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&amp;laquo;&amp;nbsp;Quelques heures apr&amp;egrave;s le lancement du coup, la base a&amp;eacute;rienne &amp;eacute;tait reprise. Spinola et de nombreux officiers ayant soutenu le coup d&amp;rsquo;Etat ont fui vers l&amp;rsquo;Espagne. Le coup tournait au fiasco. Sa dur&amp;eacute;e peut &amp;ecirc;tre estim&amp;eacute;e en minutes plut&amp;ocirc;t qu&amp;rsquo;en jours. Ce fut peut-&amp;ecirc;tre la tentative contre-r&amp;eacute;volutionnaire la plus grotesque de l&amp;rsquo;histoire. &lt;em class=&quot;spip&quot;&gt;Mais si ce fut un tel fiasco, c&amp;rsquo;est pr&amp;eacute;cis&amp;eacute;ment du fait de l&amp;rsquo;atmosph&amp;egrave;re br&amp;ucirc;lante de la r&amp;eacute;volution, qui n&amp;rsquo;affectait pas seulement les travailleurs et les paysans, mais aussi pratiquement toute la base des Forces Arm&amp;eacute;es. Il n&amp;rsquo;y avait pas, dans tout le Portugal, un seul r&amp;eacute;giment pr&amp;ecirc;t &amp;agrave; servir les projets de la contre-r&amp;eacute;volution&lt;/em&gt;.&amp;nbsp;&amp;raquo;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Encore une fois, ces lignes peuvent parfaitement s&amp;rsquo;appliquer au coup d&amp;rsquo;Etat d&amp;rsquo;avril 2002, au Venezuela. Il suffit de changer les noms. Et comme au Portugal, apr&amp;egrave;s la d&amp;eacute;faite du coup d&amp;rsquo;Etat, il aurait &amp;eacute;t&amp;eacute; possible de mener &amp;agrave; bien une transformation pacifique de la soci&amp;eacute;t&amp;eacute;. Mais cela n&amp;rsquo;a pas &amp;eacute;t&amp;eacute; fait, et une opportunit&amp;eacute; tr&amp;egrave;s favorable a &amp;eacute;t&amp;eacute; g&amp;acirc;ch&amp;eacute;e. Ce fait souligne la n&amp;eacute;cessit&amp;eacute; d&amp;rsquo;une direction r&amp;eacute;volutionnaire exp&amp;eacute;riment&amp;eacute;e, dot&amp;eacute;e d&amp;rsquo;une ligne et d&amp;rsquo;une strat&amp;eacute;gie claires. Ces erreurs se paieront dans le futur - et leur montant sera tr&amp;egrave;s &amp;eacute;lev&amp;eacute;.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Nos amis les sectaires s&amp;rsquo;&amp;eacute;criront triomphalement&amp;nbsp;: &amp;laquo;&amp;nbsp;&amp;Ccedil;a prouve que l&amp;rsquo;on ne peut faire aucune confiance aux officiers&amp;nbsp;!&amp;nbsp;&amp;raquo; Mais ce n&amp;rsquo;est pas une question de confiance. La confiance est une cat&amp;eacute;gorie morale, et non scientifique. Ce qui est d&amp;eacute;cisif, ce n&amp;rsquo;est pas le caract&amp;egrave;re moral des dirigeants, mais le programme et la politique qu&amp;rsquo;ils m&amp;egrave;nent. Un grand nombre des officiers portugais &amp;eacute;taient des hommes honn&amp;ecirc;tes, qui se sont sinc&amp;egrave;rement plac&amp;eacute;s du c&amp;ocirc;t&amp;eacute; des masses. Nombre d&amp;rsquo;entre eux voulaient m&amp;ecirc;me mener &amp;agrave; bien une profonde transformation sociale du Portugal, mais ne savaient pas comment faire.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;La v&amp;eacute;ritable responsabilit&amp;eacute; de l&amp;rsquo;&amp;eacute;chec de la r&amp;eacute;volution portugaise retombe, non sur les officiers de gauche, mais sur la politique r&amp;eacute;formiste des dirigeants des Partis Socialiste et Communiste, qui &amp;agrave; eux deux ont ruin&amp;eacute; la r&amp;eacute;volution. Il faut ajouter que les sectes gauchistes et pseudo-marxistes ont &amp;eacute;galement jou&amp;eacute; un r&amp;ocirc;le lamentable, et furent incapables de proposer une alternative aux travailleurs et aux officiers radicalis&amp;eacute;s qui, en fait, en cherchaient une.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;La crise du capitalisme&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Ce qui rend possible des d&amp;eacute;veloppements de ce type, c&amp;rsquo;est la crise organique du capitalisme mondial. Il y a 29 ans, Ted Grant &amp;eacute;crivait&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&amp;laquo;&amp;nbsp;L&amp;rsquo;un des facteurs clefs dans le d&amp;eacute;veloppement de la r&amp;eacute;volution, c&amp;rsquo;est la d&amp;eacute;moralisation de la classe dirigeante. Aujourd&amp;rsquo;hui, dans des pays capitalistes cl&amp;eacute;s, des divisions et des fissures apparaissent dans les classes dirigeantes. Elles regardent avec horreur les processus qui se d&amp;eacute;roulent en Europe et dans le monde. La plus puissante de toutes, la classe capitaliste am&amp;eacute;ricaine, tablait sur un si&amp;egrave;cle de domination du monde et voulait se convertir en police des pays coloniaux et capitalistes - mais elle est aussi d&amp;eacute;moralis&amp;eacute;e que les autres.&amp;nbsp;&amp;raquo;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Ces lignes s&amp;rsquo;appliquent parfaitement &amp;agrave; la situation actuelle. La situation internationale se caract&amp;eacute;rise par une turbulence g&amp;eacute;n&amp;eacute;rale. Depuis 1974, de profondes contradictions se sont accumul&amp;eacute;es. Notre &amp;eacute;poque est celle des soul&amp;egrave;vements et des tournants brusques et profonds dans tous les continents et tous les pays. Les capitalistes ont beaucoup de mal &amp;agrave; sortir l&amp;rsquo;&amp;eacute;conomie mondiale de la crise. Seuls les Etats-Unis ont connu une certaine croissance, mais celle-ci est extr&amp;ecirc;mement fragile et repose essentiellement sur la consommation, le cr&amp;eacute;dit et un endettement sans pr&amp;eacute;c&amp;eacute;dent.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;A l&amp;rsquo;&amp;eacute;chelle mondiale, le syst&amp;egrave;me capitaliste est dans une crise profonde. Les guerres, le terrorisme, l&amp;rsquo;instabilit&amp;eacute; sociale, politique et diplomatique sont autant de manifestations de cette crise. Les apologues du Capital s&amp;rsquo;efforcent de la pr&amp;eacute;senter comme une crise conjoncturelle, un l&amp;eacute;ger ajustement, une &amp;laquo;&amp;nbsp;correction&amp;nbsp;&amp;raquo;. Mais il n&amp;rsquo;en est rien. Les convulsions que nous voyons partout refl&amp;egrave;tent l&amp;rsquo;impasse dans laquelle se trouve le capitalisme. En derni&amp;egrave;re analyse, elles expriment la r&amp;eacute;volte des forces productives contres les deux grands obstacles &amp;agrave; leur d&amp;eacute;veloppement&amp;nbsp;: la propri&amp;eacute;t&amp;eacute; priv&amp;eacute;e et l&amp;rsquo;Etat-nation.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;La crise s&amp;rsquo;exprime avec une force particuli&amp;egrave;re dans les anciens pays coloniaux d&amp;rsquo;Asie, d&amp;rsquo;Afrique et d&amp;rsquo;Am&amp;eacute;rique latine. Tous subissent d&amp;rsquo;&amp;eacute;normes convulsions &amp;eacute;conomiques, financi&amp;egrave;res, sociales et politiques. Il n&amp;rsquo;existe pas un seul r&amp;eacute;gime capitaliste stable dans toute l&amp;rsquo;Am&amp;eacute;rique latine.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;S&amp;rsquo;ils disposaient de puissants partis marxistes, les travailleurs argentins, boliviens, p&amp;eacute;ruviens et &amp;eacute;quatoriens auraient pu facilement prendre le pouvoir au cours de ces derni&amp;egrave;res ann&amp;eacute;es. Mais de tels partis n&amp;rsquo;existent pas. A la d&amp;eacute;g&amp;eacute;n&amp;eacute;rescence des IIe et IIIe Internationales s&amp;rsquo;est ajout&amp;eacute;e la compl&amp;egrave;te faillite des organisations sectaires se r&amp;eacute;clamant du trotskisme, qui ont commis toute sorte d&amp;rsquo;erreurs, aussi bien de nature opportuniste qu&amp;rsquo;ultra-gauchiste. Elles ont depuis longtemps perdu le droit d&amp;rsquo;&amp;ecirc;tre consid&amp;eacute;r&amp;eacute;es s&amp;eacute;rieusement comme une force r&amp;eacute;volutionnaire.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;En l&amp;rsquo;absence d&amp;rsquo;un puissant parti marxiste, il &amp;eacute;tait in&amp;eacute;vitable que, dans les pays capitalistes sous-d&amp;eacute;velopp&amp;eacute;s, la r&amp;eacute;volution se d&amp;eacute;veloppe sous toutes sortes de formes particuli&amp;egrave;res. C&amp;rsquo;est la cons&amp;eacute;quence du retard de la r&amp;eacute;volution socialiste dans les pays capitalistes avanc&amp;eacute;s. Les travailleurs et les paysans d&amp;rsquo;Asie, d&amp;rsquo;Afrique et d&amp;rsquo;Am&amp;eacute;rique latine ne peuvent pas attendre. Ils doivent trouver une solution &amp;agrave; leurs probl&amp;egrave;mes les plus pressants. Et s&amp;rsquo;ils n&amp;rsquo;ont a pas de parti marxiste &amp;agrave; leur disposition, ils doivent chercher une alternative. La logique de ce processus est implacable.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Dans sa th&amp;eacute;orie de la &amp;laquo;&amp;nbsp;r&amp;eacute;volution permanente&amp;nbsp;&amp;raquo;, Trotsky expliquait que, dans les conditions modernes, les taches de la r&amp;eacute;volution bourgeoise-d&amp;eacute;mocratique ne peuvent &amp;ecirc;tre accomplies que par l&amp;rsquo;expropriation de la classe capitaliste. Le seul moyen de sauver la soci&amp;eacute;t&amp;eacute; de la stagnation, de la faim et de la mis&amp;egrave;re r&amp;eacute;side dans l&amp;rsquo;abolition du &lt;em class=&quot;spip&quot;&gt;latifundisme&lt;/em&gt; et du capitalisme. C&amp;rsquo;est l&amp;rsquo;impossibilit&amp;eacute; de d&amp;eacute;velopper pleinement les forces productives sous le capitalisme et le &lt;em class=&quot;spip&quot;&gt;latifundisme&lt;/em&gt; qui fut &amp;agrave; l&amp;rsquo;origine des r&amp;eacute;volutions coloniales. &lt;em class=&quot;spip&quot;&gt;Sous le capitalisme, il n&amp;rsquo;y a pas d&amp;rsquo;issue&lt;/em&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Faute d&amp;rsquo;un parti marxiste, d&amp;rsquo;autres forces peuvent &amp;eacute;merger au premier plan. Nous l&amp;rsquo;avons vu dans le cas du Portugal, en 1974-1975, lorsqu&amp;rsquo;un groupe d&amp;rsquo;officiers radicalis&amp;eacute;s d&amp;eacute;logea le dictateur fasciste Caetano et ouvrit les vannes de la r&amp;eacute;volution. Dans son article sur ce sujet, le camarade Ted remarquait la chose suivante&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&amp;laquo;&amp;nbsp;Du fait que le d&amp;eacute;veloppement des forces productives se heurte aux &amp;eacute;l&amp;eacute;ments pro-capitalistes, qui sont subordonn&amp;eacute;s &amp;agrave; l&amp;rsquo;imp&amp;eacute;rialisme et collaborent avec lui, ces derniers sont balay&amp;eacute;s. Dans une version d&amp;eacute;form&amp;eacute;e de la r&amp;eacute;volution permanente, la caste des officiers subalternes se transforme - pour un temps - en agent inconscient de l&amp;rsquo;histoire, et r&amp;eacute;alise les taches de la nationalisation de l&amp;rsquo;&amp;eacute;conomie.&amp;nbsp;&amp;raquo;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Naturellement, cette affirmation va &amp;agrave; l&amp;rsquo;encontre de l&amp;rsquo;id&amp;eacute;e que tous les officiers sont r&amp;eacute;actionnaires et que tous les coups d&amp;rsquo;Etat sont de droite - id&amp;eacute;e qui, chez certains groupes &amp;laquo;&amp;nbsp;marxistes&amp;nbsp;&amp;raquo;, a pris la forme d&amp;rsquo;un pr&amp;eacute;jug&amp;eacute; comparable &amp;agrave; l&amp;rsquo;Arche de l&amp;rsquo;Alliance chez les juifs orthodoxes ou &amp;agrave; l&amp;rsquo;Infaillibilit&amp;eacute; Papale chez les d&amp;eacute;vots catholiques. Si nous nous en tenions &amp;agrave; cette id&amp;eacute;e, il aurait fallu condamner d&amp;rsquo;avance non seulement Chavez, mais &amp;eacute;galement les dirigeants de la r&amp;eacute;volution portugaise. Cependant, l&amp;rsquo;histoire est trop complexe pour rentrer dans ces sch&amp;eacute;mas simplistes. Mais comme le dit un vieux proverbe anglais, &amp;laquo;&amp;nbsp;les simples d&amp;rsquo;esprit aiment les choses simples.&amp;nbsp;&amp;raquo;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;La r&amp;eacute;volution portugaise de 1974 est all&amp;eacute;e tr&amp;egrave;s loin. A l&amp;rsquo;&amp;eacute;poque, &amp;agrave; Londres, le journal &lt;em class=&quot;spip&quot;&gt;The Times&lt;/em&gt; a m&amp;ecirc;me publi&amp;eacute; un article intitul&amp;eacute;&amp;nbsp;: &lt;em class=&quot;spip&quot;&gt;Le capitalisme est mort au Portugal&lt;/em&gt;. Cela aurait pu &amp;ecirc;tre vrai. Sous la pression de la classe ouvri&amp;egrave;re, le Mouvement des Forces Arm&amp;eacute;es a nationalis&amp;eacute; les banques et les compagnies d&amp;rsquo;assurance, ce qui, en pratique, signifiait 80% de l&amp;rsquo;&amp;eacute;conomie. Malheureusement, les acquis de la r&amp;eacute;volution furent min&amp;eacute;s par les dirigeants des Partis Communiste et Socialiste - et l&amp;rsquo;occasion fut perdue.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Aujourd&amp;rsquo;hui nous voyons au Venezuela un processus semblable. Pendant des g&amp;eacute;n&amp;eacute;rations, le peuple v&amp;eacute;n&amp;eacute;zu&amp;eacute;lien a &amp;eacute;t&amp;eacute; gouvern&amp;eacute; par des partis repr&amp;eacute;sentant les int&amp;eacute;r&amp;ecirc;ts de l&amp;rsquo;oligarchie et de l&amp;rsquo;imp&amp;eacute;rialisme. Mais en 1996, il a trouv&amp;eacute; une alternative sous la forme d&amp;rsquo;un nouveau mouvement politique - le Mouvement Bolivarien, fond&amp;eacute; par Hugo Chavez. Le programme de Chavez &amp;eacute;tait modeste&amp;nbsp;: contre la corruption, pour des r&amp;eacute;formes sociales, etc. Mais il est imm&amp;eacute;diatement entr&amp;eacute; en conflit avec l&amp;rsquo;oligarchie et l&amp;rsquo;imp&amp;eacute;rialisme.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Ce que nous voyons au Venezuela est une variante particuli&amp;egrave;re de la th&amp;eacute;orie de la r&amp;eacute;volution permanente. &lt;em class=&quot;spip&quot;&gt;Il est impossible de consolider les acquis de la r&amp;eacute;volution dans le cadre du syst&amp;egrave;me capitaliste. T&amp;ocirc;t ou tard, il faudra choisir&amp;nbsp;: soit la r&amp;eacute;volution liquidera le pouvoir &amp;eacute;conomique de l&amp;rsquo;oligarchie, expropriera les banquiers, les capitalistes, et prendra le chemin du socialisme - soit l&amp;rsquo;oligarchie et l&amp;rsquo;imp&amp;eacute;rialisme liquideront la r&amp;eacute;volution&lt;/em&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Chavez et les masses&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Encore une fois, dans une situation o&amp;ugrave; le vieil ordre &amp;eacute;tabli traverse une crise profonde, o&amp;ugrave; seul un changement fondamental semble pouvoir offrir une issue, mais o&amp;ugrave; il n&amp;rsquo;y a pas de parti r&amp;eacute;volutionnaire de masse, toutes sortes de variantes particuli&amp;egrave;res sont possibles. Dans ces circonstances, l&amp;rsquo;effervescence r&amp;eacute;volutionnaire peut atteindre les cat&amp;eacute;gories sociales les plus inattendues. Nous avons d&amp;eacute;j&amp;agrave; signal&amp;eacute;, plus haut, que qualifier Hugo Chavez de &amp;laquo;&amp;nbsp;bourgeois&amp;nbsp;&amp;raquo; est incorrect d&amp;rsquo;un point de vue sociologique. Mais m&amp;ecirc;me s&amp;rsquo;il &amp;eacute;tait effectivement d&amp;rsquo;origine bourgeoise, ceci n&amp;rsquo;exclurait pas la possibilit&amp;eacute; d&amp;rsquo;une &amp;eacute;volution vers la r&amp;eacute;volution socialiste. R&amp;eacute;f&amp;eacute;rons-nous une fois de plus au fondateur du socialisme scientifique. Dans le &lt;em class=&quot;spip&quot;&gt;Manifeste du Parti Communiste&lt;/em&gt;, Marx a &amp;eacute;crit la chose suivante&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&amp;laquo;&amp;nbsp;Enfin, au moment o&amp;ugrave; la lutte des classes approche de l&amp;rsquo;heure d&amp;eacute;cisive, le processus de d&amp;eacute;composition de la classe dominante, de la vieille soci&amp;eacute;t&amp;eacute; tout enti&amp;egrave;re, prend un caract&amp;egrave;re si violent et si &amp;acirc;pre qu&amp;rsquo;une petite fraction de la classe dominante se d&amp;eacute;tache de celle-ci et se rallie &amp;agrave; la classe r&amp;eacute;volutionnaire, &amp;agrave; la classe qui porte en elle l&amp;rsquo;avenir. De m&amp;ecirc;me que, jadis, une partie de la noblesse passa &amp;agrave; la bourgeoisie, de nos jours une partie de la bourgeoisie passe au prol&amp;eacute;tariat, et, notamment, cette partie des id&amp;eacute;ologues bourgeois qui se sont hauss&amp;eacute;s jusqu&amp;rsquo;&amp;agrave; la compr&amp;eacute;hension th&amp;eacute;orique de l&amp;rsquo;ensemble du mouvement historique.&amp;nbsp;&amp;raquo;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Avec quelle clart&amp;eacute; Marx s&amp;rsquo;exprimait&amp;nbsp;! Pour quelqu&amp;rsquo;un qui a r&amp;eacute;ellement assimil&amp;eacute; la m&amp;eacute;thode marxiste, qui ne se contente pas de r&amp;eacute;p&amp;eacute;ter machinalement quelques formules mal dig&amp;eacute;r&amp;eacute;es, ce qui se passe au Venezuela ne pr&amp;eacute;sente pas de grande difficult&amp;eacute;. Ce n&amp;rsquo;est pas non plus la premi&amp;egrave;re fois que nous avons &amp;agrave; faire un ph&amp;eacute;nom&amp;egrave;ne semblable. L&amp;rsquo;article de Ted Grant intitul&amp;eacute; &lt;em class=&quot;spip&quot;&gt;La r&amp;eacute;volution Ib&amp;eacute;rique&amp;nbsp;: le marxisme et le d&amp;eacute;veloppement historique de la situation internationale&lt;/em&gt;, qui date de mai 1975, commence par ces mots&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&amp;laquo;&amp;nbsp;Le marxisme serait une th&amp;eacute;orie tr&amp;egrave;s simple si elle ne consistait qu&amp;rsquo;&amp;agrave; r&amp;eacute;p&amp;eacute;ter les id&amp;eacute;es du pass&amp;eacute;. Les sectaires et les opportunistes des diff&amp;eacute;rentes sectes et groupements ignorent les m&amp;eacute;thodes et les principes qui conservent toujours leur validit&amp;eacute;, et dont les &amp;eacute;crits grands marxistes contiennent les le&amp;ccedil;ons. Ils se contentent de r&amp;eacute;p&amp;eacute;ter quelques phrases glan&amp;eacute;es au hasard et s&amp;rsquo;imaginent que cela fait d&amp;rsquo;eux de grands strat&amp;egrave;ges. Les oeuvres de Marx, Engels, L&amp;eacute;nine et Trotsky repr&amp;eacute;sentent pour nous un h&amp;eacute;ritage pr&amp;eacute;cieux, et il faut que nous incitions les jeunes camarades &amp;agrave; les &amp;eacute;tudier s&amp;eacute;rieusement. Mais elles ne nous offrent pas un plan d&amp;eacute;taill&amp;eacute; du processus historique.&amp;nbsp;&amp;raquo;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Dans l&amp;rsquo;histoire, la r&amp;eacute;action entre les facteurs objectifs et subjectifs est tr&amp;egrave;s complexe et contradictoire. Seule la m&amp;eacute;thode dialectique nous permet de d&amp;eacute;m&amp;ecirc;ler les contradictions de la situation au Venezuela. En l&amp;rsquo;absence d&amp;rsquo;un authentique courant marxiste, il est in&amp;eacute;vitable qu&amp;rsquo;apparaissent d&amp;rsquo;autres tendances. Et dans la mesure o&amp;ugrave; la classe ouvri&amp;egrave;re ne dirige pas, d&amp;rsquo;autres classes entrent en sc&amp;egrave;ne. Ce n&amp;rsquo;est pas si difficile &amp;agrave; comprendre&amp;nbsp;!&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;La relation entre Hugo Chavez et les masses est tr&amp;egrave;s complexe et dialectique. J&amp;rsquo;ai moi-m&amp;ecirc;me pu le constater lors du grand meeting du 12 avril 2004, &amp;agrave; Caracas. L&amp;rsquo;enthousiasme et la ferveur des masses vis-&amp;agrave;-vis de Chavez &amp;eacute;taient colossaux. Or, le secret de cette ferveur n&amp;rsquo;est pas &amp;agrave; chercher dans la personnalit&amp;eacute; de Chavez, mais dans les rapports de classe. Les masses consid&amp;egrave;rent Chavez comme leur propre reflet. Elles s&amp;rsquo;identifient &amp;agrave; lui, qui les a &amp;eacute;veill&amp;eacute;es &amp;agrave; la vie politique et qui a donn&amp;eacute; une voix &amp;agrave; leurs aspirations. A leurs yeux, il personnifie la r&amp;eacute;volution. Pour les masses, Hugo Chavez et la r&amp;eacute;volution sont une seule et m&amp;ecirc;me chose.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Naturellement, la perception des masses est une chose, et la logique objective des &amp;eacute;v&amp;eacute;nements en est une autre. Dans une r&amp;eacute;volution, les &amp;eacute;v&amp;eacute;nements se succ&amp;egrave;dent &amp;agrave; une vitesse vertigineuse, et la direction a du mal &amp;agrave; suivre ce rythme fr&amp;eacute;n&amp;eacute;tique. Pendant toute une p&amp;eacute;riode, le pendule vire continuellement vers la gauche. Tous les partis, courants, programmes et individus sont mis &amp;agrave; l&amp;rsquo;&amp;eacute;preuve. C&amp;rsquo;est pour cela que le d&amp;eacute;veloppement de la r&amp;eacute;volution est marqu&amp;eacute; par l&amp;rsquo;ascension et le d&amp;eacute;clin de dirigeants et de partis, les courants les plus radicaux tendant &amp;agrave; remplacer les plus mod&amp;eacute;r&amp;eacute;s.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Le fouet de la contre-r&amp;eacute;volution&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Les masses ne se lancent pas dans une r&amp;eacute;volution avec un plan de reconstruction sociale tout pr&amp;ecirc;t, mais avec le sentiment aigu qu&amp;rsquo;elles ne peuvent plus supporter le vieux r&amp;eacute;gime. Les premi&amp;egrave;res &amp;eacute;tapes de la r&amp;eacute;volution se caract&amp;eacute;risent in&amp;eacute;vitablement par une perspective confuse et incoh&amp;eacute;rente. Il r&amp;egrave;gne un sentiment d&amp;rsquo;euphorie, de triomphe et d&amp;rsquo;irr&amp;eacute;sistible avanc&amp;eacute;e. Ceci s&amp;rsquo;accompagne de l&amp;rsquo;id&amp;eacute;e d&amp;rsquo;unit&amp;eacute;&amp;nbsp;: &amp;laquo;&amp;nbsp;nous sommes tous ensemble&amp;nbsp;&amp;raquo;, dans une sorte de marche universelle vers la libert&amp;eacute; et la justice sociale.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Cependant, c&amp;rsquo;est l&amp;agrave; une illusion. La r&amp;eacute;volution se heurte in&amp;eacute;vitablement aux barri&amp;egrave;res de l&amp;rsquo;ordre social et des institutions existantes. Cela m&amp;egrave;ne &amp;agrave; des affrontements. Toute action provoque une r&amp;eacute;action &amp;eacute;gale et oppos&amp;eacute;e&amp;nbsp;: cette loi vaut aussi bien pour les r&amp;eacute;volutions que pour la m&amp;eacute;canique &amp;eacute;l&amp;eacute;mentaire. La victoire &amp;eacute;lectorale de Chavez, en 1998, ne signifiait pas une r&amp;eacute;volution sociale. Mais elle a compl&amp;egrave;tement boulevers&amp;eacute; l&amp;rsquo;ordre &amp;eacute;tabli et provoqu&amp;eacute; fermentation sociale g&amp;eacute;n&amp;eacute;ralis&amp;eacute;e. Lorsqu&amp;rsquo;elle a compris qu&amp;rsquo;elle ne pourrait pas corrompre ni faire pression sur Chavez, l&amp;rsquo;oligarchie a d&amp;eacute;cid&amp;eacute; de l&amp;rsquo;&amp;eacute;liminer par la force. Cela a directement men&amp;eacute; au coup d&amp;rsquo;Etat contre-r&amp;eacute;volutionnaire du 11 avril 2002.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Il y a exactement deux ans, les forces contre-r&amp;eacute;volutionnaires de l&amp;rsquo;oliga</description>
            <pubDate>Mon, 22 Dec 2008 15:03:05 +0100</pubDate>
        </item>
        <item>
            <title>Réalisations de la Révolution Bolivarienne au Venezuela (1999-2006)</title>
            <link>http://www.sbqc.org/sbqhov2/index.php?module=newsmodule&amp;action=view&amp;id=93&amp;src=@random45bd91746e505</link>
            <description>&lt;p&gt;Grande liste &amp;eacute;num&amp;eacute;rant les grandes lignes parmis les r&amp;eacute;alisations de la R&amp;eacute;volution Bolivarienne au Venezuela. Aspects sociaux, &amp;eacute;conomiques, politiques, internationaux, nationaux et territoriaux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;span style=&quot;font-weight: bold;&quot;&gt;Aspects Sociaux:&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Diminution de la pauvret&amp;eacute; g&amp;eacute;n&amp;eacute;rale en 32%, cet &amp;agrave; dire, la pauvret&amp;eacute; est pass&amp;eacute; de 50% en 1998 &amp;agrave; 33.9% de la population en 2006.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Diminution de la pauvret&amp;eacute; extr&amp;ecirc;me en 50%, cet &amp;agrave; dire, de 21% &amp;agrave; 10.6% de la population en 2006.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Le 28 octobre 2005 a &amp;eacute;t&amp;eacute; une journ&amp;eacute;e historique pour le Venezuela en &amp;eacute;tant d&amp;eacute;clar&amp;eacute; par la Organisation des Nations Unies pour la Science et la Culture (UNESCO) et la convention Andr&amp;eacute;s Bello des payses andins comme territoire libre d&amp;rsquo;analphab&amp;eacute;tisme. Ce jour l&amp;agrave;, Venezuela est devenu le deuxi&amp;egrave;me pays latino-am&amp;eacute;ricain ayant un tel privil&amp;egrave;ge, apr&amp;egrave;s la R&amp;eacute;publique de Cuba, a travers du programme &amp;eacute;ducative impl&amp;eacute;ment&amp;eacute; par le pr&amp;eacute;sident Hugo Chavez avec la coop&amp;eacute;ration de le gouvernement cubain et son m&amp;eacute;thode &amp;laquo; JE SI PEUX &amp;raquo; qui a &amp;eacute;t&amp;eacute; cr&amp;eacute;e par l&amp;rsquo;Institut P&amp;eacute;dagogique Latino-am&amp;eacute;ricain et des Cara&amp;iuml;bes (IPLAC), de la R&amp;eacute;publique de Cuba et qui a &amp;eacute;t&amp;eacute; adapt&amp;eacute; a la r&amp;eacute;alit&amp;eacute; v&amp;eacute;n&amp;eacute;zu&amp;eacute;lienne.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* La MISION MERCAL a install&amp;eacute; 15706 march&amp;eacute;s de diff&amp;eacute;rent niveaux afin de servir 11 millions de v&amp;eacute;n&amp;eacute;zueliens par mois que de cette fa&amp;ccedil;on sont capables de &amp;eacute;conomiser 39% sur le co&amp;ucirc;t de ses achats en comparaison avec les cha&amp;icirc;nes de commercialisation des aliments. En plus, a travers les 6075 MAISONS D&amp;rsquo;ALIMENTATION on fournisse des aliments &amp;agrave; un million de personnes par jour et environ 690,000 familles par mois.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* 545,728 personnes ont re&amp;ccedil;u leur pension de vielles et 449,478 compatriotes ont re&amp;ccedil;u les paiements correspondant &amp;agrave; l&amp;rsquo;homologation de leurs pensions entre 2001 et 2006 pour plus de US$722 millions.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Depuis le 1 septembre 2006 le salaire minimum est de US$377.82 par mois en incluant les b&amp;eacute;n&amp;eacute;fices du syst&amp;egrave;me &amp;laquo; panier ticket &amp;raquo;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* L&amp;rsquo;augmentation des salaires pour les &amp;eacute;ducateurs a &amp;eacute;t&amp;eacute; de 40% depuis 2006 pour b&amp;eacute;n&amp;eacute;ficier 233,000 &amp;eacute;ducateurs actif et 129,397 pensionn&amp;eacute;s.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Comme cons&amp;eacute;quence du sabotage p&amp;eacute;trolier de la parte d&amp;rsquo;une minorit&amp;eacute; qui a voulu endommager l&amp;rsquo;&amp;eacute;conomie v&amp;eacute;n&amp;eacute;zu&amp;eacute;lienne pour forcer la sortie du pr&amp;eacute;sident Chavez, le taux de ch&amp;ocirc;mage est mont&amp;eacute; presque au 23% &amp;agrave; l&amp;rsquo;ann&amp;eacute;e 2003. Aujourd&amp;rsquo;hui, le taux de ch&amp;ocirc;mage se place au tour de 8.4%.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* L&amp;rsquo;&amp;eacute;ducation est gratuite &amp;agrave; tous les niveaux tel que garantie par la Constitution de la R&amp;eacute;publique Bolivarienne du Venezuela, dans son article N&amp;ordm; 103, finissant de cette mani&amp;egrave;re les charges par concept de matricules qui se faisaient pendant la quatri&amp;egrave;me r&amp;eacute;publique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Augmentation de la inscription d&amp;rsquo;&amp;eacute;l&amp;egrave;ves aux premier, deuxi&amp;egrave;me et troisi&amp;egrave;me niveaux d&amp;rsquo;&amp;eacute;ducation basique en diminuant la d&amp;eacute;sertion &amp;eacute;colier qui exist&amp;eacute; &amp;agrave; la quatri&amp;egrave;me r&amp;eacute;publique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Impl&amp;eacute;mentation d&amp;rsquo;un programme de bourses de &amp;eacute;tude qui b&amp;eacute;n&amp;eacute;ficie &amp;agrave; 13,000 personnes pour des &amp;eacute;tudes de baccalaur&amp;eacute;at et post grade.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Cr&amp;eacute;ation de salles &amp;agrave; manger populaires pour les personnes de tr&amp;egrave;s faibles revenues.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Cr&amp;eacute;ation d&amp;rsquo;un syst&amp;egrave;me de sant&amp;eacute; pr&amp;eacute;ventive pour la population de faible revenue emmenant la sant&amp;eacute; a toutes les coins du pays a travers de la MISION BARRIO ADENTRO, en effectuant 200 millions de consultes m&amp;eacute;dicales jusqu&amp;rsquo;a 2006 de fa&amp;ccedil;on gratuite et en fournissant m&amp;eacute;dicaments.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Cr&amp;eacute;ation de 20 misions, sur tout le territoire national, destin&amp;eacute;es &amp;agrave; favoriser la s&amp;eacute;curit&amp;eacute;, la sant&amp;eacute; et la justice sociale &amp;agrave; tous et chaque un des v&amp;eacute;n&amp;eacute;zu&amp;eacute;liens et v&amp;eacute;n&amp;eacute;zu&amp;eacute;liennes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Cr&amp;eacute;ation de coop&amp;eacute;ratives afin de d&amp;eacute;velopper le socialisme et diminuer l&amp;rsquo;exploitation de l&amp;rsquo;homme par l&amp;rsquo;homme.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Cr&amp;eacute;ation de la banque de la femme, la banque de cr&amp;eacute;dit populaire et d&amp;rsquo;autres institutions financi&amp;egrave;res afin de promouvoir le cr&amp;eacute;dit avec des taux d&amp;rsquo;int&amp;eacute;r&amp;ecirc;t bas pour favoriser le d&amp;eacute;veloppement personnel, la stabilit&amp;eacute; social et am&amp;eacute;liorer le niveau de vie des v&amp;eacute;n&amp;eacute;zu&amp;eacute;liens et v&amp;eacute;n&amp;eacute;zu&amp;eacute;liennes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;span style=&quot;font-weight: bold;&quot;&gt;Aspects Economiques:&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* D&amp;eacute;placement du projet n&amp;eacute;olib&amp;eacute;ral qui avait &amp;eacute;t&amp;eacute; implant&amp;eacute; &amp;agrave; Venezuela depuis 40 ans avec une profonde ing&amp;eacute;rence du Fonde Mon&amp;eacute;taire International et la Banque Mondial sur les d&amp;eacute;cisions en mati&amp;egrave;re &amp;eacute;conomique. Aujourd&amp;rsquo;hui, le Venezuela es souveraine parce que il ne d&amp;eacute;pend pas ni du FMI ni de la BM.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* S&amp;rsquo;est d&amp;eacute;tenu la vente des actif de la nation comme les industries basiques de Guayana (fer, aluminium) et PDVSA (p&amp;eacute;trole) pour mentionner quelques unes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Croissance de 21% du Produit Int&amp;eacute;rieur Brute depuis 1999 malgr&amp;eacute; le constant sabotage de l&amp;rsquo;&amp;eacute;conomie de 2001 &amp;agrave; 2003.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Un taux de croissance &amp;eacute;conomique constant pendant plus de 13 trimestres moyennant 12.6%. Le taux de croissance &amp;eacute;conomique pour 2006 a &amp;eacute;t&amp;eacute; 10.3%.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Les r&amp;eacute;serves internationales sont &amp;agrave; des niveaux record historique avec 35.904 milliards de dollars en comparaison avec 8 milliards de dollars &amp;agrave; la fin de l&amp;rsquo;ann&amp;eacute;e 1998. En addition, Venezuela compte sur 15.8 milliards de dollars en r&amp;eacute;serves dans le Fond de D&amp;eacute;veloppement National (FONDEN).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* R&amp;eacute;cup&amp;eacute;ration et b&amp;eacute;n&amp;eacute;fices &amp;eacute;conomiques de CITGO, entreprise d&amp;eacute;di&amp;eacute; &amp;agrave; la raffinement et commercialisation du p&amp;eacute;trole et ses produits d&amp;eacute;riv&amp;eacute;s aux Etats-Unis, laquelle n&amp;rsquo;avait jamais g&amp;eacute;n&amp;eacute;r&amp;eacute; des profits sous l&amp;rsquo;administration des ancien gouvernements.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* L&amp;rsquo;indice de risque pays est &amp;agrave; le plus bas niveau de toute l&amp;rsquo;histoire de la r&amp;eacute;publique en &amp;eacute;tant plac&amp;eacute; &amp;agrave; 206.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* L&amp;rsquo;inflation a descendu de 106% &amp;agrave; 1996 jusqu&amp;rsquo;&amp;agrave; 15% pour 2006. Loin d&amp;rsquo;&amp;ecirc;tre l&amp;rsquo;envie du reste du monde mais une grosse am&amp;eacute;lioration.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Le prix du baril du p&amp;eacute;trole est pass&amp;eacute; de $7 (1999) &amp;agrave; $60 (2006) en bonne mesure a cause de les efforts diplomatiques du gouvernement v&amp;eacute;n&amp;eacute;zu&amp;eacute;lien au sein de l&amp;rsquo;Organisation des Payses Exportateurs du P&amp;eacute;trole (OPEP).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* La fugue des capitaux a &amp;eacute;t&amp;eacute; arr&amp;ecirc;t&amp;eacute;e gr&amp;acirc;ce a les mesures impos&amp;eacute;es par la commission d&amp;rsquo;administration des divises (CADIVI).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* La d&amp;eacute;valuation de la monnaie s&amp;rsquo;est arr&amp;ecirc;t&amp;eacute;e depuis l&amp;rsquo;implantation du control cambiaire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Cr&amp;eacute;ation de 14 centres de diagnostique sanitaire v&amp;eacute;g&amp;eacute;tal et animal pour donner appui aux producteurs agricoles du pays.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Impl&amp;eacute;mentation du &amp;laquo; plan Caf&amp;eacute; &amp;raquo; afin de r&amp;eacute;cup&amp;eacute;rer la production du caf&amp;eacute; du pays.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Impl&amp;eacute;mentation des plans de production de grains et cacao afin de garantir la r&amp;eacute;cup&amp;eacute;ration et continuit&amp;eacute; agricole.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;span style=&quot;font-weight: bold;&quot;&gt;Aspects Politiques:&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Elimination du model politique bas&amp;eacute; sur l&amp;rsquo;accord de Punto Fijo qui a laiss&amp;eacute; une dette social &amp;eacute;norme, repr&amp;eacute;sente par un 82% de la population vivant sous les niveaux de pauvret&amp;eacute;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* La Constitution de la R&amp;eacute;publique Bolivarienne du Venezuela est approuv&amp;eacute;e par la voie du r&amp;eacute;f&amp;eacute;rendum consultatif en proposant la re-fondation de la r&amp;eacute;publique et l&amp;rsquo;&amp;eacute;tablissement d&amp;rsquo;une d&amp;eacute;mocratie participative avec le peuple dans le r&amp;ocirc;le principal.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Par la voie constitutionnelle le Etat est d&amp;eacute;fini comme d&amp;eacute;mocratique et sociale, de droit et de justice.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Renforcement du pouvoir populaire a travers de la organisation et participation des citoyens dans la gestion publique par la voie des conseils communales.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* La bureaucratie des unions pro patrons est &amp;eacute;limin&amp;eacute;e et &amp;agrave; sa place des nouvelles unions sont n&amp;eacute;es avec une vision de justice social et en d&amp;eacute;fense des revendications &amp;eacute;tablies dans la loi.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Une novelle Loi d&amp;rsquo;Hydrocarbures est cr&amp;eacute;e pour forcer les grosses transnationaux &amp;agrave; payer les imp&amp;ocirc;ts qui n&amp;rsquo;ont pas &amp;eacute;t&amp;eacute; pay&amp;eacute;s auparavant.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* La Loi de Terres est approuv&amp;eacute; pour &amp;eacute;liminer les latifundistes et garantir la souverainet&amp;eacute; alimentaire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* La Loi de P&amp;ecirc;che est cr&amp;eacute;e pour &amp;eacute;viter la p&amp;ecirc;che de chalutage, le dommage &amp;eacute;cologique et la exploitation des p&amp;eacute;cheurs c&amp;ocirc;tiers par l&amp;rsquo;oligarchie capitaliste. La loi prot&amp;eacute;ge le p&amp;ecirc;cheur artisanal.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Se promotionne le d&amp;eacute;veloppement de tourisme interne.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Le gouvernement bolivarien, avec le pr&amp;eacute;sident Hugo Chavez a la t&amp;ecirc;te, a propos&amp;eacute; l&amp;rsquo;Alternative Bolivarienne pour les Am&amp;eacute;riques (ALBA) comme substitut de l&amp;rsquo;Accord de libre &amp;eacute;change des Am&amp;eacute;riques (ALCA) an &amp;eacute;vitant de cette fa&amp;ccedil;on l&amp;rsquo;exploitation des ressources naturels des nations latino-am&amp;eacute;ricaines par les compagnies transnationaux et les &amp;eacute;changes commerciaux in&amp;eacute;gales.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;span style=&quot;font-weight: bold;&quot;&gt;Aspects Internationaux:&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* La politique ext&amp;eacute;rieur du gouvernement bolivarien a revitalis&amp;eacute; l&amp;rsquo;Organisation des Payses Exportateurs de P&amp;eacute;trole (OPEP) et a serre les liens avec d&amp;rsquo;autres payses exportateurs comme la Russie et l&amp;rsquo;Angola. Maintenant, Venezuela a une politique ext&amp;eacute;rieur &amp;agrave; lui m&amp;ecirc;me qui inclut l&amp;rsquo;Asie, l&amp;rsquo;Afrique et le moyen orient.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Les critiques &amp;agrave; l&amp;rsquo;agression de la part des Etats Unis au peuple d&amp;rsquo;Irak et celle d&amp;rsquo;Isra&amp;euml;l vers le Liban ont donne de prestige international au Venezuela.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* L&amp;rsquo;alliance avec Cuba a &amp;eacute;t&amp;eacute; un des pas le plus audacieux et r&amp;eacute;volutionnaires de le Venezuela bolivarien. Autre que la f&amp;eacute;conde interaction multiplicatrice des potentiels de le deux r&amp;eacute;volutions, le solde de solidarit&amp;eacute; humaine est un exemple du tipe de relations &amp;eacute;trang&amp;egrave;re au mercantilisme qui doit pr&amp;eacute;valoir entre les diff&amp;eacute;rents peuples.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* R&amp;eacute;alisation d&amp;rsquo;accords avec plusieurs payses du monde en mati&amp;egrave;res comme l&amp;rsquo;&amp;eacute;nergie, le p&amp;eacute;trole, le gaz naturel, l&amp;rsquo;agriculture, la manufacture, la min&amp;eacute;ralogie, logements et technologie de point.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Construction du satellite Simon Bolivar qui sera en orbite en 2008 gr&amp;acirc;ce &amp;agrave; l&amp;rsquo;appui du gouvernement chinois.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Depuis le 4 juillet 2006, Venezuela est la cinqui&amp;egrave;me membre plein du bloque le plus important de la r&amp;eacute;gion, MERCOSUR, consolidant des relations &amp;eacute;troites avec les gouvernements du Br&amp;eacute;sil, l&amp;rsquo;Argentine, le Paraguay et l&amp;rsquo;Uruguay.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Le Venezuela impulse une strat&amp;eacute;gie &amp;eacute;nerg&amp;eacute;tique int&amp;eacute;grationniste avec plusieurs payses, de diff&amp;eacute;rents continents, bas&amp;eacute; sur les principes de solidarit&amp;eacute; puis la compl&amp;eacute;mentarit&amp;eacute; &amp;eacute;conomique et sociale pour le d&amp;eacute;veloppement de nos peuples.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Venezuela est reconnue aujourd&amp;rsquo;hui comme un potence &amp;eacute;nerg&amp;eacute;tique p&amp;eacute;troli&amp;egrave;re.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Se souscrit l&amp;rsquo;accord de coop&amp;eacute;ration &amp;eacute;nerg&amp;eacute;tique et technologique avec la Chine.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Se souscrit des accords d&amp;rsquo;int&amp;eacute;gration avec la Bolivie, l&amp;rsquo;Argentine et le Br&amp;eacute;sil pour promouvoir l&amp;rsquo;int&amp;eacute;gration latino-am&amp;eacute;ricaine tel que pr&amp;eacute;vue dans l&amp;rsquo;article N&amp;ordm; 153 de la Constitution.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;span style=&quot;font-weight: bold;&quot;&gt;Aspects Nationaux et Territoriaux:&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour la premi&amp;egrave;re fois dans notre histoire sont produits au Venezuela:&lt;br /&gt;
o Tracteurs pour l&amp;rsquo;agriculture (accord avec l&amp;rsquo;Iran)&lt;br /&gt;
o Ordinateurs (accord avec la Chine)&lt;br /&gt;
o Missiles pour l&amp;rsquo;arm&amp;eacute;e nationale. (accord avec la Bi&amp;eacute;lorussie)&lt;br /&gt;
o Automobiles. (accord avec Iran)&lt;br /&gt;
o T&amp;eacute;l&amp;eacute;phones cellulaires. (accord avec la Chine)&lt;br /&gt;
o Perceuses p&amp;eacute;troli&amp;egrave;res. (accord avec la Chine)&lt;br /&gt;
o Electrom&amp;eacute;nagers (accord avec la Chine)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
R&amp;eacute;alisation d&amp;rsquo;ouvres d&amp;rsquo;infrastructure comme :&lt;br /&gt;
o Line 3 du Metro de Caracas avec un co&amp;ucirc;t totale de US$815 millions et une extension de 5.9 Km.&lt;br /&gt;
o Line 4 du Metro de Caracas avec un co&amp;ucirc;t de US$860 millions en une extension de 5.5 Km.&lt;br /&gt;
o Metro de Los Teques vers Caracas, 9.5 Km et une inversion de US$ 820 millions.&lt;br /&gt;
o Metro de Valencia, une premi&amp;egrave;re &amp;eacute;tape de 6.2 Km et un co&amp;ucirc;t de US$ 650 millions.&lt;br /&gt;
o Construction de Metro de Maracaibo avec un total de 61 Km de voie ferr&amp;eacute; et 75 stations&lt;br /&gt;
o Train de banlieue Tuy-Caracas. Co&amp;ucirc;t US$ 2.285 milliards.&lt;br /&gt;
o Train Puerto Cabello- Apure. Co&amp;ucirc;t US$ 3.6 milliards.&lt;br /&gt;
o Trolleybus de M&amp;eacute;rida avec 30 KM de parcours plus un funiculaire qui fera la connexion entre le Chama et le centre-ville avec un parcours de 3 Km. Co&amp;ucirc;t US$ 220 millions.&lt;br /&gt;
o Construction de l&amp;rsquo;h&amp;ocirc;pital cardiologique infantile latino-am&amp;eacute;ricain.&lt;br /&gt;
o Construction du deuxi&amp;egrave;me pont sur le fleuve Orinoco.&lt;br /&gt;
o Construction de la Centrale Hydro&amp;eacute;lectrique Francisco de Miranda, capable de produire 75% de la consommation d&amp;rsquo;&amp;eacute;lectricit&amp;eacute; national.&lt;br /&gt;
o Construction de l&amp;rsquo;universit&amp;eacute; ibero-am&amp;eacute;ricaine du sport.&lt;br /&gt;
o Construction de 20 villages universitaires.&lt;br /&gt;
o Projets en ex&amp;eacute;cution comme la construction de deuxi&amp;egrave;me pont sur le lac de Maracaibo, construction de port fluviale sur le fleuve Orinoco, construction de l&amp;rsquo;autoroute vers l&amp;rsquo;orient du pays apr&amp;egrave;s plus de vingt ans de gaspillage; complexe cryog&amp;eacute;nique de l&amp;rsquo;occident du pays ; construction du gazoduc Transcaribe&amp;ntilde;o, line a&amp;eacute;rienne CONVIASA, etc.&lt;/p&gt;</description>
            <pubDate>Tue, 20 Mar 2007 02:03:26 +0100</pubDate>
        </item>
        <item>
            <title>L'aube vÃ©nÃ©zuÃ©lienne : ALBA contre ALCA, par Anne Cauwel</title>
            <link>http://www.sbqc.org/sbqhov2/index.php?module=newsmodule&amp;action=view&amp;id=25&amp;src=@random45bd91746e505</link>
            <description>&lt;p&gt;Mai 2005. Les mÃ©dias, au service de lâ€™oligarchie mondiale, dÃ©nigrent lâ€™expÃ©rience vÃ©nÃ©zuÃ©lienne. Celle-ci est en effet insupportable Ã  plus dâ€™un titre pour lâ€™administration nord-amÃ©ricaine : ce pays exportateur de pÃ©trole ose braver les USA en proposant Ã  tous les pays dâ€™AmÃ©rique latine de sâ€™unir, de dÃ©velopper la coopÃ©ration entre eux et de se rendre indÃ©pendants de la grande puissance du Nord. MalgrÃ© toutes leurs tentatives, les USA ne sont pas parvenus Ã  dÃ©truire la rÃ©volution bolivarienne, qui est potentiellement de dimension continentale.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Des mÃ©dias au dessus de tout soupÃ§on ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il est sidÃ©rant de constater que le processus dans laquelle le peuple vÃ©nÃ©zuÃ©lien est engagÃ© est tellement mÃ©connu en France, alors quâ€™il est de nature Ã  enthousiasmer de larges secteurs de lâ€™opinion dans notre pays. Il est Ã©galement sidÃ©rant de voir Ã  quel point celui qui le dirige est dÃ©criÃ© dans nos mÃ©dias.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le gouvernement vÃ©nÃ©zuÃ©lien distribue gratuitement un million dâ€™exemplaires du Quichotte ? Le lecteur franÃ§ais apprend que Chavez est un mÃ©galomane qui cherche Ã  accaparer la gloire de CervantÃ¨s !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le gouvernement de Chavez sâ€™est soumis en six ans Ã  huit consultations Ã©lectorales quâ€™il a toutes remportÃ©es -de plus en plus largement- et sâ€™est refusÃ© Ã  rÃ©pondre par la rÃ©pression Ã  toutes les entreprises de sabotage du rÃ©gime ? Le lecteur franÃ§ais apprend quâ€™il est un Â« gorille...apprenti dictateur Â» !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pourquoi tant de haine, tant de mauvaise foi chez nos journalistes, tant dâ€™acharnement contre un chef dâ€™Etat dont la lÃ©gitimitÃ© est incontestable et contre un peuple majoritairement engagÃ© dans un processus de transformation radical ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On ne le comprend que si on se souvient que toute guerre se prÃ©pare dans les mÃ©dias, car il faut dâ€™abord gagner lâ€™opinion publique pour rendre acceptable une agression ultÃ©rieure, qui ne le serait pas sans cette prÃ©paration. Or il est de notoriÃ©tÃ© publique que lâ€™administration Bush considÃ¨re le gouvernement vÃ©nÃ©zuÃ©lien comme un gouvernement Ã  abattre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
ConsidÃ©rons ce quâ€™est le Venezuela.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Câ€™est un pays producteur de pÃ©trole, qui dÃ©tient les plus grandes rÃ©serves de gaz et de pÃ©trole lourd de la planÃ¨te et les Etats-Unis en sont pour lâ€™instant tributaires pour leur approvisionnement. Cette seule raison a suffi pour envahir lâ€™Irak.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Câ€™est un pays qui dÃ©clare ouvertement aller vers le socialisme. Cette seule caractÃ©ristique a valu Ã  Cuba un demi-siÃ¨cle dâ€™agression (blocus, tentative dâ€™invasion, tentatives multiples dâ€™assassinat du chef de lâ€™Etat, campagnes mÃ©diatiques bien orchestrÃ©es qui ont atteint en Europe leur but de discrÃ©diter le rÃ©gime cubain) et aux peuples dâ€™AmÃ©rique centrale, qui ont eu dans les annÃ©es 70 et 80 le mauvais goÃ»t de vouloir secouer le joug de lâ€™oppression, de connaÃ®tre des souffrances incommensurables (organisation de la Contra contre le Nicaragua sandiniste, soutien US aux armÃ©es salvadorienne et guatÃ©maltÃ¨que. On se souvient de la Â« thÃ©orie des dominos Â» : lâ€™administration nord-amÃ©ricaine entendait empÃªcher, Ã  nâ€™importe quel prix, lâ€™un de ces peuples de sortir de la dÃ©pendance).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Câ€™est un pays qui Å“uvre Ã  revitaliser lâ€™OPEP, Ã  diversifier ses Ã©changes Ã©conomiques de maniÃ¨re Ã  se rendre indÃ©pendant des Etats-Unis (voir les rÃ©cents marchÃ©s conclus avec la Chine) et surtout qui contribue Ã  renforcer lâ€™intÃ©gration latino-amÃ©ricaine. Pays associÃ© au MERCOSUR, le Venezuela multiplie les ouvertures vers tous les autres pays du sous-continent. Il va plus loin : il leur propose une rupture avec lâ€™hÃ©gÃ©monisme nord-amÃ©ricain, dont le symbole est la dÃ©cision de donner aux peuples dâ€™AmÃ©rique latine une voix et une image propres, avec la prochaine mise en marche de ce premier projet mÃ©diatique quâ€™est la nouvelle tÃ©lÃ©vision du Sud : TeleSur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il a contrecarrÃ© lâ€™ALCA [1] ( en franÃ§ais ZLEA : Zone de libre-Ã©change des AmÃ©riques), qui devait Ãªtre lâ€™extension Ã  tout le continent de lâ€™ALENA entrÃ©e en vigueur en 1994 pour le Mexique, le Canada et les USA, et que la rÃ©sistance des peuples et de plusieurs gouvernements latino-amÃ©ricains a envoyÃ© aux oubliettes. Face Ã  lâ€™ALCA, le Venezuela a proposÃ© lâ€™ALBA (sigle qui signifie Â« lâ€™aube Â» !) : lâ€™Alternative Bolivarienne pour les AmÃ©riques, processus dâ€™intÃ©gration visant au dÃ©veloppement de Â« lâ€™Etat social, non dans lâ€™intÃ©rÃªt des Ã©lites mais dans lâ€™intÃ©rÃªt des peuples Â». Le message bolivarien, câ€™est le message de lâ€™unitÃ© latino-amÃ©ricaine et de lâ€™Ã©mancipation de toute tutelle, hier celle de lâ€™Espagne coloniale, aujourdâ€™hui celle des Etats-Unis.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lâ€™ALBA prend tout son sens dans le contexte de la rÃ©sistance croissante de lâ€™AmÃ©rique latine toute entiÃ¨re au systÃ¨me nÃ©o-libÃ©ral et Ã  la main-mise du gÃ©ant du Nord : TabarÃ© Vasquez au pouvoir en Uruguay ; les pays andins en Ã©bullition ; le probable rÃ©veil du Mexique aprÃ¨s la gestion catastrophique de Fox qui, est parvenu Ã  augmenter la popularitÃ© du maire de Mexico, Lopez Obrador, Ã  force de manÅ“uvrer pour lâ€™Ã©carter de la scÃ¨ne politique ; il nâ€™est pas jusquâ€™au Nicaragua qui ne donne des signes de vouloir rentrer Ã  nouveau dans lâ€™histoire. La rÃ©cente Ã©lection du secrÃ©taire gÃ©nÃ©ral de lâ€™OEA a montrÃ© que les pays dâ€™AmÃ©rique latine nâ€™Ã©taient plus disposÃ©s Ã  obÃ©ir aveuglement aux instructions de Washington. Dans cette conjoncture, lâ€™ALBA est une proposition intolÃ©rable pour les Etats-Unis qui voient leur Â« arriÃ¨re-cour Â» Ã©chapper Ã  leur domination.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le Venezuela enfin a rompu lâ€™isolement de Cuba : il reÃ§oit lâ€™appui de ce pays pour les Missions, il vend Ã  Cuba le pÃ©trole vital pour cette Ã®le des CaraÃ¯bes, 70 accords commerciaux ont Ã©tÃ© signÃ©s le 1er mai entre les deux pays. Câ€™est intolÃ©rable pour les Etats-Unis qui voient dÃ©jouer leur plan constant de dÃ©truire la rÃ©volution cubaine.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Bref, le Venezuela cumule quatre caractÃ©ristiques dont chacune suffirait pour en faire la cible de lâ€™administration Bush.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On connaÃ®t les plans nord-amÃ©ricains pour renverser un rÃ©gime :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- le coup dâ€™Etat (type Chili, Guatemala dâ€™Arbenz) : ce plan, mis en Å“uvre le 11 avril 2002 au Venezuela, a Ã©chouÃ© [2] ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- le sabotage de lâ€™Ã©conomie, combinÃ© Ã  un mouvement de protestation et de grÃ¨ve devant mener Ã  une guerre civile (comme au Chili : grÃ¨ve des camionneurs et mobilisation des mÃ©dias opposÃ©s Ã  Allende) : ce plan, mis en Å“uvre Ã  lâ€™automne 2003, a Ã©galement Ã©chouÃ© ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- lâ€™organisation dâ€™une guerre contre un pays voisin, qui affaiblirait les deux et permettrait une intervention, sous le prÃ©texte de protÃ©ger les populations ou de rÃ©tablir la dÃ©mocratie...et pour mettre la main sur la rÃ©gion pÃ©troliÃ¨re Ã  cheval sur les deux pays : les Etats-Unis ont jusquâ€™Ã  prÃ©sent Ã©chouÃ© Ã  dÃ©clencher une guerre entre le Venezuela et la Colombie ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- lâ€™assassinat du chef de lâ€™Etat : dÃ©jÃ  tentÃ© une vingtaine de fois, selon le vice-prÃ©sident Vicente Rangel et toujours dâ€™actualitÃ©, au point quâ€™Hugo Chavez lâ€™Ã©voque frÃ©quemment en dÃ©clarant sans ambages que G.W.Bush en porterait lâ€™entiÃ¨re responsabilitÃ© ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- lâ€™invasion militaire, combinÃ©e Ã  lâ€™une des autres mÃ©thodes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Fin avril, le Venezuela a suspendu lâ€™accord militaire signÃ© il y a 35 ans avec les USA, provoquant le dÃ©part des 4 instructeurs militaires nord-amÃ©ricains, le retour des 90 officiers vÃ©nÃ©zuÃ©liens Ã©tudiant aux USA et la suspension illimitÃ©e des opÃ©rations conjointes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
DÃ©but mai, Â« Condolencia Â» Rice rÃ©alisait une tournÃ©e en AmÃ©rique latine qui lâ€™amenait au BrÃ©sil, au Chili, en Colombie et au Salvador, tournÃ©e dont lâ€™un des buts avouÃ©s Ã©tait dâ€™isoler le Venezuela et qui sâ€™est sur ce point soldÃ©e par un Ã©chec.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En mars dernier, le premier ministre espagnol et les prÃ©sidents du BrÃ©sil, de Colombie et du Venezuela, rÃ©unis Ã  Ciudad Guayana, rÃ©pondaient aux Etats-Unis qui critiquaient les achats dâ€™armes effectuÃ©s par le Venezuela. Tant Lula que Zapatero et mÃªme Uribe affirmÃ¨rent le droit du Venezuela de prendre ses dÃ©cisions de maniÃ¨re souveraine.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Depuis lors, la dÃ©fense de la souverainetÃ© nationale constitue lâ€™un des thÃ¨mes des discours du prÃ©sident Chavez. Insistant sur lâ€™union entre le peuple et lâ€™armÃ©e, il rappelle que le corps de rÃ©servistes est un moyen de prÃ©vention contre une invasion Ã©trangÃ¨re.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le Venezuela a sans nul doute tirÃ© les leÃ§ons de la fin tragique du prÃ©sident Allende : le peuple vÃ©nÃ©zuÃ©lien ne sera pas sans dÃ©fense face Ã  ceux qui voudraient le punir de vivre sa Â« revolucion bonita Â». Il est fier de cette rÃ©volution et a lâ€™intuition quâ€™elle est potentiellement de portÃ©e continentale.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Anne Cauwel, pour la revue Volcans.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
-  Source : Cercle Bolivarien de Paris&lt;br /&gt;
cbparis at ml dot free dot fr&lt;/p&gt;</description>
            <pubDate>Mon, 29 Jan 2007 06:41:30 +0100</pubDate>
        </item>
        <item>
            <title>Venezuela : La révolution sociale du président Hugo Chávez, par Salim Lamrani</title>
            <link>http://www.sbqc.org/sbqhov2/index.php?module=newsmodule&amp;action=view&amp;id=24&amp;src=@random45bd91746e505</link>
            <description>&lt;p&gt;12 mai 2006. La Commission &amp;eacute;conomique pour l'Am&amp;eacute;rique latine et les Cara&amp;iuml;bes (CEPAL) des Nations Unies vient de publier un rapport alarmant sur l'&amp;eacute;tat de d&amp;eacute;nutrition des enfants latino-am&amp;eacute;ricains. Pr&amp;egrave;s de 8,8 millions de jeunes &amp;acirc;g&amp;eacute;s de moins de cinq ans souffrent de malnutrition chronique, ce qui repr&amp;eacute;sente 16% de la population de cette tranche d'&amp;acirc;ge. Au Guatemala, 46% des enfants de moins de cinq ans sont touch&amp;eacute;s par la malnutrition, 29 % au Honduras, 27% en Equateur, 26% en Bolivie et 25% au P&amp;eacute;rou. Alors que la production de produits alimentaires est trois fois sup&amp;eacute;rieure aux exigences &amp;eacute;nerg&amp;eacute;tiques de la population, pr&amp;egrave;s de 53 millions de personnes n'ont pas acc&amp;egrave;s au minimum vital quotidien. L'organisme onusien a lanc&amp;eacute; un appel aux pays de la r&amp;eacute;gion pour qu'ils mettent en place des politiques int&amp;eacute;grales d'Etat pour lutter contre ce fl&amp;eacute;au [ 1].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La politique exig&amp;eacute;e par la CEPAL s'apparente &amp;agrave; celle &amp;eacute;labor&amp;eacute;e par le gouvernement de Hugo Ch&amp;aacute;vez depuis son &amp;eacute;lection en 1998. Le Venezuela figure parmi les trois meilleurs &amp;eacute;l&amp;egrave;ves de l'Am&amp;eacute;rique latine avec un taux de malnutrition infantile de 4,4%, derri&amp;egrave;re Cuba (4,1%) et le Chili (0,8%), d'apr&amp;egrave;s les Nations unies. Disposant d'une manne financi&amp;egrave;re importante g&amp;eacute;n&amp;eacute;r&amp;eacute;e par la production p&amp;eacute;troli&amp;egrave;re du pays, le pr&amp;eacute;sident v&amp;eacute;n&amp;eacute;zuelien a d&amp;eacute;clench&amp;eacute; une v&amp;eacute;ritable r&amp;eacute;volution sociale qui a remarquablement am&amp;eacute;lior&amp;eacute; le niveau de vie de la population. Profitant de la croissance &amp;eacute;conomique la plus &amp;eacute;lev&amp;eacute;e d'Am&amp;eacute;rique latine avec 17,9% en 2004 et 9,4% en 2005, M. Ch&amp;aacute;vez a cr&amp;eacute;&amp;eacute; le Fonden, un fonds sp&amp;eacute;cial destin&amp;eacute; &amp;agrave; financer les programmes sociaux, auquel l'entreprise p&amp;eacute;troli&amp;egrave;re d'Etat PDVSA contribue &amp;agrave; plus de 5 milliards de dollars par an. En 2004, plus de 13 milliards de dollars ont &amp;eacute;t&amp;eacute; exclusivement destin&amp;eacute;s aux programmes sociaux [ 2].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Son engagement contre la pauvret&amp;eacute; est n&amp;eacute; du constat effarant qu'il avait effectu&amp;eacute; le 2 f&amp;eacute;vrier 1999 lors de son investiture &amp;agrave; la pr&amp;eacute;sidence :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;laquo; Il y a un taux de ch&amp;ocirc;mage qui atteint les 20%. Un sous-emploi qui atteint 50% de la force &amp;eacute;conomiquement active, presque un million d'enfants en &amp;eacute;tat de survie, des enfants comme ma fille Rosin&amp;eacute;s, d'un an et quatre mois, en &amp;eacute;tat de survie. Vingt-sept, presque vingt-huit pour mille, voil&amp;agrave; le taux de mortalit&amp;eacute; infantile du Venezuela, un des plus &amp;eacute;lev&amp;eacute;s du continent. L'incidence de la d&amp;eacute;nutrition sur la mortalit&amp;eacute; infantile atteint 15% des enfants qui meurent et la cause de la mort est la d&amp;eacute;nutrition. Nous ne pouvons pas attendre [l'assembl&amp;eacute;e] Constituante pour cela [...].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il est insupportable de savoir que seul un enfant sur cinq va &amp;agrave; l'&amp;eacute;cole maternelle, seul un sur cinq termine l'&amp;eacute;cole &amp;eacute;l&amp;eacute;mentaire, cela est insupportable car il s'agit du futur du pays [...].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
45% des jeunes adolescents sont d&amp;eacute;scolaris&amp;eacute;s, et survivent ici et l&amp;agrave; et beaucoup d'entre eux se livrent &amp;agrave; la d&amp;eacute;linquance pour survivre, parce que l'homme n'est pas mauvais par nature, nous sommes des enfants de Dieu, nous ne sommes pas des enfants du diable [ 3] &amp;raquo;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A l'&amp;eacute;poque, 77% de la population v&amp;eacute;n&amp;eacute;zuelienne vivait dans la pauvret&amp;eacute;, alors qu'elle r&amp;eacute;sidait dans le pays le plus riche d'Am&amp;eacute;rique latine en terme de ressources naturelles, et qui &amp;eacute;tait habit&amp;eacute; seulement par 26 millions d'habitants [ 4].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour &amp;eacute;liminer les probl&amp;egrave;mes de malnutrition, le gouvernement a cr&amp;eacute;&amp;eacute; en septembre 2004 des magasins alimentaires, d&amp;eacute;nomm&amp;eacute;s Mercal et dont les articles sont subventionn&amp;eacute;s par l'Etat &amp;agrave; hauteur de 30%. Pr&amp;egrave;s de 14 000 points de vente ont &amp;eacute;t&amp;eacute; install&amp;eacute;s &amp;agrave; travers le pays, m&amp;ecirc;me dans les coins les plus recul&amp;eacute;s. La moiti&amp;eacute; de la population, soit plus de 13 millions de personnes, fait ses courses dans ces magasins, qui vendent 6 000 tonnes de nourriture par jour et 250 produits alimentaires de base [ 5].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La Mission Mercal, qui f&amp;ecirc;te actuellement son troisi&amp;egrave;me anniversaire, a vu le jour suite au sabotage p&amp;eacute;trolier et la gr&amp;egrave;ve organis&amp;eacute;s par le secteur patronal et oligarque en 2002, destin&amp;eacute;s &amp;agrave; renverser le pr&amp;eacute;sident Ch&amp;aacute;vez. Les r&amp;eacute;seaux de distribution alimentaire avaient &amp;eacute;t&amp;eacute; compl&amp;egrave;tement paralys&amp;eacute;s par l'opposition, g&amp;eacute;n&amp;eacute;rant de s&amp;eacute;v&amp;egrave;res p&amp;eacute;nuries qui ont affect&amp;eacute; les souches les plus vuln&amp;eacute;rables de la population. Certains patrons de magasins avaient m&amp;ecirc;me pr&amp;eacute;f&amp;eacute;r&amp;eacute; se d&amp;eacute;barrasser de produits essentiels &amp;agrave; la dur&amp;eacute;e de vie limit&amp;eacute;e tel que le lait plut&amp;ocirc;t que de les vendre aux n&amp;eacute;cessiteux. Apr&amp;egrave;s la r&amp;eacute;solution de ce conflit, le gouvernement avait d&amp;eacute;cid&amp;eacute; de cr&amp;eacute;er le Minist&amp;egrave;re de l'Alimentation et le r&amp;eacute;seau Mercal avec l'aide technique de Cuba [ 6].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au niveau de l'&amp;eacute;ducation, pr&amp;egrave;s de 1,5 millions de V&amp;eacute;n&amp;eacute;zueliens ont appris &amp;agrave; lire gr&amp;acirc;ce &amp;agrave; la campagne d'alphab&amp;eacute;tisation, nomm&amp;eacute;e Mission Robinson I. En d&amp;eacute;cembre 2005, l'UNESCO a d&amp;eacute;cr&amp;eacute;t&amp;eacute; que l'illettrisme avait &amp;eacute;t&amp;eacute; &amp;eacute;radiqu&amp;eacute; au Venezuela. La Mission Robinson II a &amp;eacute;t&amp;eacute; lanc&amp;eacute;e afin d'amener l'ensemble de la population &amp;agrave; atteindre le niveau du coll&amp;egrave;ge. A cela s'ajoutent les Missions Ribas et Sucre qui ont permis &amp;agrave; plusieurs dizaines de milliers de jeunes adultes d'entreprendre des &amp;eacute;tudes universitaires. M. Ch&amp;aacute;vez a soulign&amp;eacute; la n&amp;eacute;cessit&amp;eacute; de &amp;laquo; garantir &amp;agrave; tous les V&amp;eacute;n&amp;eacute;zu&amp;eacute;liens [...] une &amp;eacute;ducation sup&amp;eacute;rieure de qualit&amp;eacute; &amp;raquo;. Pr&amp;egrave;s de 10 000 d'entre eux suivent une carri&amp;egrave;re de m&amp;eacute;decine &amp;agrave; Cuba. En 2006, 20 nouvelles universit&amp;eacute;s ont &amp;eacute;t&amp;eacute; inaugur&amp;eacute;es &amp;agrave; travers le pays, et 60 autres sont pr&amp;eacute;vues d'ici la fin de l'ann&amp;eacute;e [ 7].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au niveau de la sant&amp;eacute;, le Syst&amp;egrave;me national public de sant&amp;eacute; a &amp;eacute;t&amp;eacute; cr&amp;eacute;&amp;eacute; afin de garantir l'acc&amp;egrave;s gratuit aux soins &amp;agrave; tous les V&amp;eacute;n&amp;eacute;zueliens. La Mission Barrio Adentro, lanc&amp;eacute;e il y a trois ans, a eu des r&amp;eacute;sultats exceptionnels. Pr&amp;egrave;s de 17 millions de personnes ont ainsi pu &amp;ecirc;tre soign&amp;eacute;es par les structures m&amp;eacute;dicales nouvellement construites, alors qu'auparavant moins de 3 millions de personnes avaient un acc&amp;egrave;s r&amp;eacute;gulier aux soins. Pr&amp;egrave;s de 175 millions de consultations ont &amp;eacute;t&amp;eacute; r&amp;eacute;alis&amp;eacute;es depuis 2003. Le taux de mortalit&amp;eacute; infantile a &amp;eacute;t&amp;eacute; r&amp;eacute;duit &amp;agrave; moins de 10 pour mille. Le Venezuela dispose d&amp;eacute;sormais de plus de 150 centres de diagnostic int&amp;eacute;graux et un total de 600 devrait &amp;ecirc;tre atteint en 2006. En mars 2006, le gouvernement a inaugur&amp;eacute; 180 centres de sant&amp;eacute; dans tout le pays qui viennent s'ajouter aux plus de 1 000 cabinets m&amp;eacute;dicaux d&amp;eacute;j&amp;agrave; existants. Pour ce secteur, le secours des 26 000 m&amp;eacute;decins cubains et autres personnels de sant&amp;eacute;, qui travaillent dans les zones paup&amp;eacute;ris&amp;eacute;es, a &amp;eacute;t&amp;eacute; pr&amp;eacute;pond&amp;eacute;rant [ 8] .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au niveau du logement, les autorit&amp;eacute;s ont entrepris une politique de grands travaux avec la construction massive de nouveaux habitats destin&amp;eacute;s aux couches populaires. L'objectif, annonc&amp;eacute; par le pr&amp;eacute;sident Ch&amp;aacute;vez, est de construire 150 000 logements pour l'ann&amp;eacute;e 2006, afin de r&amp;eacute;soudre le probl&amp;egrave;me de p&amp;eacute;nurie d'habitation. L'ambitieux programme est d&amp;eacute;j&amp;agrave; en marche. En effet, au premier trimestre 2006, 15 921 maisons et appartements ont &amp;eacute;t&amp;eacute; vendus, &amp;agrave; des prix subventionn&amp;eacute;s, &amp;agrave; la population d&amp;eacute;sh&amp;eacute;rit&amp;eacute;e [ 9].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les nouveaux logements s'inscrivent dans un plan d'urbanisme d&amp;eacute;velopp&amp;eacute; avec des services de transports, des aires communes, des commerces et des &amp;eacute;coles. A Pueblo Nuevo, 7 000 logements sont en construction, ainsi qu'une &amp;eacute;cole, un lyc&amp;eacute;e et un complexe sportif. Le Ministre du logement et de l'habitat, M. Luis Carlos Figueroa, a soulign&amp;eacute; que 12 appartements de 57 m&amp;sup2; &amp;agrave; 72m&amp;sup2; s'y construisaient chaque jour. &amp;laquo; C'est un th&amp;egrave;me de haute priorit&amp;eacute; pour l'Etat v&amp;eacute;n&amp;eacute;zuelien &amp;raquo;, a-t-il affirm&amp;eacute; [10].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le concept d'int&amp;eacute;gration &amp;eacute;conomique latino-am&amp;eacute;ricaine fonctionne &amp;agrave; plein r&amp;eacute;gime pour ce projet immobilier. Cuba pr&amp;eacute;voit en effet de fournir 500 000 tonnes de ciment. Au total, l'Etat a allou&amp;eacute; un budget de pr&amp;egrave;s de 430 millions d'euros &amp;agrave; cette t&amp;acirc;che de construction. Le prix moyen par logement s'&amp;eacute;l&amp;egrave;ve &amp;agrave; 21 000 euros et le gouvernement subventionne l'acquisition &amp;agrave; hauteur de 9 000 euros pour les couches les plus modestes. Plus de 7 000 familles ont d&amp;eacute;j&amp;agrave; profit&amp;eacute; cette aide de l'Etat pour devenir propri&amp;eacute;taires. Des lois ont &amp;eacute;galement &amp;eacute;t&amp;eacute; adopt&amp;eacute;es pour limiter les taux d'int&amp;eacute;r&amp;ecirc;ts et &amp;eacute;viter les situations d'endettement [ 11].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les personnes &amp;acirc;g&amp;eacute;es n'ont pas &amp;eacute;t&amp;eacute; en reste. En effet, de 1999 &amp;agrave; 2006, l'Institut v&amp;eacute;n&amp;eacute;zuelien de s&amp;eacute;curit&amp;eacute; sociale (IVSS) a accord&amp;eacute; 462 000 pensions aux retrait&amp;eacute;s dans le besoin. &amp;laquo; En sept ans de gouvernance bolivarienne, nous avons multipli&amp;eacute; par deux le nombre de retrait&amp;eacute;s &amp;eacute;tabli durant les 40 ans de la IV R&amp;eacute;publique. Nous sommes pass&amp;eacute;s de 387 000 &amp;agrave; 849 000 retrait&amp;eacute;s avec pension [ 12] &amp;raquo;, a not&amp;eacute; le pr&amp;eacute;sident Ch&amp;aacute;vez.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La Mission Madres del Barrio (M&amp;egrave;res du quartier) a &amp;eacute;t&amp;eacute; cr&amp;eacute;&amp;eacute;e pour de lutter contre la consommation de drogue, l'absent&amp;eacute;isme scolaire, la grossesse pr&amp;eacute;coce et afin de recenser les m&amp;egrave;res de famille en grande difficult&amp;eacute;. Pour cette mission sociale, les femmes jouent un r&amp;ocirc;le fondamental au niveau pr&amp;eacute;ventif et &amp;eacute;ducatif. Des comit&amp;eacute;s dirig&amp;eacute;s par les m&amp;egrave;res de famille ont &amp;eacute;t&amp;eacute; &amp;eacute;tablis dans chaque quartier, et int&amp;egrave;grent d&amp;eacute;sormais les conseils communaux. Les m&amp;egrave;res au foyer &amp;agrave; faible revenu re&amp;ccedil;oivent d&amp;eacute;sormais un p&amp;eacute;cule &amp;eacute;quivalent &amp;agrave; 80% du salaire minimum. Pr&amp;egrave;s de 200 000 d'entre elles b&amp;eacute;n&amp;eacute;ficient de cette aide gouvernementale ; aide qui peut &amp;ecirc;tre temporaire ou permanente selon les cas [ 13].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La politique sociale du gouvernement Ch&amp;aacute;vez a eu des effets extr&amp;ecirc;mement positifs sur la criminalit&amp;eacute;. Le Venezuela est consid&amp;eacute;r&amp;eacute; comme &amp;eacute;tant l'une des nations les plus violentes d'Am&amp;eacute;rique du Sud. Entre 2004 et 2006, le taux de d&amp;eacute;linquance a &amp;eacute;t&amp;eacute; r&amp;eacute;duit de plus de 50%, selon le Minist&amp;egrave;re de l'Int&amp;eacute;rieur et de la Justice (MIJ). A Caracas, le nombre de d&amp;eacute;lits est pass&amp;eacute; de 600 au premier trimestre 2004 &amp;agrave; 250 de janvier &amp;agrave; mars 2006. Le directeur g&amp;eacute;n&amp;eacute;ral de la Coordination polici&amp;egrave;re du MIJ, M. Ra&amp;uacute;l Y&amp;eacute;pez, a soulign&amp;eacute; que les efforts au niveau de la s&amp;eacute;curit&amp;eacute; et du travail social avaient grandement contribu&amp;eacute; &amp;agrave; cette baisse significative de la d&amp;eacute;linquance [ 14].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'environnement constitue &amp;eacute;galement une priorit&amp;eacute; pour le pays. En ce qui concerne l'eau potable, les objectifs du mill&amp;eacute;naire, pr&amp;eacute;vus pour 2012 par les Nations unies, ont d'ores et d&amp;eacute;j&amp;agrave; &amp;eacute;t&amp;eacute; atteints par le Venezuela. Pr&amp;egrave;s de la moiti&amp;eacute; de la population, parmi celle qui n'avait pas acc&amp;egrave;s &amp;agrave; l'eau potable en 1998, peut d&amp;eacute;sormais jouir de ce service. Le Conseil des Ministres a allou&amp;eacute; une enveloppe de 17 millions d'euros au Minist&amp;egrave;re de l'Environnement et des Ressources naturelles pour fournir un r&amp;eacute;seau en eau potable aux r&amp;eacute;gions encore dans le besoin [ 15].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un plan int&amp;eacute;gral de d&amp;eacute;veloppement rural et agricole a &amp;eacute;t&amp;eacute; mis en place . Plus de 1,5 millions d'hectares de terre non utilis&amp;eacute;s ont &amp;eacute;t&amp;eacute; r&amp;eacute;cup&amp;eacute;r&amp;eacute;s pour l'agriculture. Pr&amp;egrave;s de 23 millions de tonnes d'aliments vont &amp;ecirc;tre produits gr&amp;acirc;ce &amp;agrave; ce programme. Dans la r&amp;eacute;gion de Apure, pr&amp;egrave;s de 99% des terres ne sont pas cultiv&amp;eacute;es et l'Etat a d&amp;eacute;cid&amp;eacute; de les destiner &amp;agrave; la production. Cette lutte contre le latifundio permettra de produire 80% des calories que consomment les V&amp;eacute;n&amp;eacute;zueliens [ 16].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La Banque universelle et commerciale a promu une politique de micro-cr&amp;eacute;dits bancaires destin&amp;eacute;e &amp;agrave; stimuler les projets commerciaux priv&amp;eacute;s aupr&amp;egrave;s des couches les plus d&amp;eacute;favoris&amp;eacute;es. Le succ&amp;egrave;s de cette initiative a &amp;eacute;t&amp;eacute; ph&amp;eacute;nom&amp;eacute;nal : de mars 2005 &amp;agrave; mars 2006, pr&amp;egrave;s de 300 millions d'euros ont &amp;eacute;t&amp;eacute; pr&amp;ecirc;t&amp;eacute;s [ 17].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En parall&amp;egrave;le &amp;agrave; son ambitieux programme social, le gouvernement n'h&amp;eacute;site pas &amp;agrave; affronter les probl&amp;egrave;mes de soci&amp;eacute;t&amp;eacute;, tels que la corruption et la bureaucratie . M. Hugo Ch&amp;aacute;vez a exhort&amp;eacute; la population &amp;agrave; mettre un terme &amp;agrave; ces deux fl&amp;eacute;aux, en choisissant la voie du socialisme. &amp;laquo; En suivant le chemin du capitalisme, il est impossible d'atteindre le monde [r&amp;ecirc;v&amp;eacute; par le] Lib&amp;eacute;rateur Sim&amp;oacute;n Bolivar [...]. Il faut construire un socialisme bolivarien plus frais et plus r&amp;eacute;volutionnaire &amp;raquo; , a-t-il soulign&amp;eacute; [18].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'engagement social du pr&amp;eacute;sident Ch&amp;aacute;vez d&amp;eacute;passe les fronti&amp;egrave;res et s'&amp;eacute;tend au reste du continent. Le Venezuela vient de signer un accord p&amp;eacute;trolier avec pr&amp;egrave;s de 151 mairies du Nicaragua. Une entreprise mixte v&amp;eacute;n&amp;eacute;zolano-nicaraguayenne se chargera d'importer et de distribuer du p&amp;eacute;trole au Nicaragua afin de mettre fin aux nombreuses p&amp;eacute;nuries de combustible qui affectent la population pauvre. L'accord pr&amp;eacute;voit un paiement de 60% du prix du p&amp;eacute;trole dans un d&amp;eacute;lai de 10 jours et les 40% restants seront &amp;eacute;tal&amp;eacute;s sur une p&amp;eacute;riode de 25 ans [ 19].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le Venezuela a &amp;eacute;galement sign&amp;eacute; des accords &amp;eacute;nerg&amp;eacute;tiques avec le Salvador en vertu de l' Alternative bolivarienne pour les Am&amp;eacute;riques (ALBA). Cet &amp;eacute;change garantit ainsi la suppression des interm&amp;eacute;diaires et des sp&amp;eacute;culateurs dans le commerce du p&amp;eacute;trole et permet de stabiliser les livraisons et les prix [ 20].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'arriv&amp;eacute;e au pouvoir de M. Ren&amp;eacute; Pr&amp;eacute;val &amp;agrave; la pr&amp;eacute;sidence d'Ha&amp;iuml;ti va permettre &amp;agrave; ce petit pays pauvre d'int&amp;eacute;grer le programme Petrocaribe, mis en place par le gouvernement v&amp;eacute;n&amp;eacute;zuelien, qui permet de fournir du p&amp;eacute;trole aux nations de la r&amp;eacute;gion &amp;agrave; des tarifs pr&amp;eacute;f&amp;eacute;rentiels. Treize nations des Cara&amp;iuml;bes b&amp;eacute;n&amp;eacute;ficient actuellement de ce programme. &amp;laquo; Petrocaribe est une responsabilit&amp;eacute; que le Venezuela doit assumer au vu des in&amp;eacute;galit&amp;eacute;s entre chaque pays &amp;raquo;, a annonc&amp;eacute; le pr&amp;eacute;sident Ch&amp;aacute;vez. Ha&amp;iuml;ti ne fait pas encore partie de Petrocaribe car le gouvernement bolivarien n'avait pas reconnu l'autorit&amp;eacute; provisoire qui avait dirig&amp;eacute; la nation depuis le renversement de l'ancien pr&amp;eacute;sident Jean-Bertrand Aristide [ 21].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'aide &amp;eacute;nerg&amp;eacute;tique offerte par le Venezuela profite m&amp;ecirc;me aux d&amp;eacute;sh&amp;eacute;rit&amp;eacute;s des Etats-Unis, &amp;agrave; la grande ire de l'administration Bush qui voit un ennemi politique apporter son soutien &amp;agrave; sa propre population. Le prestige du pr&amp;eacute;sident Ch&amp;aacute;vez a d&amp;eacute;pass&amp;eacute; les fronti&amp;egrave;res de son pays pour atteindre les secteurs d&amp;eacute;favoris&amp;eacute;s des ghettos &amp;eacute;tasuniens. Un accord entre l'entreprise v&amp;eacute;n&amp;eacute;zuelienne Citgo, filiale de PDVSA, et certains Etats de l'Union leur permet d'acqu&amp;eacute;rir le combustible avec une r&amp;eacute;duction de 40% [ 22].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
M. Alan Francis, un ouvrier m&amp;eacute;tallurgique habitant le Maine, a eu le privil&amp;egrave;ge de b&amp;eacute;n&amp;eacute;ficier de l'aide v&amp;eacute;n&amp;eacute;zuelienne l'hiver dernier. &amp;laquo; C'est comme si c'&amp;eacute;tait No&amp;euml;l. C'est 53 gallons en plus ont &amp;eacute;t&amp;eacute; les bienvenus &amp;raquo; , a-t-il d&amp;eacute;clar&amp;eacute;. Mme Beth Nagusky, qui dirige le programme dans le Maine a soulign&amp;eacute; le d&amp;eacute;sarroi dans lequel se trouvent certaines personnes et a &amp;eacute;voqu&amp;eacute; l'histoire de deux retrait&amp;eacute;s qui fouillaient les poubelles &amp;agrave; la recherche de bois pour se chauffer. &amp;laquo; Nous aimerions que d'autres compagnies p&amp;eacute;troli&amp;egrave;res fassent des dons aussi g&amp;eacute;n&amp;eacute;reux. Washington est en train de nous abandonner et est en train d'abandonner le peuple &amp;raquo;, a-t-elle ajout&amp;eacute; [ 23].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quant &amp;agrave; Mme Elaine DeRosa qui dirige un centre d'attention infantile pour les pauvres &amp;agrave; Cambridge, elle a d&amp;eacute;nonc&amp;eacute; l'agression de son gouvernement envers le pr&amp;eacute;sident v&amp;eacute;n&amp;eacute;zuelien : &amp;laquo; Le plus grand crime [de Ch&amp;aacute;vez] est d'&amp;ecirc;tre socialiste. Il aide beaucoup de gens &amp;agrave; faibles revenus dont le gouvernement &amp;eacute;tasunien ne s'occupe pas. C'est cela qui devrait nous couvrir de honte &amp;raquo;. Au total, pr&amp;egrave;s de 200 000 foyers, soit pr&amp;egrave;s de 700 000 personnes, des milliers d'institutions, ainsi que les communaut&amp;eacute;s indig&amp;egrave;nes ont b&amp;eacute;n&amp;eacute;fici&amp;eacute; du programme qui pr&amp;eacute;voit la remise de 40 millions de gallons [ 24] .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La repr&amp;eacute;sentante de la tribu indienne Maliseets du Maine, Mme Brenda Commander, a tenu &amp;agrave; se rendre personnellement au Venezuela afin de remercier le pr&amp;eacute;sident Ch&amp;aacute;vez pour son programme. Elle a &amp;eacute;galement rappel&amp;eacute; les dures conditions de vie de son peuple, ainsi que les rigueurs de l'hiver dans sa r&amp;eacute;gion. Les communaut&amp;eacute;s du Massachusetts, de New Cork, de Rhode Island, de Pennsylvanie, du Vermont, de Delaware, du Connecticut et du Maine ont b&amp;eacute;n&amp;eacute;fici&amp;eacute; de l'aide humanitaire accord&amp;eacute;e par le Venezuela [ 25].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En guise de r&amp;eacute;compense pour ses efforts humanitaires, le gouvernement v&amp;eacute;n&amp;eacute;zuelien a re&amp;ccedil;u le Prix international White Dove, d&amp;eacute;cern&amp;eacute; par le Comit&amp;eacute; de Rochester pour l'Am&amp;eacute;rique latine. M. John Lock, membre du Comit&amp;eacute; a f&amp;eacute;licit&amp;eacute; M. Ch&amp;aacute;vez : &amp;laquo; Le pr&amp;eacute;sident a su r&amp;eacute;sister aux pressions de l'extr&amp;ecirc;me droite v&amp;eacute;n&amp;eacute;zuelienne, en plus des pressions externes &amp;eacute;mises par l'administration Bush et ses alli&amp;eacute;s [ 26] &amp;raquo;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En effet, le pr&amp;eacute;sident du Comit&amp;eacute; du commerce et de l'&amp;eacute;nergie de la Chambre des repr&amp;eacute;sentants des Etats-Unis, M. Joe Barton, avait d&amp;eacute;nonc&amp;eacute; le programme p&amp;eacute;trolier comme faisant partie d'une &amp;laquo; politique &amp;eacute;trang&amp;egrave;re de plus en plus hostile et belliqueuse envers les Etats-Unis de la part d'un gouvernement peu amical [ 27] &amp;raquo;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Enfin, le Venezuela a embo&amp;icirc;t&amp;eacute; le pas &amp;agrave; Cuba et collabore d&amp;eacute;sormais pleinement &amp;agrave; la Mission Miracle. Ce projet consiste &amp;agrave; op&amp;eacute;rer gratuitement tous les Latino-am&amp;eacute;ricains pauvres atteints de maladies oculaires, et &amp;agrave; promouvoir une int&amp;eacute;gration continentale qui d&amp;eacute;passe le simple aspect &amp;eacute;conomique pour impliquer, entre autres, le domaine de la sant&amp;eacute;. En 2005, Cuba avait op&amp;eacute;r&amp;eacute; pr&amp;egrave;s de 250 000 personnes ayant perdu la vue dont 176 000 V&amp;eacute;n&amp;eacute;zueliens. Ce programme de sant&amp;eacute; concerne l'Equateur, le P&amp;eacute;rou, la R&amp;eacute;publique dominicaine, la Bolivie, l'Argentine, le Br&amp;eacute;sil, l'Uruguay, la Colombie, le Salvador, le Nicaragua le Guatemala, et s'est appliqu&amp;eacute; au Mexique pour la premi&amp;egrave;re fois [ 28].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le secr&amp;eacute;taire &amp;agrave; la sant&amp;eacute; du Mexique, M. Julio Frenk, a bien affirm&amp;eacute; que son pays n'avait pas besoin d'un tel programme : &amp;laquo; Le Mexique est plus qu'autosuffisant pour couvrir toute la demande de chirurgie de cataracte &amp;raquo; . Mais il a imm&amp;eacute;diatement d&amp;eacute;menti par les autorit&amp;eacute;s de Carrillo Puerto qui ont &amp;eacute;t&amp;eacute; les premi&amp;egrave;res &amp;agrave; b&amp;eacute;n&amp;eacute;ficier du programme cubano-v&amp;eacute;n&amp;eacute;zuelien. Par exemple, Mme Pastora Chable Kan, une indig&amp;egrave;ne &amp;acirc;g&amp;eacute;e de 50 ans, n'a pas pu r&amp;eacute;unir la somme de 14 000 pesos (1 000&amp;euro;) n&amp;eacute;cessaires pour retrouver la vue et elle a accueilli avec b&amp;eacute;n&amp;eacute;diction les soins ophtalmologiques offerts par le gouvernement v&amp;eacute;n&amp;eacute;zuelien. L'objectif de Cuba et du Venezuela est d'op&amp;eacute;rer 6 millions de personnes en 10 ans, trois millions &amp;agrave; Caracas et trois millions &amp;agrave; La Havane [ 29] .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La r&amp;eacute;volution sociale du pr&amp;eacute;sident Ch&amp;aacute;vez est sans pr&amp;eacute;c&amp;eacute;dents en Am&amp;eacute;rique latine, et ses r&amp;eacute;sultats sont aussi impressionnants qu'inattendus. Le Venezuela est la preuve m&amp;ecirc;me qu'un gouvernement peut rapidement contribuer &amp;agrave; une r&amp;eacute;duction drastique de la pauvret&amp;eacute; et &amp;agrave; am&amp;eacute;liorer sensiblement le bien-&amp;ecirc;tre de sa population, &amp;agrave; condition &amp;agrave; la fois de disposer de la volont&amp;eacute; politique n&amp;eacute;cessaire et de destiner une partie des richesses nationales aux plus d&amp;eacute;munis.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Salim Lamrani&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Salim Lamrani, chercheur fran&amp;ccedil;ais &amp;agrave; l'universit&amp;eacute; Denis-Diderot (Paris VII), sp&amp;eacute;cialiste des relations entre Cuba et les Etats-Unis. Il vient de publier : Washington contre Cuba : un demi-si&amp;egrave;cle de terrorisme et l'affaire des Cinq, Le Temps des Cerises &amp;eacute;diteur.&lt;/p&gt;</description>
            <pubDate>Mon, 29 Jan 2007 06:22:03 +0100</pubDate>
        </item>
        <item>
            <title>Les dÃ©fis de l'AmÃ©rique latine Ã  l'impÃ©rialisme, par James D. Cockcroft</title>
            <link>http://www.sbqc.org/sbqhov2/index.php?module=newsmodule&amp;action=view&amp;id=23&amp;src=@random45bd91746e505</link>
            <description>&lt;p&gt;Plus de 25 ans de nÃ©olibÃ©ralisme en AmÃ©rique latine ont minÃ© les industries locales, les petites fermes et les opportunitÃ©s dâ€™emploi de la rÃ©gion. Il en a rÃ©sultÃ© un gÃ©nocide Ã©conomique graduel qui a engendrÃ© une pauvretÃ© humiliante pour les trois quarts des latinos amÃ©ricains, une mobilitÃ© sociale vers le bas pour une classe moyenne qui se rÃ©trÃ©cit, des batailles de la derniÃ¨re chance pour les secteurs syndiquÃ©s en perte de vitesse ainsi que des vagues de migrations internes et externes. Il a Ã©galement provoquÃ© une nouvelle vague de mouvements sociaux et de virages Ã©lectoraux vers la gauche.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il y a bien sur, de fortes tendances contraires, incluant des tentatives pour dÃ©stabiliser les gouvernements ; complots et mobilisations contre-rÃ©volutionnaires: plus de rÃ©pression et de terrorisme paramilitaire; un accroissement de la violence contre les femmes, les gais, les trans-sexuels, les minoritÃ©s ethniques, la jeunesse non-conformiste, les journalistes et les groupes de dÃ©fense des droits humains.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce qui est en jeu en AmÃ©rique latine câ€™est ni plus ni moins que la souverainetÃ© nationale et le contrÃ´le des ressources de base incluant le pÃ©trole, le gaz, lâ€™eau, la main-dâ€™Å“uvre bon marchÃ©, les Ã©coles, les hÃ´pitaux, le logement, le transport, les pensions, les banques et les industries. Les mouvements sociaux contestent la privatisation de la nature, le marchandisation de la vie, le pillage imposÃ© par la mondialisation nÃ©olibÃ©rale ainsi que le paiement impossible des dettes extÃ©rieures refilÃ©es par les dictatures.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le changement Ã©lectoral passant des nÃ©olibÃ©raux durs aux nÃ©olibÃ©raux Â« soft Â» est mis en Ã©vidence par lâ€™Ã©lection de Lula au BrÃ©sil, Nestor Kirchner en Argentine, TabarÃ© Vasquez en Uruguay, Michelle Bachelet au Chili et mÃªme Nicanor Duarte du Paraguay qui avait initialement soutenu le MERCOSUR. Des changements Ã©lectoraux similaires sont attendus au Mexique, Ã‰quateur, dans quelques petites nations des caraÃ¯bes. Les candidats promettent de ne pas implanter une politique fondamentaliste du libre marchÃ© ni le TraitÃ© de libre-Ã©change de AmÃ©riques mÃªme si, une fois Ã©lus, ils tentent de sauver le modÃ¨le Ã©conomique nÃ©olibÃ©ral moribond et, dans certains aspects, ils le renforcent. Cela est causÃ© en partie par les dÃ©cennies passÃ©es dâ€™affaiblissement de lâ€™Ã‰tat par des politiques de privatisations, les accords de libre-Ã©change et le poids des dettes externes qui ont laissÃ© les gouvernements vulnÃ©rables Ã  tous les chantages des multinationales Ã©trangÃ¨res. Cela explique pourquoi les mouvements sociaux ont ciblÃ© le Fonds monÃ©taire international, la Banque mondiale, le TraitÃ© de libre-Ã©change des AmÃ©riques, lâ€™OMC et les impÃ©rialismes amÃ©ricains et europÃ©ens (les investissements de lâ€™Espagne ont devancÃ© ceux des USA en AmÃ©rique latine).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lâ€™espace pour un nÃ©olibÃ©ralisme Â« humain Â» ou pour un nationalisme bourgeois est disparu. Câ€™est pourquoi la Bolivie de Evo Morales et le Venezuela dâ€™Hugo Chavez, qui tout en collaborant sur plusieurs sujets avec dâ€™autres prÃ©sident rÃ©cemment Ã©lus, rejettent leur approche nÃ©olibÃ©rale Â« soft Â» en proposant leur politique de changements rÃ©volutionnaires, basÃ©e sur lâ€™appui de lâ€™Ã‰tat aux demandes des mouvements sociaux. Morales en appelle au Â« socialisme communautaire basÃ© sur la rÃ©ciprocitÃ© et la solidaritÃ© Â» alors que Chavez met lâ€™emphase sur la nÃ©cessitÃ© dâ€™internationaliser la rÃ©volution et de crÃ©er le Â« socialisme du 21iÃ¨me siÃ¨cle Â» parce quâ€™un Â« autre monde nâ€™est pas possible dans le cadre du systÃ¨me capitaliste Â».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un des Ã©lÃ©ments frappant des mouvements sociaux dâ€™aujourdâ€™hui est leur rÃ©sistance croissante Ã  sâ€™intÃ©gration dans le systÃ¨me le nombre croissant de membres des couches pauvres et leur inventivitÃ© tactique. Les formes classiques de la structure de classe est aujourdâ€™hui presque mÃ©connaissable tant le nÃ©olibÃ©ralisme a dÃ©truit les programmes sociaux, tant lâ€™utilisation de la main-dâ€™Å“uvre Â« flexible Â» a dÃ©truit le salaire minimum, lâ€™appauvrissement des masses, le chÃ´mage croissant et mÃªme les professionnels bien Ã©duquÃ©s subissent la prÃ©caritÃ© et la surexploitation. Les lignes sÃ©parant les classes sociales sont devenues plus floues.&lt;br /&gt;
Pour les peuples indigÃ¨nes, le nÃ©olibÃ©ralisme nâ€™est rien de plus que le dernier Ã©pisode de 500 ans de politique gÃ©nocidaire et de rÃ©sistance tenace. Dâ€™une certaine faÃ§on, ils sont trÃ¨s au fait de certaines rÃ©alitÃ©s historiques telles que la continuitÃ© colonialisme/impÃ©rialisme, la destruction Ã©cologique, la crÃ©ation et la perpÃ©tuation dâ€™une dette impayable qui assure la domination des peuples ainsi que lâ€™utilisation systÃ©matique des enlÃ¨vements, de la torture et de la violence contre les femmes.&lt;br /&gt;
Les femmes ont souffert le plus de la violence Ã©conomique du nÃ©olibÃ©ralisme, sans mentionner lâ€™accroissement de la violence dans la vie de tous les jours.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les protestations contre les abus croissants envers les femmes et le commerce du sexe (qui est maintenant Ã©conomiquement plus important que le commerce de la drogue) sont devenues centrales, non seulement pour les mouvements fÃ©ministes comme la Marche mondiale des femmes, mais pour les mouvements sociaux en gÃ©nÃ©ral. Des exemples de femmes dirigeantes vont des commandantas Zapatistes aux piqueteras argentines (personnes sans emploi bloquant les intersections importantes) de mÃªme que les mÃ¨res et les grand-mÃ¨res de la Place de Mai. ParticuliÃ¨rement dignes de mention, sont les femmes qui ont dirigÃ© le soulÃ¨vement national pour sauver la vie du prÃ©sident Chavez durant le rÃ¨gne de deux jours de Pedro Carmona Â« Pedro le bref Â» lors du coup dâ€™Ã©tat soutenu par les AmÃ©ricains le 11 avril 2002, de mÃªme que les travailleurs Boliviens, vendeurs de rue et les femmes chefs de famille dâ€™El Alto qui ont organisÃ© des comitÃ©s de dÃ©fense et de lutte.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le rÃ´le des paysans et petits propriÃ©taires est devenu central en dÃ©pit dâ€™une rÃ©pression accrue. Dans la plupart des cas, cette Â« paysannerie Â» multiethnique est devenue une nouvelle force de travail bon marchÃ©, flexible et migrante. Quâ€™il sâ€™agisse des cultivateurs de coca des Andes, ou des paysans du Mouvement des travailleurs sans terre du BrÃ©sil (le MST est partie prenant de Via Campesina un rÃ©seau de travailleurs paysans dans 87 pays), les masses rurales ont mobilisÃ© jusque dans les villes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une nouvelle vague de militantisme syndical sâ€™est levÃ©e contre les multinationales et contre les leaders syndicaux corrompus (charros au Mexique). Des confÃ©dÃ©rations syndicales indÃ©pendantes tell que le Front authentique des travailleurs (FAT) du Mexique ainsi que des scissions dans les vieilles confÃ©dÃ©rations qui a donnÃ© le jour Ã  lâ€™Union nationale des travailleurs UNT du Venezuela, surgissent partout. Au Chili les Collectifs de travailleurs CCTT ont commencÃ© Ã  remplir le vide virtuel de syndicat laissÃ© en place lâ€™appareil dâ€™Ã©tat terroriste de Pinochet, appareil qui nâ€™a pas Ã©tÃ© dÃ©mantelÃ© complÃ¨tement. Ã‰galement, dâ€™importantes luttes de travailleurs sâ€™internationalisent liant les campagnes des travailleurs de Coca-Cola au Guatemala, en Colombie et aux Indes, autant que les batailles pour la syndicalisation dans les maquiladoras (usine aux salaires trÃ¨s bas) du Mexique de lâ€™AmÃ©rique centrale et des CaraÃ¯bes. Les travailleurs latinos amÃ©ricains ont occupÃ© tant dâ€™usines abandonnÃ©es par leurs propriÃ©taires en les remettant en marche que le Venezuela a tenu un congrÃ¨s continental des usines rÃ©cupÃ©rÃ©es.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il y a une reconnaissance grandissante parmi les peuples latinos amÃ©ricains de la nÃ©cessitÃ© de former des alliances et dâ€™internationaliser leur lutte. Des exemples de ce nouvel internationalisme en plus de ceux dÃ©jÃ  mentionnÃ©s incluent la campagne continentale contre le TraitÃ© de libre-Ã©change dirigÃ©e par lâ€™Alliance sociale continentale et la campagne pour la dÃ©militarisation de Lâ€™AmÃ©rique latine commencÃ©e par les Zapatistes en 2003 au Chiapas et qui sâ€™organise actuellement en une campagne internationale pour fermer quelque 700 bases militaires amÃ©ricaines dans 130 pays. Â« Lâ€™Autre campagne Â» initiÃ©e par les Zapatistes en 2006 a Ã©galement une perspective internationaliste.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lâ€™intÃ©rÃªt est grandissant pour le socialisme en AmÃ©rique latine. Des sondages dâ€™opinion au Venezuela et au BrÃ©sil dÃ©montrent que plus de la moitiÃ© des populations de ces pays est favorable au socialisme, une chose rarement entendue, dans des pays tels que le Chili ou le Mexique. Il y a un dÃ©bat grandissant sur le type de socialisme qui devrait Ãªtre recherchÃ©. Il existe dÃ©jÃ  un processus pour initier ce quâ€™on pourrait appeler Â« un, deux, trois socialismes Â» en commenÃ§ant par la rÃ©volution Cubaine de 1959. Comme lâ€™a dÃ©jÃ  dit le grand rÃ©volutionnaire pÃ©ruvien JosÃ© Carlos Mariategui (mort en 1930) Â« lâ€™AmÃ©rique latine ne veut pas dâ€™une rÃ©plique du socialisme europÃ©en mais plutÃ´t dâ€™un socialisme basÃ© sur sa propre rÃ©alitÃ©, dans le cas du PÃ©rou, sur la rÃ©alitÃ© indigÃ¨ne Â». En cela, le socialisme Ã  Cuba est distinctivement cubain, le Venezuela est enracinÃ© dans les idÃ©es de Simon Bolivar, le socialisme Bolivien est basÃ© sur les traditions indigÃ¨nes tandis que la leader indigÃ¨ne Ã‰quatorienne Blanca Chancoso suggÃ¨re un Â« Ã©tat plurinational, pluriculturel, que nous pourrions construire ensemble Â». Les Zapatistes (qui ne parlent pas de socialisme) se font les dÃ©fenseurs dâ€™un systÃ¨me oÃ¹ tous les pouvoirs viendraient dâ€™en bas, comme dans leur Â« junte de bon gouvernement Â» au Chiapas.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le dÃ©bat met en lumiÃ¨re que les multiples perspectives socialistes dâ€™AmÃ©rique latine partagent quatre caractÃ©ristiques : (1) ils sont conduits par des valeurs humaines cherchant la fin du patriarcat, du racisme, du sexisme, de lâ€™exploitation de classe, tout comme le ChÃ© et JosÃ© Marti, ils cherchent des valeurs dâ€™amour, de respect des autres et la justice sociale; (2) dÃ©mocratie participative dÃ©barrassÃ©e de lâ€™autoritarisme stalinien, avec une planification dÃ©centralisÃ©e , des entreprises contrÃ´lÃ©es par les travailleurs, et la Â«politique au lieu de la politicaillerie Â» (selon les mots de Fidel Castro), le tout enracinÃ© dans un Ã©tat basÃ© sur la participation populaire dâ€™en bas au lieu de la partitocratie ou de Â« lâ€™avant-garde Â»; (3) lâ€™internationalisme, la planification des marchÃ©s nationaux et internationaux, la dÃ©fense des peuples contre le nÃ©olibÃ©ralisme et les interventions impÃ©rialistes, la mise sur pied dâ€™une organisation internationale sans droits de veto qui ferait la promotion de la paix et des droits humains; (4) la souverainetÃ© des Ã©tats nation, la dÃ©fense des principes de non intervention, non agression, auto dÃ©termination, incluant le droit de former de nouveaux Ã©tats liant plusieurs peuples (tels que la Bolivie et le Venezuela) ainsi que les Ã©tats aspirant Ã  une vÃ©ritable Â« indÃ©pendance nationale Â» Ã  travers une unification en un Ã‰tat Latino-amÃ©ricain ou ConfÃ©dÃ©ration dâ€™Ã‰tats comme dans Â« Notre AmÃ©rique Â» de JosÃ© Marti et la Â« Grande Patrie Â» de Bolivar.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Seront critiques pour le futur de lâ€™humanitÃ© et de la planÃ¨te, la vitesse Ã  laquelle se dÃ©roulera la transition hors du capitalisme nÃ©olibÃ©ral et la frÃ©quence de ces ruptures avec le capitalisme. Ultimement, on ne pourra sauver lâ€™humanitÃ© sans rÃ©pandre rapidement la pratique de lâ€™internationalisme, qui connaÃ®t un regain de vie avec les rÃ©cents dÃ©veloppements en AmÃ©rique Latine et le mouvement alter-mondialiste. Lâ€™internationalisme est un processus de solidaritÃ© et dâ€™Ã©change dâ€™expÃ©riences, apprenant les uns des autres. Le peuple, dans ce que Marti appelait Â« le ventre de la bÃªte Â», les Etats-Unis, a une chance de faire une diffÃ©rence qualitative.&lt;br /&gt;
Tout dÃ©pendra de la profondeur de lâ€™unitÃ© et de lâ€™internationalisme qui seront bÃ¢tis entre les mouvements sociaux et entre les diffÃ©rents gouvernements, face aux pressions accrues de lâ€™impÃ©rialisme. Les dÃ©bats autour des socialismes latinos amÃ©ricains jusque parmi les partisans de Â« lâ€™Autre Campagne Â» des Zapatistes sont basÃ©s sur le principe de fonder des Ã©tats de Â« pouvoir populaire Â» Ã©cologiquement responsables ou le peuple Â« ceux dâ€™en bas Â» pour les Zapatistes, seront, selon les mots de la nouvelle constitution du Venezuela les Â« protagonistes Â». Tous sont dâ€™accord sur le but tant recherchÃ© : la libÃ©ration de lâ€™humanitÃ©, la cÃ©lÃ©bration de la vie et de sauver la planÃ¨te.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
James D. Cockcroft&lt;br /&gt;
Lâ€™auteur a Ã©crit plus de 30 ouvrages sur lâ€™AmÃ©rique latine, il enseigne Ã  lâ€™universitÃ© de lâ€™Ã‰tat de New-York par internet et vit Ã  MontrÃ©al.&lt;br /&gt;
[traducteur Jean Pierre Daubois]&lt;/p&gt;</description>
            <pubDate>Mon, 29 Jan 2007 06:19:39 +0100</pubDate>
        </item>
    </channel>
</rss>
