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        <title>Nouvelles SBQ/HOV</title>
        <description></description>
        <link>http://www.sbqc.org/sbqhov2/</link>
        <lastBuildDate>Sun, 05 Sep 2010 16:06:31 +0100</lastBuildDate>
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            <title>Résultats des élections municipales à Cuba : Notes initiales</title>
            <link>http://www.sbqc.org/sbqhov2/index.php?module=newsmodule&amp;action=view&amp;id=716&amp;src=@random48d796c6b7414</link>
            <description>&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Qu’il s’agisse d’élections partielles municipales ayant lieu tous les deux ans et demi ou d’élections générales se tenant tous les cinq ans (incluant les élections municipales, provinciales et parlementaires nationales), les résultats de ces élections à Cuba exigent une analyse sérieuse et détaillée. Ceci pourra faire l’objet d’un autre travail. Toutefois, ce qui importe pour le moment, c’est de traiter sous la forme de notes la désinformation de certains médias à l’égard des élections municipales qui viennent de se terminer le 19 mai.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Dans un article paru le 28 avril 2010 dans le Miami Herald sous le titre de [«&amp;#160;Dissidents&amp;#160;: Le vote montre la frustration&amp;#160;»], l’auteur, Juan Tamayo, a indiqué que ce vote reflétait «&amp;#160;le mécontentement grandissant&amp;#160;» dans l’île.[1] Il fournit également quelques résultats statistiques et les emploie pour soutenir son affirmation.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Dans cet article, j’aborderai tout d’abord le matériel statistique et ensuite, j’examinerai les données de Tamayo quant à savoir s’ils soutiennent sa thèse.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Le Miami Herald indique que la participation électorale a chuté, quoiqu’il admette que cette diminution était faible, tout en mettant l’accent davantage sur l’augmentation du pourcentage des votes en blanc et annulés. À son crédit, Tamayo donne dans l’ensemble des renseignements justes sur la participation électorale, mais ceci ne raconte pas toute l’histoire. Des élections municipales partielles se tiennent tous les deux ans et demi depuis 1976 jusqu’en 2010, soit un total de quatorze élections.[2] Les résultats des élections finales de 2010 indiquent, en arrondissant les chiffres, que 95,9&amp;#160;% des personnes en droit de voter l’ont fait. Tamayo insinue que ces chiffres sont inférieurs à chaque élection depuis 1976, où le taux de vote était de 95,2&amp;#160;%. Cependant, ces statistiques démontrent également que, mis à part 1976, la première année des élections, la participation électorale de la présente année (2010) n’était pas des plus faibles. Il y a eu une année, en 2002, où 95,8&amp;#160;% des électeurs avaient voté, une très petite fraction plus faible que celle de cette année. Les résultats des élections en 2002 ont également montré qu’elles ont connu une baisse par rapport aux élections précédentes tenues en 2000.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Toutefois, cette diminution de 2002 est-elle le reflet d’une tendance dans l’humeur électorale Cubaine? Non, puisqu’au cours des élections subséquentes (en 2005 et en 2007), le taux de vote a plutôt augmenté. Le fait est qu’on ne peut pas regarder les changements de résultats d’élections à Cuba (tels que ceux de 2010) et y voir une tendance selon des caprices ou des désirs personnels. Quiconque s’attend à ce que les prochaines élections municipales, qui feront parties des élections générales dans deux ans et demi (2012-13), présentent à nouveau une diminution dans les tendances à voter, pourra être très bien déçu de même que ce fut le cas après la baisse de 2002. En outre, ces quatorze élections présentent des variations habituelles de hauts et de bas ne pouvant être considérées aussi importantes. La caractéristique principale demeure en fait que ces quatorze élections municipales tenues de 1976 à 2010, indiquent une participation électorale très élevée s’étendant de 95.2&amp;#160;% à 95,9&amp;#160;%.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;L’article du Miami Herald devient plus ouvertement négatif lorsqu’il traite des votes en blanc et annulés, en indiquant que «&amp;#160;les 8,91 pour cent des votes annulés et des votes en blanc au scrutin du dimanche [25 avril 2010]étaient plus élevés qu’au cours des trois élections antérieures connues – 7 pour cent durant les élections législatives nationales de 1993, 7,2&amp;#160;pour cent durant les élections municipales de 1997 et 5,9 pour cent durant les élections municipales de 2000, selon Jorge Domínguez, un expert de Cuba à l’Université Harvard. Les résultats des autres élections n’étaient pas disponibles.&amp;#160;»&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Avec tout le respect dû envers le professeur Domínguez, les résultats sont en fait disponibles pour d’autres élections.[3] Par exemple, durant les élections municipales partielles de 1995, 4,3&amp;#160;% ont voté en blanc, tandis que pas moins de 7,0&amp;#160;% ont rendu leur bulletin de vote nul, soit pour un total de 11,3&amp;#160;% de votes en blanc et annulés. Il s’agissait d’un taux de votes invalides plus élevé que celui de cette année 2010. Durant les élections municipales après le vote de 2005, tenue en 2007, les pourcentages de bulletins de vote en blanc et annulés ont baissé respectivement à 3,23&amp;#160;% et à 3,98&amp;#160;%, pour un total de 7,21&amp;#160;% de votes non valables.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;L’article mentionne les élections de l’Assemblée nationale, qui se tiennent tous les cinq ans. Le professeur Domínguez est juste lorsqu’il a indiqué que tous les votes en blanc et annulés ont monté à près de 7,0&amp;#160;% durant les élections générales parlementaires de 1993; il a cependant insinué que les résultats des élections de 2010 représentent une diminution apparente du vote positif. Toutefois, quelle est l’importance de ces résultats de 1993? Le modèle de vote indique-t-il d’une façon quelconque une tendance s’écartant de la tendance générale? Pas tout à fait. Par exemple, durant les trois élections parlementaires nationales subséquentes suivant les élections tenues en 1993, 7&amp;#160;% des résultats non valables en 1993 a chuté à 5,02&amp;#160;% (en 1998), à 3,86&amp;#160;% (en 2003) et à 4,77&amp;#160;% (en 2008).[4] Il faut se garder de ne pas sauter à des conclusions prématurées. À l’instar des élections municipales, les élections parlementaires nationales présentent invariablement un taux très élevé d’électeurs et un taux de votes invalides très faible, variant tous les cinq ans, mais très minime.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;En 2010, les résultats à la fin du premier tour de scrutin montrent que 4,59&amp;#160;% ont déposé des votes en blanc et 4,30&amp;#160;% des votes annulés, occupant le deuxième taux plus élevés dans le cadre des élections municipales depuis 1995. Il n’existe aucune preuve démontrant que tous les bulletins de vote en blanc et annulés représentent un rejet du système ou puissent favoriser l’option de dissidence en faveur d’un changement politique. Certains électeurs le font par erreur. Il pourrait y avoir d’autres facteurs à l’encontre, comme par exemple la religion. Pour les Témoins de Jéhovah, leurs convictions religieuses leur interdisent de voter pour qui que ce soit. Une enquête préliminaire indique que le nombre de témoins de Jéhovah est en hausse à Cuba.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Cependant, la preuve la plus flagrante contre la supposée homogénéité des votes invalides repose dans les votes annulés. J’ai pu observer sur place et à plusieurs occasions, en particulier pendant les élections de 1997-98 et plus récemment celles de 2007-2008, le dépouillement du scrutin par les membres du bureau électoral dans les bureaux de vote à la suite de l’exercice du droit de vote. Tenant mes propres photos comme preuve, un assez grand nombre de votes sont annulés par simple enthousiasme déplacé. Par exemple, j’ai vu un bulletin de vote dans un bureau de vote à la Place de la Révolution, sur lequel un électeur avait inscrit Raúl Castro. Le bureau électoral l’a immédiatement déclaré comme étant un vote annulé, puisque Raúl Castro n’était pas candidat dans cette circonscription, et que de toute façon les inscriptions manuscrites ne sont pas reconnues à Cuba. J’ai vu d’autres bulletins de vote remplis consciencieusement en conformité avec la loi; par contre l’électeur avait dessiné un croquis de Che Guevara sur le bulletin qui a, par conséquent, été annulé. Il existe beaucoup d’autres exemples de la sorte, de même que des erreurs. À propos des erreurs, au niveau municipal, on a le droit de voter pour une seule personne parmi les candidats figurant sur le bulletin de vote, à l’inverse du droit de voter pour plusieurs candidats au niveau national. Malgré tous ces efforts déployés, il existe apparemment une certaine confusion lorsque vient le moment pour certains électeurs d’entrer dans l’isoloir, leurs votes pourraient éventuellement être annulés par mégarde. Pour ceux qui annulent leur bulletin de vote de façon délibérée, il est très clair qu’ils le font d’une façon tout à fait imagée comme ils en ont le droit.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Ainsi, même s’il est vrai qu’il est impossible de dire dans quelle proportion les bulletins de vote en blanc et annulés ne représente pas un rejet, mais plutôt des erreurs ou qu’ils ont été fait par enthousiasme déplacé; néanmoins une chose est sûre, c’est que l’on peut affirmer sans se tromper qu’un certain nombre du total des votes invalides ne constitue aucunement un rejet envers le système politique actuel.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Tamayo cite les dissidents qui réclament le fait que ces chiffres représentent la «&amp;#160;frustration&amp;#160;» et le «&amp;#160;mécontentement&amp;#160;» dans l’île.[5] Voyons alors cette affirmation de plus près. Ceci est présenté comme une découverte importante qui est évidemment prévue pour dresser un mur entre les citoyens et les dirigeants à tous les niveaux, étant donné que cette conclusion à propos des résultats des élections est attribuée aux «&amp;#160;dissidents&amp;#160;». En fait, il est vrai qu’il existe actuellement à Cuba beaucoup de «&amp;#160;frustration&amp;#160;» et de «&amp;#160;mécontentement&amp;#160;», pour employer les termes qu’utilise le Herald, et si, seulement à titre d’exemple, nous leur accordons cet argument.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Certains de ceux qui analysent d’un point de vue négatif les résultats des élections de 2010, les comparent aux précédents, en particulier à ceux de 2007-2008, qui présentaient un taux inférieur de bulletins en blanc et annulés. Que s’est-il donc produit en 2008, en 2009 et au début de 2010? Premièrement, Cuba à l’instar du reste du monde a ressenti les effets de la crise mondiale économique et financière. Deuxièmement, conjugué à cela, Cuba a été victime de trois énormes ouragans en 2008, dans une période de temps très rapprochée&amp;#160;: Gustav, Ike et Paloma ont causé plus de 10 milliards de dollars en dommages et en déracinement massif qui n’est même pas calculable en dollars. Troisièmement, le gouvernement cubain a apporté et tente toujours d’apporter des changements, particulièrement liés à l’amélioration de l’activité économique telle que la production et la distribution. La discussion et l’action sincère liées au changement suscitent des espoirs; par contre, vu la complexité de la situation nationale et internationale, ce très grand potentiel d’efforts qui pourraient répondre à la frustration et au mécontentement, se rapportant aux résultats positifs peut parfois ne pas survenir aussi rapidement et aussi massivement que l’espéreraient bon nombre de Cubains. Cette situation apporte donc peut-être comme conséquence plus de désillusion qu’autre chose. Ce sont des questions dont n’importe qui abordant sérieusement le processus politique actuel à Cuba doit considérer.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;En tenant compte de tout ceci, c.-à-d. la crise économique mondiale depuis les dernières élections, les trois ouragans en 2008 et les nouveaux espoirs de changement à l’intérieur des limites de la situation nationale et internationale, on peut dire que l’augmentation du vote de protestation en 2010 par des votes en blanc et annulés n’est pas très élevée.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Les adversaires de Cuba regardent l’île, comme l’auteur uruguayen Eduardo Galeano dit, à l’aide d’une loupe quand elle parvient à une situation qu’ils perçoivent comme un incident ou une tendance négative; ce n’est que pour cette raison que tous les facteurs, même secondaires, sont pris en considération tandis que, bien sûr, ils en exagèrent l’ importance relative telle que des électeurs potentiels absents se trouvant en missions internationales, des vacances coïncidant avec des élections et le fait que certains citoyens voient comme une augmentation du nombre d’adhérents des Témoins de Jéhovah.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Certains journalistes et universitaires se sont déjà efforcés de prouver que les élections à Cuba manifeste une opposition des Cubains. Suite aux élections municipales de 1995, l’universitaire états-unien Miguel Centeno, un détracteur de Cuba, a mentionné que les résultats démontraient un «&amp;#160;mécontentement significatif&amp;#160;». Cependant, selon la recherche effectuée, ce point n’a pas été soutenu par aucune source ou statistique.[6] Tel qu’indiqué ci-dessus, alors que les élections de 1995 indiquaient une diminution du vote positif, que s’est-il alors produit durant les élections générales suivant les élections nationales, provinciales et municipales de 1997-98? Le vote positif s’en est remis très vite et s’est accru. Et nous sommes maintenant quinze ans plus tard (après l’évaluation du «&amp;#160;mécontentement&amp;#160;» erronée de 1995) et nous entendons toujours parler du mécontentement provenant pratiquement des mêmes sources.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;L’évaluation de 1995 n’a pas été non plus la dernière à s’avérer erronée. Par exemple, les «&amp;#160;dissidents&amp;#160;» s’attendaient peut-être à une participation électorale beaucoup plus faible et à une augmentation beaucoup plus élevée de bulletins en blanc et annulés durant les élections de 1997-98. Il y a plus de dix ans, au cours des élections parlementaires nationales générales de 1998, il y avait de grands espoirs parmi les dissidents quant à un rejet massif et apparent via l’urne électorale, comparée aux élections générales précédentes de 1993. Le président du parlement cubain, Ricardo Alarcón, avait souligné le 13 janvier 1998 que certaines sources diplomatiques à La Havane, sympathiques aux dissidents, s’attendaient impatiemment à une forte hausse des bulletins de vote en blanc et annulés.[7] Toutes les conditions étaient présentes pour de tels résultats&amp;#160;: les effets de la Loi de Torricelli de 1992 et de la Loi de Helms-Burton de 1996, l’appel du Président Bill Clinton en 1997 en faveur d’«&amp;#160;un gouvernement démocratique de transition&amp;#160;» à Cuba par le financement d’accompagnement des dissidents, tout ceci dans le contexte de la Période spéciale à Cuba, causée par l’effondrement de l’ex-URSS et les dommages majeurs affectant l’économie cubaine. En même temps, certains des effets les plus néfastes de cette situation commençaient à s’améliorer bien que légèrement, comme la diminution des pannes de courant électrique. Nonobstant, malgré la situation principalement défavorable qui dépassait largement les améliorations de peu d’importance, les dissidents n’ont pu voir leur rêve se réaliser.[8] Puisque que leurs vœux n’étaient pas exaucés, l’un des plus célèbres dissidents de Cuba, Elizardo Sánchez, a été obligé d’admettre «&amp;#160;que les élections nationales de 1998 signifiait un renouvellement des mandats et la légitimité du gouvernement&amp;#160;».[9]&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Plus haut, nous n’avons décrit que deux exemples, les élections municipales partielles de 1995 et les élections parlementaires générales nationales de 1997-98.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Voici quelques notes supplémentaires concernant les élections municipales. Les élections municipales cubaines sont terminées. Elles ont débuté le 4 janvier 2010, lorsque le Conseil d’État en conformité avec la Constitution cubaine et la Loi électorale a convoqué les élections. Une des premières mesures consiste à mettre à jour la liste des électeurs basée d’après la liste continue et permanente des citoyens, leur âge et leur adresse. L’inscription des électeurs à Cuba se fait d’office&amp;#160;: elle est automatique pour toutes les personnes âgées de seize ans et plus; il n’y a aucune démarche à faire afin d’apparaître sur le registre d’inscription qui est publique.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Du 24 février au 24 mars des milliers d’assemblées de mise en candidature de quartier se sont tenues, comprenant autour de deux cents électeurs éligibles pouvant participer à chacune. Les citoyens ont le droit de proposer n’importe quel voisin de leur circonscription afin qu’il se présente en tant que candidat. De deux à huit voisins peuvent être nominés comme candidat, ceux qui obtiennent la majorité des votes lors d’une procédure de vote à main levée sont déclarés candidats. Puis, le 25 avril il y a eu des élections au suffrage universel et secret, pendant lesquelles les électeurs choisissent de voter pour l’un des candidats nominé. Puisque l’on doit recevoir au moins 50&amp;#160;% des voix pour être déclarer vainqueur, il est très fréquent qu’aucun candidat n’obtienne 50&amp;#160;% des voix au premier tour de scrutin. Cette année, 14&amp;#160;% des 15&amp;#160;093 circonscriptions électorales ont dû passer à un deuxième tour de scrutin, durant lequel les électeurs ont voté pour un candidat sur deux ayant obtenu la majorité des votes (mais pas 50&amp;#160;%) ou les deux qui se trouvaient à égalité.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Ce deuxième tour a eu lieu le 2 mai, soit un jour après le 1er mai, ce jour important pour les Cubains dans toute l’île. Habituellement, la participation électorale est inférieure pendant le second tour de scrutin. Pour le second tour en 2010, au cours de la semaine aboutissant au second tour, l’accent avait été entièrement mis sur la mobilisation du 1er mai, pratiquement rien pour les élections. Curieusement (y compris pour l’auteur de cet article), 90&amp;#160;% des électeurs sont allé voter malgré l’attention portée au 1er mai. D’habitude, le taux de vote pour le deuxième tour se situe entre 89 et 93&amp;#160;%, soit toujours inférieur au premier tour; par exemple le taux de vote au second tour était de 93,6&amp;#160;% en 1986, de 89&amp;#160;% en 1995, de 94,77&amp;#160;% en 1997 et de 93,5&amp;#160;% en 2005.[10]&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Toutefois, dans trois circonscriptions électorales, en voyant que les deux candidats étaient toujours à égalité, un troisième tour a été appelé. Ces dernières élections ont eu lieu le 5 mai. Dans chacune des trois circonscriptions, un candidat a obtenu plus de voix que l’autre, clôturant ainsi les élections.[11]&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Le 19 mai, les délégués nouvellement élus aux assemblées municipales se sont réunis dans les 169 municipalités partout au pays, en vue de la constitution des assemblées. Un des principaux objectifs de cette première session consiste à élire le président ainsi que le vice-président de l’assemblée municipale par votes secrets parmi les élus à l’Assemblée. Ceci a mis fin aux élections municipales de 2010, même si pendant les prochaines semaines, les commissions de travail permanent au sein des assemblées municipales et des Conseils populaires et leurs présidents et vice-présidents respectifs sont mis à jour, en prenant en considération les nouveaux délégués élus. Il s’agit d’une étape importante dans le déroulement des élections, étant donné que traditionnellement au cours des années, un peu moins de la moitié de ces derniers élus avaient été délégués au cours du mandat précédent. Pendant les élections de 2010, cette tendance se poursuit&amp;#160;: seulement 49&amp;#160;% de ces élus étaient des délégués au cours du mandat précédent.[12] Par conséquent, en établissant la nouvelle présidence de l'assemblée municipale et les commissions de travail permanent, les nouvelles assemblées municipales doivent prendre en considération le fait que sur la moyenne nationale, un peu plus de la moitié des délégués n’étaient pas des délégués dans le mandat précédent. Le travail quotidien des délégués élus, avec toutes ces épreuves et tribulations, commence donc, de sorte que les électeurs puissent voir les résultats et agir à leur égard d’ici les prochaines élections.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Par Arnold August*&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;br /&gt;
* Auteur/journaliste/conférencier. Vit à Montréal. Spécialiste de Cuba. Premier livre publié&amp;#160;: Democracy in Cuba and the 1997-98 Elections (en anglais, 1999). Chapitre intitulé&amp;#160;: &quot;Socialism and Elections&quot; (en anglais), dans Cuban Socialism in a New Century: Adversity, Survival and Renewal, édité par les professeurs Max Azicri et Elsie Deal (University Press of Florida, 2004). À venir (français, anglais, espagnol,)&amp;#160;: Cuba – Démocratie participative et les élections au  XXIème siècle. Membre de la LASA (Association des études latino-américaines).&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;NOTES&lt;br /&gt;
[1] Juan Tamayo, &quot;Dissidents: Voting shows frustration&quot;, Miami Herald, 28 avril 2010, http://www.miamiherald.com/2010/04/28/1601405/dissidents-voting-shows-frustration.html&lt;br /&gt;
[2] Oficina Nacional de Estadísticas, république de Cuba, http://www.one.cu/aec2008/esp/22_tabla_cuadro.htm, Asamblea Nacional del Poder Popular, Cuba: Democracia y Elecciones, http://www.parlamentocubano.cu/, Granma, &quot;Voto el 95.86&amp;#160;% de los electores&quot;, 30 avril 2010&lt;br /&gt;
[3] Granma, &quot;Victoria de la democracia revolucionaria&quot;, 19 avril, 2005, Peter Roman, &quot;People’s Power: Cuba’s Experience with Representative Government&quot;, p.&amp;#160;122, Roman and Littlefield Publishers, Lanham MD, 2003, Granma, &quot;Comisión Electoral Nacional, Proceso Elecciones Generales 2007-2008&quot;, dans Granma, 26 octobre 2007.&lt;br /&gt;
[4] &quot;Comisión Electoral Nacional, Resultados oficiales&quot;, Granma, 11 mars 1993, Granma, 4 février 1998, Granma, 1er février 2003 et Granma, 30 janvier 2008.&lt;br /&gt;
[5] Tamayo, op.cit&lt;br /&gt;
[6] Roman, op.cit, p. 120.&lt;br /&gt;
[7] Arnold August, Democracy in Cuba and the 1997-98 Elections, Editorial José Martí, La Havane, 1999, p. 360.&lt;br /&gt;
[8] Arnold August, ibid, p. 358-359.&lt;br /&gt;
[9] Arnold August, &quot;Socialism and Elections&quot;, dans Cuban Socialism in a New Century: Adversity, Survival, Renewal, édité par Max Azicri et Elsie Deal, University Press of Florida, Gainesville, FL, 2004, p. 233.&lt;br /&gt;
[10] Peter Roman, op.cit, pp120-122, et Granma, &quot;Victoria de la democracia revolucionaria&quot;, 19 avril 2005.&lt;br /&gt;
[11] Susana Lee, Granma, &quot;Más de 5&amp;#160;000 mujeres integrarán las Asambleas Municipales del Poder Popular&quot;, 11 mai 2010.&lt;br /&gt;
[12] Ibid.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Traduction&amp;#160;: Normand Raymond&lt;/p&gt;</description>
            <pubDate>Mon, 07 Jun 2010 20:12:30 +0100</pubDate>
        </item>
        <item>
            <title>Venezuela : Conseil Communal Mucusé Miranda, travailler la terre et sauver sa culture</title>
            <link>http://www.sbqc.org/sbqhov2/index.php?module=newsmodule&amp;action=view&amp;id=715&amp;src=@random48d796c6b7414</link>
            <description>&lt;p style=&quot;text-align: justify; &quot;&gt;&lt;strong&gt;L’organisation et la lutte sont des facteurs indispensables pour obtenir et faire perdurer des bénéfices pour une communauté, c’est le travail que mène ce conseil communal Mucusé Miranda, dont les membres sont majoritairement des indigènes Timotes, vivant dans les hautes et luxuriantes montagnes au milieu de ces zones isolées du Venezuela.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify; &quot;&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify; &quot;&gt;Ce conseil communal s’est formée en 2004, quand cette forme d’organisation a commencé à se développer, en tant qu’organisation sociale qui cherche à trouver des solutions aux problèmes qui peuvent exister dans la communauté. face aux besoins de leur communauté, ils ont ici aussi créé un conseil communal. Ana Salcedo, productrice agricole raconte :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify; &quot;&gt;&quot;le fait de nous unir dans cette organisation, nous a beaucoup appris. Nous avions un grave problème d’infrastructure, Nous n’avions pas de chemin en bon état pour transporter nos marchandises. La route est désormais construite, mais ce cela nous a aussi permis de nous rendre compte que nous ne pouvions nous séparer le la communauté de Piedra Gorda, qui se trouve sur la rivière Otata et à laquelle nous appartenons depuis 15 ans. Comme ils ont un énorme système d’irrigation, la rivière se retrouve souvent à sec.&quot;&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify; &quot;&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify; &quot;&gt;Avec la construction de cette voie de communication, les producteurs agricoles ont vu un impact positif sur leur récolte, ici l’on produit des salades, du chou-fleur et de nombreux légumes. 90% des membres de la communauté Timotes sont des producteurs, pour pouvoir subvenir aux besoins de leurs familles et avoir un travail. Noél Uzcátegui, producteur agricole explique :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify; &quot;&gt;&quot;nous avons bénéficié d’un crédit de la Banque Communale qui nous a permis de faire ce chemin pour nous permettre de vendre nos produits à l’extérieur. Notre qualité de vie s’est considérablement améliorée. Auparavant, on devait transporter ces choux-fleur sur des bêtes.&quot;&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify; &quot;&gt;Le conseil communal a également permis de relier la zone au réseau électrique, pour un budget de 300 milles bolivars, qui a permis de couvrir à la fois le sec Miranda et le secteur Mucusé. Un voisin confirme :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify; &quot;&gt;&quot;on s’éclairait il y à peu à la bougie ou avec des lampes au kérosène. Maintenant que nous avons de la lumière, tout est beaucoup plus facile. Nous avions prévu l’achat de trois transformateur, mais quatre supplémentaires ont été nécessaires, plus 500 mètres de câbles. Et ainsi, nous avons raccordé à l’électricité jusqu’à la dernière maison isolée.&quot;&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify; &quot;&gt;Laynel Fumero&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify; &quot;&gt;Traduction : Grégoire Souchay pour : http://www.larevolucionvive.org.ve/&lt;/p&gt;</description>
            <pubDate>Sun, 06 Jun 2010 00:17:57 +0100</pubDate>
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            <title>Honduras : L’oligarchie, les morts et la résistance</title>
            <link>http://www.sbqc.org/sbqhov2/index.php?module=newsmodule&amp;action=view&amp;id=710&amp;src=@random48d796c6b7414</link>
            <description>&lt;p style=&quot;text-align: justify; &quot;&gt;&lt;strong&gt;Au Honduras les assassinats n’ont pas arrêtés, ciblés, barbares, les escadrons de la mort honduriens n’en sont pas encore au niveau des massacres des paramilitaires colombiens, mais ils suivent de près à la fois la politique de terreur colombienne et les leçons apprises des dictatures chilienne et argentine.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify; &quot;&gt;L’oligarchie hondurienne savoure sa reconquête, mais cette victoire pourrait être de courte durée, en effet comme l’écrit Oscar Amaya Armijo, pour le moment la résistance du peuple hondurien reste pacifique et pleure ses morts sans porter de coups. Mais il se pourrait fort bien que cela ne dure pas, et à ce moment là les oligarques risquent fort de moins rire et le Honduras d’être ensanglanté par une guerre civile que les dirigeants du pays peuvent encore éviter s’ils arrêtent de ne cultiver que leurs intérêts aux dépends de ceux de leur pays.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify; &quot;&gt;En ce qui concerne les personnes amoureuses de la vie, toute mort leur fait mal, qu’importe qui est le défunt.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify; &quot;&gt;Jusqu’à présent, c’est la Résistance qui pleure ses morts, les recueille et les enterre avec un stoïcisme messianique, et elle ne répond pas à tant d’agressions graves avec vengeance.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify; &quot;&gt;Ou comme le dit Luis Morel, vieux dirigeant du mouvement ouvrier hondurien, “la résistance est, jusqu’à présent, comme les chiens, qui reçoivent des blessures et courent uniquement pour se lécher”, avec une apparente résignation.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify; &quot;&gt;En réalité, c’est une proposition terrible ébauchée par ceux qui créent le pacifisme, appelez-cela christianisme, bouddhisme ou &quot;gandhisme&quot;, les mouvements qui ne répondent pas (ou qui n’ont pas répondu) avec violence à la violence.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify; &quot;&gt;Existe-t-il réellement une culture qui croit que celui qui reçoit des coups sur la joue gauche offre la droite pour recevoir plus de coups ? Combien de temps dure une telle attitude dans une société marquée par la violence économique, sociale et politique ? Comment les personnes violentes conçoivent-elles ceux qui ne répondent pas aux agressions ?&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify; &quot;&gt;Il est difficile de répondre à ces questions, puisque l’histoire n’est qu’une chronologie de la violence ou plutôt de l’infamie : Qui est-ce qui peut affirmer que l’on est pas encore à l’aube de la Communauté Primitive ? Est-ce que ce n’est pas est-ce qu’un échantillon de que nous vivons dans l’époque du troupeau après avoir été témoin de l’assassinat de l’adversaire comme quand ils se disputaient un fémur de Mammouth ? N’est-ce pas un modèle du fait que nous vivons à l’époque de la meute témoin de l’assassinat de l’adversaire comme quand on se disputait un fémur de mammouth ?&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify; &quot;&gt;L’absurdité est immensément douloureuse, comme par exemple au Honduras on a assassiné le jeune Gilberto Alexander Núñez Ochoa, chargé au FNRP d’éviter que des infiltrés ou d’autres ne provoqueront des affrontements contre les forces policières et militaires durant les marches contre la dictature. Cet agent du pacifisme a été abattu de manière vile avec violence, celle là même qu’a intronisé le régime conjuré. Son délit, même si on ne le croit pas, était d’éviter les agressions contre ceux-là mêmes qui l’ont tué.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify; &quot;&gt;Qui au sein de l’oligarchie, parient sur la violence contre le pacifisme de la Résistance, apparemment, ils pensent que l’angoisse et l’incertitude ne les balayera pas, et que leurs victimes tendront toujours la joue droite.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify; &quot;&gt;Cette vision étroite est extrêmement dangereuse et conduira irrémédiablement à l’entassement des morts, qu’importe sa provenance sociale. Alors, l’odeur pestilentielle de la mort emportera toute la structure de la société hondurienne.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify; &quot;&gt;Ce sera l’époque où l’oligarchie et la résistance se retrouveront dans les mêmes cimetières enterrant leurs parents ou dans les hôpitaux comptabilisant les mutilés. L’hécatombe sera irréversible, les pleurs rempliront tout à ras bord et il n’y aura plus la capacité pour pardonner.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify; &quot;&gt;A ce moment il n’y aura plus d’occasion pour le dialogue, poru que l’on s’apprécie, pour des accords civilisés, donc quand on tient le pouvoir par les armes la pensée s’avilit, elle se trouble, et l’on croit que ce pouvoir est universel et éternel. La seule issue pour la perversité devenue pouvoir c’est la mort.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify; &quot;&gt;L’oligarchie ne doit pas chanter victoire parce que les morts sont du côté de la résistance, puisque la violence engendrée, plus tôt que tard, fonctionnera comme un boomerang, retournant à l’endroit d’où elle est partie. Cela peut arriver même si on ne le veut pas, ainsi fonctionne la dynamique de la violence sociale, quand il n’existe pas de réponse pour résoudre la crise politique par la voie de la coexistence pacifique.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify; &quot;&gt;Qu’est-ce que les oligarques préfèrent, partager le pouvoir économique, politique et le bien-être social avec tous les honduriens ou “colombianiser” ce processus ? N’existe-il pas parmi les magnats une volonté politique pour préparer le destin du Honduras avec le FNRP ?&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify; &quot;&gt;Les intérêts mesquins du gain oligarchique pèsent-ils plus que la vie ou la santé physique et mentale de milliers de honduriens ? N’y a-t-il pas d’arrangement possible ?&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify; &quot;&gt;Sans réponse positive à ces questions, bientôt tous les coins du Honduras et son histoire future se rempliront de cadavres, ce ne sera rien de plus qu’une page écrite avec du sang.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify; &quot;&gt;Oscar Amaya Armijo&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify; &quot;&gt;Source : Vos El Soberano &quot;La oligarquía, los muertos y la resistencia&quot;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify; &quot;&gt;Traduction : Primitivi http://www.primitivi.org/spip.php?article326&lt;/p&gt;</description>
            <pubDate>Thu, 27 May 2010 01:44:40 +0100</pubDate>
        </item>
        <item>
            <title>Venezuela : la contre-révolution prépare une offensive</title>
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            <description>&lt;p style=&quot;text-align: justify; &quot;&gt;&lt;strong&gt;De nouveaux développements, au Venezuela, montrent que la contre-révolution s’organise et prépare une nouvelle offensive prolongée contre le gouvernement bolivarien. Face aux effets de la récession économique, nous avons assisté à des réalignements, dans le paysage politique, qui peuvent jouer un rôle décisif lors des élections législatives de septembre prochain.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify; &quot;&gt;Cet article date du 29 mars 2010&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify; &quot;&gt;&lt;strong&gt;Le « chavisme bleu »&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify; &quot;&gt;Il y a trois semaines, le gouverneur de l’Etat de Lara, Henri Falcón (photo), a annoncé qu’il quittait le Parti Socialiste Unifié du Venezuela (PSUV), au terme d’une longue polémique publique avec le président Hugo Chavez. Ce dernier l’a accusé d’être trop proche de la bourgeoisie de Lara et de ne pas réellement servir les intérêts des travailleurs et des jeunes de cet Etat. Falcon a répliqué en claquant la porte du parti et en rejoignant le PPT (Patria Para Todos), un petit parti qui « &lt;em&gt;soutient&lt;/em&gt; » le gouvernement – mais s’est maintenu en dehors du PSUV, lors de sa formation, en 2007. Depuis, le PPT s’efforce d’agir comme un frein à Chavez, en faisant la promotion de la « &lt;em&gt;réconciliation&lt;/em&gt; » et du « &lt;em&gt;dialogue&lt;/em&gt; » avec l’opposition.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify; &quot;&gt;Falcon parle de façon très démagogique du besoin de « &lt;em&gt;tolérance&lt;/em&gt; ». « &lt;em&gt;Un révolutionnaire doit bâtir des ponts, et non placer des pièges ou dénier le droit du peuple à soutenir le parti politique de son choix &lt;/em&gt;», explique-t-il. Il espère rallier les classes moyennes autour de ses appels à la « &lt;em&gt;démocratie&lt;/em&gt; » et à la « &lt;em&gt;liberté des partis politiques &lt;/em&gt;» – comme s’ils n’existaient pas déjà, au Venezuela. Mais ce qui irrite Falcon au plus haut point, ce sont les récentes déclarations de Chavez, qui l’accuse d’avoir rallié le camp de la bourgeoisie.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify; &quot;&gt;Le 14 mars, dans son émission hebdomadaire, Aló Presidente, Chavez a évoqué le cas Falcon. Il a sévèrement critiqué non seulement le gouverneur de Lara, mais aussi la classe capitaliste vénézuélienne dans son ensemble :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify; &quot;&gt;« &lt;em&gt;Notre révolution ne prépare pas d’accord avec la bourgeoisie. Il n’y a ni accord, ni négociations possibles avec la bourgeoisie vénézuélienne. Il n’y a aucune possibilité d’accord et il n’y en aura jamais. Celui qui pense qu’un accord est possible doit abandonner nos rangs immédiatement.&lt;/em&gt;&amp;#160;»&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;&lt;blockquote&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify; &quot;&gt;« &lt;em&gt;C’est pourquoi la question du gouverneur de Lara, dont j’ai parlé hier avec fermeté, à Barquisimeto, est venue sur le tapis. Derrière lui, il y a beaucoup de manipulations, dont le gouverneur et le PPT sont complices. C’est regrettable, mais c’est un fait. &quot;Oh mais non, nous sommes avec Chavez&lt;/em&gt;&quot;&lt;em&gt;, disent-ils. C’est un mensonge. C’est la bourgeoisie qui tire les ficelles. Ne voyez-vous pas la bourgeoisie applaudir le gouverneur de Lara ? Pourquoi ne l’attaque-t-elle pas ? Parce que des accords ont été conclus en coulisse.&lt;/em&gt; »&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify; &quot;&gt;C’est exact. Le fait est que la grande majorité des journaux de droite ont réagi avec euphorie à l’annonce de la rupture de Falcon avec le PSUV. Falcon et le PPT assurent à tout le monde qu’ils sont partisans d’un « &lt;em&gt;Chavisme Bleu&lt;/em&gt; » (« Chavismo Azul »), censé être plus « tolérant » que la politique défendue par Chavez lui-même. Mais ce n’est qu’un écran de fumée pour cacher leur rupture avec Chavez. En réalité, ils luttent pour un tout autre programme : pour la contre-révolution sous un masque démocratique.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify; &quot;&gt;Dans un entretien récent aux Últimas Noticias, José Albornóz, le Secrétaire Général du PPT, a déclaré qu’il regrettait qu’Ismaël Garcia et son parti PODEMOS aient quitté le camp de la révolution, alors qu’ils auraient eu davantage d’influence en y restant. Albornóz affirme qu’il s’agit d’un regrettable malentendu. Apparemment, des « &lt;em&gt;sentiments incontrôlés&lt;/em&gt; » auraient conduit PODEMOS à trahir la révolution lors du referendum sur la réforme constitutionnelle, en 2007 !&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify; &quot;&gt;La vérité, c’est qu’Ismaël Garcia et PODEMOS n’ont jamais été révolutionnaires. Ils ont toujours été sociaux-démocrates. Pendant un temps, ils se sont accrochés à la coalition de Chavez dans le but de freiner le processus révolutionnaire. Mais la réforme constitutionnelle – malgré ses limites – était trop dure à avaler, pour eux, et ils ont donc décidé de rallier l’opposition, c’est-à-dire le camp de la contre-révolution. Ils se sont alors lancés dans une campagne anticommuniste appelant à voter NON au referendum. Et pour Albornoz, il ne s’agirait que d’un regrettable malentendu !&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify; &quot;&gt;Ce qu’Albornoz veut réellement dire, c’est que son parti essaie de faire la même chose que PODEMOS (et avant lui, le MAS), à savoir : freiner la révolution et rechercher un accord avec la classe dirigeante. En d’autres termes, il représente une cinquième colonne au sein de la révolution. Beaucoup de militants, à la base du PPT, ont compris cela. Plus de 200 adhérents ont décidé de quitter le parti et de rejoindre le PSUV. Mais d’un autre côté, Albornoz a déclaré que 20 000 personnes ont demandé à adhérer à PPT, dans la foulée de Falcon. Il n’est pas difficile de deviner à quelles classes appartiennent ces 20 000 personnes. Elles sont issues de la petite-bourgeoise et de la bourgeoisie elle-même, qui cherchent un moyen de se débarrasser de Chavez et de la révolution.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify; &quot;&gt;Ces dernières années, nous avons vu un grand nombre de renégats passer dans le camp de la réaction : Ariás Cárdenas (qui en est « revenu » en 2006), le MAS, Pablo Medina, Luís Miquelena, Baduel, Ismael Garcia et PODEMOS – et bien d’autre encore. Mais cette fois, il semble que Falcon soit capable d’organiser de plus larges couches d’éléments bourgeois et petit-bourgeois mécontents, sous la bannière du « &lt;em&gt;Chavisme Bleu&lt;/em&gt; », de la « &lt;em&gt;tolérance&lt;/em&gt; » et de la « &lt;em&gt;réconciliation&lt;/em&gt; ».&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify; &quot;&gt;&lt;strong&gt;La contre-révolution promeut le chaos et la violence&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify; &quot;&gt;A cela s’ajoutent les activités récentes de l’opposition dont le but est de créer un maximum de troubles, partout où c’est possible. En janvier, les étudiants de l’opposition ont manifesté et appelé à la violence, dans les rues, sous prétexte de s’opposer à la soi-disant fermeture de RCTV (une chaîne de TV putschiste temporairement suspendue parce qu’elle ne respectait pas les lois constitutionnelles vénézuéliennes). Ces manifestations ont fait un mort à Merida, parmi les étudiants chavistes, et plusieurs blessés à travers le pays.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify; &quot;&gt;Puis, le 21 mars, il y a eu la « grève » de 36 heures dans les transports de Caracas. En réalité, il s’agissait d’un lock-out patronal : les propriétaires des moyens de transport privés ont voulu interrompre le trafic. Mais les travailleurs organisés dans le Syndicat Unifié des Transports de Caracas ont combattu le lock-out – et la majorité des conducteurs de bus ont travaillé. A peine 5 % des travailleurs ont participé à la « grève », de sorte que le service a fonctionné de façon plus ou moins normale. La tentative de sabotage patronal a misérablement échoué – et ce, une fois de plus, grâce à la mobilisation de la classe ouvrière.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify; &quot;&gt;Enfin, la contre-révolution cherche à déstabiliser le pays en soumettant le secteur alimentaire à un sabotage et à une spéculation systématiques. Une enquête récente montre que le niveau de diversité des produits alimentaires disponibles était à son plus bas dans les mois précédents le référendum constitutionnel de décembre 2007, que Chavez a perdu de peu. La pénurie alimentaire était alors à son plus haut niveau. Ci-dessous : le premier graphique retrace l’évolution du niveau de diversité des produits alimentaires disponibles ; le deuxième l’évolution du niveau de pénurie des produits alimentaires de base.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify; &quot;&gt;Ce n’était pas un hasard. Les capitalistes du secteur alimentaire ont délibérément cherché – avec succès – à semer la confusion, la démoralisation et la frustration parmi les masses qui avaient voté pour Chavez, jusqu’alors. Faute de pouvoir rallier la masse des pauvres à l’opposition, ils ont cherché à la démoraliser. De fait, trois millions d’électeurs chavistes se sont abstenus, en décembre 2007, ce qui a permis à la réaction de l’emporter de justesse. La pénurie alimentaire, au Venezuela, fait partie d’une campagne concertée et bien organisée par la contre-révolution.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify; &quot;&gt;Il est parfaitement possible que le scénario de décembre 2007 se répète, au cours des prochains mois, en vue des élections législatives de septembre 2010. En effet, la distribution est toujours – pour l’essentiel – sous le contrôle des capitalistes. Chavez s’efforce de développer les marchés alimentaires Mercal, qui sont propriété d’Etat. Mais Mercal ne représente toujours que 7 % des stocks de nourriture disponibles. Cela ne peut pas compenser la spéculation et l’inflation massives qui sévissent dans le secteur privé de la distribution alimentaire.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify; &quot;&gt;Le problème est double. Premièrement, le secteur alimentaire privé reste largement à l’abri des mesures gouvernementales (à l’exception d’Exito et Cargill) et il n’y a pas de monopole du commerce extérieur. Deuxièmement, la production alimentaire nationale demeure assez faible. La réforme agraire de 2001 n’a pas conduit à une redistribution suffisante des terres aux paysans pauvres. Quant aux paysans qui ont obtenu des terres, on leur a généralement refusé les petits crédits qui leurs avaient été promis, de sorte que leurs terres sont restées en jachère.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify; &quot;&gt;Tout ceci nous mène à la même conclusion : la propriété privée de la production, de la transformation et de la distribution des denrées alimentaires est en contradiction directe avec les besoins et les aspirations démocratiques de la majorité des Vénézuéliens. La seule façon de résoudre ce problème – qui constitue un danger mortel, pour la révolution – consiste à exproprier ces secteurs et à les placer sous le contrôle démocratique des travailleurs, des consommateurs et des coopératives paysannes. Ceux-ci pourront alors planifier rationnellement ces secteurs, suivant les intérêts de la majorité, et mettre un terme au sabotage contre-révolutionnaire et antidémocratique.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify; &quot;&gt;&lt;strong&gt;Les élections législatives&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify; &quot;&gt;Gustavo Tarre Briceño, réactionnaire notoire et ancien dirigeant du parti de pro-capitaliste COPEI, a récemment déclaré que « &lt;em&gt;le gouvernement est si mauvais qu’il est possible de gagner les élections &lt;/em&gt;». Il s’agit évidemment d’une exagération grossière. Chavez bénéficie toujours d’un soutien massif. Cependant, il est exact que de nombreux réformistes et bureaucrates, dans l’entourage de Chavez, sont incapables de résoudre les problèmes les plus urgents du Venezuela : électricité, logements, pénurie alimentaire et insécurité. La principale raison tient au fait qu’ils n’osent pas rompre avec le capitalisme et la propriété privée.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify; &quot;&gt;Dans la même interview, Tarre Breceño explique la stratégie de l’opposition. Il dit que même dans le cas où l’opposition ne gagnerait pas une majorité, à l’Assemblée Nationale, « &lt;em&gt;le Parlement deviendrait un centre du débat national &lt;/em&gt;», ce qui «&lt;em&gt; représenterait un changement qualitatif &lt;/em&gt;». Nous avons ici la trame des perspectives contre-révolutionnaires. Même s’ils n’arrivent à remporter que 40 % des sièges, par exemple, ils utiliseront leurs députés pour bloquer ou différer les initiatives gouvernementales. Ces représentants légaux parcourront le pays en long et en large pour mobiliser la classe moyenne contre le gouvernement et la révolution. C’est la première partie du plan, l’objectif final étant de se débarrasser de Chavez et de la révolution.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify; &quot;&gt;Parmi les masses bolivariennes, il y a une profonde inquiétude, à ce sujet, ainsi qu’un mécontentement croissant à l’égard de la bureaucratie du PSUV. Il y a deux mois, Alberto Müller Rojas – ancien vice-président du PSUV – a déclaré que « &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Chavez est assis sur un nid de scorpions &lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;», en référence aux nombreux réformistes au sein du gouvernement et du parti.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify; &quot;&gt;Lors de l’édition d’Alo Presidente au cours de laquelle Chavez a attaqué Falcon et déclaré qu’aucun accord n’est possible avec la classe dirigeante, il a rappelé une fois de plus qu’il faut en finir avec l’Etat capitaliste et a critiqué ceux qui défendent le « s&lt;em&gt;ocialisme de marché&lt;/em&gt; » – une formule récemment mise en circulation par les réformistes, au sein du mouvement bolivarien.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify; &quot;&gt;C’est dans ce contexte que les idées du marxisme gagnent en audience. Récemment, l’Assemblée des Mouvements Populaires de Caracas a adopté la proposition de programme que les marxistes du PSUV ont formellement présenté. En conséquence, ce document a circulé parmi tous les délégués du Congrès. Ces mêmes idées ont été accueillies avec enthousiasme lors des assemblées du Bicentenaire de la Jeunesse, le nouveau front des organisations de la jeunesse révolutionnaire. Cela confirme que la base du PSUV veut lutter pour faire du parti un outil permettant de mener la révolution à son terme.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify; &quot;&gt;Patrick Larsen, à Caracas, le 29 mars 2010&lt;/p&gt;</description>
            <pubDate>Thu, 27 May 2010 01:26:44 +0100</pubDate>
        </item>
        <item>
            <title>Elections primaires au PSUV : ce qui ne devait plus se produire est arrivé</title>
            <link>http://www.sbqc.org/sbqhov2/index.php?module=newsmodule&amp;action=view&amp;id=704&amp;src=@random48d796c6b7414</link>
            <description>&lt;p&gt;Le 2 mai dernier, le PSUV (Parti Socialiste Unifié du Venezuela) fus l’acteur d’un fait historique, celui de l’élection de ses candidats aux législatives à travers un processus d’élection primaires internes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les primaires au PSUV sont un exemple de démocratie pour tous les autres partis du continent face aux pratiques peu démocratiques de l’opposition pro-impérialiste vénézuélienne. Ceci est un motif de réjouissance pour tous les vénézuéliens amoureux de la vraie démocratie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cependant ce processus ne se déroula pas sans problèmes et controverses. Une grande émotions fût ressentis à la base du PSUV à la vue de la présence d’appareil de propagande des candidats &quot;riches&quot; aux alentours des centres électoraux, le jours même du vote.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On a pus observer comment des candidats, membres de la direction nationale et régionale du PSUV, ont déployés toute la propagande, affiches, logistique et personnel, en caravane motorisé, habillé aux couleurs de ces candidats, justement en face des centres électoraux du Circuit n°1 et spécialement dans la &quot;Parroquia Sucre&quot;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La campagne électorale, était supposée, être terminé le vendredi 30 avril et la réglementation établis clairement qu’il était interdit de faire de la propagande le jours même du vote. Certain membres de la direction et leurs partisans en plus d’avoir approuvé frileusement le Code étique du PSUV et ses statuts, lors du 1er congrès extraordinaire, furent le mauvais exemple de ces abus.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les observateurs du CNE (Conseil National Électoral), présent, comme au Centre éducatif 24 juillet, ignorèrent les remarques de nombreux électeurs qui leur demandait de faire cesser la distribution des tracts des candidats &quot;riches&quot;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce faite démontre que lamentablement beaucoup de membre du parti ont décidé d’ignorer les règles du code éthique du parti et les appels du président Chavez à faire une campagne propre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La politique dites des &quot;trois R&quot; (Révision, Rectification et Ré-impulsion) ont été ignorés, mais pas les anciennes méthodes de la la Vème république, dites de la &quot;démocratie bourgeoise&quot;, et que nous devrions avoir dépassé complétement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De nombreux militants contactés par Aporrea, considèrent ces faits comme une expression supplémentaire des déformations bureaucratique, et une menace pour l’intégrité révolutionnaire du processus Bolivarien.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Certains candidats affirment préparer un document de protestation afin de formaliser les dénonciations devant le PSUV afin de contribuer à que ces faits ne ce répète pas à l’avenir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D’autres candidats vont plus loin et affirment vouloir empêcher les résultats dans certaines circonscriptions, arguant du fait que le PSUV n’a pas publié les résultats quantitatif et les pourcentages de vote dans les circonscriptions.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La base du PSUV espère que les ajustements nécessaires vont être effectués pour qu’a l’avenir ce soit la base du parti qui décide sans manipulations, ni favoritisme, afin de garantir l’unité du parti et générer la confiance et l’enthousiasme au seins du parti pour livrer les batailles qui vont venir contre la droite pro-impérialiste.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Source Aporrea&lt;/p&gt;</description>
            <pubDate>Wed, 12 May 2010 19:40:45 +0100</pubDate>
        </item>
        <item>
            <title>Alan Woods : &quot;Le pouvoir de la bourgeoisie doit être éradiqué&quot;</title>
            <link>http://www.sbqc.org/sbqhov2/index.php?module=newsmodule&amp;action=view&amp;id=701&amp;src=@random48d796c6b7414</link>
            <description>&lt;p style=&quot;text-align: justify; &quot;&gt;&lt;strong&gt;Sans le contrôle du secteur bancaire et des secteurs clés de l’économie, vous ne pouvez pas parler au Venezuela d’une économie planifiée et encore moins du socialisme. Alan Woods résume en une phrase &quot;vous ne pouvez pas planifier, ce que vous ne contrôlez pas.&quot; Et même le faire et radicaliser le processus révolutionnaire, c’est insuffisant. Il faut aussi un changement dans l’état car il est évident, que &quot;les bureaucrates de la vieille Quatrième République ne feront pas le socialisme.&quot; Démocratie participative dans l’État et les entreprises. La Russie était une &quot;caricature bureaucratique et totalitaire qui a échoué et qui était voué à l’échec.&quot;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: center; &quot;&gt;&lt;img align=&quot;textTop&quot; alt=&quot;&quot; src=&quot;http://www.pastoucheauvenezuela.com/IMG/arton241.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify; &quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Maintenant, le président Chavez appelle à radicaliser la révolution, peux être un résultat de l’éloquence des vues de Woods, un théoricien marxiste qui se qualifie lui-même de « défenseur inconditionnel » du processus bolivarien.&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify; &quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;À plusieurs reprises, vous avez insisté sur le fait que la révolution bolivarienne est à une étape cruciale à la &quot;croisée des chemins&quot;. Que voulez-vous dire exactement ?&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify; &quot;&gt;Au cours des 11 dernières années d’énormes progrès ont été accomplis, c’est vrai. Mais peut-on dire que la révolution est un fait accompli ? Chavez lui-même, le jour de la célébration de la milice, a donné la réponse : &quot;Au Venezuela, ce n’est pas le socialisme, il n’est pas encore réalisé&quot; ce qui est évidemment vrai. Nous appuyons toutes les nationalisation qui ont été faites, mais les secteurs clés de l’économie, y compris la banque, restent dans des mains privées. Par conséquent, on ne peut parler d’une économie socialiste planifiée. C’est très dangereux, surtout dans la situation de crise du capitalisme mondial, car elle a affecté l’économie vénézuélienne et a des effets très néfastes pour le peuple, en particulier l’inflation et d’autres problèmes que vous connaissez mieux que moi. Nous pouvons tomber dans une situation potentiellement dangereuse, parce que la droite utilise cette situation pour s’opposer à la révolution, pour discréditer le socialisme et ouvrir la voie à une éventuelle défaite.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify; &quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;Il a été dit que la nationalisation des moyens de production peut radicaliser le processus et ainsi parler de révolution.&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify; &quot;&gt;Je ne comprends pas comment on peut parler de socialisme au Venezuela, tandis que l’oligarchie concentre entre ses mains la terre, la banque et de larges secteurs de l’économie. Ceci ne me conviens pas et c’est pour cela que je suis d’accord avec le président quand il a déclaré : &quot;Ce n’est pas fini&quot; et pour citer ses paroles, &quot;nous avons encore du chemin à parcourir.&quot; La première chose à comprendre, c’est que nous n’avons pas tout le temps du monde. La situation, à mon avis, est très urgent. Je ne veux pas imposer mes idées à qui que ce soit. Comme personne qui soutient fortement la Révolution bolivarienne, je crois que nous avons besoin d’accélérer le processus révolutionnaire pour éliminer le pouvoir économique et politique que détient toujours la bourgeoisie.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify; &quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;Lors de la défunte réforme constitutionnelle, le président Chavez a proposait cinq formes de propriété, y compris la propriété privée, qui a aussi un statut constitutionnel au Venezuela. Comment accélérer le processus révolutionnaire si la propriété privée est garantie ?&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify; &quot;&gt;Ah bien, je suis complètement en faveur de la propriété privée. La propriété privée de 98% des Vénézuéliens est sacré. Il ne s’agit pas de nationaliser la maison du voisin, ou les biens d’un agriculteur ou d’une petite entreprise. Non, je parle de la propriété privée d’un petit nombre de messieurs fortunés, qui ont longtemps considéré au Venezuela comme leur propriété personnelle.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify; &quot;&gt;Je parle de la propriété exclusive de l’oligarchie. Maintenant la tache c’est de les exproprier et le plus tôt sera le mieux. Ce qu’il faut, c’est nationaliser les goulets d’étranglement de l’économie, parce que sans cela, personne ne sera en mesure de planifier l’économie vénézuélienne et de résoudre ses problèmes, qui sont très graves. Pour le dire en une phrase : vous ne pouvez pas planifier ce que vous ne contrôlez pas. Par exemple, l’investissement privé. À l’heure actuelle, les investissements privés ne sont pas dans les mains des Vénézuéliens, mais dans celle de l’oligarchie qui n’investis pas. Voici les chiffres de l’économie privée. Sans le secteur public, il n’y aurait pas de production au Venezuela.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify; &quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;Pourquoi ne pas résoudre le problème grâce à des partenariats avec les entreprises privées ?&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify; &quot;&gt;Ha, ha, ha, ha ... eh bien, vous avez essayé je croit ? Encore et encore. J’ai assisté à une réunion où le président Chavez a demandé, supplié, aux entrepreneurs d’investir. Ils n’investissent pas pour diverses raisons et la première est qu’il ya une crise du capitalisme. Ils n’investissent pas en Angleterre non plus. Deuxièmement, sans doute, pour des raisons politiques. Ici, tout simplement, il ya une grève du capital.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify; &quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Dans quel but ?&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify; &quot;&gt;Ne pas investir pour provoquer une déstabilisation du gouvernement et pour créer un climat, comme dit le Président, à l’origine d’un autre 11 avril. Cela est parfaitement possible.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify; &quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;Les résultats de la gestion du gouvernement sont aussi maigres. La participation des nouvelles formes de propriété dans la formation du PIB est inférieur à 10%. La réalité est une chose et les intentions politiques une autre.&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify; &quot;&gt;Je ne suis pas entièrement d’accord avec cette évaluation. Si vous regardez les données économiques, la seule chose qui maintient l’économie vénézuélienne c’est le secteur public. Le secteur privé ne fait rien, au contraire, bien au contraire. Il y a de très graves problèmes qui pourraient se résumer en un mot : la bureaucratie. Voici en effet un grave problème, celui de la bureaucratie, c’est un cancer qui ronge les entrailles de la révolution pour la détruire de l’intérieur.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify; &quot;&gt;Permettez-moi une digression. La production au Venezuela est dans les mains privées et sur quatre emplois, trois le sont dans le secteur privé.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify; &quot;&gt;C’est là que le bât blesse. Qu’en est-il de l’investissement privé ? Y at-il une augmentation de l’investissement privé ? Je ne crois pas. Bien au contraire. Il est en constante diminution. Pour les raisons déjà mentionnées. L’idée d’une économie mixte est fausse, parce que vous pouvez finir avec le pire des deux model. Vous pouvez avoir le pire du capitalisme, où les gens qui ont de l’argent n’investissent pas et vous pouvez avoir aussi les effets les plus négatifs de ce que nous avons connus dans l’ex-Union soviétique. La nationalisation est nécessaire pour mettre le pouvoir entre les mains des travailleurs. Cela n’a pas été fait à cause de la bureaucratie, je regrette de le dire, elle est présente dans l’Etat, au gouvernement et dans le PSUV. Et ce problème doit être résolu.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify; &quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Radicaliser le processus ?&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify; &quot;&gt;Dans l’État et la Révolution, Lénine a expliqué qu’il est nécessaire de détruire l’Etat bourgeois et créer un Etat ouvrier démocratique. Et, évidemment, qui peut croire une seule minute que ce que vous voulez faire peut être accompli en utilisant l’appareil d’Etat hérité de la IVe République ? C’est avec d’anciens fonctionnaires et des bureaucrates que nous allons faire le socialisme ? Non, c’est une absurdité. Ici, nous avons besoin d’un changement radical, également en ce qui concerne l’état.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify; &quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;Ainsi, si on lit entre les lignes, on pourrait dire que la proposition d’Alan Woods est le modèle cubain.&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify; &quot;&gt;Le modèle cubain a beaucoup de traits positif. Fidel Castro, quand il fait face à un boycott de l’oligarchie cubaine et de l’impérialisme, a eu raison : la nationalisation des entreprises cubaines. Toutefois, je crois que là il n’y a pas besoin d’imiter à Cuba, en Russie ou n’importe quel autre pays. Nous parlons d’un modèle de démocratie participative. le véritable socialisme doit être fondé, toujours, sous le contrôle démocratique de la classe ouvrière. Je propose que, les entreprises, les goulets d’étranglement de l’économie : la terre, les banques, soient en mains de l’État. L’État doit être entre les mains de la classe ouvrière et ainsi les entreprises. Ce serait la condition sine qua non pour l’édification du socialisme au Venezuela.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify; &quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;Beaucoup cherchent à savoir ce qu’est le socialisme du XXI e siècle. Pouvez vous nous dire ce ce que c’est ?&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify; &quot;&gt;Connaissez-vous le document plus contemporain qui existe ? Le Manifeste du parti communiste de Karl Marx et Friedrich Engels. Ce document décrit dans le détail, le monde, mais pas le monde de 1848, mais le monde contemporain. Par exemple, la mondialisation. Le processus de concentration du capital est un fait vérifiable. Et bien plus encore. La vérité est la suivante : j’ai souvent entendu les déclarations de Hans Dietrich et tous les autres, espérant entendre de nouvelles idées. Au contraire, ce que j’ai vu est une répétition, très pauvre en faite, des vieilles idées de Proudhon et d’autres pré-marxiste, qui étaient tout à fait discrédité depuis longtemps. Non, non. J’affirme que les positions marxistes sont toujours valables aujourd’hui. Bien entendu, avec les adaptations et les modifications évidentes telles que les technologies nouvelles, par exemple. Aujourd’hui, tout travailleur qualifié avec un ordinateur de poche, peux lancer une entreprise. l’utilisation d’Internet est quelque chose à explorer.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify; &quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;Vous êtes un spécialiste du marxisme, vous avez connue le modèle soviétique et Cubain. Honnêtement, pourriez-vous s’il vous plaît dire aux lecteurs de ce journal, qui vivent principalement dans les secteurs populaires, que le modèle cubain est une alternative.&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify; &quot;&gt;Le modèle cubain a des aspects positifs d’être copiés je ne pense pas. Je pense qu’il a eu raison de la nationalisation des moyens de production. Mais cela ne suffit pas. Nous devons développer la démocratie ouvrière. Un modèle de démocratie participative, comme au Venezuela. Malheureusement les Cubains ont copié, le modèle russe et cela à été un gros problème.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify; &quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Une grosse erreur ?&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify; &quot;&gt;Je pense que oui, ce qui s’est effondré en Russie il ya 20 ans, n’était pas le socialisme dans le sens où l’entend Marx, Lénine ou Trotsky, mais plutôt une caricature bureaucratique et totalitaire. Ce fût un échec. Nous ne devons pas imiter cela. Ce modèle ne fonctionne pas, il est entré dans l’histoire. À mon avis, il faut revenir au modèle original.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify; &quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;Je crois que nous avons besoin d’accélérer le processus révolutionnaire ...&quot;.&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify; &quot;&gt;L’une des tâches restantes du mouvement bolivarien, également évoqué par le président Chavez, est la convocation de la V international. &quot;Il ya eu des problèmes&quot;, reconnaît le théoricien marxiste Alan Woods. &quot;Une des raisons que j’ai donné, indirectement, c’est que les élections législatives de Septembre de cette année. Je suis entièrement d’accord pour dire que nous devons lutter pour ces élections. Mais voilà, lentement mais sûrement, la construction de la Vème Internationale se fait.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify; &quot;&gt;Il semble que le retard de cette Internationale fût en raison d’un problème interne ? « Je ne sais pas exactement », dit Woods. &quot;Il n’y a eu aucune explication.&quot; Je crois que nous aurions pu faire mieux. Il ya eu erreurs ces derniers temps. Mais nous sommes un peuple patient. Je me suis adressé à ce sujet avec le président Chavez lors du sommet de Copenhague et il a dit qu’il y travaillait à fond. &quot;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify; &quot;&gt;&lt;strong&gt;Hugo Prieto&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;</description>
            <pubDate>Tue, 27 Apr 2010 23:30:31 +0100</pubDate>
        </item>
        <item>
            <title>Chavez, veut-il vraiment contrôler TWITTER?</title>
            <link>http://www.sbqc.org/sbqhov2/index.php?module=newsmodule&amp;action=view&amp;id=698&amp;src=@random48d796c6b7414</link>
            <description>&lt;p style=&quot;text-align: justify; &quot;&gt;&lt;strong&gt;La planète Internet est en émoi. Un article qui circule actuellement (http://www.boingboing.net/2010/02/0...), et dont la teneur est reprise par de nombreux autres sites, donne le frisson : Chavez voudrait filtrer le net ! Comme il voudrait bâillonner les médias privés, c’est-à-dire 80 % des titres de presse et des stations de radio et de télévision qui le vilipendent quotidiennement. Voyons les choses de plus près.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img width=&quot;200&quot; height=&quot;159&quot; vspace=&quot;2&quot; hspace=&quot;2&quot; border=&quot;2&quot; align=&quot;left&quot; alt=&quot;&quot; src=&quot;http://www.pastoucheauvenezuela.com/IMG/arton240.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify; &quot;&gt;Les groupes de l’opposition vénézuélienne sont actuellement déchaînés contre le président Chavez et réclament sa démission. Comme s’il n’avait pas été élu démocratiquement il y a un peu plus de deux ans, et avec un score supérieur à ceux obtenus par Barack Obama et Nicolas Sarkozy. Les appels à manifester ont été diffusés en grande partie via Twittter qui est inondé de messages de ces groupes de droite selon lesquels Hugo Chavez aurait dit : “Twitter est un instrument du terrorisme”. Quiconque procèdera à une enquête minimale constatera que la source primaire de cette « information » est la version en espagnol du site ReadWriteWeb, propriété d’une entreprise nord-américaine.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify; &quot;&gt;Dans le texte en question, on ne trouve cependant aucune référence au moment ou au lieu où le président vénézuélien aurait prononcé cette phrase. Personne ne s’est donné la peine d’en vérifier l’authenticité. Au contraire, le faux a rebondi d’un site sur l’autre et alimenté Twitter. Non seulement Chavez n’a rien dit de semblable, et encore moins demandé une loi pour contrôler Twitter, mais, bien au contraire, il a encouragé ses partisans à en faire usage ! Qui a réellement affirmé que « Twitter est un instrument pour le crime ? » C’est un tribunal de Pennsylvanie dans un procès intenté à un militant, Elliot Madison, accusé d’avoir utilisé son téléphone portable pour informer les manifestants du dispositif policier mis en place autour du Sommet du G-20 à Pittsburgh.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify; &quot;&gt;Twitter s’est révélé être un bon outil de mobilisation en faveur de la démocratie, au Honduras, mais aussi contre elle, au Venezuela. Dans ce pays, et depuis plusieurs années, le gouvernement a beaucoup investi dans l’accès des catégories populaires à l’outil Internet, en multipliant les &quot;infos-centres communautaires&quot;. Il a imposé l’usage des logiciels libres dans toute l’administration publique. Un des &quot;gourous&quot; de la communauté du logiciel libre, Richard M. Stallmann, recommande d’ailleurs que l’on étudie les avancées du Venezuela dans ce domaine : http://www.somoslibres.org/modules.... La dose quotidienne de faux contre Chavez et la Révolution bolivarienne a augmenté dans des proportions telles qu´il est impossible de les démentir tous.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify; &quot;&gt;Si tant de sites dits “alternatifs” utilisent comme sources des médias liés à de grands intérêts commerciaux et politiques comme Semana en Colombie, Fox aux Etats-Unis, El Pais en Espagne, TF1 en France, comment le citoyen peut-il encore décemment s´informer ? Pour éviter que des révolutions démocratiques soient la cible de cette désinformation bien huilée, qui prépare des coups d’État semblables à ceux qui renversèrent Allende ou Zelaya ; pour que les gouvernements progressistes d’Amérique latine ne soient pas en permanence mis au banc des accusés, il est plus que temps que les forces de gauche (notamment en France) inscrivent enfin dans leur programme, et de manière centrale, la démocratisation du système médiatique Tout comme Hugo Chavez, la présidente argentine Cristina Fernandez, Rafael Correa et Evo Morales se sont fait traiter récemment de &quot;liberticides&quot; parce qu´ils tentaient de ménager quelques espaces démocratiques dans le monde capitaliste de la communication.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify; &quot;&gt;Lorsqu´on évoque cette question en Europe, la gauche et la plupart des journalistes font des réponses évasives ou se taisent. Pourtant une démocratie authentique, et la survie d´une gauche et d´un journalisme dignes de ce nom, ne peuvent exister sans un pluralisme médiatique radio-TV-écrit. On pourrait imaginer un équilibre du type 40 % de médias associatifs, 40 % de médias publics participatifs, et 20% de médias commerciaux. Des mensonges comme ceux concernant Twitter, à propos desquels les autorités vénézuéliennes sont en permanence sommées de s ‘« expliquer », sédimentent jour après jour les prétextes que cherche la droite pour renverser des gouvernements progressistes. En Amérique latine, sa base sociale est faible, mais les grands médias nationaux et internationaux la confortent dans ses velléités d’anéantir des expériences qui échappent à l’ordre néolibéral. La véritable question, en forme de rideau de fumée, n’est pas de savoir si Chavez veut « filtrer le net ». Elle est de savoir quand la gauche aura enfin le courage de s´attaquer à la dictature médiatique.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify; &quot;&gt;Par Thierry Deronne, Caracas, pour Mémoire des Luttes (France)&lt;/p&gt;</description>
            <pubDate>Tue, 27 Apr 2010 23:12:20 +0100</pubDate>
        </item>
        <item>
            <title>Un grand quotidien brésilien attaque Hugo Chavez et Alan Woods</title>
            <link>http://www.sbqc.org/sbqhov2/index.php?module=newsmodule&amp;action=view&amp;id=686&amp;src=@random48d796c6b7414</link>
            <description>&lt;p&gt;Le 4 février dernier, l’un des principaux titres de la presse brésilienne, O Estado de Sao Paulo, a publié un article visant Hugo Chavez et Alan Woods : Le troisième Chavez. L’auteur de l’article, Demétrio Magnoli, est une personnalité très influente, au Brésil. Il a été conseiller des présidents qui ont précédé Lula, et donne régulièrement des conférences internationales, etc. C’est évidemment un homme de droite qui déteste Chavez et s’inquiète de l’influence croissante du marxisme, au sein du mouvement bolivarien.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L’article mentionne Alan Woods, fondateur de la campagne Pas touche au Venezuela ! et éditeur de &lt;a href=&quot;http://www.marxist.com&quot;&gt;www.marxist.com&lt;/a&gt;. Demétrio Magnoli lui reproche d’être l’un des principaux responsables du virage à gauche de Chavez. Nous publions ci-dessous une traduction de l’article de Magnoli, suivi de la réponse qu’Alan a envoyé à la rédaction d’O Estado de Sao Paulo, et qui a été largement diffusée, dans la presse de gauche vénézuélienne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le troisième Chavez&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par Demétrio Magnoli&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Karl Marx a créé la 1ère Internationale, Friedrich Engels a participé à la fondation de la 2ème, Lénine a construit la 3ème, Léon Trotsky la 4ème, et Hugo Chavez vient de lever l’étendard de la 5ème. « Je prends la responsabilité devant le monde. Je pense qu’il est temps de fonder la 5ème Internationale et d’oser lancer cet appel », a-t-il déclaré, dans un discours de cinq heures, lors de la session d’ouverture du Congrès extraordinaire du Parti Socialiste Unifié du Venezuela (PSUV), sous les applaudissements de 772 délégués en chemises rouges.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le congrès s’est tenu en novembre. Ensuite, Chavez a imposé au pays le rationnement énergétique ; il a dévalué la monnaie et introduit un taux d’échange double. Il a nationalisé une chaîne de supermarchés, suspendu une chaîne de TV par câble et violemment réprimé des protestations étudiantes. L’Internationale Chaviste devrait voir le jour lors d’une conférence mondiale à Caracas, en avril, et les élections législatives sont prévues pour septembre, au Venezuela. Mais l’avenir de l’homme qui veut succéder à Marx, Lénine et Trotsky sera déterminé par un événement qui échappe complètement à son influence : l’élection présidentielle au Brésil, en octobre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Chavez vit sa troisième incarnation, qui est aussi la dernière. Le premier Chavez a émergé, après son coup d’Etat manqué de 1992, sous les traits d’un seigneur de guerre nationaliste anti-américain fasciné par l’image d’un Simon Bolivar imaginaire. Sous l’influence du sociologue argentin Norberto Ceresole, ce premier Chavisme flirtait avec l’anti-sémitisme et rêvait de l’établissement d’un Etat autoritaire, de type fasciste, qui aurait réunifié le Venezuela, la Colombie et l’Equateur dans une Grande Colombie restaurée.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le second Chavez commence à apparaître au printemps de son premier mandat, en 1999, après la rupture avec Ceresole, lorsque le Chef s’est rapproché de Heinz Dieterich, un professeur allemand de sociologie qui enseigne à Mexico et qui est sorti de l’ombre pour formuler le concept de « socialisme du XXIe siècle ». Le Chavisme s’est alors renouvelé, s’est trouvé des collaborateurs de gauche, a formé une alliance avec Cuba et s’est engagé le projet de construire un capitalisme d’Etat présenté comme une longue transition vers une sorte de socialisme débarrassé de l’héritage soviétique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Brandissant une copie de L’Etat et la Révolution, de Lénine, le Chavez du congrès extraordinaire du PSUV a annoncé sa conversion au programme de destruction de « l’Etat bourgeois » et à la construction d’un « Etat révolutionnaire ». Ce troisième Chavez était déjà en germe en 2004, lorsque le Chef a fait la connaissance du Trotskiste britannique Alan Woods. Il s’est complètement manifesté lors de la défaite du référendum de décembre 2007, peu après la rupture avec Dieterich. Le PSUV est une conséquence du Chavisme de la troisième période, comme l’est la proclamation de la 5e Internationale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le mot palimpseste vient des mots grecs palin (à nouveau) et psao (gratter). Un palimpseste est un manuscrit réécrit plusieurs fois, une superposition de plusieurs couches de texte, dans laquelle les couches anciennes ne disparaissent pas complètement et entretiennent une relation complexe avec le texte précédent. Au grand dam du très sophistiqué Woods, le Chavisme est un palimpseste d’une doctrine constituée d’un mélange bizarre entre le patriotisme bolivarien, une alliance stratégique avec l’Iran, les pulsions barbares du caudillisme et une difficulté à apprendre le langage du marxisme. Cependant, le tout dernier texte de ce palimpseste marque une nouvelle étape et indique dans quelle direction s’oriente la « révolution bolivarienne ». Chavez réagit à la crise provoquée par son propre régime en serrant les boulons de la dictature et en se lançant dans une campagne sauvage d’expropriations.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Chavisme est un régime révolutionnaire, et non un gouvernement populiste traditionnel ou juste un caudillisme. Le PSUV a, sur le papier, 7 millions de membres, parmi lesquels 2,5 millions ont participé à l’élection des délégués, pour le Congrès extraordinaire du PSUV. Le déclin de Chavez, aggravé par la crise économique, prépare sa défaite électorale, en septembre. Mais les régimes révolutionnaires ne sont pas renversés par le pouvoir des urnes. « Je ne laisserai pas mon autorité être mise en question, parce que je suis le peuple, bon dieu ! », a rugi le seigneur de Caracas, il y a quelques semaines. Cet homme-là ne laissera pas le peuple le contredire dans les urnes. Le déclin inexorable du Chavisme sera douloureux, dramatique, et peut-être sanglant. Mais sa durée dépendra essentiellement de la direction que prendra la politique étrangère du prochain gouvernement brésilien.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A plusieurs reprises, le Brésil a aidé Chavez. Lula et Amorim l’ont protégé lorsqu’il a fermé la chaîne RCTV, quand il a perdu le référendum constitutionnel, pendant la crise des otages colombiens, lors de la controverse au sujet des bases américaines, et enfin lors de l’aventure avortée du retour de Zelaya au Honduras. En servant les intérêts du Chavisme, le président brésilien a gâché l’opportunité d’une collaboration avec Barack Obama.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A l’époque de la stabilisation de la « révolution bolivarienne », le Brésil a isolé l’opposition vénézuelienne, au plan régional, ce qui a contribué à consolider le régime de Chavez. A présent commence un autre cycle : le démantèlement des bases politiques et sociales du Chavisme. Dans ce nouveau scénario, le Brésil joue un rôle essentiel : seule cette puissance sud-américaine a les moyens et l’influence nécessaires pour porter, pendant au moins quelques kilomètres, le cercueil du Chef irascible.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La majorité gouvernementale, au Sénat [brésilien], a approuvé l’entrée du Venezuela dans le Mercosur, sous le prétexte cynique que la démocratie serait mieux préservée dans le pays voisin par l’abolition virtuelle des clauses démocratiques du Mercosur. Dans les réunions de l’OAS, la diplomatie brésilienne manœuvre pour éviter une condamnation claire de l’offensive chaviste contre les étudiants et la liberté de la presse. A Caracas, une mission technique envoyée par le gouvernement brésilien participe à un plan pour réparer le réseau électrique vénézuélien. La déclaration de Chavez soutenant la réélection de Lula avait été accueillie avec mépris par les éléments révolutionnaires du Chavisme, à l’époque. Mais aujourd’hui, même Woods doit prier secrètement pour le triomphe de Dilma Rousseff (1).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(1) Actuellement chef du cabinet ministériel de Lula, Dilma Rousseff est la prochaine candidate du PT à la présidence du Brésil.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Réponse d’Alan Woods – A l’attention de Demétrio Magnoli&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cher monsieur,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans votre article du 4 février, vous faites un portrait apocalyptique du président Chavez, qui selon vous a subi « trois incarnations ». Vous voulez sans doute dire que ses idées ont évolué, au cours des dernières années – vers la gauche. C’est un fait, mais le jugement – positif ou négatif – qu’on porte sur cette évolution dépend du point de vue politique et des intérêts qu’on défend.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D’après le contenu de votre article, je conclue que vous vous situez politiquement à droite, et que vous êtes en train de défendre le statu quo, alors que comme marxiste, je défends l’objectif d’une révolution socialiste. Il est donc tout à fait naturel que nos opinions sur Chavez soient radicalement opposées. En soi, il n’y a rien de mal à défendre des points de vue opposés. Mais il faut au moins se baser sur des faits, et non sur une fiction.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Vous écrivez : « ce premier Chavisme flirtait avec l’anti-sémitisme et rêvait de l’établissement d’un Etat autoritaire, de type fasciste. » Ces affirmations ne reposent sur absolument rien. L’une des premières mesures de Chavez, après sa très large victoire électorale de 1998, fut d’organiser un référendum sur la constitution, qui est désormais la constitution la plus démocratique au monde. Ce n’est pas vraiment la façon de procéder de quelqu’un qui veut établir un Etat de type fasciste.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au cours de la dernière décennie, Chavez a remporté plus d’élections et de consultations populaires que tout autre dirigeant politique, dans le monde. Et nul ne peut dire que ces élections et référendums étaient frauduleux. Il n’y pas un seul pays au monde où les élections ont été soumises à un contrôle international aussi rigoureux. Or, à ce jour, personne n’a été en mesure de produire la moindre preuve de fraude électorale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Que dire, par contre, de l’opposition « démocratique » pour laquelle vous affichez une si tendre sympathie ? En 2002, l’oligarchie vénézuelienne a renversé le gouvernement démocratiquement élu au moyen d’un coup d’Etat. Le régime putschiste a été immédiatement reconnu par Washington. Si ce régime avait consolidé son pouvoir, le Venezuela aurait connu le même destin que le Chili de Pinochet.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce n’est pas le lieu, ici, de s’attarder sur les idées erronées de Heinz Dieterich, que vous mentionnez. Je les ai abordées en détail dans mon livre Réformisme ou Révolution, qui a été récemment publié au Brésil. Il suffit de dire que l’erreur fondamentale de Dieterich – et des autres réformistes – consiste à penser qu’il est possible de réaliser le socialisme sans exproprier les propriétaires terriens, les banques et la grande industrie. Cette idée (que certaines personnes partagent, au Brésil) est la recette du désastre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Vous écrivez : « ce troisième Chavez était déjà en germe en 2004, lorsque le Chef a fait la connaissance du Trotskiste britannique Alan Woods. Il s’est complètement manifesté lors de la défaite du référendum de décembre 2007, peu après la rupture avec Dieterich. Le PSUV est une conséquence du Chavisme de la troisième période, comme l’est la proclamation de la 5e Internationale. »&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je suis flatté par cette affirmation. Mais pour être tout à fait honnête, je pense que vous surestimez beaucoup mon influence sur le Président, qui a son propre esprit et l’habitude de prendre ses décisions lui-même. Mon point de vue sur le processus révolutionnaire peut se résumer de la façon suivante : il n’est pas possible de faire la moitié d’une révolution. Soit la révolution arrachera le pouvoir économique des mains des propriétaires terriens, des banquiers et des capitalistes – soit elle échouera. Soit la révolution vaincra l’oligarchie, soit l’oligarchie détruira la révolution.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J’ai exprimé ces idées à plusieurs reprises, au Venezuela, et elles sont connues de beaucoup de gens, y compris de Chavez. Mais je n’ai jamais eu la prétention de dire à qui que ce soit ce qu’il devait penser. Sur la base de leur expérience, les travailleurs du Venezuela peuvent décider par eux-mêmes qui a raison et qui a tort – et c’est ce qu’ils font. L’aile réformiste, qui représente l’influence des capitalistes au sein du mouvement bolivarien, est en train de perdre des soutiens, alors que l’audience des idées marxistes révolutionnaires s’accroît. Vous considérez évidemment ce fait comme une mauvaise chose, alors que je le juge extrêmement positif.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Vous écrivez : « Le Chavisme est un régime révolutionnaire, pas un gouvernement populiste traditionnel ou juste un caudillisme. » Cette idée est en contradiction avec les trois quarts de votre article, qui sont précisément consacrés à présenter Chavez comme un pur Caudillo, un autoritaire, voire un authentique fasciste. Vous dites à propos de Chavez qu’il réagit à la « crise de son propre régime » en « serrant les boulons de la dictature et en se lançant dans une campagne sauvage d’expropriations ». Cela suffit sans doute à donner la chair de poule aux respectables bourgeois brésiliens. Mais je pense que nombre de travailleurs et de paysans brésiliens verront les choses différemment.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Vous vous plaignez des mesures prises à l’encontre de RCTV, cette chaîne de télévision d’extrême droite qui a préparé le putsch d’avril 2002. Je ne suis pas très au fait des lois sur les médias, au Brésil, mais je peux vous dire que dans mon propre pays (qui est en général considéré comme doté d’une longue tradition démocratique), n’importe quelle chaîne de télévision qui encouragerait activement la sédition, et qui irait jusqu’à défendre l’idée d’assassiner le chef de l’Etat, se verrait immédiatement retirer sa licence – et ses responsables seraient envoyés en prison.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Vous prévoyez avidement « le déclin inexorable du Chavisme », qui, selon vous, « sera douloureux, dramatique, et peut-être sanglant ». Oui, depuis des années, tous les réactionnaires d’Amérique du Nord et du Sud espèrent cela. Mais à chaque étape, leurs espoirs ont été douchés par la mobilisation des travailleurs et des paysans vénézuéliens.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Est-ce que, cette fois-ci, les espoirs des impérialistes se réaliseront ? Il est impossible de le savoir. Comme toutes les révolutions, la révolution vénézuelienne est une lutte entre des forces vivantes. Elle peut être influencée par de nombreux facteurs, tels que la crise économique actuelle, l’épuisement des masses après une décennie de lutte, la pression immense de l’impérialisme – mais aussi les erreurs de la direction.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Vous dites que la pérennité du Chavisme « dépendra essentiellement de la direction que prendra la politique étrangère du nouveau gouvernement brésilien ». Que signifie cette affirmation mystérieuse et cryptée ? Vous critiquez le gouvernement de Lula pour ne pas avoir pris part aux attaques contre la révolution vénézuelienne. Vous dites : « En servant les intérêts du Chavisme, le président brésilien a gâché l’opportunité d’une collaboration avec Barack Obama. » [je souligne. AW]&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La haine des impérialistes à l’égard de Chavez n’a rien à voir avec son soi-disant « autoritarisme » (depuis quand Washington redoute les régimes autoritaires ?). Elle est due à ses prises de position courageuses, et au fait qu’il a privé les grandes multinationales du droit de poursuivre leur pillage incontrôlé des ressources pétrolières du Venezuela. Pendant des générations, l’impérialisme américain a exercé une emprise brutale sur la majorité de l’Amérique latine, en exploitant les peuples, en pillant les matières premières, en s’ingérant dans les affaires intérieures, en renversant des gouvernements démocratiquement élus et en instaurant des dictatures.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les capitalistes brésiliens jouent le rôle de valets locaux de l’impérialisme et d’agents locaux des grandes multinationales américaines. Ils détestent Hugo Chavez pour les mêmes raisons que leurs maîtres, à Washington. Mais quand les travailleurs et les paysans brésiliens voient ce qui se passe au Venezuela, ils disent : « enfin, quelqu’un est prêt à combattre ces buveurs de sang ! » Et ils ajoutent : « quand ferons-nous la même chose, au Brésil ? »&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Brésil, avec son immense population et ses vastes ressources, est appelé à jouer un rôle décisif dans le destin de l’Amérique latine. Les habitants de ce grand pays doivent décider quel gouvernement ils veulent et sous quel système ils veulent vivre. Les votes massifs pour Lula ont montré que le peuple brésilien veut un changement radical – tout comme le peuple vénézuélien.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je crois sincèrement que l’avenir du Brésil, de l’Amérique latine et du monde entier ne peut être que le socialisme. Non pas cette caricature bureaucratique qu’était le stalinisme, mais une démocratie socialiste saine et pleine de vie, où la terre, les banques et les grandes industries seront entre les mains de l’Etat, et l’Etat entre les mains des travailleurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le grand mérite de la révolution bolivarienne est d’avoir montré aux peuples d’Amérique latine que les masses peuvent changer le cours des choses par de puissantes mobilisations venues des profondeurs de la société. Les travailleurs ont montré qu’ils peuvent prendre le contrôle des usines et les administrer eux-mêmes, sous contrôle ouvrier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Hugo Chavez a eu le grand mérite d’être prêt à dire au monde entier que le capitalisme est un système pourri et corrompu qui ne peut pas servir les intérêts de l’humanité ; que ce système ne peut pas être réformé, qu’il doit être renversé, et que l’humanité fait face à l’alternative : socialisme ou barbarie. Je comprends, Monsieur Magnoli, que ce message n’est pas du tout de votre goût. Mais il n’est pas faux pour autant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour finir, vous dites que « même Woods doit prier en secret pour le triomphe de Dilma Rousseff ». Cela fait bien longtemps que je n’ai pas prié pour quoi que ce soit, en secret comme en public. Mais il va sans dire que je soutiendrai la candidate du PT contre les partis de droite, au Brésil, exactement comme je soutiendrai le PSUV, au Venezuela, face à l’opposition contre-révolutionnaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais de même qu’au Venezuela je me battrai pour que le PSUV se dote d’un programme défendant les idées du socialisme authentique, de même, au Brésil, j’attends de la candidate du PT qu’elle mène une politique en faveur des intérêts de ceux qui l’auront élue, les travailleurs et les paysans, , et non pas en faveur de l’impérialisme américain ou des capitalistes brésiliens. Et cela n’a rien d’un secret.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cordialement,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alan Woods&lt;br /&gt;
le 8 février 2010&lt;/p&gt;</description>
            <pubDate>Tue, 23 Mar 2010 15:00:10 +0100</pubDate>
        </item>
        <item>
            <title>Nouveaux mensonges sur la révolution Venezuelienne</title>
            <link>http://www.sbqc.org/sbqhov2/index.php?module=newsmodule&amp;action=view&amp;id=678&amp;src=@random48d796c6b7414</link>
            <description>&lt;p&gt;Ces derniers jours, nous avons assisté à une nouvelle vague de calomnies contre la révolution vénézuélienne et le président Chavez. Cette fois, l’épicentre se trouve à Madrid et son principal protagoniste est le juge Eloy Velasco. Ce juge a rendu une ordonnance déclarant qu’après avoir démontré les liens présumés entre les FARC et l’ETA il affirme que les deux groupes sont aussi soutenus par le gouvernement vénézuélien. Immédiatement après, et sous la pression de la droite espagnol, Zapatero à demandé des explications au gouvernement vénézuélien.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L’affaire mystérieuse de &quot;l’indestructible&quot; ordinateur de Raul Reyes&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les preuves utilisées par à ladite Cour sont rien de plus et rien de moins que les informations supposées contenues dans l’ordinateur portable attribuée au dirigeant de la guérilla colombienne Raul Reyes (tué lors d’une incursion illégale de l’armée colombienne en Équateur). L’ordinateur portable de Raul Reyes a été &quot;trouvés&quot; mystérieusement par l’armée colombienne lors de son invasion du territoire équatorien, après le bombardement du camp des FARC.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un ordinateur incroyablement intact après ces évènements et qui contenait comme par hasard des données top secrètes. Cet ordinateur est resté dans les mains de la CIA et de l’armée colombienne pendant plusieurs semaines avant d’être livré a la justice. Lorsque l’ordinateur, après des demandes répétées des organismes internationaux, a été examiné par les experts, certains d’entre eux se sont plaint que des milliers de fichiers qu’il contenait ont été modifiés ou créés après la date de la mort de son propriétaire supposé . Difficile de considérer cette &quot;preuve&quot; comme une source fiable...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Nouvelle attaque pour essayer d’isoler et de discréditer la Révolution Bolivarienne&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L’ordinateur en question a été analysée à l’époque par les techniciens et divers organismes pendant des mois, et durant ce temps il n’y eu aucune trace d’aucune sorte de la preuve alléguée maintenant par le juge Espagnol.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il serait très naïf de penser que tout cela est accidentel.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Après la publication de la décision du juge Velasco, les médias de la bourgeoisie Espagnol, et du reste du monde ont commencé une campagne féroce exigeant même, que le gouvernement social-démocrate de Zapatero brise ses relations diplomatiques avec le Venezuela. Le programme de télévision régionale &quot;Noticias de Madrid&quot;, à affirmé rien de moins qu ’ « un membre du gouvernement vénézuélien collabore avec le groupe terroriste ETA.&quot; D’autres journaux ont annoncé la nouvelle dans des termes similaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le membre présumé du gouvernement vénézuélien à laquelle se rapportent les médias capitaliste est Arturo Cubillas affirmant qu’il travaille comme agent de sécurité au ministère de l’Agriculture du Venezuela.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Selon El Pais, citant la réponse du ministère vénézuélien des Affaires étrangères, Cubillas est arrivé au Venezuela en 1989 à la demande du gouvernement espagnol et sa présence a été acceptée par tous les gouvernements antérieurs à Chavez.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Deux poids deux mesures de l’impérialisme&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aussi, si ce critère curieux que les capitalistes cherchent à appliquer au Venezuela (en vertu duquel les infractions ou les accusations portées contre un agent de l’Etat devrait être considéré comme la responsabilité du gouvernement) devraient s’appliquer à d’autres pays nous aurions beaucoup de faits surprenants à relater à commencer par le notre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Assez de mensonges et de calomnies contre le président Chavez et la révolution vénézuélienne !&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;</description>
            <pubDate>Tue, 09 Mar 2010 19:32:40 +0100</pubDate>
        </item>
        <item>
            <title>Dix ans de révolution au Vénézuéla. La difficulté de la marche en terrain plat</title>
            <link>http://www.sbqc.org/sbqhov2/index.php?module=newsmodule&amp;action=view&amp;id=677&amp;src=@random48d796c6b7414</link>
            <description>&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Arial;&quot;&gt;Ce sont la même rue, les mêmes néons, les mêmes étincelles dans les yeux des enfants. Le peuple qui déboule dans les centres commerciaux chaque jour plus nombreux, pour les emplettes de Noël, est, apparemment, le même peuple. Disons, la même écume d’une eau différente. Au milieu de la ville étouffée de voitures, sous l’ouragan publicitaire des chaînes privées (dont RCTV qu’on croit, à l’étranger, &quot;fermée par Chávez&quot;) des dizaines de milliers se penchent sur les tables dressées aux coins des rues pour signer une demande de réforme constitutionnelle. Si le suffrage universel l’approuvait ensuite, elle donnerait au peuple le même droit que dans d’autres démocraties, celui d’élire qui il veut autant de fois qu’il veut à la tête de l’État. Malgré le choeur médiatique et la campagne de l’opposition contre le &quot;piège du dictateur&quot;, les signatures sont recueillies plus vite et avec plus d’enthousiasme que prévu. En quelques jours près de cinq millions de signatures sont recueillies.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Arial;&quot;&gt;&lt;img align=&quot;right&quot; width=&quot;250&quot; height=&quot;198&quot; src=&quot;http://www.pastoucheauvenezuela.com/IMG/arton164.jpg&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;Le 23 novembre 2008 la majorité de la population a ratifié la politique d’un &quot;populiste tropical&quot; qui a fait plus en dix ans contre le populisme que n’importe quel autre chef d’État. Millions d’hectares aux paysans pauvres, croissance de la souveraineté alimentaire par la réduction de l’importation d’aliments, baisse de 30 % de la pauvreté, augmentation de l’emploi et du salaire réel, extension de la sécurité sociale et en particulier des pensions, millions de vies sauvées par les programmes de santé comme dans le nouvel Hôpital de Cardiologie infantile doté de la meilleure technologie, moitié de la population aux études, gel des tarifs des services publics, nationalisations stratégiques (pétrole, télécommunications, électricité, sidérurgie, ciment, ..), massification des crédits pour acquérir ou construire des logements, création de nouvelles missions pour les secteurs les plus pauvres comme &quot;madres del barrio&quot; ou &quot;negra hipolita&quot;, création de la Banque du Sud, de PetroCaribe, de l’ALBA, de Telesur, lancement du satellite &quot;Simón Bolívar&quot;... Le plus significatif de cette liste sans fin (1) est l’explosion de la démocratie participative qui sauve la représentative - création des conseils communaux ou légalisation des médias communautaires et alternatifs. Sans oublier la dose intensive d’élections, de référendums validés à chaque fois par les observateurs internationaux.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Arial;&quot;&gt;À beaucoup d’&quot;analystes de gauche&quot; la victoire de novembre, d’autant plus remarquable qu’elle se produit après dix ans de pouvoir, parle pourtant moins que les victoires locales de l’opposition. Certains donnent des leçons aux vénézuéliens sur les corrections à apporter pour sauver à temps leur processus, croyant leur faire découvrir une bureaucratie ou une corruption qu’ils combattent depuis longtemps. &quot;Chávez a perdu sa popularité à une vitesse vertigineuse, telle que je n’osai l’imaginer. Il ne restera de lui, en fin de compte, qu’une couche de rouge sur le capitalisme&quot; prophétise Mr. St-Upéry. D’autres &quot;experts français&quot; comme Fogel ou Rosenthal annonçaient, &quot;de nombreux faits à l’appui&quot;, la fin imminente de la révolution cubaine... pour le début des années 90. S’il est un point commun entre ces livres &quot;modérés, libres de dogmes, etc..&quot;, c’est leur mépris pour le sujet populaire latinoaméricain, pour sa patience lucide, son histoire de résistance et son intelligence des délais.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Arial;&quot;&gt;Car au Vénézuéla il ne s’agit pas seulement du record de participation qui fait du Parti socialiste unifié (PSUV), créé il y a un an à peine, le premier parti du pays, remportant 17 des 22 États en jeu et la grande majorité des mairies (75 % de la population vit à présent dans des municipalités bolivariennes). Ce n’est pas seulement que ce parti gagne 700.000 électeurs en comparaison avec le référendum de 2007 alors que l’opposition en perd plus de 550.000. Ou la sociologie qui confirme que ce sont les secteurs populaires, majorité de la population, qui votent pour la poursuite du processus. C’est que le PSUV malgré ses vices de naissance, son recyclage de figures anciennes, ne pourra se comporter comme les partis populistes d’avant la révolution. Les critiques des adhérents face à l’imposition de certains dirigeants, par exemple, parlent de cet éveil collectif. Et promettent plus de sueur pour les quelques élus de l’opposition, certains impliqués dans de graves affaires de corruption ou acteurs du coup d’État d’avril 2002, qui découvrent un peuple disposé à défendre ses centres de santé intégrale face à leurs tentatives d’expulsion. Le secteur &quot;intelligent&quot; de la droite l’a compris, qui tente de s’approprier les conquêtes sociales de la révolution et cherche ses voix à travers un discours de &quot;réconciliation nationale&quot;. Appuyée par le quasi-monopole privé (85 %) des ondes radio et télé et par la grande majortité de la presse écrite, elle pourra progresser tant qu’elle ne devra pas abattre ses cartes dans un gouvernement national.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Arial;&quot;&gt;La gauche classique, grande perdante du scrutin, fut toujours ultra-minoritaire électoralement. Ses critiques &quot;nécessaires, constructives, etc..&quot; à Chávez peinent á se libérer de la condescendance, du colonialisme inconscient. Sans doute accepte-t-elle mal qu’un président révolutionnaire ne provienne pas de son sein. En 1989, alors que tombe le mur de Berlin, le peuple vénézuélien se révoltait contre le néolibéralisme de Carlos Andrés Pérez. Le massacre de Caracas se produit à la même époque que les bombardements nord-américains des quartiers populaires de Panama. Occultés par les transnationales de la communication, ces deux crimes contre l’humanité pousseront des militaires de milieu populaire à ressusciter la pensée de Simón Bolívar : maudit le soldat qui use de ses armes contre son peuple, et de là, à récupérer le reste de l’idéologie républicaine centrée sur le concept d’Égalité. Il ne faut donc pas s’étonner si ce sont des soldats de l’An II et non des partis de gauche qui ont permis ces dix ans d’&quot;injection de vitamines à la démocratie latinoaméricaine&quot; (Eduardo Galeano). Ni s’il y a deux siècles la presse de Washington traitait Bolívar, le libérateur des esclaves, de &quot;César assoiffé de pouvoir éternel, dictateur fou&quot; pour éloigner les peuples de son projet d’Union des Républiques.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Arial;&quot;&gt;Les critiques actuelles du peuple face aux retards, aux incapacités, aux actes de corruption, s’adressent non pas à l’excès mais au manque, dans beaucoup de sphères, d’État révolutionnaire. Face à la démobilisation et à la fatigue d’une partie de la base, le président lui demande de faire pression sur les nouveaux élus pour qu’ils appliquent le programme de participation populaire. C’est ici que prend tout son sens la leçon du Mouvement des Sans Terre brésilien : &quot;lorsque les masses refluent, se former en prévision de la prochaine ascension&quot;. Seuls des journalistes distraits jugèrent folklorique que le président vénézuélien montrât, lors d’une conférence de presse électorale, le dernier livre du philosophe István Mészaros - &quot;le défi et le poids du temps historique&quot; - que venait de lui offrir Manuel Vadell, son vieux compagnon du Movimiento Bolivariano 200.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Arial;&quot;&gt;(1) Les indicateurs sociaux, économiques 2008 sont disponibles sous ces liens :&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Arial;&quot;&gt;http://www.rnv.gov.ve/noticias/inde...;f=4&amp;amp;t=81548&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Arial;&quot;&gt;http://www.rnv.gov.ve/noticias/inde...;f=4&amp;amp;t=84225&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Arial;&quot;&gt;http://www.vive.gob.ve/archivos/tex...&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Arial;&quot;&gt;http://www.vive.gob.ve/archivos/tex...&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Arial;&quot;&gt;http://www.vive.gob.ve/archivos/tex...&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Arial;&quot;&gt;http://www.vive.gob.ve/archivos/tex...&lt;br /&gt;
&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;</description>
            <pubDate>Wed, 24 Feb 2010 15:23:17 +0100</pubDate>
        </item>
        <item>
            <title>Au Honduras, on cherche à faire taire la presse indépendante et populaire</title>
            <link>http://www.sbqc.org/sbqhov2/index.php?module=newsmodule&amp;action=view&amp;id=674&amp;src=@random48d796c6b7414</link>
            <description>&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;César Silva et Edwin Renán Fajardo, le jeune homme de 22 ans assassiné le 22 décembre dernier, sont les auteurs d’un grand nombre de documents audiovisuels qui on été indispensables pour raconter au monde la tragédie que vit le peuple hondurien depuis le 28 juin, et pour organiser des activités de formation et de prise de conscience pour la résistance dans différents quartiers et bidonvilles de la capitale et dans le reste du pays.&lt;img align=&quot;right&quot; width=&quot;250&quot; height=&quot;198&quot; src=&quot;http://www.pastoucheauvenezuela.com/IMG/arton222.png&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Au cours de son enlèvement, il a été emmené dans la banlieue de Tegucigalpa, la tête recouverte d’un sac, et a subi un interrogatoire pendant toute une journée pour qu’il livre des informations sur de supposés dépôts d’armes de la Résistance dans le pays. Il a été sauvagement roué de coups, torturé, dévêtu, et presque asphyxié. Mais il a finalement été libéré, ce qui n’a pas été le cas de Walter Tróchez, le défenseur des droits de l’Homme assassiné quelques jours après sa séquestration.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Sirel a pu rencontrer César Silva quelque part en Amérique Centrale, dans un lieu dont nous ne mentionnerons pas le nom, à la demande de l’interviewé, pour des raisons de sécurité. Tout de suite après son enlèvement et sa libération, celui-ci a décidé de suivre les conseils des ses amis et d’abandonner le pays pour préserver sa vie.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Comment s’est déroulé l’enlèvement ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Je revenais du sud du pays où nous avions distribué du matériel audiovisuel à des réseaux de paysans. En arrivant à la capitale, j’ai arrêté un taxi pour rentrer chez moi. Je ne m’imaginais pas que mon téléphone portable avait été mis sur écoute et que toutes mes conversations étaient enregistrées, de sorte que l’on pouvait connaître tous mes déplacements.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Alors que l’on arrivait au périphérique, une camionnette s’est approchée du taxi et les personnes qui s’y trouvaient ont sorti des pistolets et nous ont arrêtés. Pensant qu’il s’agissait d’un braquage, je leur ai dit d’emporter mon équipement, mais ils ont répondu sans détours : « ces merdes ne nous intéressent pas, connard, c’est toi qu’on est venus chercher. »&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Ils m’ont fait monter dans la camionnette, ont menacé le taxi en lui disant d’oublier ce qu’il venait de voir, et ils ont démarré. D’abord ils m’ont obligé à me baisser et à garder ma tête entre mes genoux, et quand je ne pouvais plus supporter la position, ils m’ont frappé au visage et l’ont recouvert d’un sac. Une heure plus tard nous nous sommes arrêtés à la campagne et on m’a enfermé dans une pièce plongée dans une obscurité totale. C’est alors que l’interrogatoire a commencé.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Que s’est-il ensuite passé ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Ceux qui m’interrogeaient étaient de plus en plus agressifs à mesure que le temps passait, même si l’un d’entre eux tentait d’être plus aimable avec moi. Je savais qu’il s’agissait bien évidemment d’une stratégie. Ils m’ont demandé où étaient les armes, par où on faisait entrer les troupes dans le pays, combien de cellules étaient à ma charge et quels étaient mes contacts internationaux.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Je ne comprenais pas ce qu’ils voulaient et je leur répétais que j’étais journaliste et que je ne savais rien aux sujets de ces armes. Ensuite ils ont commencé à s’énerver et à me frapper violemment au visage, dans le ventre, dans le dos et dans les testicules. Ils m’ont enlevé mes habits et m’ont jeté à terre, m’ont mis de l’eau dans le nez et ont appuyé une chaise sur ma trachée pour me faire suffoquer.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Ils savaient parfaitement qui j’étais, et qu’à un moment donné je me mettrais à parler du matériel audiovisuel que je produisais avec Renán Fajardo. Ils en ont même fait mention explicite. Au petit matin, ils ont à nouveau essayé de me faire peur et se sont mis à planifier mon assassinat à voix haute. Mais ils ont finalement décidé de me libérer. Ils m’ont fait monter dans un véhicule et quand ils se sont arrêtés la personne qui étaient à côté de moi m’a donné un coup de pied dans le dos et m’a jeté dans la rue.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Je me suis relevé et j’ai décidé de dénoncer ce qui venait de se passer au COFADEH (Comité des familles des Détenus Disparus au Honduras) pour que l’on conserve une trace écrite de ce qui est en train de se passer dans le pays.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;T’es-tu demandé quelles étaient les raisons pour lesquelles tu as été séquestré ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Quand la répression n’a plus lieu au quotidien à l’occasion des mobilisations, ce sont les enlèvements sélectifs qui commencent à se mettre en place. En ce qui me concerne, je crois que le travail que j’ai accompli avec Renán pendant la fermeture de Radio Globo y Cholusat Sur-Canal 36 a été assez néfaste aux responsables du coup d’Etat. C’est un travail qui était diffusé partout et qui d’une certaine manière permettait de briser l’isolement et la désinformation, objectifs du gouvernement de fait.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Le matériel audiovisuel que nous produisions se penchait sur tout ce qui se passait dans le pays. Il racontait la répression, les assassinats, la violence, et nous le distribuions pour qu’il soit utilisé par la Résistance, afin d’informer les gens qui ne pouvaient avoir accès aux informations dans les milieux fermés.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Nous avons finalement décidé d’arrêter ce travail quand ont commencé les violations de domicile et la répression au cours des activités organisées dans les quartiers et les bidonvilles par les chefs de la résistance. Plusieurs assassinats ont eu lieu parmi ceux-ci.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;D’après toi, pourquoi a-t-on décidé de ne pas t’assassiner ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Je crois qu’ils n’avaient jamais reçu l’ordre de le faire, et surtout parce qu’ils voulaient utiliser mon cas pour semer la terreur parmi mes collègues nationaux dont le travail est véritablement préjudiciable aux responsables du coup d’Etat. Le message se dirige aux autres : s’ils ont pu faire cela avec moi, ils peuvent le faire à n’importe quel moment et avec n’importe quel autre journaliste. Ce qu’ils veulent, c’est que nous nous taisions.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Par contre, ce qui me préoccupe vraiment, c’est qu’il y a déjà un grand nombre de collègues qui se sont pliés aux ordres du pouvoir de facto, qui se sont vendus pour quelques billets et qui vendent le sang du peuple pour un boulot.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Pourquoi as-tu décidé de quitter le pays ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Après mon enlèvement je savais qu’ils pouvaient débarquer chez moi à tout moment pour m’assassiner. De plus, les organisations de droits de l’Homme et plusieurs amis m’ont dit qu’ils ne voulaient plus voir de nouvelles photos de victimes et m’ont conseillé de quitter le pays. J’espère que ce ne sera que temporaire, car mon désir est de revenir et de pouvoir continuer à faire mon travail.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Je n’ai pas peur, mais je dois être plus prudent pour ne pas livrer ainsi ma vie aussi facilement. Ils n’ont qu’à lutter un peu plus s’ils veulent me tuer.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Source : &lt;a href=&quot;http://www.rel-uita.org/internacion&quot;&gt;http://www.rel-uita.org/internacion&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;</description>
            <pubDate>Thu, 18 Feb 2010 17:58:37 +0100</pubDate>
        </item>
        <item>
            <title>Les récents événements survenus au Venezuela</title>
            <link>http://www.sbqc.org/sbqhov2/index.php?module=newsmodule&amp;action=view&amp;id=670&amp;src=@random48d796c6b7414</link>
            <description>&lt;p&gt;Lundi 25 janvier 2010, plusieurs manifestations ont eu lieu dans la ville de Mérida, capitale de l’Etat de Mérida, au sud-ouest du Venezuela, menées par des groupes d’étudiants de partis politiques de droite qui s’opposent à la sortie provisoire de la chaîne RCTV de la grille de programmation des entreprises prestataires de service de télévision par abonnement, ainsi que de groupes d’étudiants de la jeunesse du Parti socialiste uni du Venezuela (PSUV), en faveur des politiques du gouvernement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces protestations ont causé le décès de deux étudiants de la jeunesse du PSUV, parti du gouvernement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cependant, la situation dans l’Etat de Mérida, comme dans le reste du pays, a été contrôlée par les autorités publiques, lesquelles ont prêté une attention particulière aux troubles avec un respect total des droits de l’homme et de la liberté d’expression et de manifestation des citoyens vénézuéliens et des citoyennes vénézuéliennes. De même, d’autres manifestations ont été réalisées par des groupes opposants et partisans du gouvernement le mardi 26 janvier, sans incidents violents. Les groupes d’étudiants des partis politiques de droite ont même pu réaliser la manifestation prévue jusqu’au siège de Venezolana de Televisión, station de télévision de l’Etat vénézuélien, où on les interviewa avec le président de la station Yuri Pimental, à qui ils ont fourni un document expliquant les raisons de leur manifestation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il convient de souligner que certains médias nationaux et internationaux ont lié la situation politique du pays aux récentes démissions du Vice-président exécutif et ministre de la défense, Ramón Carrizales, de sa femme ministre de l’environnement,Yurubí Ortega, et du président de la banque de l’Etat, Banco de Venezuela, Eugenio Vázquez Orellana, ce qui est totalement faux puisque, comme l’ont expliqué ces ex-fonctionnaires, leurs démissions ont répondu à des motivations purement personnelles. Le président de la banque centrale du Venezuela, Nelson Merentes, n’a pas démissionné et continue à exercer sa fonction.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;25 janvier&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D’après l’enquête préliminaire réalisée par la police, les manifestations se sont produites entre l’avenue 4 et l’avenue Don Tulio de la ville de Mérida, et, au moment où la manifestation a été dispersée, les policiers IIva Paredes et Juan Noguera, ont été blessés par balles, alors que leurs collègues Roy Rondón, Yuri Pérez, Jonathan Díaz et Sorelis Dugarte, ont été blessés avec des objets tranchants. Plus tard, à 19 heures, d’autres troubles de l’ordre public se sont produits dans l’avenue Las Américas, où un étudiant de secondaire appartenant à la jeunesse du PSUV a perdu la vie. Cinq de ses camarades ont été blessés par armes à feu au même moment.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aux environs de minuit, est décédé Marcos Rosales Suárez un étudiant de médecine, membre de la jeunesse du PSUV, à quelques mètres des résidences El 2 Rodeo, avenue Las Américas. Un groupe de personnes sont arrivées dans un bus et ont commencé à tirer sur Rosales Suárez et sur trois autres jeunes du PSUV, qui ont été blessés. Face à ces événements, le ministre du Pouvoir Populaire de l’Education, Héctor Navarro, a annoncé la suspension des activités scolaires pendant trois jours dansl’Etat de Mérida.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De son côté, le Ministère public de la République a désigné quatre procureurs, deux d’entre eux avec des compétences nationales, pour enquêter sur la mort des deux étudiants, les blessures par balles et les lésions de 16 autres personnes et policier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis cette même nuit du 25 janvier, les autorités ont ordonné la réalisation d’une série d’expertises, parmi lesquelles, photographies, récolte d’éléments d’intérêt criminel sur les lieux où se sont déroulés les décès et les blessures de personnes et de policiers de l’Etat de Mérida. De même, les autopsies des deux victimes ont été réalisées.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;26 janvier 2010&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mardi 26 janvier, un groupe d’étudiants de partis politiques de droite se sont rendus à la station de télévision de l’Etat, Venezolana de Televisión. A ce sujet, le président de la fédération des centres universitaires de l’Université centrale du Venezuela, Roderick Navarro, a assuré que les objectifs ont été atteints après être sorti d’une réunion avec le président de la société de télévision. De son côté, le conseiller des étudiants de l’Université catholique Andrés Bello, Darío Ramírez, a souligné qu’ils furent reçus à Venezolana de Televisión sans violences ni agressions. La commission gérée par Roderick fut reçue par le président de la société, Yuri Pimentel.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Parallèlement, aux alentours de Venezolana de Televisión, les étudiants de la jeunesse du PSUV ont protesté pacifiquement afin d’exiger qu’ils ne se produisent pas de faits de violence dans la station de télévision de l’Etat. Les deux manifestations ont pris fin sans aucune violence.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La situation actuelle à Mérida&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La situation actuelle dans la ville de Mérida est tout à fait normale. La ville se prépare en effet à fêter ses traditionnelles Ferias del Sol célébrées chaque année, et qui ont ainsi fait la une des journaux locaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;Source : Agencia Bolivariana de Noticias, Radio Nacional de Venezuela, Venezolana de Televisión&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;</description>
            <pubDate>Thu, 11 Feb 2010 20:22:18 +0100</pubDate>
        </item>
        <item>
            <title>&quot;Le Monde&quot; procède à une nouvelle dévaluation du journalisme (Investig’Action)</title>
            <link>http://www.sbqc.org/sbqhov2/index.php?module=newsmodule&amp;action=view&amp;id=665&amp;src=@random48d796c6b7414</link>
            <description>&lt;p&gt;En août 2009 le très contesté « correspondant régional » du Monde dénonçait depuis Rio la nouvelle Loi d’Éducation. Elle ouvrait la voie à la « censure de la presse », expliquait-il gravement, en prévoyant une « éducation critique aux médias » (réforme que proposait pourtant l’ex-directeur du Monde Jacques Fauvet, cité pour l’occasion par Hugo Chavez). Hélas, en janvier 2010, aucun commissaire politique n’est en vue dans les cours de récré. Au point que l’opposition vénézuélienne et ses médias ont oublié leur campagne contre la loi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Répondant aux critiques d’un lecteur en mai 2009, Langellier disait aussi sa crainte de voir Chavez fermer Globovision, chaîne privée de droite. Or, six mois plus tard, celle-ci continue en toute liberté à exiger le départ du président « par tous les moyens ». (1)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La technique du trapèze est simple et nécessite une connection internet : papillonner de thème en thème, reprendre les &quot;informations&quot; des médias d’opposition (majoritaires au Vénézuéla), refuser le droit de suite au lecteur, ne jamais enquêter sur les réformes en cours.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette fois cela s’appelle « Pour financer ses dépenses publiques, Hugo Chavez dévalue le bolivar ».&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aux fins d’objectivité, Mr. Langellier commence par la conclusion : « Cette dernière mesure est un sérieux échec pour le chef de l’État, qui s’était toujours refusé à envisager un tel recours, que la dégradation continue de la situation économique et financière du Venezuela a rendu inéluctable. »&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Passons sur les incohérences de l’auteur qui nous explique que « la dépréciation massive du bolivar est un camouflet pour le président Chavez, que les médias pro-gouvernementaux tentent de dissimuler en parlant de simple ajustement » alors que le président a d’emblée annoncé : &quot;nous procédons à une dévaluation&quot; (discours du 8 janvier).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Langellier ne dit pas à ses lecteurs que l’économie du Vénézuéla reste largement dominée par un &quot;faux&quot; libre marché où de grands groupes comme &quot;Polar&quot; fixent les prix en monopolisant sous des marques diverses la commercialisation de la plupart des articles - farine, bière, dentifrice, électro-ménager, etc. Ce secteur a toujours préféré spéculer en important les biens au lieu de les produire sur place, tout en profitant largement… des subsides d’un État rentier-pétrolier ! Si ce secteur critique le président Chavez c’est parce que celui-ci a décidé d’investir dans la production nationale, renvoyant le libre marché à son propre jeu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&quot;La crise ne touchera pas à un seul de nos cheveux&quot;, clamait le président au début de 2009. Elle a pourtant &quot;décoiffé&quot; toute l’économie » jubile Mr. Langellier. Elle a surtout mis en lumière ces quarante ans d’économie artificielle, non-productive, reposant sur l’importation des biens et la spéculation sur les prix de vente, facteurs majeur d’inflation et obstacle au développement du pays.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;« La double dévaluation, selon M. Chavez, a trois objectifs : renforcer l’économie, freiner les importations qui ne sont pas strictement nécessaires, stimuler les exportations. » Mr. Langellier ne retient qu’il s’agit de « financer les dépenses de Chavez » à travers un « État contrôlé par lui » pour « fidéliser l’électorat ».&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En réalité il s’agit de rééquilibrer la balance commerciale et à plus long terme de construire une véritable économie productive. Tâche d’ampleur, qui se poursuit à travers l’amélioration du contrôle des changes, l’octroi simplifié de devises aux entrepreneurs (un décret de janvier 2010 permet aux exportateurs de retenir 30% des devises pour leur marché intérieur) et une meilleure méthodologie de contrôle des mouvements de capitaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le gouvernement a créé le 13 janvier 2010 le « Fonds du Bicentenaire » : un milliard de dollars pour financer la substitution des importations, l’appui aux productions stratégiques et les exportations de produits agricoles (cacao, café, riz..) ou de production légère (plastique, acier, aluminium, alimentation..) grâce à un taux de change favorable aux petits et moyens entrepreneurs. À la différence du grand patronat, ceux-ci ont bien accueilli ces mesures.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le commerce privé indexait ses prix sur le dollar parallèle, surévaluant artificiellement les prix (1 dollar pour 7 bolivars). La Banque Centrale du Venezuela vient d’injecter 100 millions de dollars sur les marchés, faisant immédiatement baisser le dollar parallèle de 25%. La conséquence devrait être une baisse des prix de la part du secteur privé. En outre la dévaluation ne peut avoir d’effet concret sur les prix (si tant est qu’elle en ait) que dans deux mois, au renouvellement des stocks de certains produits d’importation. Les augmentations actuelles de prix ne sont donc que spéculatives et totalement illégales.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;« Pendant le week-end, les habitants de Caracas ont pris d’assaut les magasins pour acheter téléviseurs et ordinateurs, avant que leurs prix n’augmentent » raconte Mr. Langellier. Les chaînes privées ont en effet transmis les scènes risibles d’une classe moyenne achetant fébrilement des écrans plats, victime de la psychose entretenue par ces mêmes médias. Au Vénézuéla, 80 % des habitants appartiennent aux secteurs populaires. Ce sont les associations de consommateurs populaires et l’Institut qui défend leurs droits (INDEPABIS) qui ont « pris d’assaut les magasins » pour contrôler les prix.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La mobilisation sociale est un réel succès. La population s’est unie aux fonctionnaires pour empêcher les augmentations illégales et fermer le cas échéant les commerces qui s’obstinent á frauder.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une fois n’est pas coutume, un gouvernement défend les droits des « petits ». En décembre il a également nationalisé plusieurs banques coupables de malversations, remboursé immédiatement les épargnants, tandis que la justice poursuit les hauts responsables, dont certains ont fui aux États-Unis.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour Mr. Langellier, seul compte le fait que « le Venezuela est entré en récession : - 2,9 % en 2009 ». En réalité, face à la crise économique mondiale, les Vénézueliens sont plus protégés que leurs voisins grâce a une politique anti-austérité qui a multiplié les budgets sociaux. Résultat : un taux de chômage tombant à 6,6% en décembre 2009, la pauvreté en baisse continue (30% aujourd’hui contre 65% en 1998). Le Vénézuéla monte dans le classement du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) et entre dans le club fermé des pays à « indice de développement humain élevé ».&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De tout cela, Mr. Langellier ne dit rien. Il préfère dénoncer ce « gouvernement qui aura plus d’argent, mais qu’il prendra dans la poche des gens ». Sauf que c’est pour l’y remettre aussitot et en plus grande quantité. L’État poursuit sa politique de missions sociales, notamment par le biais du Fonds du 19 avril, garantissant ainsi la gratuité de l’éducation, l’accès aux soins pour tous, cassant les prix des aliments de base. Le président Chavez a décidé ce 15 janvier une augmentation de 25 % du salaire en 2010 (sans compter les avantages dont bénéficient les travailleurs comme les tickets-restaurants, etc...). Ce qui fait du salaire minimum vénézuélien le plus élevé de toute l’Amérique Latine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mr. Langellier « oublie » même la naissance d’une nouvelle monnaie régionale, le SUCRE (Système Unique de Compensation Régionale) qui permet de libérer de la dictature du dollar les échanges commerciaux entre les pays de l’ALBA (Venezuela, Cuba, Bolivie, Nicaragua, Dominique, Equateur, Saint-Vincent et les Grenadines, Antigua-et-Barbuda, soit 71 millions de personnes et un PIB d’environ 540 milliards de dollars, système ouvert à d’autres États d’Amérique Latine.) Cette union régionale non-concurrentielle, basée sur la complémentarité des économies, est cohérente avec la vision non-monétariste, sociale de l’économie vénézuélienne qui récupère des secteurs-clefs comme la sidérurgie, les télécommunications, le ciment, le pétrole, l’agriculture, la banque.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La Banque Centrale que l’Europe a réduit, par dogmatisme néolibéral, à un robot monétariste, devient au Vénézuéla un levier d’investissement au service du développement national. En Argentine la présidente Cristina Fernandez affronte, elle, une Banque Centrale archaïque qui refuse d’éponger les dettes de l’État au moment oú le pays veut sortir de la crise dans laquelle l’a plongé le néolibéralisme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des émeutes de la faim reprimées par la social-démocratie (1989) à la première élection de Chavez (1998), le Venezuela a connu une lente gestation politique. Dix ans de gouvernement bolivarien ont ensuite permis de changer les lois et de procéder aux premières modifications structurelles. On passe en 2010 à la construction d’un nouveau modèle de production et de nouvelles relations sociales basées sur des instruments juridiques, politiques, sociaux, économiques (démocratie participative, structures communales, entreprises de production sociale,...). Plusieurs sondages indiquent que 60 % des vénézuéliens préfèrent aujourd’hui le socialisme au capitalisme. Changement profond dans un pays ultra-consommateur et culturellement nord-américanisé. C’est toute l’importance du temps comme clef d’une transition d’un modèle a l’autre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C’est évidemment cette transformation « socialiste » que Le Monde se doit d’attaquer. Mr. Langellier cite un économiste : &quot;Il est rare dans le monde d’aujourd’hui de voir un système de change qui privilégie autant le secteur public&quot;. Dans un article de mai 2009, Mr. Langellier écrivait : « ce socialisme du XXIe siècle que Chavez affirme vouloir enfanter, ressemble beaucoup à celui, autoritaire et étatiste, qui, rappelle le philosophe et opposant Antonio Pasquali, « a échoué au XXe siècle dans 46 pays ».&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D’autres dangereux révolutionnaires étatistes en Allemagne, en France, durant la bien-nommée période des « Trente Glorieuses » ont suivi une politique de dévaluation du franc et fait intervenir l’État dans l’économie, tout en augmentant les salaires et en prenant des mesures de protection sociale. « La seule chose que les Américains n’ont jamais pardonné á De Gaulle, m’a dit Pierre Messmer peu avant sa mort, ça n’est pas sa sortie de la défense intégrée de l’OTAN, (où Sarkozy veut nous faire rentrer), ni son fameux discours de Pnom-Penh dénonçant la guerre au Vietnam, c’est sa remise en cause du « privilège exorbitant du dollar » (...) De Gaulle avait pour opposants les mêmes gens, haute finance et classe moyenne, qui firent tomber le gouvernement Blum dans les années trente en spéculant contre le franc et en plaçant leur argent à l’étranger (écrit Hannah Arendt dans une lettre à Mary Mc Carty fin 68). Le tout non pas en réaction aux émeutes étudiantes, mais aux idées de De Gaulle sur la participation des travailleurs dans les entreprises » (2).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Certes demander au &quot;Monde&quot; de passer de l’imputation au journalisme reviendrait à exiger du trapéziste aveugle un triple saut périlleux sans filet et sans trapèze.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Thierry Deronne et Grégoire Souchay - &lt;a href=&quot;http://www.michelcollon.info/&quot;&gt;Investig’Action&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;
27 janvier 2010&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(1) Autre exploit : le 2 octobre 2009, Mr. Langellier avait relayé la campagne du Parti de la Presse et de l’Argent brésilien reprochant au président Lula d’accueillir dans son ambassade au Honduras le président Zelaya victime d’un coup d’État qui a ramené son pays à l’ère des escadrons de la mort et du libre commerce.&lt;br /&gt;
(2) Extrait de : « Le mai 1968 dont les médias n’ont pas voulu parler » Morgan Sportes.&lt;/p&gt;</description>
            <pubDate>Thu, 04 Feb 2010 21:51:03 +0100</pubDate>
        </item>
        <item>
            <title>Venezuela : Les travailleurs et l’Etat partageront le contrôle des supermarchés expropriés</title>
            <link>http://www.sbqc.org/sbqhov2/index.php?module=newsmodule&amp;action=view&amp;id=654&amp;src=@random48d796c6b7414</link>
            <description>&lt;p&gt;Le Gouvernement National a informé, ce mardi 19 janvier, les gérants de six succursales dans le pays de la chaine d’hypermarchés Éxito de la mesure d’occupation temporaire, qui vaudra jusqu’à la conclusion du processus d’expropriation, avec le vote de la réforme de la loi de l’Institut pour le Défense des Personnes et de l’Accès aux Biens et Services (INDEPABIS).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une de ces actions s’est réalisée ce mardi à 11h du matin dans le commerce Éxito, située sur l’avenue Jorge Rodríguez de Puerto La Cruz et a compté sur la présence des ministres du Pouvoir Populaire pour les Relations Intérieures et la Justice, Tareck El Aissami et du Commerce, Eduardo Samán.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;El Aissami a déclaré que &quot;cette action a pour objectif de garantir l’accès aux biens et services de notre peuple&quot;, accompagné du gouvernement de l’Etat Anzoátegui, Tarek William Saab, des travailleurs et des personnes appuyant l’action gouvernementale. Le début de l’occupation temporaire implique la prise de contrôle opérationnelle de l’hypermarché. &quot;Nous avons reçu des instructions pour que les conseils de travailleurs partagent la direction avec le Gouvernement Révolutionnaire&quot; a déclaré le ministre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&quot;Avec les travailleurs, nous débuterons l’installation des tables-ronde de travail&quot; a-t-il souligné ajoutant que &quot;personne n’a le droit de spéculer sur les prix et de les changer de manière injustifiée. Nous appliquons ici concrètement la loi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L’établissement Éxito dans l’Etat Anzoátegui compte 350 employés, 15 d’entre eux ayant été licenciés il y a quelques jours, les gérants ayant passé outre l’ordre de réembauche de l’inspection du travail de Barcelona.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sur ce point, le ministre de l’Intérieur a annoncé que ceux-ci seraient réembauchés &quot;puisque cette mesure était un licenciement illégal et immoral. Nous n’allons pas permettre que quelques groupes privés prétendent sur base de délit, fouler aux pieds les droits des travailleurs et encore moins qu’ils changent les prix en les surévaluant, cela va à l’encontre du bien-être du peuple&quot;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Entreprises Socialistes&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&quot;Nous appliquons la Loi de Défense des Personnes à l’Accès aux Biens et Services qui dans son article 111 prévoit les mesures d’occupation temporaire ; ensuite viendra le processus d’expropriation pour raison d’utilité publique&quot; a souligné le ministre du commerce, Eduardo Samán.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Celui-ci a affirmé que la chaine commerciale avait déjà été sanctionnée à de nombreuses reprises par l’INDEPABIS. La confirmation a été donnée par Francisco Álvarez, coordinateur régional de l’Institut, qui a précisé qu’en 2009 l’hypermarché Éxito de Puerto La Cruz, avait été fermé à quatre reprises : &quot;Début 2010, il a encore été fermé pour 24h suite à la détection d’un re-marquage des prix et de la publicité mensongère&quot;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le ministre a souligné qu’en plus, les travailleurs avaient pleinement conscience du prix réel de l’électroménager, des aliments et des autres produits finis, largement moindre que le prix offert au public. &quot;Ils savent quels sont les dividendes de ce type d’entreprise et les revendications justes qui les concernent e tant que travailleurs.&quot;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Samán ajouta que toutes les succursales de Éxito formeront partie de la Corporation des Marchés Socialistes (Cormerso) et du réseau de supermarchés pour le foyer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&quot;Le Sambil (immense centre commercial) de la Candelaria sera également mis au service du peuple, fonctionnera désormais un supermarché où le peuple trouvera des vêtements, de la nourriture, des chaussures et des produits pour la maison. A partie d’aujourd’hui, nous avons de véritables entreprises socialistes&quot;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Samán a affirmé que pour le moment, l’Exécutif National n’a pas demandé la prise de contrôle des succursales de la chaine de supermarchés Cada. &quot;Cependant, nous suivons de près toute irrégularité que pourrait commettre cette entreprise&quot;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alexis Castillo &amp;amp; Miguel Romero - Courrier de l’Orénoque&lt;br /&gt;
Barcelona, 20 janvier 2010&lt;/p&gt;</description>
            <pubDate>Thu, 28 Jan 2010 21:59:07 +0100</pubDate>
        </item>
        <item>
            <title>Chavez annule la dette d'Haïti dans le cadre de Petrocaribe</title>
            <link>http://www.sbqc.org/sbqhov2/index.php?module=newsmodule&amp;action=view&amp;id=653&amp;src=@random48d796c6b7414</link>
            <description>&lt;p&gt;Le président socialiste vénézuélien Hugo Chavez a annoncé que le Venezuela allait annuler la dette d'Haïti contractée dans le cadre du programme de coopération énergétique Petrocaribe par le pays victime d'un très violent séisme le 12 janvier qui aurait fait 150.000 morts.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&quot;Nous allons annuler (la dette). Elaborez les documents nécessaires et la dette est annulée&quot;, a déclaré Chavez à l'issue d'une réunion des ministres des Affaires étrangères de l'Alliance bolivarienne des Amériques (Alba) sur Haïti à Caracas, sans préciser le montant de cette dette.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Selon des données du Fond monétaire international (FMI), la dette d'Haïti avec le Venezuela, son principal créancier bilatéral, atteint 295 millions de dollars, sur une dette totale d'un milliard de dollars.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Petrocaribe a été lancé en 2005 par le Venezuela, premier pays exportateur de brut en Amérique latine, dans le but de fournir du pétrole à des tarifs préférentiels aux gouvernements amis de la région qui ont un délai de 25 ans pour payer une partie importante de la dette, à un taux d'intérêt de 1% annuel.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Via ce programme, Haïti a reçu ces derniers jours 225.000 barils de carburant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&quot;J'ai lu dans la presse internationale les déclarations de quelqu'un, je crois du Club de Paris qui priait le Venezuela d'annuler la dette d'Haïti avec nous&quot;, a dit Chavez ajoutant: &quot;ils doivent faire référence à Petrocaribe&quot;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&quot;Certains manipulent cela pour présenter le Venezuela comme un pays insensible&quot;, a-t-il expliqué.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 19 créanciers membres du Club de Paris ont appelé la semaine dernière les autres pays, dont le Venezuela, à annuler &quot;la totalité de la dette d'Haïti&quot;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La ministre française de l'Economie, Christine Lagarde, avait dit qu'elle ferait une demande en ce sens aux autorités vénézuéliennes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&quot;Haïti n'a pas de dette avec le Venezuela, c'est plutôt le Venezuela qui a une dette historique envers Haïti&quot;, a ajouté M. Chavez.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le président socialiste fait allusion au soutien apporté par le gouvernement haïtien au héros de l'indépendance vénézuélienne Simon Bolivar, qui a organisé une expédition militaire vers le Venezuela en 1815 et 1816 contre les Espagnols.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les ministres des Affaires étrangères de l'Alba, bloc antilibéral, ont approuvé lundi un plan &quot;intégral&quot; d'aide pour Haïti qui supposera une contribution initiale de 20 millions de dollars, et comprend l'envoi de médecins rejoignant ceux de nationalité cubaine déjà en Haïti.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le texte exprime une &quot;préoccupation pour la présence excessive des forces militaires étrangères en Haïti, sans motifs la justifiant et sans précision sur son autorité, ses objectifs, compétences et la durée de son séjour&quot;, en allusion aux Etats-Unis qui ont déployé 20.000 soldats.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le plan inclut l'assouplissement des conditions d'accueil des Haïtiens dans les pays de l'Alba: Cuba, Venezuela, Nicaragua, Bolivie, Equateur, Honduras, la Dominique, Antigua-et-Barbuda, Saint-Vincent et les Grenadines.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;AFP&lt;br /&gt;
Caracas, 25 janvier 2010&lt;/p&gt;</description>
            <pubDate>Wed, 27 Jan 2010 21:39:52 +0100</pubDate>
        </item>
        <item>
            <title>Haïti : nouveau délire du &quot;Monde&quot; contre Chavez (Thierry Deronne)</title>
            <link>http://www.sbqc.org/sbqhov2/index.php?module=newsmodule&amp;action=view&amp;id=650&amp;src=@random48d796c6b7414</link>
            <description>&lt;p&gt;Audrey Fournier (du &quot;Monde&quot;) a publié hier un billet intitulé : Haiti et ses &quot;amis&quot; vénézuélien et cubain. Selon elle &quot;Hugo Chavez affirme que les États-Unis ont provoqué le séisme&quot;. Or le président vénézuélien n’a jamais prononcé ces propos ni dit quoi que ce soit qui aille dans ce sens. À aucun moment Audrey Fournier n’a cherché à vérifier à la source.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce faux lui permet de nous expliquer que &quot;La volonté d’Hugo Chavez de contester le leadership américain dans la gestion de la crise, en allant jusqu’à l’accuser d’être responsable de la catastrophe, s’inscrit dans une tentative de longue haleine du Venezuela d’étendre son influence sur la région Caraïbe.&quot;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mensonge d’autant plus obscène (il a également circulé dans les colonnes de ABC (quotidien de droite espagnol) ou dans une news de &quot;Russia Today&quot;) que le Vénézuéla n’a pas attendu les tremblements de terre pour découvrir le peuple haïtien, poussant un certain Bill Clinton à saluer il y a quelques mois son aide désintéressée.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Arrivées très rapidement sur les lieux avec des tonnes de matériel aéroporté et une brigade formée par la nombreuse communauté haïtienne de Caracas, les équipes mixtes de médecins et secouristes haïtiens et vénézuéliens travaillent elles aussi à sauver des vies.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pendant ce temps les États-Unis installent sur place une base militaire de plus qui n’a bien entendu aucun lien avec le coup d’État au Honduras, ni avec les sept bases US en Colombie, ni avec les prochaines élections en Haïti, ni avec l’avancée des forces de changement au Venezuela et dans le reste de l’Amérique Latine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avec la nouvelle génération de &quot;petits soldats&quot; formatés par les &quot;bonnes écoles de journalisme&quot;, la relève de Jean-Pierre Langellier et de Bertrand de la Grange est en tout cas assurée au Monde, au-delà de toutes les espérances.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Thierry Deronne&lt;br /&gt;
21 janvier 2010&lt;/p&gt;</description>
            <pubDate>Wed, 27 Jan 2010 19:56:47 +0100</pubDate>
        </item>
        <item>
            <title>Honduras : L’armée et la police délogent des centaines de paysans qui réclament des terres ...</title>
            <link>http://www.sbqc.org/sbqhov2/index.php?module=newsmodule&amp;action=view&amp;id=644&amp;src=@random48d796c6b7414</link>
            <description>&lt;p&gt;Plus de 600 personnes appartenant au Mouvement Unifié Paysans de l’Aguan (MUCA) une organisation affiliée à la Centrale Nationale des Travailleurs de la Terre (CNTC), ont été brutalement délogées par un important contingent composé de militaires, de policiers et de gardes de sécurité des propriétaires terriens Miguel Facussé Barjum, René Morales et Reinaldo Canales, dans les municipalités de Tocoa et Trujillo, département de Colon à l’ouest du pays. Les accords obtenus avec la Présidence de la République et l’Institut National Agraire (INA) quelques jours avant le coup d’état on été totalement violés.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Syndicat de Travailleurs de l’Institut National Agraire (SITRAINA), affilié à l’UITA, ainsi que des organisations internationales dénoncent cet outrage, demandant que cesse toute violence et que soit résolu le conflit agraire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sur le même modèle de violence appliqué depuis le coup d’état du 28 juin 2009 passé, des effectifs militaires, des policiers et des gardes privés ont attaqué à balles réelles et de caoutchouc, et de gaz lacrymogènes, des familles entières de paysans qui, depuis décembre dernier, avaient pris possession de terres qu’ils réclament être leurs dans la zone de la vallée de l’Aguan.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L’histoire du conflit&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Selon les membres du MUCA, au début des années 60, c’est d’après la Loi sur la Réforme Agraire promulguée, que des centaines de familles paysannes pauvres s’octroyèrent le droit d’appartenance de terres publiques et privées.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Durant la décennie des années 70, l’état conclut des accords avec des entreprises paysannes sur des milliers d’hectares cultivant des palmiers africains, dans la région connue comme le Bas Aguan, dans le département nordique de la Côte atlantique du Honduras. Cependant, au début des années 90, la Loi pour la Modernisation et le Développement du Secteur Agricole qui fut approuvée, avait pour objectif de déposséder ces entreprises de leurs droits sur approximativement 20 000 hectares des meilleures terres du pays.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Toujours selon le MUCA, le processus s’est conclu avec la vente des actifs de 40 entreprises paysannes, toutes concentrées dans les mains des propriétaires terriens Miguel Facussé Barjum, René Morales et Reinaldo Canales. Ce processus d’acquisition a été caractérisé par plusieurs irrégularités. Des membres de la coopérative ont découvert que l’accord de vente établi par les acheteurs mentionnait qu’ils utilisaient la terre pour sa culture et sa production, mais que la propriété de cette dernière restait en possession de l’Etat pour l’utilisation exclusive en cas de réforme agraire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C’est en 2001 qu’ont commencé les réclamations de terres acquises de manière frauduleuse par des entrepreneurs corrompus par les pouvoirs publics et pour d’autres terres qui n’ont jamais été inscrites au nom des acheteurs, mais dont l’Etat a reconnu les droits sous forme de concessions jusqu’en février 2005.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Après un long processus de revendications, de prise de terres et de routes en signe de protestation, c’est en 2009 qu’on est entré dans un processus de négociation dans lequel le MUCA a présenté une proposition d’accord pour solutionner le conflit, et deux semaines avant le coup d’état, une convention a été signée entre l’INA, les paysans et les propriétaires terriens, approuvé par le Président Manuel Zelaya Rosales, le maire de Tocoa et le Gouverneur de Colon. Ils se sont accordés pour créer une commission tripartite afin de réviser le procédé légal utilisé pour l’acquisition de terres par les propriétaires terriens.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cependant, le coup d’état du 28 juin 2009 a paralysé le processus de négociation et le MUCA a commencé la lutte dans les rues pour exiger le retour de l’ordre constitutionnel, s’ajoutant à la prise de l’INA.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La lutte va continuer&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Devant l’intransigeance des nouvelles autorités de facto, c’est le 9 décembre dernier qu’a commencé la récupération définitive des terres, ce qui a provoqué une violente réaction de la part des corps répressifs après avoir reçu un ordre judiciaire de délogement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;“Ces terres ont été acquises de façon illégale par une partie de ces 3 propriétaires terriens et elles appartiennent toujours à l’état. Mais ils ont préféré agir violemment au lieu de suivre le processus de négociation entamé avant le coup d’état afin de résoudre le conflit” a dit le secrétaire général du SITRAINA, Luis Santos Madrid, à Sirel.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce fut un délogement très violent et des gens ont été arrêtés. Le SITRAINA est en train de se mobiliser pour que le directeur actuel de facto, de l’INA procède à la légalisation de la terre en faveur des paysans du MUCA. Il est évident que ce qui s’est passé est le produit de la situation découlant du coup d’état, et nous sommes dans une situation dans laquelle la justice ne s’applique uniquement que dans l’intérêt des puissants et contre les paysans !” a conclu Madrid.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au moment de la rédaction de cette note, les derniers paysans arrêtés ont été libérés par la police, cependant, trois d’entre eux seront traînés en justice et seront placées en détention provisoire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Actuellement, il y a 300 autres personnes qui appartiennent au MUCA qui suivent le processus de récupération des terres et il est à craindre dans les prochains jours un autre délogement violent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;“Les gens continuent dans leur décision de récupérer des terres pour produire, parce que c’est la seule manière de survivre, même si la crainte qu’un massacre se prépare afin de nous éloigner de notre lutte pacifiste” a souligné à Sirel, le Secrétaire Général Régional de l’Atlantique de la CNTC, Lorenzo Cruz.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les communautés voisines sont en train de s’organiser pour préparer un plan de récupération et nous voulons que ce soit une proposition de pays, avec la participation du Front de Résistance Populaire. Il n’est pas possible que seuls quelques puissants continuent de contrôler la majeur partie des terres et que des milliers de paysans pauvres n’aient rien.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;“Nous voulons un Honduras différent et nous appuyons un processus de changement véritable pour tirer le pays de la pauvreté !” a conclu Cruz. Devant ces faits, le Comité de Familles de Détenus Disparus au Honduras (COFADEH), a appelé la Commission Interaméricaine de Droits Humains (CIDH) afin qu’ils émettent des mesures de protection en faveur des paysans du MUCA, et a condamné “ces actes qui atteignent à la liberté, à la vie et au développement intégral du peuple hondurien”.&lt;/p&gt;</description>
            <pubDate>Mon, 25 Jan 2010 20:24:01 +0100</pubDate>
        </item>
        <item>
            <title>Les mesures économiques du gouvernement Vénézuélien et le danger de l’inflation.</title>
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            <description>&lt;p&gt;Le vendredi 8 Janvier, le Président Chavez a annoncé une série de mesures économiques et plus particulièrement une forte dévaluation du bolivar par rapport au dollar américain, ainsi que la mise en œuvre d’un double taux de change et le maintien du régime actuel de contrôle des changes. Avec une économie qui a clôturé 2009 par un recul du PIB de 2,9%, avec une inflation à 25,1%, la plus forte d’Amérique latine, il est clair que l’optimisme qu’a essayé de montrer le cabinet économique, en particulier le ministre des Finances Ali Rodriguez Araque, doit être confronté à la réalité concrète : l’économie vénézuélienne reste une économie capitaliste et, en tant que telle, est soumise aux aléas du marché mondial, tandis que, d’autre part, la mise en œuvre des politiques économiques keynésiennes ont simplement entraîné une accumulation et une exacerbation des contradictions. Il est urgent de mettre en œuvre une politique économique qui mette véritablement en œuvre la nationalisation socialiste sous le contrôle des travailleurs de la terre, les banques et des grands monopoles industriels afin de promouvoir une planification démocratique de l’économie fondée sur un plan quinquennal.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L’annonce présidentielle : nouveau cours double de la monnaie Vénézuélienne&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans le cadre du premier Conseil des ministres de 2010, diffusé sur la télévision d’Etat VTV, le président Chavez a annoncé la mise en œuvre d’un nouveau système de change, avec la dévaluation de près de 21% du taux de change courant pour passer a le Bolivard à 2,60$ dans le cas d’importation d ’ « articles liés à l’alimentation, la santé, à l’importation de machines et d’équipement pour le développement économique, la science et la technologie, de bibliothèques et d’écoles, les importations du secteur public, les envois de fonds aux étudiants vénézuéliens à l’étranger, les consulats et ambassades accrédités au Venezuela, les pensions et les retraites ». De plus il y aura un nouveau taux de change, avec une dévaluation de 100% portant le taux de change à 4,30 BSF pour 1 $ pour les secteurs &quot;liés à l’automobile, au commerce, aux télécommunications, à la chimie, à la métallurgie, à l’informatique, au caoutchouc et aux produits en plastique, aux appareils électriques, les textiles , les services électriques, la construction, l’électronique, l’industrie graphique, le tabac et les boissons alcoolisées&quot; activités qui représentent environ 55% des activités autorisées par la CADIVI (Contrôle des changes).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le ministre des Finances, Ali Rodriguez Araque, a déclaré dans une interview dans la même nuit au programme de Backlash, &lt;em&gt;&quot;L’ajustement de la variation du taux et sa caractérisation à deux niveaux, fournira la base pour sortir de l’ancienne structure gouvernementale de la IVe République qui dévalue le bolivar pour couvrir les dépenses publiques tout en créant un nouvel ordre économique pour encourager la production nationale et éviter la dépendance envers les importations. &quot;&lt;/em&gt; Le problème face au regain d’optimisme du ministre Rodriguez Araque est que la réalité est toujours concrète et malgré les bonnes intentions, l’impact économique de cette mesure est une augmentation significative de l’inflation, qui est déjà la plus élevée du continent, tandis que les anticipations d’un impact positif sur le développement de l’appareil productif demeurent de simples vœux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Plus tard dans la même interview, Rodriguez a continué, &lt;em&gt;&quot;Si nous avions quitté la libre fluctuation du Bolivar toutes les importations auraient été plus chères, donc c’était une discrimination sur des points essentiels comme la santé, la nourriture, les machines outils et les sections plus larges constituées en automobile, commerce, télécommunications, chimie, métallurgie, informatique, caoutchouc et plastique, appareils électriques, textiles, services d’électricité, construction, électronique, graphisme, tabac à priser et à boire, qui correspondent aux 4,30 B &quot;&lt;/em&gt;, ajoutant plus tard que « Avec ce plan, nous allons créer de nouveaux débouchés pour les exportations et de plus en plus nous éloigner de la dépendance pétrolière afin d’éviter une déstabilisation économique comme l’année dernière suite à la hausse des prix du baril ». Jorge Giordani, Ministre de la planification, a également défendu les mesures en des termes qui rendraient l’économie du Venezuela plus compétitive en favorisant les exportations, selon la revue de web RNV.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le président Chávez a utilisé ce langage quand il a fait son annonce : &lt;em&gt;« Nous voulons que ces mesures stimulent la politique d’exportation, que le Venezuela soit un pays d’exportation et cesser d’être dépendant exclusivement du pétrole.&quot; &lt;/em&gt;De plus il a ajouté, &lt;em&gt;&quot;Dans le même ordre d’idées, et comme une démarche visant à promouvoir et encourager le développement de l’économie nationale, le président a ajouté que seront transférés de la Banque centrale du Venezuela (BCV) au Fonds de développement national (Fonden) sept milliards dollars (...). Les réserves internationales ont dépassé la limite légale établie et ces ressources supplémentaires seront redirigées. Il a été question de créer trois fonds spéciaux : l’un pour financer les exportations, l’un pour la substitution des importations et une troisième pour le secteur électrique national. &quot;&lt;/em&gt;Le fonds ciblera les exportations pour financer des projets de coopération et les PME, de sorte que la production de celles-ci puisse être plus facilement exportée, et pour remplacer les importations en aidant les producteurs qui ont la capacité de fabriquer des produits finis tels que des chaussures, l’électronique et d’autres équipements .&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La question fondamentale est de savoir comment cet argent sera investi, malgré les propositions et les intentions du gouvernement bolivarien. Ce ne serait pas la première fois que, déguisées en coopératives, des entreprises capitalistes reçoivent ces crédits ce qui signifie que d’énormes sommes d’argent provenant de la sueur des travailleurs vénézuéliens finissent dans les poches des grands bourgeois et des groupes financiers. Dans le cadre d’une économie capitaliste, avec un Etat qui reste lui aussi bourgeois, les choses sont claires : l’impact positif attendu de ces mesures sera bien moindre, voire nul, et les spéculateurs de devises continueront de prospérer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La bureaucratie et son rôle dans la spéculation sur les devises&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une information qui n’est pas passée inaperçue, dans une information publiée le vendredi 8 Janvier dans Ultimas Noticias intitulée &lt;em&gt;« le marché vénézuélien en proie à des rumeurs de dévaluation imminente »&lt;/em&gt;, nous informe que, dans les jours précédents l’annonce officielle, une rumeur, fuite d’un haut fonctionnaire, avait provoqué un mouvement inhabituel sur le marché de change parallèle. Plus tard, &lt;em&gt;&quot;la source gouvernemental a déclaré que le président Chavez ferait une annonce économique importante après une réunion du cabinet prévue pour 17h00, heure locale.&quot;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La note fait également référence à un rapport établi par un opérateur non identifié des changes &quot;Le redressement des marchés d’échange qui a eu lieu aujourd’hui à l’ouverture de 5,97 au niveau actuel de 6,15, a été principalement alimenté par les attentes des marchés financiers d’une éventuelle dévaluation de ce week-end.&quot;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le vendredi noir de l’inflation et la récession&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De nombreux analystes bourgeois parlent déjà d’un nouveau &quot;Vendredi noir&quot;, se référant au Vendredi 18 Février 1983, lorsque sous le président Luis Herrera Campins eu lieu une importante dévaluation du bolivar. &lt;em&gt;&quot;La dévaluation était nécessaire comme une mesure extrême, mais la vérité est que si elle avait été prise il y a quatre ans quand a commencé (...) le boom pétrolier, si nous avions fait des investissements qui étaient nécessaires, aujourd’hui il n’aurait probablement pas été nécessaire&quot;&lt;/em&gt;, a déclaré l’économiste Gustavo Rojas dans une interview à la chaîne privée Globovision. L’agence de New Reuters a également interviewé leurs analystes bourgeois qui ne perdent aucune occasion de souligner que &lt;em&gt;« la dévaluation annoncée par le gouvernement est un exemple de pratiques économiques peu judicieuses du gouvernement &quot;révolutionnaire&quot;.&quot;&lt;/em&gt; D’autre part, Camilo Perez, économiste en chef à la Banque de Bogota en Colombie a déclaré que &lt;em&gt;« À court terme, Chavez devra dépenser plus de bolivars, mais l’inflation va augmenter au cours de cette année&quot;&lt;/em&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans une note publiée le dimanche 10 Janvier par Últimas Noticias, l’ancien président de la Banque centrale du Venezuela, Domingo Maza Zavala, a estimé que l’inflation pourrait atteindre 35% d’ici la fin de l’année tout en commentant la décision de dévaluer, ne contribuera pas à la substitution des importations puisque le secteur productif n’est pas en bon état&quot;. Dans un article publié par El Nacional, aujourd’hui même, l’économiste et directeur de DatAnalisis, José Vicente Leon, a déclaré : &lt;em&gt;&quot;Le retard de cette action est toujours attribuée à ses coûts politiques, mais il est clair que la contrainte budgétaire et la différence substantielle entre un marché officiel et artificiellement dévalué comme un marché parallèle, où le gouvernement a brûlé d’énormes quantités de devises étrangères pour le contrôler, sans succès, est devenue intenable. Ils ont été forcés de le faire &quot;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour Rodriguez Araque &lt;em&gt;&quot;l’ajustement opéré n’aura d’effets que sur 3% à 5 de l’inflation totale, toutefois, il souligné que le taux de change n’est pas le seul facteur affectant l’inflation, mais répond à un phénomène plus complexe de la structure économique nationale &quot;&lt;/em&gt;. Toutefois, l’économiste Jésus Farias PSUV et ancien sous-ministre du travail, a déclaré dans une interview publiée dans le Journal Ultimas Noticias le 29 Décembre 2010 que l’inflation devrait s’établir entre 23% et 25% et le PIB entre 1,5% et 2%. Cette perspective de Farias a donné avant l’annonce de la dévaluation et décrit dans la même interview que &lt;em&gt;« le contrôle de change est surévalué, toutefois, dévaluer en tant que mesure unique serait une catastrophe, car il n’est pas nécessaire de dévaluer »&lt;/em&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Ni rire ni pleurer, mais comprendre&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L’empirisme et la ligne économique des réformistes de droite s’est imposé avec le temps, ce qui, avec les problèmes qui restent en suspens, et surtout la crise dans le secteur de l’électricité, pourrait conduire, s’il n’y a pas un changement décisif de ces politiques dans les mois à venir, à un échec ou même une grave défaite électorale lors des élections législatives cette année et généralement saper la confiance dans la révolution chez les masses et permettre ainsi à la bourgeoisie et à ses laquais d’utiliser toute la démagogie et le cynisme qui les caractérisent pour présenter le socialisme comme un échec économique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Toutefois, alors que parmi de larges secteurs d’ ouvriers avancés et à la base du PSUV il y a un sentiment croissant du besoin de s’organiser pour répondre à l’offensive des capitalistes. Le Congrès extraordinaire de l’UNT et le congrès idéologique du PSUV sont un bon exemple de cette atmosphère de lutte qui se développe parmi les éléments les plus avancés. Pour que cette montée des critiques envers les réformistes soit prête puisse se cristalliser et ne se dissipe pas, il est nécessaire d’unifier les secteurs de gauche du mouvement ouvrier et la base du parti afin de présenter au président Chavez et au mouvement bolivarien dans son ensemble une proposition pour un programme socialiste d’expropriation des capitalistes et nationaliser les banques et les grandes entreprises afin d’introduire le monopole d’Etat du commerce extérieur. C’est seulement de cette façon que le Venezuela peut sortir de la crise mondiale du capitalisme, développer l’industrie nationale (et les entrepreneurs privés ont démontré encore et encore leur incapacité de le faire), mettant fin à la dépendance au pétrole et proposant l’élaboration d’un plan démocratique de l’économie, avec l’objectif de résoudre les problèmes dont souffrent les travailleurs et le peuple.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comme le philosophe Baruch Spinoza dit : &lt;em&gt;&quot;ni rire, ni pleurer, juste comprendre&quot;&lt;/em&gt;. La question clé est les rapports bourgeois de production qui caractérisent encore la nature capitaliste de l’économie Vénézuélienne. Immergées dans cette dynamique, les mesures pour tenter de contrôler par action de l’Etat les distorsions du marché, l’esquisse d’une politique économique keynésienne, qui ont été mis en place ont causé l’intensification de ces contradictions. Cela a finalement aboutit à recourir à des mesures purement économiques capitalistes, que de nombreux analystes ont comparé avec la thérapie de choc prescrite par le FMI.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Impossible de continuer de façon concrète ce rêve d’un &quot;socialisme pétrolier&quot; largement inspiré par ce qu’on appelle le &quot;socialisme de marché &quot; d’influence Chinoise lui même sa la route vers plus de capitalisme. Et ce une année seulement avant les élections législatives de Septembre 2010. Cela rend de plus en plus urgent de construire et de consolider le courant révolutionnaire marxiste de la base du PSUV et à faire pression pour une alternative socialiste authentique, pour donner un changement dans la politique économique annoncée sur des lignes révolutionnaires, afin de s’orienter vers une économie démocratiquement planifiée et nationalisée par les ouvriers, les paysans et les autres secteurs opprimés de la société. Il s’agit de la seule manière possible afin de stopper le cancer de l’inflation et la fuite des capitaux, pour relancer la production dans le pays sur tous les fronts (alimentation, construction, fabrication, etc.) Et tous les problèmes auxquels le Venezuela est confronté aujourd’hui.&lt;/p&gt;</description>
            <pubDate>Wed, 20 Jan 2010 22:37:30 +0100</pubDate>
        </item>
        <item>
            <title>Haïti : Aide humanitaire ou invasion militaire ? (Claude Ribbe)</title>
            <link>http://www.sbqc.org/sbqhov2/index.php?module=newsmodule&amp;action=view&amp;id=637&amp;src=@random48d796c6b7414</link>
            <description>&lt;p&gt;L’envoi de 10 000 marines en Haïti, la prise de contrôle par les USA de tous les points stratégiques, à commencer par l’aéroport de Port-au-Prince, le refus de laisser atterrir, sous prétexte de saturation, un avion français : tout semble annoncer une prise de contrôle d’Haïti par Washington.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L’attitude de Paris le confirme : nomination de personnes notoirement incompétentes pour enterrer le dossier, absence du gouvernement à la cérémonie de Notre Dame du 16 janvier (alors que le président de la République et de nombreux ministres devaient initialement s’y rendre), retrait des protestations contre la mainmise américaine sur l’aéroport Toussaint-Louverture… La marche arrière est totale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Certes, l’engagement américain, présenté comme humanitaire, a été le plus rapide. Mais on sait que l’humanitaire est un pavillon qui peut flotter sur toutes sortes de marchandises. Des émeutes révèlent qu’en réalité les Haïtiens tardent à être secourus, ou du moins que les secours sont sélectifs. On peut s’attendre à des émeutes qui seraient réprimées grâce à un impressionnant déploiement militaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La mainmise sur Haïti est un scénario étudié depuis longtemps. La preuve en est que l’ambassade des USA, récemment construite, n’a pas souffert du séisme, à la différence de l’ambassade de France. Depuis plusieurs années, dans le programme de rénovation de toutes les ambassades américaines dans le monde entier, celle de Port-au-Prince était présentée comme aussi stratégique que celle de Bagdad.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le séisme qui frappe aujourd’hui Port-au-Prince est une bonne occasion de prendre le contrôle d’un pays, présenté comme misérable à cause de la couleur de ses habitants, mais doté d’un riche sous-sol, avec des réserves pétrolifères qui pourraient être supérieures à celles du Vénézuela, d’importants gisements d’or et de cuivre et surtout des ressources en iridium, matériau extrêmement résistant et utilisé dans l’industrie de l’armement (protection des têtes de missiles balistiques intercontinentaux).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il faut savoir que le seul autre pays au monde à détenir d’importantes ressources d’iridium est l’Afrique du sud. Comme par hasard l’Afrique du sud était la seule nation à aider Haïti au moment de la célébration du bicentenaire de son indépendance. La France avait pourtant déployé des efforts considérables pour l’en dissuader. Depuis le coup d’État franco-américain de 2004, c’est l’Afrique du Sud qui accueille et protège l’ex-président Aristide, lequel n’a jamais fait mystère de la richesse du sous-sol de son pays.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On ne pourrait suspecter les Américains de mauvaises intentions s’il n’y avait des précédents. Le 28 juillet 1915, sous prétexte de sortir Haïti d’un prétendu « chaos », les marines débarquaient comme aujourd’hui à Port-au-Prince et s’emparaient des réserves d’or de la banque nationale. Des milliers de paysans, les Cacos, s’insurgèrent alors sous la conduite de Charlemagne Péralte qui, trahi et arrêté en 1919, fut cloué par l’occupant sur une porte.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La répression fut particulièrement féroce. Pour réduire les derniers foyers de résistance, les USA inaugurent en 1919 les bombardements aériens massifs. Tout résistance est écrasée en 1920. Les USA ne quittèrent le pays qu’en 1934. Dix-neuf ans d’occupation après un débarquement à des fins, comme aujourd’hui... humanitaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Claude Ribbe &lt;a href=&quot;http://www.claude-ribbe.com&quot;&gt;www.claude-ribbe.com&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;/p&gt;</description>
            <pubDate>Tue, 19 Jan 2010 13:46:13 +0100</pubDate>
        </item>
        <item>
            <title>Hugo Chavez nationalise la chaîne de supermarchés Exito, appartenant au groupe Casino</title>
            <link>http://www.sbqc.org/sbqhov2/index.php?module=newsmodule&amp;action=view&amp;id=636&amp;src=@random48d796c6b7414</link>
            <description>&lt;p&gt;Le président vénézuélien Hugo Chavez a annoncé dimanche lors de son émission hebdomadaire &quot;Alo Presidente&quot; l’expropriation d’Exito, une chaîne de supermarchés appartenant au groupe capitaliste français Casino accusé d’avoir spéculé sur les prix après la dévaluation du bolivar.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;&quot;A cause des multiples violations des lois vénézuéliennes, la chaîne Exito appartiendra désormais à la république, c’est une décision irrévocable&quot;&lt;/em&gt;, a déclaré Chavez .&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il a précisé que les supermarchés Exito, présents à Caracas et dans plusieurs autres villes, avaient augmenté leurs prix sans justification. Les magasins appartiennent au groupe colombien Alamcenes Exito, lui-même détenu par Casino.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Chavez a dévalué le bolivar le 8 janvier dans l’espoir d’aider les entreprises vénézuéliennes à devenir plus compétitives et de revitaliser l’économie du pays, qui a glissé dans la récession l’an dernier avec la chute des cours du pétrole.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il avait prévenu la semaine dernière qu’il n’accepterait aucune augmentation des prix et que les entreprises prises sur le fait seraient expropriées.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces supermarchés seront intégrés à la chaîne de supermarchés socialiste Comerso, propriété de l’état Vénézuélien, qui approvisionne en biens et produits à prix cassés.&lt;br /&gt;
&lt;/p&gt;</description>
            <pubDate>Mon, 18 Jan 2010 14:26:19 +0100</pubDate>
        </item>
        <item>
            <title>Succès de la tournée d’Alan Woods au Venezuela</title>
            <link>http://www.sbqc.org/sbqhov2/index.php?module=newsmodule&amp;action=view&amp;id=635&amp;src=@random48d796c6b7414</link>
            <description>&lt;p&gt;En novembre dernier, le théoricien marxiste Alan Woods a sillonné le Venezuela pour une tournée de réunions publiques qui fut un grand succès. Invité au Congrès extraordinaire du PSUV, comme fondateur de la campagne internationale &lt;em&gt;Pas touche au Venezuela !&lt;/em&gt;, Alan Woods en a profité pour défendre les idées du marxisme développées dans son dernier livre : &lt;em&gt;Réformisme ou révolution. Le marxisme et le socialisme du XXIe siècle (Réponse à Heinz Dieterich)&lt;/em&gt;. Il s’est adressé à des réunions publiques et des assemblées du PSUV organisées dans sept Etats du pays : Caracas, Barinas, Portuguesa, Mérida, Bolivar, Maturin et Anzoategui. Au total, quelque 2500 jeunes, travailleurs, syndicalistes et militants du PSUV ont assisté à la douzaine de réunions qui se sont tenues.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 17 novembre, par exemple, Alan était invité à prendre la parole dans la salle Tricolor du gouvernement de l’Etat de Barinas. La réunion était présidée par Adan Chavez, le frère du président du Venezuela. Alan a commencé par parler de la crise du système capitaliste et des mensonges des économistes bourgeois qui parlent d’une « reprise ». Il a souligné que 20 ans après la chute du mur de Berlin, toute la propagande sur la « fin de l’histoire » et la « mort du socialisme » est en cendres. Puis Alan a évoqué le conflit entre le Venezuela et la Colombie. Il a expliqué que la plus grande menace contre la révolution vénézuélienne ne vient pas de la Colombie et de ses bases militaires – mais du Venezuela même, de sa classe capitaliste qui, dans l’éventualité d’une agression militaire, rallierait la classe dirigeante colombienne et l’impérialisme dans le but d’écraser la révolution. Il a ajouté : &lt;em&gt;« Il est important que la révolution soit armée. Il faut des milices populaires composées de travailleurs, de paysans, d’étudiants et de femmes. Chaque usine, chaque quartier ouvrier, chaque village, chaque université doit constituer un bataillon de la révolution. Il y a plein d’officiers qualifiés, dans l’armée vénézuélienne, qui peuvent donner aux masses une formation militaire. »&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 23 novembre, Alan s’est adressé à 250 travailleurs de l’immense aciérie SIDOR, à Puerto Ordaz, dans l’Etat de Bolivar. SIDOR, la deuxième plus grande aciérie de toute l’Amérique latine, emploie 15 000 travailleurs. Elle a été nationalisée en avril 2008, au terme d’une lutte héroïque des salariés. Alan, qui était déjà venu à SIDOR, a dit à ce propos : &lt;em&gt;« Lors de ma dernière visite, ici, je me souviens de l’énorme enthousiasme que suscitaient les déclarations de Chavez sur la nécessité d’une &quot;usine socialiste&quot; administrée et dirigée par les travailleurs eux-mêmes. Un an plus tard, il faut faire un bilan. Des camarades m’ont dit que les anciens bureaucrates sont toujours là, aux commandes de l’usine. Ce n’est pas la bonne voie. Nous devons lutter pour un authentique contrôle ouvrier. Les travailleurs sont capables de gérer l’usine eux-mêmes. »&lt;/em&gt; Cette idée a été très bien accueillie par les salariés présents à la réunion.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;« Je ne suis pas un extrémiste »&lt;/em&gt;, a dit Alan Woods. &lt;em&gt;« Je me considère comme un homme très modéré. Je ne veux pas qu’on nationalise les petits commerces ou les biens des petits paysans. Je propose seulement la nationalisation de trois choses : les latifundia, les banques et l’industrie. »&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La tournée d’Alan Woods a été largement couverte par les médias locaux et nationaux du Venezuela – tout au moins les médias bolivariens. Ci-dessous, par exemple, les vidéos de deux émissions télé auxquelles il a été invité.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alan Woods sera à Paris le 30 janvier prochain, à l’occasion de la réunion fondatrice du réseau &lt;em&gt;Renforcer le PCF, renouer avec le marxisme&lt;/em&gt; , où il prendra la parole sur la crise du capitalisme et l’actualité du marxisme.&lt;/p&gt;</description>
            <pubDate>Mon, 18 Jan 2010 14:24:22 +0100</pubDate>
        </item>
        <item>
            <title>Venezuela : Chavez annonce l’expropriation de trois centrales sucrières qui deviennent des ...</title>
            <link>http://www.sbqc.org/sbqhov2/index.php?module=newsmodule&amp;action=view&amp;id=632&amp;src=@random48d796c6b7414</link>
            <description>&lt;p&gt;Le président vénézuelien, Hugo Chávez, a annoncé ce 13 janvier, qu’il avait signé les autorisations légales pour procéder à l’expropriation de trois centrales sucrières, qui deviendront des entreprises de propriété sociale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&quot;Toutes les démarches administratives requises par la Constitution ont été suivies&quot; a souligné le mandataire, ajoutant que l’usine agricole La Batalla de l’Etat de Barinas sera également expropriée. Cette dernière est une laiterie dont les patrons ne payaient pas leurs travailleurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au cours d’un appel téléphonique en direct pendant le programme télévisé La Hojilla sur la chaine Venezolana de Television, le mandataire national a annoncé qu’un projet de loi était à l’étude concernant la création d’une Académie des Sciences Agricoles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De même, le président a annoncé la remise de crédits ce 13 janvier à des épargnants de Banco Bicentenario, banque née le 21 décembre dernier de la fusion de Banfoandes et de banques privées dont les malversations avaient suscité l’intervention de l’État (banco Confederado, Banco Universal).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Prensa Latina&lt;br /&gt;
Caracas, 13 janvier&lt;/p&gt;</description>
            <pubDate>Fri, 15 Jan 2010 19:45:32 +0100</pubDate>
        </item>
        <item>
            <title>Honduras : Campagne de persécution de la dictature envers les paysans</title>
            <link>http://www.sbqc.org/sbqhov2/index.php?module=newsmodule&amp;action=view&amp;id=630&amp;src=@random48d796c6b7414</link>
            <description>&lt;p&gt;Les organisations paysannes du Honduras ont aujourd’hui dénoncé la campagne de persécution menée par le régime de facto contre les personnes défendant la propriété de leurs terres faces aux grands propriétaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Mouvement Unifié des Paysans de l’Aguan (MUCA), composé de 3500 familles du nord du Honduras a rapporté que 18 personnes sont actuellement victimes d’usurpation des terres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au cours d’une conférence de presse, les dirigeants du secteur agricole ont également condamné l’expulsion forcée il y a cinq jours, de nombreuses coopératives de la rive gauche du fleuve Aguan, par l’armée, la police et les forces paramilitaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces terres, disputées entre plusieurs propriétaires terrains, ont été remises aux coopérativistes il y un an, dans le cadre d’un plan de réforme agraire du gouvernement de Manuel Zelaya, destitué par les militaires le 28 juin 2009.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La lutte des paysans est appuyée par le Front National de Résistance, qui leur a assuré son soutien dans un communiqué lu au cours de la conférence de presse, qui s’est déroulée au siège de Via Campesina Honduras.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&quot;Les corps répressifs font usages d’une violence sans discernement pour expulser les familles de paysans, qui de manière pacifique réclament leur droit à travailler&quot;, déclare le Front de Résistance dans son communiqué.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les organisations paysannes exigent que le régime de facto respecte les accords signés par les coopératives, le gouvernement Zelaya ainsi que les propriétaires terriens sur la propriété des terrains.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les paysans ont également alerté sur les plans des autorités putschistes de procéder à l’expulsion des coopératives situées su l’autre rive du fleuve Aguan, dans la zone caribéenne du pays.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Prensa Latina&lt;br /&gt;
Tegucigalpa, 13 janvier&lt;/p&gt;</description>
            <pubDate>Fri, 15 Jan 2010 19:41:32 +0100</pubDate>
        </item>
        <item>
            <title>Honduras : Le Front national de Résistance toujours en lutte commence l’année par une ...</title>
            <link>http://www.sbqc.org/sbqhov2/index.php?module=newsmodule&amp;action=view&amp;id=624&amp;src=@random48d796c6b7414</link>
            <description>&lt;p&gt;Le 7 janvier 2010, le Front National de Résistance Populaire au Coup d’Etat au Honduras a repris son action pour 2010 en réalisant une gigantesque manifestation à Tegucigalpa qui a débuté à 9h du matin devant l’Université Pédagogique Francisco Morazán jusqu’au Congrès National de la République, au cœur de la capitale, où participèrent plusieurs milliers de honduriens issus de toutes les organisations sociales membres du front de résistance.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les manifestants sont apparus enthousiastes, pleins d’énergie, criant des slogans, faisant exploser des feux d’artifices, inscrivant divers messages politiques sur les murs de la ville. Étrangement, il n’y eu pas de présence policière et militaire pendant la manifestation, nous n’avons pas d’information sur cette soudaine absence, ceux-ci ne sont apparus qu’aux abords du palais législatif, mais heureusement, il n’y a pas de faits de répression.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Front de résistance Populaire, dans son 44ème comité, a refusé les prétentions de la dictature de retirer le Honduras de l’Alternative Bolivarienne pour les Peuples de Notre Amérique (ALBA), entré en octobre 2008 avec pour objectif fondamental d’aider les secteurs les plus défavorisés de notre pays au travers de différents projets humanitaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La résistance a également rejeté les différentes mesures économiques prises récemment par l’oligarchie telles que la réduction du salaire minimum, suppression du statut de fonctionnaires de l’éducation, dévaluation de la monnaie et autres mesures anti-sociales, qui vont à l’encontre des intérêts populaires et visent à détruire les conquêtes sociales.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Front de résistance Populaire a dénoncé devant la communauté international l’Etat répressif dans lequel vit la population hondurienne et qui s’est aiguisé à la fin de l’année dernière avec l’augmentation du nombre d’assassinats, de persécution et d’exils de camarades. La résistance affirme son refus du projet de la dictature d’approuver une loi d’amnistie pour pardonner aux militaires putschistes les crimes contre l’humanité dont ils se sont rendus coupables.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La résistance maintien l’exigence du retour à l’ordre constitutionnel et l’installation d’une Assemblée Nationale Constituante démocratique et populaire, en accord avec le droit souverain du peuple de définir la société dans laquelle il souhaite vivre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Rafael Alegría, coordinateur du Front déclare ainsi : “cette grande manifestation, la première de 2010 signifie la victoire et le triomphe du mouvement populaire. Nous commençons la nouvelle année avec une ferveur patriotique et révolutionnaire. Les mouvements populaires se préparent à prendre le pouvoir politique. Aujourd’hui, la résistance est le mouvement populaire le plus large et soutenu du Honduras“.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Juan Barahona, autre coordinateur du mouvement a déclaré quand à lui : “aujourd’hui, 7 janvier 2010, après 194 jours de résistance contre le coup d’État, nous menons notre première marche avec des objectifs concrets comme la défense des Droits Humains dans le pays, la défense de l’ALBA, nous continuons à exiger une assemblée constituante, nous lutterons pour les ouvriers et pour que les avancées sociales soient respectées. Quand aux supposées accusations du procureur général de l’Etat envers les forces militaires et les possibles ordres de capture et de jugement pour avoir expulser le président Zelaya du pays le 28 juin dernier (jour du coup d’État), nous savons pertinemment que c’est un simple show qui a pour but de justifier l’amnistie prête à être approuvée par le Congrès National la semaine prochaine. Jamais un putschiste ne jugera un autre putschiste.”&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Communiqué de Via Campesina Honduras&lt;/p&gt;</description>
            <pubDate>Sun, 10 Jan 2010 20:21:13 +0100</pubDate>
        </item>
        <item>
            <title>HONDURAS : LA RÉSISTANCE POPULAIRE APPELLE À MANIFESTER CONTRE LA VOLONTÉ DES PUTSCHISTES DE ...</title>
            <link>http://www.sbqc.org/sbqhov2/index.php?module=newsmodule&amp;action=view&amp;id=623&amp;src=@random48d796c6b7414</link>
            <description>&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Le Front National contre le Coup d’État au Honduras appelle à manifester contre la volonté du régime putschiste de retirer le pays de l’Alliance Bolivarienne pour les Peuples de Notre Amérique (ALBA).&lt;input border=&quot;1&quot; align=&quot;right&quot; vspace=&quot;1&quot; type=&quot;image&quot; hspace=&quot;1&quot; src=&quot;http://www.pastoucheauvenezuela.com/IMG/arton201.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Cette manifestation aura lieu le 7 janvier et sera la première organisée par le Front de résistance en 2010, ont déclaré les dirigeants à l’issue d’une assemblée du mouvement populaire.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Le Honduras s’est joint à l’ALBA le 25 août 2008. L’adhésion à ce mécanisme d’intégration a rapporté de nombreux bénéfices au pays dans des secteurs tels que l’éducation, la santé, l’énergie et la production d’aliments.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;En matière énergétique, l’incorporation à l’ALBA et concrètement à PetroCaribe, a garanti à ce pays très pauvre un approvisionnement stable de 20 mille barrils journaliers de pétrole, à des prix préférentiels et avec de faibles taux d’intérêts.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Le pays centraméricain a reçcu de l’alliance une centaine de tracteurs modernes, en plus de charrues, de semeuses et d’autres outils pour le développement de la production agricole.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Le Honduras a bénéficié également de l’opération Milagro, projet cubano-vénézuélien qui a amélioré ou rendu la vue à 40 mille citoyen(ne)s, ainsi que de la méthode primée par l’UNESCO &quot;Moi, je peux&quot; (Yo, sí puedo) qui a permis d’alphabétiser des milliers de personnes.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Tous ces plans seront suspendus si le Congrès National approuve l’initiative envoyée à l’organe législatif par le putschiste Roberto Micheletti, de retirer le Honduras de l’Alliance Bolivarienne.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Rappelons que des centaines de milliers de dollars déposées à la banque publique hondurienne dans le cadre du financement des projets sociaux de l’ALBA ont été soustraits par les putschistes aprés le coup d’État.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Par Cuba-Debate&lt;/p&gt;</description>
            <pubDate>Thu, 07 Jan 2010 18:06:20 +0100</pubDate>
        </item>
        <item>
            <title>Escalade de l'attitude agressive des USA contre le Venezuela (Eva Golinger)</title>
            <link>http://www.sbqc.org/sbqhov2/index.php?module=newsmodule&amp;action=view&amp;id=621&amp;src=@random48d796c6b7414</link>
            <description>&lt;p&gt;Plusieurs drones US ont survolé illégalement le territoire vénézuelien, traversant quasiment entièrement le pays. Samedi 19 la Colombie a annoncé l’implantation d’une nouvelle base militaire colombienne (mais qui pourra accueillir des troupes US) en bordure de frontière avec le Venezuela. Le gouvernement colombien a également révélé l’activation de deux nouveaux bataillons aériens dans d’autres zones limitrophes du Vénézuela. Ces implantations militaires colombiennes sont en parties financées et équipées par les Etats-Unis grâce au Plan Colombie, plan étasunien de &quot;&quot;lutte anti-drogue&quot;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Chávez avait récemment indiqué qu’il craignait une attaque des USA sur l’Amérique Latine par le biais de ses &quot;chevaux de Troie&quot; que sont la Colombie et Panama. Il semblerait qu’il ait eu le nez creux les préparatifs guerriers nord-américains ressemblant étrangement à ceux qui avaient été observés avant l’attaque de l’Irak ou de l’Afghanistan.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le président vénézuélien Hugo Chávez a révélé durant son émission dominicale, Aló Presidente, que des avions automatiques (UAVs), aussi connu comme drones, sont entrés illégalement dans l’espace aérien du Venezuela il y a quelques jours. “Il y a quelques jours, un de ces avions militaires a pénétré le Venezuela jusqu’au Fort Mara,” un fort militaire vénézuélien dans l’État de Zulia, à la frontière avec la Colombie. Le drone a été vu par plusieurs soldats vénézuéliens qui ont signalé immédiatement la violation de l’espace aérien à leurs supérieurs. Le président Chávez a donné l’ordre aujourd’hui d’abattre n’importe quel drone découvert sur le territoire vénézuélien. Chávez a impliqué aussi directement Washington dans cette dernière menace contre la stabilité régionale en confirmant que les drones étaient d’origine américain.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Jeudi, le président Chávez a dénoncé des menaces militaires contre le Venezuela en provenance des îles hollandaises d’Aruba et de Curazao, situées à moins de 50 miles de la côte nord-ouest du Venezuela. Ces petites îles accueillent des bases d’aviation américaines à la suite d’un contrat passé en 1999 entre Washington et les Pays-Bas établissant les Avants Postes d’Opération US (FOLs) dans les colonies antillaises. À l’origine, le contrat stipulait que la présence militaire américaine était établie à Aruba et à Curazao seulement pour des missions antidrogues. Cependant, depuis septembre 2001, Washington utilise toutes ses installations militaires pour combattre des menaces terroristes perçues autour du monde. Les bases militaires à Aruba et à Curazao ont été utilisées pour du renseignement, de la surveillance et des missions de reconnaisance contre le Venezuela depuis plusieurs années.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 2006, Washington a commencé à conduire une série d’exercices militaires de haut niveau en utilisant Curazao comme la principale zone d’opérations. Des centaines de porte-avions américains, de navires de guerre, d’avions de combat, d’hélicoptères Black Hawks, de sous-marins nucléaires et des milliers de soladats américaines se sont livrées à différents exercices militaires et missions dans la région antillaise pendant les trois ans et demi passés, provoquant l’alarme substantielle et l’inquiétude des nations de la région, particulièrement le Venezuela, qui a été également victime d’actions diplomatiques hostiles et agressive de la part de Washington.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 2008, le Pentagone a remis en fonction la Quatrième Flotte de la Marine, accusée de défendre des intérêts américains pour la région latino-américaine. La Quatrième Flotte a été désamorcée en 1950, après avoir accompli sa mission de défense originale pendant la Seconde Guerre mondiale. La réactivation de cette flotte presque 60 ans plus tard a été perçue par une majorité de nations d’Amérique latine comme une menace directe contre la souveraineté régionale et a poussé les pays sud-américains à établir un Conseil de Défense pour gérer les menaces externes. Le Pentagone a répondu en reconnaissant fièrement que la réactivation de la Quatrième Flotte était une &quot;démonstration de la force américaine et de son pouvoir dans la région” et manière de montrer que les Etats-Unis “défendront leurs alliés régionaux”. Cela a été perçu comme un soutien direct à la Colombie et une tentative d’intimider le Venezuela.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 30 octobre, la Colombie et les Etats-Unis ont signé un accord de coopération militaire autorisant l’installation de sept bases militaires américaine sur le territoire colombien et toutes les autres installations qui seront nécessaires. L’accord est vu comme la plus grande expansion militaire américaine dans l’histoire latino-américaine. Bien que les deux gouvernements aient justifié publiquement l’accord comme une augmentation de l’effort de lutte contre le trafic de drogue et le terrorisme, les documents officiels de l’armée de l’air des Etats-Unis ont révélé que les Etats-Unis vont conduire “un panel complet d’opérations militaires” partout dans l’Amérique du Sud à partir des bases colombiennes. Les documents de l’Air Force ont justifié aussi l’expansion militaire disproportionée comme nécessaire pour combattre “les menaces constantes... provenant des gouvernements antiaméricains de la région”. Les documents ont révélé plus loin que la présence américaine en Colombie augmentera le succès des opérations “de Renseignement, de Surveillance et de Reconnaisance” et améliorera la capacité du Pentagone à conduire “ube guerre expéditionnaire” en Amérique latine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis 2006, Washington a classifié le Venezuela comme une nation “ne collaborant pas complètement avec la guerre contre la terreur”. En 2005, le Venezuela a été étiqueté par le Département d’État comme une nation “ne coopérant pas avec les opérations anti-drogues”. Bien qu’il n’y ait aucune preuve d’importance pour étayer ces accusations dangereuses, les Etats-Unis ont utilisé ces classifications pour justifier l’augmentation de leur agressivité envers le gouvernement vénézuélien. En 2008, l’Administration Bush a essayé de placer le Venezuela sur la liste des États Sponsors du terrorisme. La tentative fut infructueuse essentiellement parce que le Venezuela est encore un des principaux fournisseurs de pétrole aux Etats-Unis. Si Washington considère le Venezuela comme Etat terroriste, toutes les relations seraient coupées, incluant les réserves de pétrole.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Néanmoins, Washington voit encore le Venezuela comme une menace importante contre intérêts américains dans la région. Les Etats-Unis sont particulièrement inquiets des nations latino-américaines se livrant à des relations commerciales avec les pays tel que Chine, Russie et Iran, perçu comme des menaces économiques sur le contrôle américain et sa domination dans la région. La semaine dernière, la Secrétaire d’Etat Hillary Clinton a communiqué un avertissement aux pays d’Amérique latine qui ont établit récemment des relations avec l’Iran, comme la Bolivie, le Brésil, le Nicaragua et le Venezuela. “…Je crois que si les gens veulent flirter avec l’Iran, ils devraient regarder qu’elles pourraient être les conséquences de cela pour eux et nous espérons qu’ils y penseront deux fois …”, a déclaré Mme Clinton sur les remarques faites à propos de la politique latino-américaine du Département d’État.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le gouvernement colombien a annoncé hier qu’une nouvelle base militaire sera construite juste à côté de la frontière avec le Venezuela, financée et équipée par les États-Unis. Gabriel Silva, Ministre de la Défense colombien, a également annoncé l’activation de deux bataillons aériens dans d’autres zones limitrophes du Venezuela. La nouvelle base militaire, localisée dans la péninsule Guajira, frontalière à l’état vénézuélien de Zulia, aurait jusqu’à 1 000 hommes et permettrait aussi la présence de forces armées américaines et d’entrepreneurs militaires privés. Cette annonce montre clairement l’augmentation du bellicisme à l’égard du Venezuela.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les déclarations faites aujourd’hui par le président Chávez concernant les drones militaires américains découverts entrain violer l’espace aérien vénézuélien il y a juste quelques jours aggravent encore plus les tensions accrues entre le Venezuela et la Colombie. Un Predator MQ-1 UAV, un type de drone de combat, a été utilisé pendant l’an dernier en Afghanistan et au Pakistan pour tuer des suspect-terroristes . Les drones sont équipés avec des missiles Hellfire et sont capables de frapper des cibles terrestres dans des régions sensibles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Venezuela s’est en alerte maximum face à cette dangereuse menace. Chávez a fait des déclarations concernant la détection de drones pendant le lancement de la nouvelle Police nationale, une police communale récemment créée pour s’occuper d’opérations de sécurité préventives et dont le service et basé sur la communauté, les instances locales disposants un droit de regard et de contrôle sur la police au même titre que l’Etat.&lt;/p&gt;</description>
            <pubDate>Thu, 07 Jan 2010 04:48:55 +0100</pubDate>
        </item>
        <item>
            <title>Une décennie de Propagande ? Le travail de la BBC sur le Venezuela par Lee Salter</title>
            <link>http://www.sbqc.org/sbqhov2/index.php?module=newsmodule&amp;action=view&amp;id=619&amp;src=@random48d796c6b7414</link>
            <description>&lt;p style=&quot;text-align: justify; &quot;&gt;&lt;strong&gt;Des chercheurs de l’Université de l’Ouest de l’Angleterre, ont mis en lumière une tendance systématique dans le traitement de l’actualité du Venezuela par la BBC. Les professeurs Lee Salter et Dave Weltman ont analysé dix ans de reportages sur le Venezuela depuis la première élection d’Hugo Chavez à la présidence. Ce projet de recherche continue. Les résultats montrent que, jusqu’à présent, les reportages de la BBC ne correspondent pas à son engagement légal pour l’impartialité, la vérité et l’exactitude. &lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les chercheurs ont étudié 304 reportages de la BBC publiés entre 1998 et 2008 et ont trouvé que seuls trois de ces articles relèvent un unique aspect positif de la politique de Chavez. La BBC a échoué à informer de manière adéquate sur toutes initiatives démocratiques,  législation sur les droits de l’Homme, programmes d’alimentation, de santé ou de réduction de la pauvreté. La Mission Robinson, le plus grand programme l’alphabétisation dans l’histoire de l’humanité n’a reçu qu’une mention &quot;passable&quot;.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify; &quot;&gt;D’après cette recherche, la BBC semble ne jamais accepter la légitimité du président, insinuant constamment que Chavez manque de support électoral, jusqu’à le comparer à Hitler (‘Venezuela’s Dictatorship’ 31/08/99). &lt;br /&gt;
Ce discrédit de Chavez doit être compris dans le contexte de ses résultats aux élections : sa légitimité est mise en cause bien qu’il ait été élu de nombreuses fois, avec entre 56 et 60% des votes (avec présence et validation par des observateurs internationaux).&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify; &quot;&gt;Au Royaume Uni, les partis vainqueurs depuis 1979 ont reçu entre 35.3% et 43.9% des votes, le premier ministre actuel a été nommé par son prédécesseur et de nombreux membres hauts placés de son cabinet n’ont jamais été élus. Ce n’est pas une surprise si leur légitimité n’est jamais remise en cause par la BBC.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify; &quot;&gt;Une remarque particulière concerne la réponse de la BBC au coup d’Etat militaire de 2002. BBC News a publié neuf articles sur le coup d’Etat du 12 avril 2002, tous basés sur la version des putschiste, mis en position de « sauveurs de la nation », aux côtés de l’opposition. Bien que BBC News ait rapporté le coup d’Etat, la seule fois qu’elle a mentionné l’expression &quot;coup d’Etat&quot; fut dans le cadre des allégations des membres du gouvernement de Chavez et de la fille du président.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify; &quot;&gt;L’explication officielle de la BBC était que Chavez ‘était tombé’, ‘s’en allait’, ou ‘s’était résigné’ après sa ‘mauvaise gestion’ des ‘grèves’ (qui, comme Hardy [2007] nous le rappelle, était en réalité un blocage patronal) et des ‘manifestations’ où ses partisans auraient tiré et tué des manifestants. Dans ce dernier rapport, Adam Easton, le correspondant de la BBC à Caracas a écrit : &quot;des vidéos montre des supporters armés de Chavez tirant de manière aléatoire sur les manifestants&quot; (‘Venezuela’s New Dawn’). Le matériel en question a été transmis par la chaîne de télévision du magnat Cisneros qui avait soutenu le coup d’Etat. On a démontré depuis que cela relevait d’une manipulation ! (voir le documentaire &quot;Puente llaguno&quot; d’Angel Palacios).&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify; &quot;&gt;Hugo Chavez ayant gagné deux élections et un référendum constitutionnel avant le coup d’Etat, il est surprenant que la BBC privilégie la version des putschistes. Les intentions &quot;démocratiques&quot; du coup d’Etat n’ont pas été mises en question par ce média... Dans « Médias vénézueliens : &quot;C’est la fin !&quot; » la BBC laisse le direction de El Universal déclarer sans contradicteur &quot;nous sommes de retour en démocratie !&quot;.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify; &quot;&gt;Peut-être le plus significatif est que dans ‘Venezuela’s political disarray’ l’éditeur régional de la BBC pour les Amériques a choisi de sous-titrer &quot;Restauration de la démocratie&quot;. L’article &quot;Oil prices fall as Chavez quits&quot; (Chute des prix de pétrole alors que Chavez s’en va) nous explique que Chavez quitte son poste à la suite d’un ‘soulèvement populaire’.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify; &quot;&gt;Enfin, toutes les citations de discours des neuf articles (sur le coup d’Etat) étaient des partisans de &quot;l’opposition&quot;, et les seules voix en faveur de Chavez étaient des membres du gouvernement, la fille de Chavez ou de Cuba. Il est donc raisonnable de déduire des reportages de la BBC, que de manière générale, les Vénézueliens ne supportent pas Chavez, puisque le coup d’état a été incorrectement rapporté comme ‘populaire’, alors que le contre-coup d’état ne le fut pas.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify; &quot;&gt;Les chercheurs ont émis l’hypothèse que l’une des bases de l’inexactitude des reportages sur le Venezuela était l’adhérence idéologique de la BBC à l’élite vénézuélienne. Contre le poids de la recherche historique dans l’histoire du Venezuela, la BBC fonde ses rapports sur la &quot;thèse d’exceptionalisme&quot; - l’idée que le Venezuela était une exception dans les nations d’Amérique latine, du fait que sa démocratie était assez robuste pour résister à la dictature.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify; &quot;&gt;Cependant, des chercheurs en histoire suggèrent que cette idée est fausse. Comme l’expliquent Ellner et Salas, ceux qui se réfèrent à cet exceptionalisme du Venezuela ont échoué... à relier l’exclusion politique et le phénomène de clientélisme d’un côté, et la violation des droits de l’Homme, la manipulation électorale et la corruption de l’autre. Il en advient qu’ils ont admis la légitimité de mécanismes institutionnels qui garantissaient la stabilité comme prouvée. Les même défauts de fraude électorale, corruption et répression d’étudiants montré comme contribuant à la crise des année 90, apparaissaient dans les décennies précédentes.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify; &quot;&gt;Sûrement que la BBC n’arrive pas à le reconnaître et son ignorance de l’extrême pauvreté qui touche tant de Vénézuéliens rend difficile une compréhension adéquate de la politique du Venezuela. Parce que la BBC ne peut pas &quot;voir&quot; ces facteurs, la Révolution Bolivarienne ne peut être comprise comme une réponse à des décennies de pauvreté et d’oppression. &lt;br /&gt;
Au lieu de ça, la BBC personnalise le mouvement Bolivarien à Hugo Chavez, lui-même émergeant de nulle part et s’imposant au Venezuela, comme s’il n’y avait pas de mouvement, et comme s’il n’y avait pas d’élections.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify; &quot;&gt;Par exemple, la victoire du référendum de 2004 est décrite comme ‘un demi-tour extraordinaire, qui défie l’explication facile’ (‘Analysis : Venezuela at the Crossroads’ 17/8/04). Bien sûr, la victoire apparaît &quot;extraordinaire&quot; seulement aux personnes ignorant les problèmes sous-jacents qui touchent les politiques de ce pays.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify; &quot;&gt;Par conséquent, Chavez lui-même devient la cause d’un conflit politique. Dans le monde de la BBC il est impossible que les classes, la pauvreté, le non-respect des droits de l’Homme ou la corruption soit à l’origine d’un conflit - la BBC ne peut comprendre l’impact d’un taux de pauvreté de 70% en 1995, ou le fait qu’un an avant la première victoire de Chavez, 67% des Vénézuéliens gagnaient moins de 2$ par jour.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify; &quot;&gt;Au contraire, les Vénézuéliens sont montrés comme des moutons sans opinion dirigés par un joueur de pipeau, répondant seulement à son appel pour faire quoi que ce soit. Dans le monde de la BBC, les &quot;divisions&quot; sociales et politiques n’existent qu’à cause de Chavez.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify; &quot;&gt;Pour la BBC, les seuls représentants légitimes des Vénézuéliens sont les oligarques non-élus derrière &quot;l’opposition&quot;. C’est cette &quot;opposition&quot; qui est le Venezuela. &quot;Les leaders de l’opposition au Venezuela&quot;, d’après la BBC, appellent &quot;la communauté internationale à intervenir pour protéger la loi démocratique&quot;.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify; &quot;&gt;Quand la démocratie fut &quot;restaurée&quot; par un coup d’état militaire et l’imposition d’un dictateur, la BBC a rapporté que &quot;le Venezuela a cherché non pas un politicien existant, mais au sommet de l’assemblée des grands patrons&quot;. Quand la majorité des Vénézuéliens élit Chavez ce n’est pas un acte du &quot;Venezuela&quot;, mais quand un coup d’état militaire comploté avec la CIA impose une oligarchie corrompue, ça reflète le désir de tout le Venezuela, pas seulement d’une petite élite, mais du Venezuela lui-même.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify; &quot;&gt;Un point est à souligner par rapport à l’inexactitude et la déformation de la BBC : ses journalistes font partie d’un classe sociale résidant dans les beaux quartiers de Caracas. De ce point de vue, ils ne voient simplement pas la réalité de la situation. Cela confirmerait ce que Charles Hardy (de la BBC) avait dit : nous essayons d’obtenir &quot;la perspective d’un correspondant international... qui travaille dans un immeuble de bureau d’un journal d’opposition et vit en appartement dans un quartier aisé&quot;.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify; &quot;&gt;Quoi qu’il en soit, la grande question est : peut-on faire confiance à la BBC en ce qui concerne l’Amérique Latine ? Certainement pas, vu les derniers rapports concernant la récente victoire d’Evo Morales en Bolivie. L’audience de la BBC reste lamentablement mal informée.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify; &quot;&gt;Le programme de recherche continue et les chercheurs arrivent à Caracas fin décembre pour la prochaine étape du projet.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Source: &lt;a href=&quot;http://venezuelanalysis.com &quot;&gt;venezuelanalysis.com &lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify; &quot;&gt;Article de Venezuelanalysis traduit de l’anglais par Mateo pour &lt;a href=&quot;http://www.larevolucionvive.org.ve/&quot;&gt;larevolucionvive.org.ve&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify; &quot;&gt;Relu et corrigé par Olivier Vilain et Cédric Rutter pour &lt;a href=&quot;http://michelcollon.info/&quot;&gt;Investig’Action&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;
&lt;b&gt; &lt;br /&gt;
&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;</description>
            <pubDate>Thu, 07 Jan 2010 03:24:20 +0100</pubDate>
        </item>
        <item>
            <title>IGNACIO RAMONET : Le Venezuela assiégé</title>
            <link>http://www.sbqc.org/sbqhov2/index.php?module=newsmodule&amp;action=view&amp;id=618&amp;src=@random48d796c6b7414</link>
            <description>&lt;p style=&quot;text-align: justify; &quot;&gt;&lt;strong&gt;L’entrée en fonctions, le 2 février 1999, au Venezuela, du président Hugo Chávez a pratiquement coïncidé avec un événement militaire très traumatisant pour les Etats-Unis : l’évacuation de leur principale installation militaire dans la région, la base Howard, située au Panama, fermée en vertu des traités Torrijos-Carter signés en 1977.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify; &quot;&gt;Les troupes de Howard furent d’abord déplacées à Porto Rico. Mais, là encore, un massif mouvement populaire de refus contraignit très vite le Pentagone à les retirer, à fermer la gigantesque base de Roosevelt Roads et à les transférer au Texas et en Floride. Tandis que le quartier général du Commando Sud (SouthCom [1]) était lui-même déplacé à Miami [2].&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: center; &quot;&gt;&lt;img align=&quot;absMiddle&quot; alt=&quot;&quot; src=&quot;http://photos-f.ak.fbcdn.net/hphotos-ak-snc3/hs223.snc3/21065_236728699434_791604434_2950006_6954372_n.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify; &quot;&gt;Pour remplacer ces installations et accroître son emprise sur Amérique Latine, le Pentagone choisit quatre localités stratégiquement situées et y installa (ou renforça) des bases militaires : à Manta en Equateur, à Comalapa au Salvador et dans les îles d’Aruba et Curaçao (Royaume des Pays-Bas). En plus de leurs &quot;traditionnelles&quot; missions d’espionnage, ces installations se virent confier de nouvelles fonctions officielles : surveiller les trafics de drogue et combattre l’immigration clandestine vers les Etats-Unis. Ainsi que d’autres tâches occultes : contrôler les flux de pétrole et de minerais, avoir l’œil sur les immenses ressources en eau douce et inventorier la biodiversité. Mais dès le début, leurs objectifs principaux étaient clairs : il s’agissait surtout de surveiller le Venezuela et d’aider à déstabiliser la révolution bolivarienne.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify; &quot;&gt;Après les attentats du 11 septembre 2001, le Secrétaire d’Etat américain à la défense, M. Donald Rumsfeld, définit une nouvelle doctrine militaire pour affronter le &quot;terrorisme international&quot;. Il décide de modifier la stratégie de déploiement militaire à l’étranger fondée jusqu’alors sur l’existence d’un nombre réduit de très grandes bases dotées d’équipements lourds et de personnels fort nombreux. Il remplace ces mégabases par un nombre beaucoup plus élevé de Foreign Operating Locations (FOL, Site opérationnel prépositionné) et de Cooperative Security Locations (CSL, Site de sécurité en coopération) avec très peu d’effectifs militaires mais équipés de technologies les plus avancées en matière de détection (radars de dernière génération, antennes paraboliques sophistiquées, avions espions Orion et Awacs, drones de surveillance, etc.).&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify; &quot;&gt;&lt;img align=&quot;left&quot; alt=&quot;&quot; src=&quot;http://photos-g.ak.fbcdn.net/hphotos-ak-snc3/hs203.snc3/21065_236727694434_791604434_2949924_6320666_n.jpg&quot; /&gt;&lt;br /&gt;
Résultat : très rapidement, la quantité d’installations militaires américaines à l’étranger atteint le nombre insolite de 865 bases de type FOL ou CSL déployées dans quelque 46 pays [3]. Jamais dans l’histoire, une puissance a multiplié de telle sorte ses positions militaires de contrôle pour s’implanter à travers le monde.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify; &quot;&gt;En Amérique Latine, ce redéploiement va permettre à la base de Manta (Equateur) de participer au coup d’Etat raté du 11 avril 2002 contre le président Chávez. La pression sur le Venezuela s’accentue. Washington orchestre notamment une campagne médiatique et lance de fausses informations sur une présumée présence dans ce pays de cellules appartenant à des organisations comme Hamas, Hezbollah et même Al-Qaeda qui disposeraient de &quot;camps d’entraînement sur l’île Margarita [4]&quot;.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify; &quot;&gt;Sous le prétexte de surveiller ces &quot;cellules terroristes&quot; et en représailles contre le gouvernement de Caracas qui a mis fin, en mai 2004, à un demi siècle de présence militaire américaine au Venezuela, le Pentagone renouvelle, en 2005, l’accord avec le gouvernement des Pays Bas pour développer ses bases militaires dans les îles d’Aruba et de Curaçao, situées à quelques encablures des côtes vénézuéliennes. L’activité militaire au sein de ces bases redouble et s’intensifie [5], ce qui a été récemment dénoncé par le président Chávez : &quot;Il est bon que l’Europe sache que l’empire américain est en train d’armer jusqu’aux dents et de remplir d’avions et de vaisseaux de guerre les îles d’Aruba et de Curaçao (...) J’accuse le Royaume des Pays Bas, membre de l’Union européenne - et j’aimerais à cet égard savoir ce qu’en dit l’Union européenne -, de préparer, avec les Etats-Unis, une agression contre le Venezuela [6].&quot;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify; &quot;&gt;&lt;br /&gt;
En 2006, on commence à parler, à Caracas, de &quot;socialisme du XXIe siècle&quot;, Hugo Chávez est réélu, et l’Alliance Bolivarienne pour les Amériques (ALBA) est créée. Washington réagit en imposant un embargo sur la vente d’armes et de matériels militaires au Venezuela, sous le fallacieux prétexte que Caracas &quot;ne collabore pas suffisamment dans la guerre contre le terrorisme&quot;. Les avions F-16 des forces aériennes vénézuéliennes se retrouvent sans pièces de rechange. Devant une telle situation, le gouvernement bolivarien se tourne vers la Russie et signe un accord pour équiper son aviation de chasseurs Sukhoï. Washington dénonce un soi-disant &quot;réarmement massif&quot; du Venezuela, oubliant de rappeler que les principaux budgets militaires d’Amériqu&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify; &quot;&gt;&lt;img align=&quot;right&quot; alt=&quot;&quot; src=&quot;http://photos-g.ak.fbcdn.net/hphotos-ak-snc3/hs203.snc3/21065_236729124434_791604434_2950036_6675157_n.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify; &quot;&gt;e Latine sont ceux du Brésil, de la Colombie et du Chili. Et que, chaque année, la Colombie reçoit une aide militaire américaine de quelque 630 millions de dollars (environ 420 millions d’euros).&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify; &quot;&gt;A partir de là, les choses s’accélèrent. Le 1° mars 2008, grâce à l’aide logistique fournie par la base de Manta, des troupes colombiennes attaquent un camp des Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC) situé à l’intérieur du territoire équatorien. Quito riposte en décidant de ne pas renouveler l’accord de location de la base de Manta qui arrive à terme en novembre 2009. Washington répond, le mois suivant, en réactivant la IVe Flotte (démantelée il y a soixante ans, en 1948...) dont la mission sera de surveiller et de contrôler la côte atlantique de l’Amérique du Sud. Un mois plus tard, les Etats sud-américains, réunis à Brasilia, décident de créer l’Union des nations sud-américaines (UNASUR) puis, en mars 2009, le Conseil de défense sud-américain.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify; &quot;&gt;Quelques semaines plus tard, l’ambassadeur des Etats-Unis à Bogota annonce que la base de Manta sera remplacée par celle de Palanquero en Colombie. En juin, avec le soutien technique de la base américaine de Soto Cano (Palmerola), un coup d’Etat au Honduras renverse le président Manuel Zelaya, coupable d’avoir fait adhérer son pays à l’ALBA. En août, le Pentagone révèle qu’il disposera, en Colombie, de sept nouvelles bases militaires... Et, en octobre, le président conservateur du Panama, Ricardo Martinelli, admet que son gouvernement a cédé aux Etats-Unis l’usage de quatre autres bases.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify; &quot;&gt;Le Venezuela et la révolution bolivarienne se retrouvent donc encerclées par pas moins de treize bases américaines situées en Colombie, Panama, Aruba et Curaçao, ainsi que par les porte-avions et les vaisseaux de la IVe Flotte. Le président Barack Obama semble avoir donné carte blanche au Pentagone. Tout paraît annoncer une agression militaire. Les peuples du monde accepteront-ils que soit commis un nouveau crime contre la démocratie en Amérique latine ?&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify; &quot;&gt;Ignacio Ramonet&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify; &quot;&gt;&lt;img align=&quot;absMiddle&quot; alt=&quot;&quot; src=&quot;http://photos-f.ak.fbcdn.net/hphotos-ak-snc3/hs223.snc3/21065_236726894434_791604434_2949923_165010_n.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify; &quot;&gt;&lt;strong&gt;Notes :&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify; &quot;&gt;[1] Le United States Southern Command (SouthCom) dirige toutes les activités militaires des Etats-Unis en Amérique Centrale, Amérique du Sud y la Caraïbe.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify; &quot;&gt;[2] John Lindsay-Poland, &quot;US Military Bases in Latin America and the Caribbean&quot;, Foreign Policy in Focus, New York, août 2004.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify; &quot;&gt;[3] Chalmers Johnson, &quot;Tenmeasures to liquidate theU.S. military bases&quot;, Asia Times, 4 août 2009. &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://www.atimes.com/atimes/Middle_East/KH04Ak01.html&quot;&gt;http://www.atimes.com/atimes/Middle... &lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify; &quot;&gt;[4] Martin Arostegui, &quot;From Venezuela, A Counterplot&quot;, Insight Magazine, 3 avril 2003.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify; &quot;&gt;[5] Eva Golinger, &quot;Más de 100 buques de guerra de EEUU han &quot;visitado&quot; Curazao en un año&quot;, Rebelión, 20 décembre 2009.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify; &quot;&gt;[6] Discours prononcé à l’occasion de la rencontre de l’ ALBA avec les Mouvements Sociaux du Danemark, Copenhague, 17 décembre 2009.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify; &quot;&gt;Source : &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://www.medelu.org/spip.php?article322&quot;&gt;Mémoire des Luttes&lt;/a&gt; (France)&lt;/p&gt;</description>
            <pubDate>Wed, 06 Jan 2010 19:57:20 +0100</pubDate>
        </item>
        <item>
            <title>Altermondialisme ou barbarie ? Quelques questions et réflexions sur le processus du Forum ...</title>
            <link>http://www.sbqc.org/sbqhov2/index.php?module=newsmodule&amp;action=view&amp;id=617&amp;src=@random48d796c6b7414</link>
            <description>&lt;p style=&quot;text-align: justify; &quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;Dans quelques semaines, le slogan « Un autre monde est possible » soufflera ses 10 bougies. Mais l’heure n’est pas aux réjouissances : ce mouvement se voit dans l’obligation de se poser les bonnes questions, afin de trouver les réponses adéquates à la crise capitaliste actuelle, qui nous éloigne encore un peu plus de cette société tant attendue, où la justice sociale sera garantie et la nature respectée.&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify; &quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://Mondialisation.ca, Le 6 janvier 2010 CADTM - 2009-12-20   Envoyer cet article à un(e) ami(e)  Imprimer cet article  Dans quelques semaines, le slogan « Un autre monde est possible » soufflera ses 10 bougies. Mais l’heure n’est pas aux réjouissances : ce mouvement se voit dans l’obligation de se poser les bonnes questions, afin de trouver les réponses adéquates à la crise capitaliste actuelle, qui nous éloigne encore un peu plus de cette société tant attendue, où la justice sociale sera garantie et la nature respectée.  Démasquer le mythe ne suffit pas à le désarmer  Même si on ne peut en aucun cas s’en réjouir, la crise capitaliste actuelle, mais aussi et surtout la gestion de celle-ci, a fait tomber les masques. Les gouvernements ont montré leur vrai visage : quand les mouvements sociaux réclament la satisfaction de leurs droits sociaux, les caisses sont vides, mais quand les détenteurs de capitaux sont en détresse, il devient possible de trouver – et de leur donner – plusieurs centaines de milliards de dollars en quelques semaines. Un nombre croissant de citoyens prend conscience que quelque chose ne va pas et qu’il faut faire « autrement ». Par exemple, selon une étude de l’Institut Globscan réalisée dans 20 pays, le nombre de personnes qui pensent que le système capitaliste reste le meilleur système possible est passé de 63% en 2005 à 36% en 2009 |1|. Par ailleurs, le mouvement altermondialiste qui s’est développé au cours des années 1990 et 2000 a suscité beaucoup d’espoirs. Il a entre autres choses permis de contester le néolibéralisme à l’échelle internationale et de réhabiliter la nécessité et la possibilité d’une alternative globale (« Un autre monde est possible »). Enfin, différentes luttes sociales à différents endroits, en particulier en Amérique latine mais pas seulement, nous ont montré qu’il est possible de « gagner » et que le mot alternative n’est pas un vain mot.  Pourtant, il faut être réaliste. Cette tendance positive est loin de suffire. L’offensive néolibérale, après une courte « pause », plus au niveau du discours que des actes, est repartie de plus belle. A Copenhague à la mi-décembre 2009, malgré une mobilisation importante sur la question du climat, les dirigeants nous ont rappelé une fois de plus que ce n’est pas la rue qui gouverne. Après avoir organisé le « hold-up du siècle », au vu et au su de tout le monde, sans pour autant que cela ne provoque de révoltes populaires qui auraient été plus que légitimes, les puissances financières et industrielles ne comptent pas s’arrêter en si bon chemin… Famine, exclusion, précarité, inégalités, destruction de la planète, gaspillage, dérèglement climatique, tous ces « scandales » vont continuer, faute de volonté politique, à se propager sur l’ensemble de la planète. L’humanité reste donc sur le chemin de la barbarie.  Quelle place pour le mouvement altermondialiste et le processus Forum social mondial (FSM) dans cette dialectique ? Est-il possible que le FSM continue de jouer un rôle positif, voire déterminant, dans la construction d’un monde socialement juste et respectueux de la nature ? Quelle place pour les mouvements sociaux dans ce combat ? Voici quelques questions et réflexions afin de nourrir le débat.  Comment élargir le processus FSM ?  En grande partie grâce au processus FSM, de nombreuses organisations se sont rencontrées, ont appris à se connaître et à travailler ensemble. La création et le renforcement de différents réseaux internationaux, ainsi que leur coordination, ont fortement progressé ces dernières années et cela constitue sans doute un des aspects les plus positifs de cette dynamique. Cependant, comparativement à l’organisation et à la solidarité des puissants de ce monde, nous sommes encore loin du compte. De nombreuses luttes très importantes partout dans le monde ne se reconnaissent pas dans le processus FSM et/ou n’y prennent pas part. Par exemple, les zapatistes du Mexique, que certains considèrent comme les initiateurs du mouvement altermondialiste, n’en font pas partie. Le chemin qu’il reste à parcourir est donc encore long pour, non seulement intégrer plus de mouvements sociaux dans le processus, mais aussi et surtout faire en sorte que cette intégration et cette implication aient un impact réel sur la dynamique des mouvements sociaux et leurs luttes.  En 2010, avec une trentaine d’activités internationales se revendiquant du FSM, une des priorités devra être de faire en sorte qu’un maximum de mouvements sociaux deviennent des acteurs du processus, en l’intégrant et en se l’appropriant. Dans cette optique, l’idée proposée par le Conseil international du FSM est d’avoir un thème commun à toutes les activités de 2010 : « les réponses des mouvements sociaux face à la crise ». Cette stratégie a l’objectif d’accumuler les expériences et les propositions, et de les centraliser lors du prochain FSM qui se tiendra à Dakar au Sénégal en 2011, avec l’espoir que cette édition constitue un nouveau départ pour le mouvement et ses actions. A suivre…  Comment rendre le processus plus attractif ?  Contrairement à ce que ressasse le discours dominant à son sujet, le FSM reste un processus intéressant et a des aspects positifs indéniables. Cependant, sous peine de perdre en légitimité et de s’enliser dans la répétition de rencontres, agréables mais stériles, le FSM va devoir résoudre une série de faiblesses et de contradictions importantes. Premièrement, il reste fondamental de populariser et de visibiliser les alternatives. Le slogan « Un autre monde est possible » a maintenant 10 ans et pourtant, aujourd’hui encore, la majorité de la population mondiale reste imprégnée de la logique de la fatalité et de la peur. Les raisons à cela sont nombreuses, et beaucoup sont d’ailleurs extérieures au processus lui-même, mais quoi qu’il en soit, l’objectif de montrer qu’il n’est ni irréaliste ni utopique de vouloir construire un monde meilleur n’est pas encore atteint. Il faut donc continuer le travail de sensibilisation et les efforts pour que les forums soient réellement populaires et rencontrent les préoccupations et les luttes réelles des travailleurs et travailleuses.   Deuxièmement, il faut absolument augmenter la cohérence des événements FSM en tant que tels. Les graves erreurs commises lors du FSM de Nairobi |2| ont eu un impact très négatif sur bon nombre de citoyens et d’organisations qui ont perdu confiance dans le mouvement altermondialiste. Bien sûr, on pourra toujours trouver des erreurs, des faiblesses et des contradictions dans chaque forum social, mais l’important est d’apprendre des erreurs passées et de tout faire pour limiter au maximum ces erreurs et pour que le FSM soit un exemple de cohérence, une source d’inspiration, un lieu où l’on voit et où l’on vit l’alternative. A ce niveau, les citoyens, les ONG, les mouvements sociaux qui se revendiquent du changement doivent intégrer l’alternative dans leurs analyses bien sûr, mais aussi dans leurs pratiques et leurs actes. Belém a clairement marqué un saut qualitatif par rapport à Nairobi, et la préparation du FSM 2011 de Dakar semble sur une bonne voie, mais rien n’est jamais acquis et, sans devenir méfiant, il s’agit de rester vigilant. Beaucoup de personnes pensent qu’un échec en 2011 sera fatal pour les mouvements sociaux africains et pour le mouvement dans son ensemble. Ils n’ont peut-être pas tort…   Enfin, il faudra faire en sorte que le FSM se tourne beaucoup plus vers l’action. Le débat, l’analyse et l’élaboration des alternatives sont des étapes nécessaires, mais elles doivent aboutir à des actions concrètes. Le FSM doit être capable de répondre à cette critique et se situer beaucoup plus dans la construction que dans la « vitrine » de l’alternative. Rappelons ici que ce que les puissants craignent avant tout, ce n’est pas tellement de combattre des idées qui « flottent dans l’air », mais les actions organisées et les tentatives de réaliser ces idées.  Comment faire en sorte que le processus continue à se radicaliser ?  Depuis la crise qui a explosé en 2008, et en particulier depuis le dernier FSM de Belém en janvier 2009, il est très clair que le processus se radicalise. Certaines positions, minoritaires, voire combattues il y a encore quelques mois, sont maintenant acceptées par de plus en plus de monde, comme par exemple le fait que le FSM doit avant tout être un espace utile pour les mouvements sociaux et favoriser l’action. Cela a des implications concrètes, notamment au niveau du Conseil international, qui décide d’avoir une réflexion de fond sur la nature et les objectifs du processus |3|. Par ailleurs, pour la première fois depuis le début du processus du Forum social mondial, toute une série de mouvements sociaux se sont exprimés clairement sur la question du capitalisme. Différentes déclarations le montrent très clairement, par exemple celle de l’Assemblée des mouvements sociaux (AMS) à l’occasion du FSM de Belém : « Pour faire face à la crise, il est nécessaire d’aller à la racine du problème et d’avancer le plus rapidement possible vers la construction d’une alternative radicale qui en finisse avec le système capitaliste et la domination patriarcale » |4|. Cette radicalisation est très positive, notamment pour l’AMS, qui s’est développée en lien avec le Forum social mondial et a comme caractéristique d’être un espace ouvert pour la construction d’agendas communs et a pour objectif de lutter conjointement contre le capitalisme dans sa phase néolibérale, impérialiste et militaire (de guerre globale et permanente), et contre le racisme et le patriarcat. Si, pour l’AMS, des alternatives socialement justes et respectueuses de la nature ne pourront se mettre en place que dans le cadre d’une rupture avec le système capitaliste, cela ne doit pas empêcher de collaborer positivement avec des ONG qui, en favorisant le dialogue avec les institutions financières internationales ou en prônant un capitalisme à visage humain, se placent dans une autre perspective. L’absence de consensus sur l’alternative à construire n’est pas nécessairement signe de blocages. Il est en effet possible de collaborer de manière large et unitaire sur des revendications précises comme la taxe Tobin ou encore la régulation du système financier. Mais il faut rester vigilant : la « dialectique de la conquête partielle » n’est jamais loin. L’histoire nous a montré à de nombreuses reprises que la capacité d’adaptation et de récupération du système capitaliste est immense. Ce qui est important dans ce contexte, c’est d’inscrire ces revendications partielles dans une perspective de transformation radicale de la société et non dans une optique d’aménagement du système actuel, qui a suffisamment prouvé son caractère destructeur, humainement et écologiquement. Pour le CADTM comme pour d’autres mouvements sociaux, c’est aussi cela être cohérent.  Personne ne peut prédire l’avenir, tout comme personne ne peut prédire l’avenir de l’humanité. Mais nous pouvons être sûrs de deux choses. D’une part, l’élargissement, la cohérence et le niveau de radicalité du processus décideront en grande partie du rôle que pourra jouer le FSM. D’autre part, FSM ou pas, les mouvements sociaux, les opprimés, les exploités, les exclus continueront de lutter pour leurs droits et leur dignité. Et ce qui compte vraiment, c’est de rendre ces luttes victorieuses. Le FSM ne pourra au mieux qu’être un outil au service de ces luttes.      Notes |1| Michael R. Krätke, « La iglesia capitalista pierde fieles », http://www.sinpermiso.info/textos/i...  |2| Pour plus d’infos sur le bilan du FSM de Nairobi, http://www.cadtm.org/Contribution-c...  |3| Une première étape importante sera Porto Alegre en janvier 2010, où un débat stratégique de trois jours sera organisé sur le bilan et les perspectives du processus dans son ensemble. Pour plus d’infos sur cette activité : http://www.forumsocialmundial.org.b...  |4| Pour lire la déclaration de l’AMS : : http://www.cadtm.org/Nous-ne-payero... et pour une analyse des autres déclarations et du FSM de Belém, lire l’article « Le rebond du FSM », interview d’Éric Toussaint par Pauline Imbach, http://www.cadtm.org/Le-rebond-du-F...   Olivier Bonfond est un collaborateur régulier de Mondialisation.ca.  Articles de Olivier Bonfond publiés par Mondialisation.ca &quot;&gt;Mondialisation.ca&lt;/a&gt;, Le 6 janvier 2010&lt;br /&gt;
CADTM - 2009-12-20&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify; &quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;javascript:sendarticle('sendEmailLink',%20'%20Altermondialisme%20ou%20barbarie%20?%20');&quot;&gt; Envoyer cet article à un(e) ami(e)&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;
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&lt;p style=&quot;text-align: justify; &quot;&gt;&lt;strong&gt;Dans quelques semaines, le slogan « Un autre monde est possible » soufflera ses 10 bougies. Mais l’heure n’est pas aux réjouissances : ce mouvement se voit dans l’obligation de se poser les bonnes questions, afin de trouver les réponses adéquates à la crise capitaliste actuelle, qui nous éloigne encore un peu plus de cette société tant attendue, où la justice sociale sera garantie et la nature respectée.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify; &quot;&gt;&lt;strong&gt;Démasquer le mythe ne suffit pas à le désarmer&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify; &quot;&gt;Même si on ne peut en aucun cas s’en réjouir, la crise capitaliste actuelle, mais aussi et surtout la gestion de celle-ci, a fait tomber les masques. Les gouvernements ont montré leur vrai visage : quand les mouvements sociaux réclament la satisfaction de leurs droits sociaux, les caisses sont vides, mais quand les détenteurs de capitaux sont en détresse, il devient possible de trouver – et de leur donner – plusieurs centaines de milliards de dollars en quelques semaines. Un nombre croissant de citoyens prend conscience que quelque chose ne va pas et qu’il faut faire « autrement ». Par exemple, selon une étude de l’Institut Globscan réalisée dans 20 pays, le nombre de personnes qui pensent que le système capitaliste reste le meilleur système possible est passé de 63% en 2005 à 36% en 2009 |1|. Par ailleurs, le mouvement altermondialiste qui s’est développé au cours des années 1990 et 2000 a suscité beaucoup d’espoirs. Il a entre autres choses permis de contester le néolibéralisme à l’échelle internationale et de réhabiliter la nécessité et la possibilité d’une alternative globale (« Un autre monde est possible »). Enfin, différentes luttes sociales à différents endroits, en particulier en Amérique latine mais pas seulement, nous ont montré qu’il est possible de « gagner » et que le mot alternative n’est pas un vain mot.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify; &quot;&gt;Pourtant, il faut être réaliste. Cette tendance positive est loin de suffire. L’offensive néolibérale, après une courte « pause », plus au niveau du discours que des actes, est repartie de plus belle. A Copenhague à la mi-décembre 2009, malgré une mobilisation importante sur la question du climat, les dirigeants nous ont rappelé une fois de plus que ce n’est pas la rue qui gouverne. Après avoir organisé le « hold-up du siècle », au vu et au su de tout le monde, sans pour autant que cela ne provoque de révoltes populaires qui auraient été plus que légitimes, les puissances financières et industrielles ne comptent pas s’arrêter en si bon chemin… Famine, exclusion, précarité, inégalités, destruction de la planète, gaspillage, dérèglement climatique, tous ces « scandales » vont continuer, faute de volonté politique, à se propager sur l’ensemble de la planète. L’humanité reste donc sur le chemin de la barbarie.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify; &quot;&gt;Quelle place pour le mouvement altermondialiste et le processus Forum social mondial (FSM) dans cette dialectique ? Est-il possible que le FSM continue de jouer un rôle positif, voire déterminant, dans la construction d’un monde socialement juste et respectueux de la nature ? Quelle place pour les mouvements sociaux dans ce combat ? Voici quelques questions et réflexions afin de nourrir le débat.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify; &quot;&gt;&lt;strong&gt;Comment élargir le processus FSM ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify; &quot;&gt;En grande partie grâce au processus FSM, de nombreuses organisations se sont rencontrées, ont appris à se connaître et à travailler ensemble. La création et le renforcement de différents réseaux internationaux, ainsi que leur coordination, ont fortement progressé ces dernières années et cela constitue sans doute un des aspects les plus positifs de cette dynamique. Cependant, comparativement à l’organisation et à la solidarité des puissants de ce monde, nous sommes encore loin du compte. De nombreuses luttes très importantes partout dans le monde ne se reconnaissent pas dans le processus FSM et/ou n’y prennent pas part. Par exemple, les zapatistes du Mexique, que certains considèrent comme les initiateurs du mouvement altermondialiste, n’en font pas partie. Le chemin qu’il reste à parcourir est donc encore long pour, non seulement intégrer plus de mouvements sociaux dans le processus, mais aussi et surtout faire en sorte que cette intégration et cette implication aient un impact réel sur la dynamique des mouvements sociaux et leurs luttes.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify; &quot;&gt;En 2010, avec une trentaine d’activités internationales se revendiquant du FSM, une des priorités devra être de faire en sorte qu’un maximum de mouvements sociaux deviennent des acteurs du processus, en l’intégrant et en se l’appropriant. Dans cette optique, l’idée proposée par le Conseil international du FSM est d’avoir un thème commun à toutes les activités de 2010 : « les réponses des mouvements sociaux face à la crise ». Cette stratégie a l’objectif d’accumuler les expériences et les propositions, et de les centraliser lors du prochain FSM qui se tiendra à Dakar au Sénégal en 2011, avec l’espoir que cette édition constitue un nouveau départ pour le mouvement et ses actions. A suivre…&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify; &quot;&gt;&lt;strong&gt;Comment rendre le processus plus attractif ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify; &quot;&gt;Contrairement à ce que ressasse le discours dominant à son sujet, le FSM reste un processus intéressant et a des aspects positifs indéniables. Cependant, sous peine de perdre en légitimité et de s’enliser dans la répétition de rencontres, agréables mais stériles, le FSM va devoir résoudre une série de faiblesses et de contradictions importantes. Premièrement, il reste fondamental de populariser et de visibiliser les alternatives. Le slogan « Un autre monde est possible » a maintenant 10 ans et pourtant, aujourd’hui encore, la majorité de la population mondiale reste imprégnée de la logique de la fatalité et de la peur. Les raisons à cela sont nombreuses, et beaucoup sont d’ailleurs extérieures au processus lui-même, mais quoi qu’il en soit, l’objectif de montrer qu’il n’est ni irréaliste ni utopique de vouloir construire un monde meilleur n’est pas encore atteint. Il faut donc continuer le travail de sensibilisation et les efforts pour que les forums soient réellement populaires et rencontrent les préoccupations et les luttes réelles des travailleurs et travailleuses.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify; &quot;&gt;Deuxièmement, il faut absolument augmenter la cohérence des événements FSM en tant que tels. Les graves erreurs commises lors du FSM de Nairobi |2| ont eu un impact très négatif sur bon nombre de citoyens et d’organisations qui ont perdu confiance dans le mouvement altermondialiste. Bien sûr, on pourra toujours trouver des erreurs, des faiblesses et des contradictions dans chaque forum social, mais l’important est d’apprendre des erreurs passées et de tout faire pour limiter au maximum ces erreurs et pour que le FSM soit un exemple de cohérence, une source d’inspiration, un lieu où l’on voit et où l’on vit l’alternative. A ce niveau, les citoyens, les ONG, les mouvements sociaux qui se revendiquent du changement doivent intégrer l’alternative dans leurs analyses bien sûr, mais aussi dans leurs pratiques et leurs actes. Belém a clairement marqué un saut qualitatif par rapport à Nairobi, et la préparation du FSM 2011 de Dakar semble sur une bonne voie, mais rien n’est jamais acquis et, sans devenir méfiant, il s’agit de rester vigilant. Beaucoup de personnes pensent qu’un échec en 2011 sera fatal pour les mouvements sociaux africains et pour le mouvement dans son ensemble. Ils n’ont peut-être pas tort…&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify; &quot;&gt;Enfin, il faudra faire en sorte que le FSM se tourne beaucoup plus vers l’action. Le débat, l’analyse et l’élaboration des alternatives sont des étapes nécessaires, mais elles doivent aboutir à des actions concrètes. Le FSM doit être capable de répondre à cette critique et se situer beaucoup plus dans la construction que dans la « vitrine » de l’alternative. Rappelons ici que ce que les puissants craignent avant tout, ce n’est pas tellement de combattre des idées qui « flottent dans l’air », mais les actions organisées et les tentatives de réaliser ces idées.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify; &quot;&gt;&lt;strong&gt;Comment faire en sorte que le processus continue à se radicaliser ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify; &quot;&gt;Depuis la crise qui a explosé en 2008, et en particulier depuis le dernier FSM de Belém en janvier 2009, il est très clair que le processus se radicalise. Certaines positions, minoritaires, voire combattues il y a encore quelques mois, sont maintenant acceptées par de plus en plus de monde, comme par exemple le fait que le FSM doit avant tout être un espace utile pour les mouvements sociaux et favoriser l’action. Cela a des implications concrètes, notamment au niveau du Conseil international, qui décide d’avoir une réflexion de fond sur la nature et les objectifs du processus |3|. Par ailleurs, pour la première fois depuis le début du processus du Forum social mondial, toute une série de mouvements sociaux se sont exprimés clairement sur la question du capitalisme. Différentes déclarations le montrent très clairement, par exemple celle de l’Assemblée des mouvements sociaux (AMS) à l’occasion du FSM de Belém : « Pour faire face à la crise, il est nécessaire d’aller à la racine du problème et d’avancer le plus rapidement possible vers la construction d’une alternative radicale qui en finisse avec le système capitaliste et la domination patriarcale » |4|. Cette radicalisation est très positive, notamment pour l’AMS, qui s’est développée en lien avec le Forum social mondial et a comme caractéristique d’être un espace ouvert pour la construction d’agendas communs et a pour objectif de lutter conjointement contre le capitalisme dans sa phase néolibérale, impérialiste et militaire (de guerre globale et permanente), et contre le racisme et le patriarcat. Si, pour l’AMS, des alternatives socialement justes et respectueuses de la nature ne pourront se mettre en place que dans le cadre d’une rupture avec le système capitaliste, cela ne doit pas empêcher de collaborer positivement avec des ONG qui, en favorisant le dialogue avec les institutions financières internationales ou en prônant un capitalisme à visage humain, se placent dans une autre perspective. L’absence de consensus sur l’alternative à construire n’est pas nécessairement signe de blocages. Il est en effet possible de collaborer de manière large et unitaire sur des revendications précises comme la taxe Tobin ou encore la régulation du système financier. Mais il faut rester vigilant : la « dialectique de la conquête partielle » n’est jamais loin. L’histoire nous a montré à de nombreuses reprises que la capacité d’adaptation et de récupération du système capitaliste est immense. Ce qui est important dans ce contexte, c’est d’inscrire ces revendications partielles dans une perspective de transformation radicale de la société et non dans une optique d’aménagement du système actuel, qui a suffisamment prouvé son caractère destructeur, humainement et écologiquement. Pour le CADTM comme pour d’autres mouvements sociaux, c’est aussi cela être cohérent.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify; &quot;&gt;Personne ne peut prédire l’avenir, tout comme personne ne peut prédire l’avenir de l’humanité. Mais nous pouvons être sûrs de deux choses. D’une part, l’élargissement, la cohérence et le niveau de radicalité du processus décideront en grande partie du rôle que pourra jouer le FSM. D’autre part, FSM ou pas, les mouvements sociaux, les opprimés, les exploités, les exclus continueront de lutter pour leurs droits et leur dignité. Et ce qui compte vraiment, c’est de rendre ces luttes victorieuses. Le FSM ne pourra au mieux qu’être un outil au service de ces luttes.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify; &quot;&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify; &quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;Notes&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
|1| Michael R. Krätke, « La iglesia capitalista pierde fieles », &lt;a onclick=&quot;window.open(this.href,'','resizable=no,location=no,menubar=no,scrollbars=no,status=no,toolbar=no,fullscreen=no,dependent=no,status'); return false&quot; href=&quot;http://www.sinpermiso.info/textos/index.php?id=2965&quot;&gt;http://www.sinpermiso.info/textos/i...&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify; &quot;&gt;|2| Pour plus d’infos sur le bilan du FSM de Nairobi, http://www.cadtm.org/Contribution-c...&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify; &quot;&gt;|3| Une première étape importante sera Porto Alegre en janvier 2010, où un débat stratégique de trois jours sera organisé sur le bilan et les perspectives du processus dans son ensemble. Pour plus d’infos sur cette activité : http://www.forumsocialmundial.org.b...&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify; &quot;&gt;|4| Pour lire la déclaration de l’AMS : : http://www.cadtm.org/Nous-ne-payero... et pour une analyse des autres déclarations et du FSM de Belém, lire l’article « Le rebond du FSM », interview d’Éric Toussaint par Pauline Imbach, http://www.cadtm.org/Le-rebond-du-F...&lt;/p&gt;</description>
            <pubDate>Wed, 06 Jan 2010 19:44:36 +0100</pubDate>
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Les gouvernements ont montré leur vrai visage : quand les mouvements sociaux réclament la satisfaction de leurs droits sociaux, les caisses sont vides, mais quand les détenteurs de capitaux sont en détresse, il devient possible de trouver – et de leur donner – plusieurs centaines de milliards de dollars en quelques semaines. Un nombre croissant de citoyens prend conscience que quelque chose ne va pas et qu’il faut faire « autrement ». Par exemple, selon une étude de l’Institut Globscan réalisée dans 20 pays, le nombre de personnes qui pensent que le système capitaliste reste le meilleur système possible est passé de 63% en 2005 à 36% en 2009 |1|. Par ailleurs, le mouvement altermondialiste qui s’est développé au cours des années 1990 et 2000 a suscité beaucoup d’espoirs. Il a entre autres choses permis de contester le néolibéralisme à l’échelle internationale et de réhabiliter la nécessité et la possibilité d’une alternative globale (« Un autre monde est possible »). Enfin, différentes luttes sociales à différents endroits, en particulier en Amérique latine mais pas seulement, nous ont montré qu’il est possible de « gagner » et que le mot alternative n’est pas un vain mot.  Pourtant, il faut être réaliste. Cette tendance positive est loin de suffire. L’offensive néolibérale, après une courte « pause », plus au niveau du discours que des actes, est repartie de plus belle. A Copenhague à la mi-décembre 2009, malgré une mobilisation importante sur la question du climat, les dirigeants nous ont rappelé une fois de plus que ce n’est pas la rue qui gouverne. Après avoir organisé le « hold-up du siècle », au vu et au su de tout le monde, sans pour autant que cela ne provoque de révoltes populaires qui auraient été plus que légitimes, les puissances financières et industrielles ne comptent pas s’arrêter en si bon chemin… Famine, exclusion, précarité, inégalités, destruction de la planète, gaspillage, dérèglement climatique, tous ces « scandales » vont continuer, faute de volonté politique, à se propager sur l’ensemble de la planète. L’humanité reste donc sur le chemin de la barbarie.  Quelle place pour le mouvement altermondialiste et le processus Forum social mondial (FSM) dans cette dialectique ? Est-il possible que le FSM continue de jouer un rôle positif, voire déterminant, dans la construction d’un monde socialement juste et respectueux de la nature ? Quelle place pour les mouvements sociaux dans ce combat ? Voici quelques questions et réflexions afin de nourrir le débat.  Comment élargir le processus FSM ?  En grande partie grâce au processus FSM, de nombreuses organisations se sont rencontrées, ont appris à se connaître et à travailler ensemble. La création et le renforcement de différents réseaux internationaux, ainsi que leur coordination, ont fortement progressé ces dernières années et cela constitue sans doute un des aspects les plus positifs de cette dynamique. Cependant, comparativement à l’organisation et à la solidarité des puissants de ce monde, nous sommes encore loin du compte. De nombreuses luttes très importantes partout dans le monde ne se reconnaissent pas dans le processus FSM et/ou n’y prennent pas part. Par exemple, les zapatistes du Mexique, que certains considèrent comme les initiateurs du mouvement altermondialiste, n’en font pas partie. Le chemin qu’il reste à parcourir est donc encore long pour, non seulement intégrer plus de mouvements sociaux dans le processus, mais aussi et surtout faire en sorte que cette intégration et cette implication aient un impact réel sur la dynamique des mouvements sociaux et leurs luttes.  En 2010, avec une trentaine d’activités internationales se revendiquant du FSM, une des priorités devra être de faire en sorte qu’un maximum de mouvements sociaux deviennent des acteurs du processus, en l’intégrant et en se l’appropriant. Dans cette optique, l’idée proposée par le Conseil international du FSM est d’avoir un thème commun à toutes les activités de 2010 : « les réponses des mouvements sociaux face à la crise ». Cette stratégie a l’objectif d’accumuler les expériences et les propositions, et de les centraliser lors du prochain FSM qui se tiendra à Dakar au Sénégal en 2011, avec l’espoir que cette édition constitue un nouveau départ pour le mouvement et ses actions. A suivre…  Comment rendre le processus plus attractif ?  Contrairement à ce que ressasse le discours dominant à son sujet, le FSM reste un processus intéressant et a des aspects positifs indéniables. Cependant, sous peine de perdre en légitimité et de s’enliser dans la répétition de rencontres, agréables mais stériles, le FSM va devoir résoudre une série de faiblesses et de contradictions importantes. Premièrement, il reste fondamental de populariser et de visibiliser les alternatives. Le slogan « Un autre monde est possible » a maintenant 10 ans et pourtant, aujourd’hui encore, la majorité de la population mondiale reste imprégnée de la logique de la fatalité et de la peur. Les raisons à cela sont nombreuses, et beaucoup sont d’ailleurs extérieures au processus lui-même, mais quoi qu’il en soit, l’objectif de montrer qu’il n’est ni irréaliste ni utopique de vouloir construire un monde meilleur n’est pas encore atteint. Il faut donc continuer le travail de sensibilisation et les efforts pour que les forums soient réellement populaires et rencontrent les préoccupations et les luttes réelles des travailleurs et travailleuses.   Deuxièmement, il faut absolument augmenter la cohérence des événements FSM en tant que tels. Les graves erreurs commises lors du FSM de Nairobi |2| ont eu un impact très négatif sur bon nombre de citoyens et d’organisations qui ont perdu confiance dans le mouvement altermondialiste. Bien sûr, on pourra toujours trouver des erreurs, des faiblesses et des contradictions dans chaque forum social, mais l’important est d’apprendre des erreurs passées et de tout faire pour limiter au maximum ces erreurs et pour que le FSM soit un exemple de cohérence, une source d’inspiration, un lieu où l’on voit et où l’on vit l’alternative. A ce niveau, les citoyens, les ONG, les mouvements sociaux qui se revendiquent du changement doivent intégrer l’alternative dans leurs analyses bien sûr, mais aussi dans leurs pratiques et leurs actes. Belém a clairement marqué un saut qualitatif par rapport à Nairobi, et la préparation du FSM 2011 de Dakar semble sur une bonne voie, mais rien n’est jamais acquis et, sans devenir méfiant, il s’agit de rester vigilant. Beaucoup de personnes pensent qu’un échec en 2011 sera fatal pour les mouvements sociaux africains et pour le mouvement dans son ensemble. Ils n’ont peut-être pas tort…   Enfin, il faudra faire en sorte que le FSM se tourne beaucoup plus vers l’action. Le débat, l’analyse et l’élaboration des alternatives sont des étapes nécessaires, mais elles doivent aboutir à des actions concrètes. Le FSM doit être capable de répondre à cette critique et se situer beaucoup plus dans la construction que dans la « vitrine » de l’alternative. Rappelons ici que ce que les puissants craignent avant tout, ce n’est pas tellement de combattre des idées qui « flottent dans l’air », mais les actions organisées et les tentatives de réaliser ces idées.  Comment faire en sorte que le processus continue à se radicaliser ?  Depuis la crise qui a explosé en 2008, et en particulier depuis le dernier FSM de Belém en janvier 2009, il est très clair que le processus se radicalise. Certaines positions, minoritaires, voire combattues il y a encore quelques mois, sont maintenant acceptées par de plus en plus de monde, comme par exemple le fait que le FSM doit avant tout être un espace utile pour les mouvements sociaux et favoriser l’action. Cela a des implications concrètes, notamment au niveau du Conseil international, qui décide d’avoir une réflexion de fond sur la nature et les objectifs du processus |3|. Par ailleurs, pour la première fois depuis le début du processus du Forum social mondial, toute une série de mouvements sociaux se sont exprimés clairement sur la question du capitalisme. Différentes déclarations le montrent très clairement, par exemple celle de l’Assemblée des mouvements sociaux (AMS) à l’occasion du FSM de Belém : « Pour faire face à la crise, il est nécessaire d’aller à la racine du problème et d’avancer le plus rapidement possible vers la construction d’une alternative radicale qui en finisse avec le système capitaliste et la domination patriarcale » |4|. Cette radicalisation est très positive, notamment pour l’AMS, qui s’est développée en lien avec le Forum social mondial et a comme caractéristique d’être un espace ouvert pour la construction d’agendas communs et a pour objectif de lutter conjointement contre le capitalisme dans sa phase néolibérale, impérialiste et militaire (de guerre globale et permanente), et contre le racisme et le patriarcat. Si, pour l’AMS, des alternatives socialement justes et respectueuses de la nature ne pourront se mettre en place que dans le cadre d’une rupture avec le système capitaliste, cela ne doit pas empêcher de collaborer positivement avec des ONG qui, en favorisant le dialogue avec les institutions financières internationales ou en prônant un capitalisme à visage humain, se placent dans une autre perspective. L’absence de consensus sur l’alternative à construire n’est pas nécessairement signe de blocages. Il est en effet possible de collaborer de manière large et unitaire sur des revendications précises comme la taxe Tobin ou encore la régulation du système financier. Mais il faut rester vigilant : la « dialectique de la conquête partielle » n’est jamais loin. L’histoire nous a montré à de nombreuses reprises que la capacité d’adaptation et de récupération du système capitaliste est immense. Ce qui est important dans ce contexte, c’est d’inscrire ces revendications partielles dans une perspective de transformation radicale de la société et non dans une optique d’aménagement du système actuel, qui a suffisamment prouvé son caractère destructeur, humainement et écologiquement. Pour le CADTM comme pour d’autres mouvements sociaux, c’est aussi cela être cohérent.  Personne ne peut prédire l’avenir, tout comme personne ne peut prédire l’avenir de l’humanité. Mais nous pouvons être sûrs de deux choses. D’une part, l’élargissement, la cohérence et le niveau de radicalité du processus décideront en grande partie du rôle que pourra jouer le FSM. D’autre part, FSM ou pas, les mouvements sociaux, les opprimés, les exploités, les exclus continueront de lutter pour leurs droits et leur dignité. Et ce qui compte vraiment, c’est de rendre ces luttes victorieuses. Le FSM ne pourra au mieux qu’être un outil au service de ces luttes.      Notes |1| Michael R. Krätke, « La iglesia capitalista pierde fieles », http://www.sinpermiso.info/textos/i...  |2| Pour plus d’infos sur le bilan du FSM de Nairobi, http://www.cadtm.org/Contribution-c...  |3| Une première étape importante sera Porto Alegre en janvier 2010, où un débat stratégique de trois jours sera organisé sur le bilan et les perspectives du processus dans son ensemble. Pour plus d’infos sur cette activité : http://www.forumsocialmundial.org.b...  |4| Pour lire la déclaration de l’AMS : : http://www.cadtm.org/Nous-ne-payero... et pour une analyse des autres déclarations et du FSM de Belém, lire l’article « Le rebond du FSM », interview d’Éric Toussaint par Pauline Imbach, http://www.cadtm.org/Le-rebond-du-F...   Olivier Bonfond est un collaborateur régulier de Mondialisation.ca.  Articles de Olivier Bonfond publiés par Mondialisation.ca &quot;&gt;Mondialisation.ca&lt;/a&gt;, Le 6 janvier 2010&lt;br /&gt;
CADTM - 2009-12-20&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;javascript:sendarticle('sendEmailLink',%20'%20Altermondialisme%20ou%20barbarie%20?%20');&quot;&gt; Envoyer cet article à un(e) ami(e)&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;
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&lt;p&gt;Dans quelques semaines, le slogan « Un autre monde est possible » soufflera ses 10 bougies. Mais l’heure n’est pas aux réjouissances : ce mouvement se voit dans l’obligation de se poser les bonnes questions, afin de trouver les réponses adéquates à la crise capitaliste actuelle, qui nous éloigne encore un peu plus de cette société tant attendue, où la justice sociale sera garantie et la nature respectée.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Démasquer le mythe ne suffit pas à le désarmer&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Même si on ne peut en aucun cas s’en réjouir, la crise capitaliste actuelle, mais aussi et surtout la gestion de celle-ci, a fait tomber les masques. Les gouvernements ont montré leur vrai visage : quand les mouvements sociaux réclament la satisfaction de leurs droits sociaux, les caisses sont vides, mais quand les détenteurs de capitaux sont en détresse, il devient possible de trouver – et de leur donner – plusieurs centaines de milliards de dollars en quelques semaines. Un nombre croissant de citoyens prend conscience que quelque chose ne va pas et qu’il faut faire « autrement ». Par exemple, selon une étude de l’Institut Globscan réalisée dans 20 pays, le nombre de personnes qui pensent que le système capitaliste reste le meilleur système possible est passé de 63% en 2005 à 36% en 2009 |1|. Par ailleurs, le mouvement altermondialiste qui s’est développé au cours des années 1990 et 2000 a suscité beaucoup d’espoirs. Il a entre autres choses permis de contester le néolibéralisme à l’échelle internationale et de réhabiliter la nécessité et la possibilité d’une alternative globale (« Un autre monde est possible »). Enfin, différentes luttes sociales à différents endroits, en particulier en Amérique latine mais pas seulement, nous ont montré qu’il est possible de « gagner » et que le mot alternative n’est pas un vain mot.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourtant, il faut être réaliste. Cette tendance positive est loin de suffire. L’offensive néolibérale, après une courte « pause », plus au niveau du discours que des actes, est repartie de plus belle. A Copenhague à la mi-décembre 2009, malgré une mobilisation importante sur la question du climat, les dirigeants nous ont rappelé une fois de plus que ce n’est pas la rue qui gouverne. Après avoir organisé le « hold-up du siècle », au vu et au su de tout le monde, sans pour autant que cela ne provoque de révoltes populaires qui auraient été plus que légitimes, les puissances financières et industrielles ne comptent pas s’arrêter en si bon chemin… Famine, exclusion, précarité, inégalités, destruction de la planète, gaspillage, dérèglement climatique, tous ces « scandales » vont continuer, faute de volonté politique, à se propager sur l’ensemble de la planète. L’humanité reste donc sur le chemin de la barbarie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quelle place pour le mouvement altermondialiste et le processus Forum social mondial (FSM) dans cette dialectique ? Est-il possible que le FSM continue de jouer un rôle positif, voire déterminant, dans la construction d’un monde socialement juste et respectueux de la nature ? Quelle place pour les mouvements sociaux dans ce combat ? Voici quelques questions et réflexions afin de nourrir le débat.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comment élargir le processus FSM ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En grande partie grâce au processus FSM, de nombreuses organisations se sont rencontrées, ont appris à se connaître et à travailler ensemble. La création et le renforcement de différents réseaux internationaux, ainsi que leur coordination, ont fortement progressé ces dernières années et cela constitue sans doute un des aspects les plus positifs de cette dynamique. Cependant, comparativement à l’organisation et à la solidarité des puissants de ce monde, nous sommes encore loin du compte. De nombreuses luttes très importantes partout dans le monde ne se reconnaissent pas dans le processus FSM et/ou n’y prennent pas part. Par exemple, les zapatistes du Mexique, que certains considèrent comme les initiateurs du mouvement altermondialiste, n’en font pas partie. Le chemin qu’il reste à parcourir est donc encore long pour, non seulement intégrer plus de mouvements sociaux dans le processus, mais aussi et surtout faire en sorte que cette intégration et cette implication aient un impact réel sur la dynamique des mouvements sociaux et leurs luttes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 2010, avec une trentaine d’activités internationales se revendiquant du FSM, une des priorités devra être de faire en sorte qu’un maximum de mouvements sociaux deviennent des acteurs du processus, en l’intégrant et en se l’appropriant. Dans cette optique, l’idée proposée par le Conseil international du FSM est d’avoir un thème commun à toutes les activités de 2010 : « les réponses des mouvements sociaux face à la crise ». Cette stratégie a l’objectif d’accumuler les expériences et les propositions, et de les centraliser lors du prochain FSM qui se tiendra à Dakar au Sénégal en 2011, avec l’espoir que cette édition constitue un nouveau départ pour le mouvement et ses actions. A suivre…&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comment rendre le processus plus attractif ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Contrairement à ce que ressasse le discours dominant à son sujet, le FSM reste un processus intéressant et a des aspects positifs indéniables. Cependant, sous peine de perdre en légitimité et de s’enliser dans la répétition de rencontres, agréables mais stériles, le FSM va devoir résoudre une série de faiblesses et de contradictions importantes. Premièrement, il reste fondamental de populariser et de visibiliser les alternatives. Le slogan « Un autre monde est possible » a maintenant 10 ans et pourtant, aujourd’hui encore, la majorité de la population mondiale reste imprégnée de la logique de la fatalité et de la peur. Les raisons à cela sont nombreuses, et beaucoup sont d’ailleurs extérieures au processus lui-même, mais quoi qu’il en soit, l’objectif de montrer qu’il n’est ni irréaliste ni utopique de vouloir construire un monde meilleur n’est pas encore atteint. Il faut donc continuer le travail de sensibilisation et les efforts pour que les forums soient réellement populaires et rencontrent les préoccupations et les luttes réelles des travailleurs et travailleuses.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Deuxièmement, il faut absolument augmenter la cohérence des événements FSM en tant que tels. Les graves erreurs commises lors du FSM de Nairobi |2| ont eu un impact très négatif sur bon nombre de citoyens et d’organisations qui ont perdu confiance dans le mouvement altermondialiste. Bien sûr, on pourra toujours trouver des erreurs, des faiblesses et des contradictions dans chaque forum social, mais l’important est d’apprendre des erreurs passées et de tout faire pour limiter au maximum ces erreurs et pour que le FSM soit un exemple de cohérence, une source d’inspiration, un lieu où l’on voit et où l’on vit l’alternative. A ce niveau, les citoyens, les ONG, les mouvements sociaux qui se revendiquent du changement doivent intégrer l’alternative dans leurs analyses bien sûr, mais aussi dans leurs pratiques et leurs actes. Belém a clairement marqué un saut qualitatif par rapport à Nairobi, et la préparation du FSM 2011 de Dakar semble sur une bonne voie, mais rien n’est jamais acquis et, sans devenir méfiant, il s’agit de rester vigilant. Beaucoup de personnes pensent qu’un échec en 2011 sera fatal pour les mouvements sociaux africains et pour le mouvement dans son ensemble. Ils n’ont peut-être pas tort…&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Enfin, il faudra faire en sorte que le FSM se tourne beaucoup plus vers l’action. Le débat, l’analyse et l’élaboration des alternatives sont des étapes nécessaires, mais elles doivent aboutir à des actions concrètes. Le FSM doit être capable de répondre à cette critique et se situer beaucoup plus dans la construction que dans la « vitrine » de l’alternative. Rappelons ici que ce que les puissants craignent avant tout, ce n’est pas tellement de combattre des idées qui « flottent dans l’air », mais les actions organisées et les tentatives de réaliser ces idées.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comment faire en sorte que le processus continue à se radicaliser ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis la crise qui a explosé en 2008, et en particulier depuis le dernier FSM de Belém en janvier 2009, il est très clair que le processus se radicalise. Certaines positions, minoritaires, voire combattues il y a encore quelques mois, sont maintenant acceptées par de plus en plus de monde, comme par exemple le fait que le FSM doit avant tout être un espace utile pour les mouvements sociaux et favoriser l’action. Cela a des implications concrètes, notamment au niveau du Conseil international, qui décide d’avoir une réflexion de fond sur la nature et les objectifs du processus |3|. Par ailleurs, pour la première fois depuis le début du processus du Forum social mondial, toute une série de mouvements sociaux se sont exprimés clairement sur la question du capitalisme. Différentes déclarations le montrent très clairement, par exemple celle de l’Assemblée des mouvements sociaux (AMS) à l’occasion du FSM de Belém : « Pour faire face à la crise, il est nécessaire d’aller à la racine du problème et d’avancer le plus rapidement possible vers la construction d’une alternative radicale qui en finisse avec le système capitaliste et la domination patriarcale » |4|. Cette radicalisation est très positive, notamment pour l’AMS, qui s’est développée en lien avec le Forum social mondial et a comme caractéristique d’être un espace ouvert pour la construction d’agendas communs et a pour objectif de lutter conjointement contre le capitalisme dans sa phase néolibérale, impérialiste et militaire (de guerre globale et permanente), et contre le racisme et le patriarcat. Si, pour l’AMS, des alternatives socialement justes et respectueuses de la nature ne pourront se mettre en place que dans le cadre d’une rupture avec le système capitaliste, cela ne doit pas empêcher de collaborer positivement avec des ONG qui, en favorisant le dialogue avec les institutions financières internationales ou en prônant un capitalisme à visage humain, se placent dans une autre perspective. L’absence de consensus sur l’alternative à construire n’est pas nécessairement signe de blocages. Il est en effet possible de collaborer de manière large et unitaire sur des revendications précises comme la taxe Tobin ou encore la régulation du système financier. Mais il faut rester vigilant : la « dialectique de la conquête partielle » n’est jamais loin. L’histoire nous a montré à de nombreuses reprises que la capacité d’adaptation et de récupération du système capitaliste est immense. Ce qui est important dans ce contexte, c’est d’inscrire ces revendications partielles dans une perspective de transformation radicale de la société et non dans une optique d’aménagement du système actuel, qui a suffisamment prouvé son caractère destructeur, humainement et écologiquement. Pour le CADTM comme pour d’autres mouvements sociaux, c’est aussi cela être cohérent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Personne ne peut prédire l’avenir, tout comme personne ne peut prédire l’avenir de l’humanité. Mais nous pouvons être sûrs de deux choses. D’une part, l’élargissement, la cohérence et le niveau de radicalité du processus décideront en grande partie du rôle que pourra jouer le FSM. D’autre part, FSM ou pas, les mouvements sociaux, les opprimés, les exploités, les exclus continueront de lutter pour leurs droits et leur dignité. Et ce qui compte vraiment, c’est de rendre ces luttes victorieuses. Le FSM ne pourra au mieux qu’être un outil au service de ces luttes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Notes&lt;br /&gt;
|1| Michael R. Krätke, « La iglesia capitalista pierde fieles », http://www.sinpermiso.info/textos/i...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;|2| Pour plus d’infos sur le bilan du FSM de Nairobi, http://www.cadtm.org/Contribution-c...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;|3| Une première étape importante sera Porto Alegre en janvier 2010, où un débat stratégique de trois jours sera organisé sur le bilan et les perspectives du processus dans son ensemble. Pour plus d’infos sur cette activité : http://www.forumsocialmundial.org.b...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;|4| Pour lire la déclaration de l’AMS : : http://www.cadtm.org/Nous-ne-payero... et pour une analyse des autres déclarations et du FSM de Belém, lire l’article « Le rebond du FSM », interview d’Éric Toussaint par Pauline Imbach, http://www.cadtm.org/Le-rebond-du-F...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;br /&gt;
Olivier Bonfond est un collaborateur régulier de Mondialisation.ca.  Articles de Olivier Bonfond publiés par Mondialisation.ca&lt;/p&gt;</description>
            <pubDate>Wed, 06 Jan 2010 19:39:28 +0100</pubDate>
        </item>
        <item>
            <title>Hugo Chávez à Copenhague : &quot;Si le climat était une banque, les pays riches l’auraient ...</title>
            <link>http://www.sbqc.org/sbqhov2/index.php?module=newsmodule&amp;action=view&amp;id=613&amp;src=@random48d796c6b7414</link>
            <description>&lt;p style=&quot;text-align: justify; &quot;&gt;&lt;strong&gt;Le président Hugo Chávez se trouve à Copenhague pour y rencontrer les mouvements sociaux et les collectifs de lutte contre la destruction de la planète ainsi que pour participer à la XVème Conférence de l’Organisation de Nations Unies (ONU) sur le changement climatique. Comme le président Evo Morales, il a réitéré que le capitalisme est la cause fondamentale de la destruction de la Mère Nature.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify; &quot;&gt;&lt;img alt=&quot;Chavez&quot; align=&quot;left&quot; src=&quot;http://www.legrandsoir.info/local/cache-vignettes/L250xH150/arton9665-c7bcf.jpg&quot; /&gt;Le mandataire vénézuélien a demandé aux représentants des pays présents au sommet de changer le monde. &quot;Sans cynisme, sans double discours, avec la vérité pour point de départ&quot;. Il a accusé les pays riches d’être responsables de l’impasse actuelle, faute de &quot;volonté politique&quot; pour baisser les émissions de C02.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify; &quot;&gt;&quot;Si le climat était une banque les gouvernements des pays riches l’auraient déjà sauvé&quot;, a-t-il déclaré en faisant allusion aux pancartes déployées par les manifestants qui exigent un accord juste pour sauver le monde.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify; &quot;&gt;Dans son discours en plenière il a expliqué pourquoi le socialisme est la voie pour le sauvetage de la Terre face au capitalisme destructeur et déprédateur des ressources naturelles. Il a exhorté les gouvernements de toute la Terre à lutter contre la nature destructrice de ce système.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify; &quot;&gt;&quot;Dehors grondent les peuples. J’ai repris quelques uns de leurs slogans. Le premier : ne changez las le climat, changez le système. Changeons le système et nous commencerons à changer la planète&quot; a-t-il expliqué.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify; &quot;&gt;L’Histoire, selon lui, oblige aujouird’hui les peuples à mener la lutte contre le capitalisme au nom de l’égalité, de la justice et de l’humanisme ; &quot;si nous ne le faisons pas, cette merveilleuse création qu’est l’univers disparaîtra&quot;.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify; &quot;&gt;Il a averti les gouvernements du monde entier qu’&quot;ils ne s’étonnent pas de ce qu’on cherche à imposer un document non participatif. Il y a un groupe de pays qui se croient supérieurs á nous, les pays écrasés comme nous appelle Eduardo Galeano. Nous ne pouvons rien attendre du système impérial, nous ne pouvons attendre aucune inclusion&quot;.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify; &quot;&gt;&quot;Nous n’acceptons aucun texte qui ne provienne des groupes de travail, du protocole de Kyoto ou de la convention qui sont les moyens légaux de chercher une solution, il ne me semble pas logique qu’apparaisse un document du néant. Faisons pression pour que d’ici sorte un document contraignant, qui nous oblige à nous responsabiliser vis-à-vis de la planète&quot;.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify; &quot;&gt;&quot;On pourrait dire qu’un spectre hante Copenhague, et parcourt en silence cette salle, rôde dans les couloirs. Il sort, revient. C’est le spectre du capitalisme. Avec leur modèle capitaliste les riches détruisent cette planète. Serait-ce qu’ils ont déjà fait leurs plans pour émigrer à une autre ?&quot; a dénoncé Chávez.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify; &quot;&gt;Le mandataire a recommandé la lecture du livre &quot;Comment les riches détruisent la planète&quot; du journaliste et chercheur français Hervé Kempf, et a cité l’auteur en avertissant que nous ne &quot;pourrons réduire la consommation matérielle, sur le plan global, sans faire descendre les puissants de quelques marches. Il est nécessaire de consommer moins et de répartir mieux&quot;.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify; &quot;&gt;Il a rappelé à l’audience que &quot;sept pour cent de la population mondiale est responsable des 50 pour cent des émissions polluantes, alors que les 50 pour cent plus pauvres sont responsables des 7 pour cent des émissions globales&quot;.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify; &quot;&gt;Il a en outre affirmé que 60 pour cent des écosystèmes sont abîmés, que 20 pour cent de la terre est dégradée et que la diversité biologique s’éteint. &quot;La planète est en train de perdre sa capacité de s’autoréguler, chaque jour se répandent des déchets qui ne peuvent plus être assimilés. Nous ne sommes pas nécessaires pour que la terre existe, mais sans elle nous ne pouvons vivre. Aidons à la sauver&quot;.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify; &quot;&gt;&quot;Depuis les pays qui formons l’ALBA, nous exhortons les gouvernements et les peuples de la terre à lutter contre la nature destructrice du capitalisme, nous sommes obligés d’ouvrir la voie du sauvetage de l’espèce humaine&quot;, a-t-il ajouté.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify; &quot;&gt;Source : &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://www.legrandsoir.info/Radio%20Nacional%20de%20Venezuela&quot;&gt;Radio Nacional de Venezuela&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify; &quot;&gt;Traduction : Thierry Deronne, pour &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://www.larevolucionvive.org.ve/&quot;&gt;www.larevolucionvive.org.ve&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify; &quot;&gt;EN COMPLÉMENT&lt;br /&gt;
Vidéo du discours (en espagnol) &lt;a onclick=&quot;window.open(this.href,'','resizable=no,location=no,menubar=no,scrollbars=no,status=no,toolbar=no,fullscreen=no,dependent=no,status'); return false&quot; href=&quot;http://www.legrandsoir.info/Videos-discours-Chavez-a-Copenhague-espagnol.html&quot;&gt;http://www.legrandsoir.info/Videos-...&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify; &quot;&gt;Discours en français et vidéos en VO sous-titrées français &lt;a onclick=&quot;window.open(this.href,'','resizable=no,location=no,menubar=no,scrollbars=no,status=no,toolbar=no,fullscreen=no,dependent=no,status'); return false&quot; href=&quot;http://www.legrandsoir.info/Copenhague-Discours-de-Chavez-en-francais-et-videos-sous-titrees-VF.html&quot;&gt;http://www.legrandsoir.info/Copenha...&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;</description>
            <pubDate>Sun, 03 Jan 2010 14:32:30 +0100</pubDate>
        </item>
        <item>
            <title>USA-Amérique latine : Crise états-unienne et effets des traités de libre-échange par ...</title>
            <link>http://www.sbqc.org/sbqhov2/index.php?module=newsmodule&amp;action=view&amp;id=605&amp;src=@random48d796c6b7414</link>
            <description>&lt;p style=&quot;text-align: justify; &quot;&gt;&lt;strong&gt;Les liens avec les États-Unis sont aujourd’hui d’autant plus dangereux qu’ils sont étroits. Cette crise, c’est la crise d’une culture centrée sur l’argent, que Max Weber attribue à l’éthique puritaine qui est arrivée sur le continent américain à bord du Mayflower [2]. C’est la crise d’une philosophie où prime le profit individuel sur l’intérêt collectif et la crise d’un système politique où la complicité entre les politiques et les grandes entreprises fait que les intérêts particuliers prennent le pas sur les intérêts nationaux. C’est, enfin, un système où le trafic d’influence – le lobbying – s’est institutionnalisé et où l’on ne s’en cache même plus.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify; &quot;&gt;&lt;a onclick=&quot;window.open(this.href,'','resizable=no,location=no,menubar=no,scrollbars=no,status=no,toolbar=no,fullscreen=no,dependent=no,status'); return false&quot; href=&quot;http://www.mondialisation.ca/&quot;&gt;Mondialisation.ca&lt;/a&gt;, Le 1 janvier 2010&lt;br /&gt;
&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://alainet.org/&quot;&gt;ALAI&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify; &quot;&gt;&lt;em&gt;Umberto Mazzei, directeur de l’Institut de relations économiques internationales de Genève (IREI) est un analyste régulier des effets des accords de « libre-échange » conclus entre les États-Unis et divers pays d’Amérique latine. Nous avions ainsi publié dans le numéro de novembre 2007 l’article qu’il avait rédigé un an après l’entrée en vigueur au Guatemala (1erjuillet 2006) de l’accord de libre-échange entre les États-Unis, les pays d’Amérique centrale et la République dominicaine (DR-CAFTA) [1]. 333&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify; &quot;&gt;Il semble que les gouvernements latino-américains signataires de Traités de libre-échange (TLE) se soient embarqués sur un navire en plein naufrage. Les TLE vont au-delà des échanges commerciaux et comprennent des engagements législatifs internes qui limitent les choix politiques à l’heure où, justement, la crise rend la liberté de manœuvre indispensable.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify; &quot;&gt;Les liens avec les États-Unis sont aujourd’hui d’autant plus dangereux qu’ils sont étroits. Cette crise, c’est la crise d’une culture centrée sur l’argent, que Max Weber attribue à l’éthique puritaine qui est arrivée sur le continent américain à bord du Mayflower [2]. C’est la crise d’une philosophie où prime le profit individuel sur l’intérêt collectif et la crise d’un système politique où la complicité entre les politiques et les grandes entreprises fait que les intérêts particuliers prennent le pas sur les intérêts nationaux. C’est, enfin, un système où le trafic d’influence – le lobbying – s’est institutionnalisé et où l’on ne s’en cache même plus.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify; &quot;&gt;Les marchés états-unien, européen et japonais disposent de protections, privilèges et subventions n’ayant rien à voir avec le sacrosaint processus de l’offre et la demande dont ils vantent la justice distributive. Les dés sont donc pipés pour quiconque cherche le développement en s’ouvrant aux échanges. Les barons du commerce international sont des cartels et monopoles formels cherchant à éradiquer toute concurrence interne ou externe. L’industrie pharmaceutique, qui use de n’importe quel prétexte pour prolonger ses monopoles n’est qu’un exemple ; l’industrie automobile états-unienne en banqueroute permanente en est un autre : General Motors (GM) a décroché un emprunt pour acheter Saab (de même pour Ford avec Volvo), une entreprise suédoise qu’elle n’arrivait pas à concurrencer. Aujourd’hui, après sa faillite, GM est en restructuration et Saab disparaît – transformée en une marque GM – en Suède.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify; &quot;&gt;&lt;strong&gt;Perspectives des TLE&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify; &quot;&gt;Le principal argument de vente des TLE était la consolidation de cet accès privilégié au marché le plus important du monde qu’offraient déjà le Système généralisé de préférences (SGP), la Caribbean Bassin Initiative (CBI), etc. On prétendait aussi que les TLE attireraient les investisseurs étrangers souhaitant jouir de ce privilège.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify; &quot;&gt;Ce qu’on appelé une négociation – secrète et en comité restreint – n’avait en fait rien d’une négociation : c’était un diktat. Les réunions ne se sont tenues que pour présenter aux différents homologues des textes standard proposés par les États-Unis et valables pour tous les pays. Les gouvernements n’ont fait que signer des contrats d’adhésion préparés à l’avance, comme on le fait dans n’importe quelle banque ou société d’assurance.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify; &quot;&gt;Les TLE ne sont pas dénués de paradoxes. L’opposition a germé dans les secteurs intermédiaires et populaires. Elle s’est propagée parmi les élites industrielles qui ont gagné en puissance grâce au protectionnisme du système de substitution des importations. La presse les a soutenus. Le soutien le plus bruyant fut celui des entreprises agricoles exportatrices, des entreprises textiles et des chambres de commerce – presque toutes financées par l’Agence des États-Unis pour le développement international (USAID) – et, naturellement, des filiales étrangères et des « Am-Chams », les chambres de commerce des États-Unis à l’étranger.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify; &quot;&gt;&lt;strong&gt;Perspectives et incidences en matière d’agriculture&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify; &quot;&gt;Les exportateurs agricoles voulaient un libre accès privilégié pour leurs produits. Aspiration illusoire, car presque tous les produits « libéralisés » par le SGP, la CBI et l’Accord de libre-échange entre l’Amérique centrale, la République dominicaine et les États-Unis (CAFTA ou DR-CAFTA) [3] bénéficiaient déjà de taux zéro ou très bas dans le système courant de droits de douane (droits de douane pour « nation plus favorisée » (NPF)). Ce fut donc une blague made in USA que de les placer sur des listes de « traitement préférentiel unilatéral ». Les exportateurs agricoles ne semblent pas s’apercevoir, aujourd’hui pas plus qu’hier, que n’importe quel pays non signataire d’un TLE avec les États-Unis bénéficie, en fait, d’un accès très similaire au leur.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify; &quot;&gt;La seule amélioration réelle d’accès des produits agricoles dans le cadre du DR-CAFTA aura été l’augmentation des quotas de sucre, qui passeront de 99 000 tonnes à 140 000 tonnes d’ici 15 ans. Cela aurait pu être mieux – finalement, on ne parle que de 1,1 % du marché états-unien. C’est un quota petit, certes, mais costaud dans la mesure où les droits hors quotas sont confiscatoires [4]. C’est une politique protectionniste efficace, car sans avantage comparatif, les États-Unis produisent 8,1 millions de tonnes.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify; &quot;&gt;En échange de cet avantage pour le sucrier exportateur, on a ouvert les vannes aux flux de produits agricoles subventionnés états-uniens et renoncé à recourir aux tarifs douaniers compensatoires accordés par l’OMC [5]. Un échange qui pénalise la vie rurale en Amérique centrale et en République dominicaine car la caractéristique la plus notable de tout TLE est l’augmentation en flèche des importations agricoles.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify; &quot;&gt;Le futur du DR-CAFTA a déjà été écrit par l’ALÉNA (Accord de libre-échange nord-américain), à cause duquel deux millions de paysans mexicains ont émigré vers le chômage urbain ou les États-Unis.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify; &quot;&gt;&lt;strong&gt;Perspectives et incidences en matière de services&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify; &quot;&gt;En matière de services, les États-Unis n’ont rien concédé. Ils s’en tiennent aux prescriptions de l’OMC et ne s’en cachent pas. Le texte établit également que les contreparties acceptent toutes les mesures non conformes à l’accord que pourraient avoir chaque État états-unien, Puerto Rico [6]) ou le District de Columbia [7].&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify; &quot;&gt;En échange de rien, donc, on a libéralisé, pour les États-Unis, tous les services des pays partenaires. Lors de la négociation, leurs propagandistes ont clamé que les TLE autoriseraient le mouvement saisonnier de personnes – le « mode 4 » [8] – pour la main d’œuvre et les autres services professionnels. Or il n’en est rien. Plutôt que de permettre l’immigration des prestataires de services, aujourd’hui, on criminalise et on expulse des milliers de ressortissants des pays partenaires des TLE. Cerise sur le gâteau, les services publics comme le chemin de fer, la téléphonie, les assurances, etc. sont autant de monopoles tombant aux mains de sociétés transnationales apatrides.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify; &quot;&gt;&lt;strong&gt;Perspectives et répercussions en matière d’investissements&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify; &quot;&gt;Quant aux investissements... On n’a cessé de nous rabâcher que l’accès privilégié au marché états-unien rapporterait des millions en investissements étrangers. On n’a cessé aussi d’en douter : pourquoi les TLE attireraient-ils les investissements qui ne sont jamais arrivés avec la CBI si les avantages douaniers sont les mêmes ?&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify; &quot;&gt;On a pensé que les investissements créeraient de nouvelles industries et apporteraient de nouvelles technologies. Un rêve qui a permis de nous vendre les clauses les plus dangereuses des TLE, celles qui soustraient les investisseurs étrangers aux juridictions nationales, celles qui autorisent les entreprises possédant le moindre capital étranger à soumettre leurs conflits avec l’État d’accueil à des juridictions d’arbitres internationaux. Des arbitres comme le CIRDI [9] de la Banque mondiale, dont la jurisprudence témoigne d’une forte inclinaison en faveur des entreprises.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify; &quot;&gt;Les investissements qui ont débarqué en même temps que les TLE ne sont pas des capitaux neufs pour de nouvelles activités productives ou de nouveaux emplois. Ils ont servi à racheter les entreprises nationales monopolistiques existantes qui, désormais, avec leurs actionnaires étrangers, jouissent d’une juridiction extraterritoriale et de la garantie d’un statu quo normatif qui soutient ses bénéfices.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify; &quot;&gt;Le pire, c’est que n’importe quelle entreprise étrangère peut débarquer sur un territoire national et jouir d’une juridiction extraterritoriale sans que les gouvernements ne puissent rien y faire. Ces clauses ont déjà permis d’intenter des actions contre des pays partenaires : le Guatemala en sait quelque chose, avec deux cas abusifs sur son territoire. Il s’agit de deux entreprises nationales de services publics qui existaient déjà mais dans lesquelles une entreprise étrangère a pris une participation [10].&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify; &quot;&gt;Le premier cas est celui de la Railroad Development Corporation (RDC), une entreprise très modeste aux États-Unis mais qui opère dans d’autres pays comme l’Argentine, l’Estonie, le Pérou, le Malawi ou le Mozambique et qui a des antécédents dans ce type d’actions.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify; &quot;&gt;Le second cas est celui de Teco Energy Inc., l’un des trois actionnaires de la Empresa Eléctrica de Guatemala (EEGSA) [11] avec Iberdrola (Espagne) et Electricidad de Portugal. Teco Energy et Iberdrola arguent que la régulation des tarifs « limite leurs profits ». Nous apprécierons le fait qu’elles ne parlent même pas de pertes.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify; &quot;&gt;L’ALÉNA comporte des failles scandaleuses favorisant les activités criminelles et exploitées par la Metalclad Corporation au Mexique. Les autorités mexicaines ont voulu empêcher Metalclad d’enfouir des déchets toxiques au dessus d’un aquifère alimentant un aqueduc à San Luis Potosí. Metalclad a intenté un recours contre le Mexique en vertu du chapitre 11 de l’ALÉNA [12], faisant valoir que cette protection de l’aquifère violait ses droits à la propriété. Les juges ont délibéré à huis clos et donné raison Metalclad. Le Mexique a dû verser 16,7 millions de dollars en dommages et intérêts compensatoires à Metalclad.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify; &quot;&gt;&lt;strong&gt;Perspectives et répercussions en matière de textiles&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify; &quot;&gt;Les TLE ont été présentés comme l’unique opportunité de pouvoir concurrencer les entreprises textiles asiatiques, principalement chinoises. Une aspiration qui ignorait l’expérience de la CBI. Avant le CAFTA, les statistiques mettaient déjà en évidence la baisse du nombre d’entreprises textiles brandissant les règles d’origine de la CBI pour obtenir la préférence douanière et la hausse du nombre de celles qui exportaient sans utiliser la préférence. Les règles d’origine imposent le recours aux matières premières de la région (made in USA) qui ne sont pas compétitives. Avec des conditions identiques dans la CBI et le CAFTA, inutile d’espérer un changement des comportements. Les exportations d’El Salvador et du Guatemala chutent depuis 2003. Celles du Nicaragua augmentent car il a obtenu d’appliquer les règles d’origines avec une certaine flexibilité et qu’il utilise des matières premières importées depuis l’extérieur de la région.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify; &quot;&gt;&lt;strong&gt;Perspectives et répercussions en matière de propriété intellectuelle&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify; &quot;&gt;Les accords sur la propriété intellectuelle les plus connus sont la Convention de Berne sur les droits d’auteur et la Convention de Paris sur la propriété industrielle. La première concerne la propriété personnelle et s’applique principalement aux arts. La seconde part du postulat selon lequel l’invention industrielle exige d’importants investissements et que les récupérer nécessite des monopoles temporaires.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify; &quot;&gt;N’y a-t-il rien d’ironique à ce que les pays soutenant la liberté des flux de biens et de services soient les mêmes que ceux qui demandent une protection contre la liberté des flux de connaissances ?&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify; &quot;&gt;La Ronde d’Uruguay [13] a intégré la notion de propriété intellectuelle à celle du commerce grâce à l’Accord sur les aspects des droits de propriété intellectuelle qui touchent au commerce (ADPIC). Les abus monopolistiques ont été mis en évidence en 2001, quand 39 entreprises pharmaceutiques parmi les plus importantes au monde ont demandé la convocation d’un panel de l’OMC pour condamner l’Afrique du Sud. Le délit concernait sa Loi sur les médicaments de 1997 qui autorise les « importations parallèles » [14]. Comme l’Afrique du Sud compte 4,5 millions de personnes infectées par le SIDA, le différend a déclenché un scandale international. L’OMC a fini par trancher en faveur de l’Afrique du Sud. Par suite, la Conférence ministérielle de Doha a abouti à une déclaration concernant l’ADPIC et la santé publique où est réaffirmé de façon explicite le droit des gouvernements à protéger la santé publique en dépit des accords commerciaux. L’ADPIC fait aujourd’hui jurisprudence en matière de propriété intellectuelle touchant au commerce, mais cela ne suffit pas.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify; &quot;&gt;Les TLE prolongent le monopole des connaissances. Ceux des États-Unis et ceux que propose l’Union européenne prolongent de 5 et 10 ans le monopole et l’utilisation des données d’essai de fabrication des médicaments et produits agrochimiques génériques, qui sont moins cher. Ainsi les brevets tombés dans le domaine public dans le reste du monde peuvent-ils rester valides dans les pays des TLE.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify; &quot;&gt;L’objectif des TLE en matière de propriété intellectuelle est d’augmenter les gains monopolistiques, de freiner le développement des industries chimiques et pharmaceutiques locales et de retarder le développement technologique. En résulte une perte de compétitivité agricole et une augmentation du coût des soins de santé publique. Duncan Green, spécialiste du développement social [15], affirme que « chaque année, plus de 10 millions de personnes meurent inutilement dans les pays en développement… et le prix trop élevé des médicaments en est la principale cause ». Or c’est exactement l’effet que produit le chapitre 15 du CAFTA dans tous les pays d’Amérique centrale.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify; &quot;&gt;&lt;strong&gt;Analyse du commerce régi par les TLE avec les États-Unis (Amérique latine)&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify; &quot;&gt;Cette analyse ne tient pas compte du TLE avec le Pérou dont les résultats ne sont pas encore mesurables. Elle n’inclut pas non plus le Costa Rica car le TLE y est en cours de mise en œuvre. Nous nous cantonnerons donc à la présentation des effets des accords entre les États-Unis et le Mexique, le Chili et l’Amérique centrale/République dominicaine, pour lesquels l’historique des données est disponible.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify; &quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;Caractéristiques des exportations états-uniennes et évolution&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify; &quot;&gt;Les exportations d’Amérique centrale et de République dominicaine concernent les biens : biens agricoles, textiles et matières premières. Les exportations chiliennes sont principalement des matières premières, des produits agricoles à valeur ajoutée et quelques services. Le Mexique, outre des produits agricoles, des matières premières et des textiles exporte des biens et des services industriels, notamment dans le secteur automobile.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify; &quot;&gt;Les TLE ont permis aux exportations états-uniennes de progresser jusqu’à inverser les équilibres qui avaient toujours été favorables aux Latino-Américains. Les produits états-uniens enregistrant la plus forte progression à l’exportation sont les produits agricoles, notamment les céréales et la volaille, progression prévisible étant donné les importantes subventions dont ils bénéficient et avec lesquelles les producteurs nationaux ne peuvent rivaliser. C’est ce qu’avaient pronostiqué les opposants aux TLE. Et c’est ce qui s’est produit.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify; &quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;Le commerce de services du Chili et du Mexique avec les États-Unis&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify; &quot;&gt;Nous nous limiterons à l’étude du commerce de services du Chili et du Mexique avec les États-Unis, faute d’avoir pu trouver des statistiques sur le commerce de services avec l’Amérique centrale auprès de la Coalition d’industries de service états-unienne (CSI - Coalition of Services Industries), la source la mieux actualisée à notre disposition. Nous n’avons pu extraire les services des chiffres sur l’Amérique centrale disponibles auprès des banques centrales. Quoiqu’il en soit, la balance commerciale des services a été très favorable aux États-Unis, tous partenaires confondus. Le phénomène est préoccupant dans la mesure où les services financiers occupent une place prépondérante dans cette percée. L’expérience de Londres est révélatrice des dangers qui guettent l’ouverture. En effet, les filiales d’entreprises basées aux États-Unis ont confisqué d’importants capitaux à l’économie anglaise pour venir au secours de leurs maisons mères à Wall Street.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify; &quot;&gt;&lt;strong&gt;Commerce de services du Mexique avec les États-Unis 1997- 2007 (en milliards de dollars US)&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify; &quot;&gt;&lt;strong&gt;Année &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160;1997 &amp;#160; 1998 &amp;#160; 1999 &amp;#160; 2000 &amp;#160; 2001 &amp;#160; 2002&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
Importations &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; 10,83 &amp;#160; 11,66 &amp;#160; &amp;#160;12,64 &amp;#160;14,33 &amp;#160; 15,18 &amp;#160; 16,11&lt;br /&gt;
Exportations &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160;9,86 &amp;#160; &amp;#160; 9,84 &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160;9,50 &amp;#160; 11,02 &amp;#160; 10,56 &amp;#160; 11,78&lt;br /&gt;
Balance commerciale &amp;#160; &amp;#160;-0,97 &amp;#160; &amp;#160;-1,82 &amp;#160; &amp;#160; -3,13 &amp;#160; -3,31 &amp;#160; -4,63 &amp;#160; -4,32&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify; &quot;&gt;&lt;strong&gt;Année &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; 2003 &amp;#160; 2004 &amp;#160; 2005 &amp;#160; 2006 &amp;#160; 2007&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
Importations &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160;16,24 &amp;#160; 17,89 &amp;#160; 20,37 &amp;#160; 21,64 &amp;#160; 23,76&lt;br /&gt;
Exportations &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160;12,17 &amp;#160; 13,54 &amp;#160; 14,18 &amp;#160; 14,70 &amp;#160; 15,60&lt;br /&gt;
Balance commerciale &amp;#160; &amp;#160; -4,07 &amp;#160; &amp;#160;-4,35 &amp;#160; -6,18 &amp;#160; &amp;#160;-6,94 &amp;#160; &amp;#160;-8,16&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;Source : Coalition d’industries de service (CSI)&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify; &quot;&gt;&lt;strong&gt;Commerce de services du Chili avec les États-Unis 1997-2007&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify; &quot;&gt;&lt;strong&gt;Année &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; 1997 &amp;#160; 1998 &amp;#160; 1999 &amp;#160; 2000 &amp;#160; 2001 &amp;#160; 2002&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
Importations &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160;1,43 &amp;#160; &amp;#160;1,39 &amp;#160; &amp;#160;1,55 &amp;#160; &amp;#160; 1,44 &amp;#160; &amp;#160;1,30 &amp;#160; &amp;#160; 1,19&lt;br /&gt;
Exportations &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; 0,54 &amp;#160; &amp;#160;0,57 &amp;#160; &amp;#160;0,82 &amp;#160; &amp;#160; 0,89 &amp;#160; &amp;#160;0,86 &amp;#160; 0,713&lt;br /&gt;
Balance commerciale &amp;#160; &amp;#160; -0,89 &amp;#160; -0,82 &amp;#160; -0,73 &amp;#160; -0,55 &amp;#160; -0,45 &amp;#160; -0,47&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify; &quot;&gt;&lt;strong&gt;Année &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; 2003 &amp;#160; 2004 &amp;#160; 2005 &amp;#160; 2006 &amp;#160; 2007&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
Importations &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160;1,09 &amp;#160; &amp;#160;1,15 &amp;#160; &amp;#160; 1,32 &amp;#160; &amp;#160;1,54 &amp;#160; &amp;#160; 1,76&lt;br /&gt;
Exportations &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; 0,62 &amp;#160; 0,64 &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160;0,72 &amp;#160; &amp;#160;0,86 &amp;#160; &amp;#160;0,87&lt;br /&gt;
Balance commerciale &amp;#160; &amp;#160; -0,47 &amp;#160;-0,51 &amp;#160; &amp;#160; -0,59 &amp;#160;-0,68 &amp;#160; -0,89&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;Source : Coalition d’industries de service&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify; &quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;Le commerce de marchandises du Chili et du Mexique avec les États-Unis&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify; &quot;&gt;Parmi tous les pays signataires de TLE, deux enregistrent une croissance des échanges et une balance commerciale fortement positive : le Chili et le Mexique. Cela peut s’expliquer par les grandes exportations de certaines matières premières (comme le pétrole et le cuivre) dont le prix sur les marchés n’a cessé de grimper jusqu’à 2008. Cela étant, sans ces matières premières, le résultat est le même que pour les pays condamnés par le CAFTA.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify; &quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;Chili&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify; &quot;&gt;Le Chili est la vitrine du succès d’une croissance économique fondée sur les exportations mais en 2007 déjà, sa balance commerciale avec les États-Unis amorçait un fléchissement (+ 0,68 milliard de dollars contre 2,78 en 2006) qui s’est confirmé par un retournement de tendance l’année suivante (- 3,90 milliards de dollars en 2008). Le déficit 2008 a dépassé son équilibre le plus favorable jusque là (celui de 2006). Selon Pro Chile [16], les exportations chiliennes avaient déjà reculé de 24 % en 2008 par rapport au même mois de l’année précédente. Les exportations de cathodes de cuivre ont atteint à peine 0,92 milliard de dollars en décembre 2008, soit 50% de la moyenne annuelle (1,7 milliard de dollars). De même pour l’industrie de la cellulose, deuxième poste à l’exportation. Avec la crise, la Banque centrale du Chili estime que la croissance sera de 2 % en 2009 tandis que le magazine The Economist, lui, prédit qu’elle ne sera que de 1 %.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify; &quot;&gt;&lt;strong&gt;Commerce de marchandises du Chili avec les États-Unis 2002-2008 (en milliards de dollars US)&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify; &quot;&gt;&lt;strong&gt;Année &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160;Importations &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160;Exportations	Balance commerciale&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
2002 &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; 2,61 &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; 3,78	+1,18&lt;br /&gt;
2003 &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; 2,71 &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; 3,70	+0,99&lt;br /&gt;
2004 &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; 3,61 &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; 4,73	+1,13&lt;br /&gt;
2005 &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; 5,22 &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; 6,66	+1,44&lt;br /&gt;
2006 &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; 6,79 &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; 9,56	+2,78&lt;br /&gt;
2007 &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; 8,31 &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; 9,57	+0,68&lt;br /&gt;
2008 &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; 12,09 &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; 8,19	- 3,90&lt;br /&gt;
2009 (1er semestre) &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160;4,34 &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160;3,32	-1,02&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;Source : US Census Bureau&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify; &quot;&gt;Au cours du premier semestre 2009, le volume des échanges commerciaux a déjà diminué par rapport au premier semestre 2008. Les importations ont reculé de 33 %, de 6,36 milliards de dollars à 4,34 milliards de dollars. Les exportations, elles, ont baissé de 27 %, passant de 4,46 milliards de dollars à 3,32 milliards de dollars. La bonne nouvelle, c’est qu’avec la chute du commerce avec les États-Unis, le déficit commercial du TLE a chuté de 47 %, de - 1,90 milliard de dollars au premier semestre à - 1,02 milliard de dollars au premier semestre 2009.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify; &quot;&gt;Le Chili est moins vulnérable que le Mexique et l’Amérique centrale en matière d’échanges avec les États-Unis. La dictature d’Augusto Pinochet a créé une dynamique d’ouverture que ses successeurs ont pérennisée et le Chili dispose aujourd’hui d’accords de libre-échange avec la moitié de la planète. C’est l’archétype du modèle économique fondé sur le commerce qui enrichit le secteur exportateur et appauvrit les secteurs importateurs. L’économie chilienne est cependant moins sensible aux dépressions de l’économie états-unienne que ne le sont les autres partenaires latino-américains. Les États-Unis n’attirent que 13 % de ses exportations de biens et services (soit 66 milliards de dollars [17]).&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify; &quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;Mexique&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify; &quot;&gt;Le Mexique est le principal partenaire commercial et industriel latino-américain des États-Unis. Le cadre des échanges de marchandises avec les États-Unis existe depuis 1993, un an avant la signature de l’ALÉNA.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify; &quot;&gt;&lt;strong&gt;Commerce de marchandises du Mexique avec les États-Unis 1993-2008 (en milliards de dollars US)&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify; &quot;&gt;&lt;strong&gt;Année &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; Importations &amp;#160; Exportations	Balance commerciale&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
1993 &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; 41,58 &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160;39,92	-1,66&lt;br /&gt;
1994 &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; 50,84 &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160;49,49	-1,35&lt;br /&gt;
1995 &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; 46,29 &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160;62,10	+15,81&lt;br /&gt;
1996 &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; 56,79 &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160;74,30	+17 51&lt;br /&gt;
1997 &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; 71,39 &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160;85,94	+14,55&lt;br /&gt;
1998 &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; 78,77 &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160;94,63	+15,87&lt;br /&gt;
1999 &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; 86,91 &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160;109,72	+22,81&lt;br /&gt;
2000 &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160;111,35 &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; 135,93	+24,58&lt;br /&gt;
2001 &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160;101,30 &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; 131,34	+30,04&lt;br /&gt;
2002 &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; 97,47 &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160;134,61	+37,15&lt;br /&gt;
2003 &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; 97,41 &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160;138,06	+40,65&lt;br /&gt;
2004 &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; 110,83 &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160;155,90	+45,07&lt;br /&gt;
2005 &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; 120,36 &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160;170,11	+49,74&lt;br /&gt;
2006 &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; 133,98 &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160;198,25	+64,27&lt;br /&gt;
2007 &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; 136,09 &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160;210,71	+74,62&lt;br /&gt;
2008 &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; 151,22 &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160;215,94	+64,72&lt;br /&gt;
2009 (1er semestre) &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160;58,63 &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160; &amp;#160;79,81	+21,17&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;Source : US Census Bureau&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify; &quot;&gt;L’économie mexicaine dépend d’une balance commerciale croissante et positive vis-à-vis des États-Unis. Sa production est aujourd’hui orientée vers les intérêts du secteur exportateur au détriment de son économie interne. Les plus grands exportateurs mexicains sont des entreprises transnationales – à l’instar de Carghill pour les exportations agricoles – cotées à Wall Street et donc vulnérables à la crise financière.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify; &quot;&gt;Les principales exportations du Mexique sont liées aux véhicules motorisés et ont atteint un sommet en 2007 (52,56 milliards de dollars [18]). À en juger par les journaux télévisés montrant des étendues de voitures importées en attente de distributeur dans les ports états-uniens, ces exportations devraient se tasser tant que durera la crise.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify; &quot;&gt;Au deuxième rang des exportations se trouvent les combustibles dont les prix – après quelques envolées irrationnelles – sont maintenus à la baisse par les mêmes entreprises transnationales du secteur qui les avaient fait grimper. Il s’avère en effet que le prix des combustibles est politiquement inflammable.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify; &quot;&gt;Comme il fallait s’y attendre, le volume des échanges commerciaux entre le Mexique et les États-Unis a également diminué au premier semestre 2009. Les importations du Mexique en provenance des États-Unis ont diminué de 21 %, passant de 73,92 milliards de dollars au premier semestre 2008 à 58,63 milliards de dollars pour la même période de 2009.Les exportations vers les États-Unis ont baissé de 27 %, passant de 109,82 milliards de dollars au premier semestre 2008 à 79,81 milliards de dollars au premier semestre 2009. La balance commerciale des biens reste favorable au Mexique tout en enregistrant un recul de 41 %, passant de 35,90 milliards de dollars au premier semestre 2008 à 21,17 milliards de dollars au premier semestre 2009.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify; &quot;&gt;La dépendance du Mexique vis-à-vis du marché états-unien (87 % des exportations, comme le Canada) est telle que la chute de la consommation chez son voisin l’affecterait plus que n’importe quel autre pays. Le Canada, lui, dispose d’une autonomie vitale grâce à des ressources internes dans les secteurs de l’agriculture, de l’industrie et des technologies. Le Mexique préfère sacrifier sa campagne et ses industries sur l’autel du marché mondialisé et il ne fait aucun doute que le chômage et la pauvreté causés par le TLE s’aggraveront à mesure que chuteront les exportations. Les institutions politiques du Mexique et ses acteurs ont perdu de leur superbe et la crise laissera très probablement une commotion institutionnelle profonde.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify; &quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;Le commerce de la République dominicaine et de l’Amérique centrale avec les États-Unis&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify; &quot;&gt;La relation commerciale entre la République dominicaine et l’Amérique centrale n’est pas spécialement notable et leurs liens historiques et politiques n’ont rien d’exceptionnel. L’idée de s’associer et de signer un accord commercial portant sur des échanges peu nombreux est née sous l’impulsion des États-Unis pour qui cela simplifiait les tractations avec des économies se livrant bataille pour les mêmes produits sur le marché états-unien. C’est pour cette raison que les États-Unis ont rassemblé et convié à signer ensemble la République dominicaine et l’Amérique centrale.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify; &quot;&gt;&lt;strong&gt;Commerce de biens des pays du DR-CAFTA avec les États-Unis 2003 - 2007 (en milliards de dollars US)&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify; &quot;&gt;&lt;strong&gt;Année	2003		2004		2005	&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
Pays	Imp.	Exp.	Imp.	Exp.	Imp.	Exp.&lt;br /&gt;
El Salvador	1,82	2,02	1,87	2,05	1,85	1,99&lt;br /&gt;
Guatemala	2,26	2,95	2,55	3,15	2,83	3,14&lt;br /&gt;
Honduras	2,83	3,31	3,08	3,64	3,25	3,75&lt;br /&gt;
Nicaragua	0,50	0,77	0,59	0,99	0,63	1,18&lt;br /&gt;
R. dominicaine	4,20	4,45	4,36	4,53	4,72	4,60&lt;br /&gt;
Totaux	11,62	13,50	12,45	14,36	13,29	14,66&lt;br /&gt;
Balance commerciale		+1,89		+1,92		+1,37&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify; &quot;&gt;&lt;strong&gt;Année	2006		2007	&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
Pays	Imp.	Exp.	Imp.	Exp.&lt;br /&gt;
El Salvador	2,15	1,86	2,31	2,04&lt;br /&gt;
Guatemala	3,51	3,10	4,08	3,03&lt;br /&gt;
Honduras	3,69	3,72	4,46	3,91&lt;br /&gt;
Nicaragua	0,79	1,53	0,89	1,60&lt;br /&gt;
R. dominicaine	5,35	4,53	6,08	4,22&lt;br /&gt;
Totaux	16,27	14,13	17,82	14,81&lt;br /&gt;
Balance commerciale		-2,13		-3,02&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;Source : US Census Bureau&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify; &quot;&gt;Point commun entre la République dominicaine et les pays du marché commun d’Amérique centrale : ils ont toujours bénéficié d’un excédent commercial avec les États-Unis. Cette balance commerciale favorable a atténué les effets politiques, économiques et sociaux de la mauvaise distribution des revenus, de la pauvreté du développement industriel, de la faiblesse des infrastructures et de la négligence endémique du développement humain. L’altération de cet avantage commercial pourrait détériorer une situation sociale et économique qui – comme au Honduras – est déjà explosive.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify; &quot;&gt;Cette balance commerciale traditionnellement favorable a changé avec la mise en œuvre du DR-CAFTA et l’arrivée de produits agricoles états-uniens subventionnés. La balance commerciale a été défavorable à quatre reprises depuis 2006 ou 2007 : pour le Salvador (- 0,39 ; - 0,27), le Guatemala (- 0,41 ; -1,04), le Honduras (+ 0,30 ; - 0,55) et la République dominicaine (- 0,82 ; - 1,87). La balance commerciale conjointe des partenaires d’Amérique centrale des États-Unis a été déficitaire en 2006, avec - 2,13 milliards de dollars et en 2007, avec - 3,02 milliards de dollars.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify; &quot;&gt;La seule exception est le Nicaragua (+ 0,73 ; + 0,71), grâce à des règles d’origine plus flexibles dans le domaine textile, principal poste d’exportation vers les États-Unis. Ainsi, sur les 1,6 milliard de dollars d’exportations en 2007, 55,4 % (0,89 milliard de dollars) étaient des exportations de textiles. Cela rend le Nicaragua très vulnérable vis-à-vis d’une contraction de la demande de textiles aux États-Unis, phénomène qui semble pourtant inéluctable. La Chine est le principal fournisseur de l’Oncle Sam, le Nicaragua n’occupant que la 22e place ; entre 2007 et 2008, les exportations chinoises ont reculé de 0,9 %, contre 2,6 % pour le Nicaragua. La tendance a été encore plus marquée entre octobre et novembre 2008, lorsque les achats auprès des Chinois ont chuté de 31,5 %, contre 18,5 % pour le Nicaragua.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify; &quot;&gt;En 2008 la balance commerciale sous le DR-CAFTA est devenue encore plus défavorable. Les chiffres sont alarmants pour la stabilité économique et sociale puisqu’ils mettent en évidence la destruction du tissu social dans les campagnes.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify; &quot;&gt;En 2008 toujours, le déficit commercial de la République dominicaine avec les États-Unis a été le plus important, tous pays du RD-CAFTA confondus, avec 2,62 milliards de dollars. Ce déficit représentait 68 % des exportations vers ce marché (3,4 milliards de dollars) et correspondait à 7 % de son PIB. Mais le plus grave, c’est que 75 % [19] des exportations de la République dominicaine ont pour destination ce marché qui se contracte.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify; &quot;&gt;&lt;strong&gt;Commerce des pays du DR-CAFTA avec les États-Unis en 2008 (en milliards de dollars US)&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify; &quot;&gt;&lt;strong&gt;Pays	Importations	Exportations	Balance commerciale&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
El Salvador	2,46	2,23	-0,24&lt;br /&gt;
Guatemala	4,72	3,45	-1,27&lt;br /&gt;
Honduras	4,85	4,04	-0,81&lt;br /&gt;
Nicaragua	1,09	1,70	+0,61&lt;br /&gt;
République dominicaine	6,60	3,98	-2,62&lt;br /&gt;
Total	19,72	15,40	-4,33&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;Source : US Census Bureau&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify; &quot;&gt;Les cas du Guatemala et du Honduras sont également préoccupants. En 2008, le déficit commercial du Guatemala avec les États-Unis était de 1,27 milliard de dollars, soit 5 % de son PIB (25 milliards), ce qui correspond aussi à son taux de croissance. Nous ajouterons que 42,3 % de ses exportations partent pour les États-Unis. En 2008, le déficit commercial du Honduras avec les États-Unis était de 0,81 milliard de dollars, soit 6,7 % de son PIB (13 milliards de dollars), un pourcentage qui dépasse celui de son taux de croissance (6,3 % en 2007) tandis que 70 % de ses exportations partent pour les États-Unis. Dans les deux pays, les inégalités sociales sont criantes, sans compter que le Guatemala est de surcroît tiraillé par de fortes tensions ethniques. Dans les deux pays, l’obséquiosité des élites vis-à-vis des États-Unis rend improbable tout changement d’orientation. Il faut s’attendre à ce qu’une contraction des exportations et une augmentation des importations agricoles accentuent le taux de chômage. Les difficultés économiques qui en résulteront, ajoutées au discrédit de la classe dirigeante, pourraient provoquer un chaos social susceptible de transformer la structure politique du pays.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify; &quot;&gt;En 2008, le déficit commercial d’El Salvador vis-à-vis des États-Unis a pu être contenu (0,24 milliard de dollars), mais 50,8 % de ses exportations partent vers ce marché en perte de vitesse. El Salvador est très dépendant des soubresauts du marché états-unien pour une raison qui n’est pas commerciale : en 2001, le dollar est devenu sa monnaie nationale et les transferts de ses émigrés (3,7 milliards de dollars en 2007) font vivre 22 % de sa population [20]. Pour prendre le pouls du mécontentement, il n’y a qu’à citer le récent triomphe électoral du FMLN [21], signal on ne peut plus clair du rejet de la classe dirigeante traditionnelle.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify; &quot;&gt;Cette balance commerciale est défavorable pour les partenaires des États-Unis mais elle profite aux entreprises états-uniennes ; c’est ce qu’a confirmé le secrétaire à l’agriculture de l’administration Bush, Edward Schafer, lorsqu’il a annoncé qu’en 2008 les États-Unis avaient pulvérisé tous leurs records en matière d’exportations agricoles, dépassant les 150 milliards de dollars. Au sujet des TLE, il a déclaré que « tous [leur] ont été bénéfiques mais l’Accord de libre-échange avec l’Amérique centrale s’avère être l’un des succès les plus marquants de cette administration sur le front du commerce » [22].&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify; &quot;&gt;La situation en Amérique centrale s’aggrave au premier trimestre 2009. Les chiffres mettent en évidence une diminution des échanges commerciaux des partenaires d’Amérique centrale et de République dominicaine avec les États-Unis par rapport au premier semestre 2008. Le commerce avec les États-Unis régresse et ce n’est bon pour personne à l’exception du Nicaragua qui se trouve aussi être le pays dont le volume des échanges est le plus faible.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify; &quot;&gt;&lt;strong&gt;Commerce de biens des pays du DR-CAFTA avec les États-Unis (en milliards de dollars US)&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify; &quot;&gt;&lt;strong&gt;Premier semestre 2009&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify; &quot;&gt;&lt;strong&gt;Pays	Importations	Exportations	Balance commerciale&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
El Salvador	0,85	0,70	-0,16&lt;br /&gt;
Guatemala	1,54	1,25	-0,29&lt;br /&gt;
Honduras	1,36	1,26	-0,94&lt;br /&gt;
Nicaragua	0,27	0,61	0,34&lt;br /&gt;
République dominicaine	2,10	1,32	-0,77&lt;br /&gt;
Total	6,12	5,14	-0,98&lt;br /&gt;
Premier semestre 2008&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify; &quot;&gt;&lt;strong&gt;Pays	Importations	Exportations	Balance commerciale&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
El Salvador	1,26	1,08	-0,19&lt;br /&gt;
Guatemala	2,40	1,79	-0,60&lt;br /&gt;
Honduras	2,52	1,96	-0,56&lt;br /&gt;
Nicaragua	0,49	0,87	0,38&lt;br /&gt;
République dominicaine	3,29	1,97	-1,32&lt;br /&gt;
Total	9,97	7,68	-2,29&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;Source : US Census Bureau&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify; &quot;&gt;&lt;strong&gt;Conclusion&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify; &quot;&gt;L’influence des grandes entreprises sur Washington a toujours été importante et depuis qu’elles disposent d’une dimension internationale, elles font pression pour que soient supprimés les contrôles et les obstacles à leurs activités. Les gouvernements nord-américains et européens, ainsi que quelques autres, ne sont plus que des faire-valoir publics au service de ces entreprises transnationales. En tant qu’agents de ces dernières, ils négocient des accords de vassalité – nommés « Accords de libre-échange » – qui garantissent le contrôle de ces pays au bénéfice des entreprises.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify; &quot;&gt;Ironie du sort, si l’on analyse les règles d’origine et autres normes des TLE, on se rend compte qu’elles imposent une répartition des rôles productifs semblable à ce qu’instaurait le Conseil d’assistance économique mutuelle soviétique (CAEM ou COMECON), sauf que là, l’axe, c’est Washington.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify; &quot;&gt;La mise en œuvre des TLE des États-Unis tend à transformer les balances commerciales favorables en balances commerciales défavorables. Cela a été le cas de tous les pays du DR-CAFTA – sauf le Nicaragua – et c’est désormais le cas du Chili. Le commerce avec le Mexique reste favorable à ce dernier mais décroît. L’impact de la crise aux États-Unis sera différent selon le degré de dépendance aux exportations vers ce pays et la capacité de récupération des infrastructures agricoles nationales après les dégâts causés par l’importation de produits états-uniens subventionnés.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify; &quot;&gt;Dans le cas de l’Amérique centrale et de la République dominicaine, la chute de la consommation états-unienne aura de graves répercussions sur les exportations censées être le principal moteur des TLE. La situation dans ces pays est très tendue. En El Salvador, au Nicaragua et en République dominicaine, l’électorat a voté pour des gouvernements plus sensibles aux questions sociales. Au Guatemala et au Honduras, les gouvernements plus conservateurs ont lâché du lest sur le plan social pour apaiser les tensions, ce qui s’est traduit par une tentative de déstabilisation au Guatemala et par un coup d’état militaire au Honduras.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify; &quot;&gt;Le Chili est, parmi les signataires d’un TLE avec les États-Unis, le moins affecté par la contraction de la consommation états-unienne car ses exportations sont mieux équilibrées et les pays de destination, plus nombreux. Le cuivre est l’un des principaux produits d’exportation vers le marché états-unien et c’est, en outre, un produit facile à placer dans des pays comme la Chine où la croissance est toujours forte. Le secteur le plus affecté reste celui des produits agricoles et agroindustriels.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify; &quot;&gt;L’impact de la crise au Mexique sera bien plus dévastateur que pour les autres partenaires des TLE car l’économie mexicaine s’est employée à démanteler – 15 années d’ALÉNA durant – sa souveraineté alimentaire et son indépendance industrielle. La militarisation du pays sous prétexte de combattre le narcotrafic et le terrorisme laisse présager de la façon dont le gouvernement envisage l’avenir.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify; &quot;&gt;Nous estimons que, de manière générale, la détérioration de la situation économique provoquée par la crise états-unienne et la disgrâce de la classe politique et des entreprises d’Amérique latine va accélérer un processus déjà en marche de changement radical des politiques et du personnel politique.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify; &quot;&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify; &quot;&gt;Article original en espagnol, &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://alainet.org/&quot;&gt;ALAI&lt;/a&gt;, le 7 septembre 2009.  publié le 7 septembre 2009 par &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://www.alainet.org/&quot;&gt;ALAI&lt;/a&gt;. L’article est &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://alainet.org/active/32880&quot;&gt;aussi disponible en espagnol&lt;/a&gt; dans la section « Latinoamérica y Caribe » du site.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify; &quot;&gt;Traduction de Jérémie Kaiser pour  &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://enligne.dial-infos.org/&quot;&gt;Dial&lt;/a&gt; – &lt;strong&gt;Diffusion d’information sur l’Amérique lati&lt;/strong&gt;&lt;strong&gt;ne – D 3087.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify; &quot;&gt;&lt;strong&gt;Notes&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
[1] Voir DIAL 2964 – « GUATEMALA - Année caftaïenne, année kafkaienne ».&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify; &quot;&gt;[2] Max Weber, L’Éthique protestante et l’esprit du capitalisme, 1904 et 1905. Les Puritains/Calvinistes considèrent l’épargne et l’accumulation de capital comme une marque de vertu.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify; &quot;&gt;[3] « CAFTA » pour Central American Free Trade Agreement ou DR-CAFTA pour Dominican Republic-Central American Free Trade Agreement – note du traducteur.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify; &quot;&gt;[4] Un tarif douanier spécifique de 1,4606 cents/kg x degrés Brix. (L’échelle de Brix mesure en degrés Brix le pourcentage de matière sèche soluble que représente le saccharose présent dans un produit – note DIAL).&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify; &quot;&gt;[5] Organisation mondiale du commerce – note DIAL.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify; &quot;&gt;[6] Puerto Rico est un État libre associé aux États-Unis.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify; &quot;&gt;[7] Washington D.C.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify; &quot;&gt;[8] « Le mouvement des personnes physiques est l’une des quatre façons dont les services peuvent être fournis au niveau international. Connu aussi sous le nom de “mode 4”, il s’applique aux personnes physiques qui sont des fournisseurs de services (comme celles qui exercent des professions indépendantes) ou qui travaillent pour un fournisseur de services et sont présentes sur le territoire d’un autre membre de l’OMC pour fournir un service. » (Source OMC : http://www.wto.org/french/tratop_f/...) – note du traducteur.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify; &quot;&gt;[9] Centre international de règlement des différends, instance d’arbitrage dans les litiges entre gouvernements et investisseurs privés (http://www.worldbank.org/icsid) – note du traducteur.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify; &quot;&gt;[10] L’article 10.16 1b du CAFTA rétrocède ses privilèges aux investissements étrangers faits avant son application, y compris dans le cas d’entreprises nationales établies.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify; &quot;&gt;[11] Entreprise électrique du Guatemala – note DIAL.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify; &quot;&gt;[12] Consultable à cette adresse : http://www.nafta-sec-alena.org/fr/v... – note du traducteur.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify; &quot;&gt;[13] Ronde de négociations de l’OMC – note DIAL.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify; &quot;&gt;[14] Importation de médicaments de marques déposées moins chers que ceux du distributeur détenteur de l’exclusivité locale pour ladite marque. Les prix appliqués par ce dernier ne sont pas les mêmes dans tous les pays.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify; &quot;&gt;[15] Duncan Green, From Poverty to Power, Oxfam International, 2008, p. 327.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify; &quot;&gt;[16] Direction de la promotion des exportations, un service rattaché au ministère des affaires étrangères du Chili – note du traducteur.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify; &quot;&gt;[17] http://indexmundi.com/chile/exports.html (en anglais).&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify; &quot;&gt;[18] http://www.census.gov/foreign-trade....&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify; &quot;&gt;[19] http://www.state.gov/r/pa/ei/bgn/35... (en anglais).&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify; &quot;&gt;[20] Chiffres du département d’État des États-Unis (http://www.state.gov/r/pa/ei/bgn/20... – en anglais).&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify; &quot;&gt;[21] Front Farabundo Martí de libération nationale, mouvement guérillero marxiste antagoniste de l’Alliance républicaine nationaliste (ARENA, extrême droite) pendant la guerre civile qui a déchiré le pays de 1980 à 1992.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify; &quot;&gt;[22] « A changeover in Agriculture » (L’Agriculture en transition), Washington Trade Daily, 12 janvier 2009.&lt;/p&gt;</description>
            <pubDate>Sun, 03 Jan 2010 13:46:28 +0100</pubDate>
        </item>
        <item>
            <title>Obama accepte le prix Nobel de la paix et plaide pour la guerre permanente par David Walsh</title>
            <link>http://www.sbqc.org/sbqhov2/index.php?module=newsmodule&amp;action=view&amp;id=604&amp;src=@random48d796c6b7414</link>
            <description>&lt;p style=&quot;text-align: justify; &quot;&gt;&lt;strong&gt;Dans le discours de réception du prix Nobel de la paixle plus belliqueux jamais entendu, le président américain Barak Obama argumenta le 10 décembre à Oslo en faveur d’une extension permanente de la guerre et de l’occupation coloniale, faisant savoir au monde que l’élite dirigeante américaine avait bien l’intention de poursuivre sa campagne de domination du globe.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify; &quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://www.mondialisation.ca/&quot;&gt;Mondialisation.ca&lt;/a&gt;, Le 15 decembre 2009&lt;br /&gt;
&lt;a onclick=&quot;window.open(this.href,'','resizable=no,location=no,menubar=no,scrollbars=no,status=no,toolbar=no,fullscreen=no,dependent=no,status'); return false&quot; href=&quot;http://www.wsws.org/&quot;&gt;WSWS&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify; &quot;&gt;Dans le discours de réception du prix Nobel de la paixle plus belliqueux jamais entendu, le président américain Barak Obama argumenta le 10 décembre à Oslo en faveur d’une extension permanente de la guerre et de l’occupation coloniale, faisant savoir au monde que l’élite dirigeante américaine avait bien  l’intention de poursuivre sa campagne de domination du globe.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify; &quot;&gt;Obama défendit l’envoi de dizaines de milliers de soldats supplémentaires en Afghanistan et évoqua de façon menaçante l’Iran, la Corée du Nord, la Somalie, le Darfour, le Congo, le Zimbabwe et la Birmanie, chacun de ces pays pouvant devenir la cible d’une prochaine intervention militaire américaine.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify; &quot;&gt;Cette cérémonie de remise de prix Nobel tenait de la farce sinistre, Obama admettant qu’il était « commandant en chef de l’armée d’une nation plongée dans deux guerres ». Il présenta la guerre comme un moyen légitime de poursuivre des intérêts nationaux.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify; &quot;&gt;Dans un langage orwélien il déclara que « les instruments de la guerre [avaient] un rôle à jouer dans la préservation de la paix » que « toutes les nations responsables [devaient] approuver le rôle que des armées munies d’un clair mandat [pouvaient] jouer pour maintenir la paix » et qu’il fallait honorer des troupes impérialistes « non pas comme ceux qui font la guerre, mais comme ceux qui font la paix ».&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify; &quot;&gt;Recevant un prix sensé, prétendument, promouvoir la paix mondiale, Obama parla en faveur d’actions militaires passées, présentes et futures. Le président américain communiqua cette « dure vérité » à son auditoire que « nous n’éradiquerons pas les conflits violents de notre vivant ». Il promit que les nations continueraient de « trouver que l’usage de la force est non seulement nécessaire, mais aussi moralement justifié » et il souligna le fait que des populations douillettes allaient devoir vaincre leur « profonde ambivalence quant à l’action militaire » et leur « réflexe soupçonneux vis-à-vis de l’Amérique, la seule superpuissance militaire du monde ».&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify; &quot;&gt;Il admit que des masses de gens dans le monde entier étaient hostiles à la guerre impérialiste, remarquant avec regret que « dans de nombreux pays, il existe un hiatus entre les efforts de ceux qui servent et les sentiments ambivalents du grand public ». Mais au diable volonté populaire et démocratie ! « la croyance que la paix est désirable est rarement suffisante pour parvenir à la réaliser. La paix requiert de la responsabilité. La paix implique le sacrifice ».&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify; &quot;&gt;Obama articula avec arrogance la croyance de Washington qu’elle peut intervenir en défense des intérêts américains où et quand elle veut, peu importe le coût humain.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify; &quot;&gt;Le tout était enrobé, de façon peu convaincante, dans le langage de l’élévation morale, de la « loi de l’amour » et, inévitablement, de « l’étincelle divine ». Il indiqua, bien que le discours et son mode de présentation ne l’indiquent en rien, qu’il avait un « sens aigu du coût d’un conflit armé ». Obama fit au contraire ses remarques sur la guerre et la paix avec la profondeur de sentiment mis par un administrateur d’université à informer d’un règlement de parking.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify; &quot;&gt;Obama fut encore plus direct lorsqu’il répondit aux questions posées par des journalistes norvégiens avant la cérémonie. Parlant des onze premiers mois de son administration, il expliqua : « Le but n’a pas été de gagner un concours de popularité ou de recevoir un prix, même prestigieux comme le prix Nobel. Le but a été de faire avancer les intérêts de l’Amérique. »&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify; &quot;&gt;Il gratifia son auditoire – qui comprenait la famille royale et des hommes politiques norvégiens ainsi que des célébrités d’Hollywood —  d’un historique sommaire et misanthropique de la civilisation humaine (« La guerre … est arrivée avec le premier être humain… le Mal existe dans le monde ») avant de se lancer dans une défense emphatique et mensongère du rôle international de l’Amérique.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify; &quot;&gt;Il présenta la période de l’après-guerre comme une période de paix et de prospérité octroyée par des Etats-Unis bienveillants. « L’Amérique a conduit le monde dans la construction d’une architecture destinée à maintenir la paix… les Etats-Unis d’Amérique ont aidé à garantir la sécurité planétaire pendant plus de six décennies avec le sang de nos concitoyens et la force de nos bras… Nous n’avons pas porté ce fardeau parce que nous essayons d’imposer notre volonté ». L’hypocrisie et la falsification atteignent ici un degré époustouflant.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify; &quot;&gt;Plus tard, Obama fit cette assertion extraordinaire que « l’Amérique n’a jamais mené de guerre contre une démocratie, et nos plus proches amis sont des gouvernements qui protègent les droits de leurs citoyens ». Mis à part le fait historique que les Etats-Unis on mené des guerres avec l’Angleterre, l’Allemagne et l’Autriche-Hongrie, alors que tous ces pays avaient des systèmes parlementaires, Obama a délibérément escamoté la longue et sordide histoire des interventions américaines contre les peuples de pays opprimés allant du Mexique, de l’Amérique centrale et des Caraïbes dans la première moitié du 20e siècle, au Vietnam, à l’Iran, au Guatemala, au Congo, à l’Indonésie, au Chili, et au Nicaragua dans la période d’après-guerre.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify; &quot;&gt;Quant aux « très proches amis de Washington », leur liste comprend actuellement des régimes brutaux et corrompus comme, entre autres, ceux d’Arabie saoudite, du Pakistan, d’Israël, d’Egypte, du Maroc, et d’Ouzbékistan (sans parler des gouvernements fantoches d’Irak et d’Afghanistan), tous régimes pratiquant la torture et une répression généralisée.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify; &quot;&gt;Après avoir évoqué le concept de la « guerre juste », associé à une nation qui agit pour se défendre, et affirmé, ce qui est faux, que l’invasion américaine de l’Afghanistan à la suite du 11 septembre 2001 était fondée sur ce principe, Obama dit nettement que Washington n’avait pas besoin d’une telle légitimité.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify; &quot;&gt;Il parla en faveur d’une action militaire dont le but « [allait] au-delà de l’autodéfense ou de la défense d’une nation vis-à-vis d’un agresseur ». « Les raisons humanitaires », définies bien sûr par Washington, étaient suffisantes pour justifier « la force » qui pouvait être utilisée contre une bonne partie de l’Afrique, de l’Asie, de l’Amérique latine et de l’Europe de l’Est. Cela n’est rien d’autre que du colonialisme recouvert du manteau de la « guerre juste ».&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify; &quot;&gt;Obama défendit une version de la doctrine de la guerre préventive de Bush teintée de multilatéralisme et s’efforçant d’affermir le soutien des puissances européennes aux guerres conduites par les Etats-Unis au Moyen-Orient et en Asie centrale. « L’Amérique ne peut pas y arriver seule » dit le président américain.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify; &quot;&gt;Les élites dirigeantes européennes, dont les intérêts trouvent une expression dans les décisions du comité Nobel, étaient contentes de rendre service à Obama en lui donnant une tribune qui lui permette de défendre ces guerres et de présenter l’agression impérialiste comme un acte humanitaire. Elles espèrent qu’Obama, contrairement à Bush et Cheney, offrira à l’Europe un rôle (et un partage du butin) dans l’imposition de la « sécurité globale » dans des « régions instables pour de nombreuses années à venir ».&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify; &quot;&gt;Obama mentionna le discours de prix Nobel prononcé il y a 45 ans par Martin Luther King, afin de répudier son contenu oppositionnel. King, contrairement à Obama, avait prononcé un bref discours attirant l’attention sur la répression continue des noirs et des opposants au racisme dans le sud des Etats-Unis. Il avait insisté pour dire que « la civilisation et la violence sont des concepts antithétiques ».&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify; &quot;&gt;Avant son assassinat, King était devenu un adversaire déclaré de la guerre du Vietnam. C’est l’assimilation par King du militarisme à l’oppression et à la barbarie qu’Obama et l’ensemble de l’establishment américain trouvent dangereux et tentent de discréditer.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify; &quot;&gt;Le discours de réception du prix Nobel d’Obama est une nouvelle étape dans un processus au cours duquel celui-ci perd son masque. Le candidat du « changement » s’avère non seulement être le continuateur, dans tous ses aspects importants, de la politique de Bush et Cheney, mais encore un personnage profondément réactionnaire et répugnant en soi. Son enthousiasme évident pour l’armée et pour la guerre n’est pas feint, il est le résultat de ce qu’Obama est devenu au cours de sa carrière politique.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify; &quot;&gt;Jabir Aftab, un ingénieur de 27 ans de Peshawar au Pakistan dit à l’Agence France-Presse le jour de la remise du prix, « Le prix Nobel est pour ceux qui ont accompli quelque chose, Obama lui, est un tueur ». La pensée d’un grand nombre de gens dans la période à venir sera pénétrée de cette compréhension.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify; &quot;&gt;&lt;br /&gt;
Article original, WSWS, publié le 11 décembre 2009.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify; &quot;&gt;&lt;br /&gt;
&lt;a onclick=&quot;window.open(this.href,'','resizable=no,location=no,menubar=no,scrollbars=no,status=no,toolbar=no,fullscreen=no,dependent=no,status'); return false&quot; href=&quot;http://www.mondialisation.ca/index.php?context=listByAuthor&amp;amp;authorFirst=David&amp;amp;authorName=Walsh&quot;&gt; Articles de David Walsh publiés par Mondialisation.ca&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;</description>
            <pubDate>Sun, 03 Jan 2010 13:19:50 +0100</pubDate>
        </item>
        <item>
            <title>Honduras: Assassinat d’un jeune membre de la résistance hondurienne - Les paramilitaires ont ...</title>
            <link>http://www.sbqc.org/sbqhov2/index.php?module=newsmodule&amp;action=view&amp;id=602&amp;src=@random48d796c6b7414</link>
            <description>&lt;p&gt;Le Comité des Familles de Détenus et de Disparus du Honduras, COFADEH, dénonce le meurtre du jeune Edwin Renán Fajardo Argueta (22 ans), membre actif de la Résistance, l’après-midi du mardi. Son corps a été trouvé ce 23 décembre vers midi après une recherche constante des proches que l’absence du jeune homme préoccupait, alors qu’il avait prévu de voyager mercredi à Roatán, Islas de la Bahía, pour y passer le réveillon en famille.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le COFADEH a été informé de la découverte du corps dans un appartement du quartier San Rafael de Tegucigalpa, immeuble de Villar Rosales, oú Edwin Renán vivait depuis longtemps. Autour du cou était seré un fil de fer relié à un manche de bois à l’arrière de la tête. Le désordre des lieux indique une mort violente. Les faits se sont probablement produits entre 16 et 17 heures de l’après-midi du mardi 22 décembre. Ses assassins ont voulu simuler un suicide car son corps se trouvait dans un réduit de l’appartement. Du sang s’écoulait de son nez. Son corps était sali comme si on l’avait traîné, selon les voisins qui ont observé les lieux du meurtre. Les assassins ont emporté sa caméra de photographie et un ordinateur. Le lundi, Edwin avait fait part à ses proches de son inquiétude parce qu’il se sentait suivi et parce qu’il avait reçu des messages de texte sur son portable et qu’il n’avait pas envie de partir pour Roatán, dans sa famille, vu le danger de s’y exposer en public, c’est aussi pourquoi il avait évité de se réunir avec des amis.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Plusieurs voisins affirment avoir vu des voitures suspectes sans plaques et munies de vitres polarisées circulant dans la zone ces deriners jours, ce qui a semé la peur vu les faits étranges qui se sont produits depuis le mois d’août. La militance active d’Edwin au sein du Front National de la Résistance l’a mené à participer aux marches, piquets et autres activités, toujours en première ligne, prenant des photos avec l’appareil qui a disparu. Il voyageait aussi dans d’autres zones du pays pour conscientiser la population sur la nécessité d’une Assamblée Nationale Constituante.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Edwin Renán était un jeune admiré dans le quartier pour son sens du respect et des responsabilités. Les appartements oú il habitait étaient très sûrs, personne ne pouvait entrer s’il n’était habitant. Un enquêteur a déclaré que l’autopsie déterminera les causes de sa mort, que le cou était étranglé par un fil de fer accroché à un manche de bois, et qu’il est difficile d’imaginer un suicide car le manche se serait brisé sous le poids du corps.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La veillée d’Edwin Renán aura lieu dans l’immeuble oú il résidait et son corps sera transporté vers sept heures du matin à Roatán.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le COFADEH condamne ce nouvel assassinat d’un jeune prometteur du Honduras. Les assassinats sélectifs de membres actifs de la Résistance se sont multipliés ces derniers jours, des simulacres de violence délictive cherchent à couvrir ces meurtres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Nous lançons un appel urgent à la communauté internationale et en particulier aux organismes des Droits de l’Homme pour qu’ils mènent les actions urgentes nécessaires pour stopper cette chasse à l’homme contre le peuple hondurien, qui maintient sa résistance au coup d’État militaire-politique-économique- impérialiste depuis le 28 juin.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;POUR CES FAITS ET POUR LEURS AUTEURS NI PARDON NI OUBLI.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comité des Familles de Détenus et Disparus au Honduras, COFADEH Tegucigalpa M.D.C. 23 décembre 2009&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Traduction : Thierry Deronne pour &lt;a href=&quot;http://www.larevolucionvive.org.ve&quot;&gt;www.larevolucionvive.org.ve&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;</description>
            <pubDate>Tue, 29 Dec 2009 17:38:29 +0100</pubDate>
        </item>
        <item>
            <title>Hugo Chávez à Copenhague : &quot;Si le climat était une banque, les pays riches l’auraient ...</title>
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            <description>&lt;p&gt;Le président Hugo Chávez se trouve à Copenhague pour y rencontrer les mouvements sociaux et les collectifs de lutte contre la destruction de la planète ainsi que pour participer à la XVème Conférence de l’Organisation de Nations Unies (ONU) sur le changement climatique. Comme le président Evo Morales, il a réitéré que le capitalisme est la cause fondamentale de la destruction de la Terre Mère.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le mandataire vénézuélien a demandé aux représentants des pays présents au sommet de changer le monde. “Sans cynisme, sans double discours, avec la vérité pour point de départ”. Il a accusé les pays riches d’être responsables de l’impasse actuelle, faute de “volonté politique” pour baisser les émissions de C02.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;“Si le climat était une banque les gouvernements des pays riches l’auraient déjà sauvé”, a-t-il déclaré en faisant allusion aux pancartes déployées par les manifestants qui exigent un accord juste pour sauver le monde.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans son discours en plenière il a expliqué pourquoi le socialisme est la voie pour le sauvetage de la Terre face au capitalisme destructeur et déprédateur des ressources naturelles. Il a exhorté les gouvernements de toute la Terre à lutter contre la nature destructrice de ce système.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;“Dehors grondent les peuples. J’ai repris quelques uns de leurs slogans. Le premier : ne changez las le climat, changez le système. Changeons le système et nous commencerons à changer la planète” a-t-il expliqué.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L’Histoire, selon lui, oblige aujouird’hui les peuples à mener la lutte contre le capitalisme au nom de l’égalité, de la justice et de l’humanisme ; &quot;si nous ne le faisons pas, cette merveilleuse création qu’est l’univers disparaîtra&quot;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il a averti les gouvernements du monde entier qu’“ils ne s’étonnent pas de ce qu’on cherche à imposer un document non participatif. Il y a un groupe de pays qui se croient supérieurs á nous, les pays écrasés comme nous appelle Eduardo Galeano. Nous ne pouvons rien attendre du système impérial, nous ne pouvons attendre aucune inclusion”.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;“Nous n’acceptons aucun texte qui ne provienne des groupes de travail, du protocole de Kyoto ou de la convention qui sont les moyens légaux de chercher une solution, il ne me semble pas logique qu’apparaisse un document du néant. Faisons pression pour que d’ici sorte un document contraignant, qui nous oblige à nous responsabiliser vis-à-vis de la planète&quot;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;“On pourrait dire qu’un spectre hante Copenhague, parcourt en silence cette salle, rôde dans les couloirs. Il sort, rentre. C’est le spectre du capitalisme. Avec leur modèle capitaliste les riches détruisent cette planète. Serait-ce qu’ils ont déjà fait leurs plans pour émigrer à une autre ?” a dénoncé Chávez.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le mandataire a recommandé la lecture du livre “Comment les riches détruisent la planète” du journaliste et chercheur français Hervé Kempf, et a cité l’auteur en avertissant que nous ne “pourrons réduire la consommation matérielle, sur le plan global, sans faire descendre les puissants de quelques marches. Il est nécessaire de consommer moins et de répartir mieux”.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il a rappelé à l’audience que “sept pour cent de la population mondiale est responsable des 50 pour cent des émissions polluantes, alors que les 50 pour cent plus pauvres sont responsables des 7 pour cent des émissions globales”.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il a en outre affirmé que 60 pour cent des écosystèmes sont abîmés, que 20 pour cent de la terre est dégradée et que la diversité biologique s’éteint. &quot;La planète est en train de perdre sa capacité de s’autoréguler, chaque jour se répandent des déchets qui ne peuvent plus être assimilés. Nous ne sommes pas nécessaires pour que la terre existe, mais sans elle nous ne pouvons vivre. Aidons à la sauver”.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;“Depuis les pays qui formons l’ALBA, nous exhortons les gouvernements et les peuples de la terre à lutter contre la nature destructrice du capitalisme, nous sommes obligés d’ouvrir la voie du sauvetage de l’espèce humaine”, a-t-il ajouté.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Source : Radio Nacional de Venezuela&lt;/p&gt;</description>
            <pubDate>Sat, 19 Dec 2009 21:27:12 +0100</pubDate>
        </item>
        <item>
            <title>La main militaire d’Israël dans notre Amérique, interven-Sionisme mercenaire (Sergio Yahni)</title>
            <link>http://www.sbqc.org/sbqhov2/index.php?module=newsmodule&amp;action=view&amp;id=594&amp;src=@random48d796c6b7414</link>
            <description>&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;img align=&quot;left&quot; src=&quot;http://www.michelcollon.info/images/stories/articles/hondurasisrael.jpg&quot; style=&quot;width: 232px; height: 187px;&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Sergio Yahni est directeur du Centre d’Information Alternative de Jérusalem.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Entretien réalisé par Catherine Hernández, William Urbina y Bachir Ahmed&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Le coup d’Etat au Hond&lt;/strong&gt;&lt;strong&gt;uras et l’installation des 7 nouvelles bases militaires nord-américaines en Colombie prouvent à l’évidence une escalade dans l’agression contre les mouvements de libération qui ont lieu en Amérique latine… Comment voyez-vous cette situation ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Image: &quot;Les petits badges en disent plus que les longs discours&quot; &lt;br /&gt;
Drapeaux du Honduras et d'Israël disponible sur &lt;a href=&quot;http://www.crossed-flag-pins.com/Friendship-Pins/Honduras/Flag-Pins-Honduras-Israel.html&quot;&gt;Internet&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Premièrement, le Centre d’Information Alternative est une organisation palestino-israélienne qui est solidaire des luttes des peuples d’Amérique Latine et, deuxièmement, nous voyons dans les développements sociaux et politiques que connaît l’Amérique Latine également un espoir non seulement pour l’Amérique Latine, mais aussi pour nous-mêmes étant donné que le conflit, en Amérique Latine, entre les peuples et l’empire et le conflit qui a lieu ici, actuellement, au Moyen Orient, sont structurellement liés .&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Je ne me réfère pas seulement à la violence des méthodes employées, je parle aussi des méthodes qui ont déjà été expérimentées ici, au Moyen-Orient – l’occupation – c’est pourquoi je dis que nous parlons d’un lien structurel tant pour ce qui concerne l’oppression militaire impérialiste que la résistance ; il ne s’agit pas d’un lien occasionnel. En vérité, l’occupation de la Palestine et le conflit déclenché par les forces armées israéliennes sont devenus un laboratoire où sont expérimentées des technologies et des tactiques militaires qui ensuite sont également mises en application en Amérique Latine. Les mêmes technologies, par exemple s’agissant d’armes sans personnels, (avions sans pilotes ; tanks sans tankistes, etc.) qui commencent à être employées en Amérique Latine ont déjà été utilisées et expérimentées ici, au Moyen Orient, surtout dans la Bande de Gaza, contre le peuple palestinien. Ça c’est un premier élément. L’autre c’est que l’armée israélienne et les sociétés privées mises sur pied par des généraux et des colonels israéliens interviennent désormais directement en Amérique Latine du côté de la répression, soit comme instructeurs (ils assument l’entraînement militaire) soit en participant directement aux opérations.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;img align=&quot;left&quot; src=&quot;http://www.michelcollon.info/images/stories/articles/20090628elpepuint_91.jpg&quot; style=&quot;width: 228px; height: 168px;&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;Depuis deux ans, au moins, nous savons que les dirigeants sionistes exportent leur macabre modèle en Colombie (avec le Plan Colombie), mais, aujourd’hui, cette présence est révélée et cette information circule avec plus de vigueur à la suite des évènements du Honduras. Comment voyez-vous cela chez vous ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;En ce qui nous concerne, nous avions vu clairement cela lors de l’opération qui a conduit à l’assassinat de Raúl Reyes. Nous avions vu qu’il s’agissait d’une tactique classique de l’armée israélienne, je parle de l’opération militaire grâce à laquelle la Colombie a assassiné Reyes suivie, ensuite, de toute la retentissante affaire de l’ordinateur de Reyes. C’étaient là des tactiques déjà utilisées ici. Elles portaient la signature de l’armée israélienne. Apparemment, dans l’assassinat de Reyes, les officiers israéliens ont été chargés de l’entraînement et non de l’opération proprement dite. De plus, nous savons clairement qu'il y avait des contacts et des relations directes entre marchands d’armes et l’armée israélienne d’un côté, et les paramilitaires colombiens et le gouvernement de Colombie lui-même d’un autre côté. Sur ce point, nous pouvons donner un nom : le colonel Yair Klein ; c’est désormais un fait historique, pour ce qui est de la vente d’armes surtout aux paramilitaires colombiens.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Ce qui est d’actualité c’est ce qui concerne le Honduras où se produit une intervention israélienne en Amérique Centrale, intervention qui ne date pas d’aujourd’hui. La présence d’officiers israéliens, actifs ou à la retraite, en Amérique Centrale, a commencé à l’époque de la révolution au Nicaragua où il y avait un colonel israélien auprès de Somoza. Aujourd’hui nous savons qu’il y a des armes israéliennes au Honduras et nous savons que l’armée israélienne entraîne l’armée du Honduras. Mais il nous faut tenir compte du fait que nous parlons de sujets qui sont secrets, qu’aucun journal ne publie ces informations. C’est pourquoi il nous faut respecter les principes qui sont à la base de l’information journalistique.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Quelles informations avez-vous sur le rôle joué par ces “sociétés se sécurité” israéliennes en collaboration avec les Etats-Unis ainsi que sur la stratégie du gouvernement israélien ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Il y a différents niveaux qu’il faudrait analyser . Le premier c’est nous demander pourquoi est-ce une entreprise privée et non l’Etat lui-même, directement, qui intervient. Ce point a un rapport très étroit avec une politique marquée par l’idéologie néolibérale qui implique de tout privatiser. On a privatisé, en Amérique Latine et dans le monde entier, tous les biens sociaux et le dernier bien social qu’on a privatisé – et cela crève les yeux en ce qui concerne la guerre en Irak -, ce sont les armées.  Nous nous trouvons au cœur d’un processus au cours duquel, pour le capitalisme, pour l’impérialisme, il est plus rentable d’avoir recours à des forces de sécurité privées plutôt qu’à une armée nationale. Et c’est pourquoi Israël, qui est à l’avant-garde du néolibéralisme, a opté pour la privatisation de son exportation des technologies militaires. Si nous revenons à la Colombie, sujet sur lequel nous avons l’information la plus abondante, nous savons que la société privée qui a entraîné l’armée colombienne pour assassiner Reyes a reçu dix millions de dollars pour cette opération et je parle d’informations déjà publiées en Israël. Dans un premier temps, la Colombie est venue voir le Mossad, les services secrets israéliens, pour leur demander de l’aide. Les services secrets lui ont donné le téléphone, le contact avec des sociétés privées, des gens qui remplissent aussi des missions pour le Mossad. Voilà le premier élément qu’il nous faut considérer, c’est-à-dire que nous parlons d’un système complexe dans lequel l’idéologie néolibérale intervient.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Le second élément c’est qu’Israël, historiquement, et quand je dis « historiquement » je pourrais remonter aux années 60 et surtout 70, est un sous-traitant de la sale besogne des Etats-Unis. Pour des raisons politiques et autres, il y a des choses que les Etats-Unis ne peuvent pas faire et c’est là que commence le rôle de sous-traitant d’Israël. Nous avons vu cela, déjà, dans tout ce que nous connaissons à propos de l’Amérique Latine, de l’Afrique et de l’Asie, où l’Etat israélien, en tant qu’Etat d’abord et puis, par la suite, sous la forme de sociétés privées, a accompli le sale travail. Lorsque Somoza était indéfendable, les Israéliens étaient là pour le défendre. Lorsqu’il a fallu soutenir le paramilitarisme en Colombie, les sociétés privées israéliennes ont été là et elles ont vendu des armes aux paramilitaires parce que c’était quelque chose que les Etats-Unis ne pouvaient pas faire pour des raisons ou des intérêts propres. Alors Israël apparaît bien comme un sous-traitant qui fait le travail pour le compte des Etats-Unis.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Maintenant, ce qu’il nous faut considérer – parce qu’il faut aussi regarder les choses du point de vue de la résistance – c’est qu’il existe des contradictions. Il faut voir ensuite  comment nous pouvons utiliser ces contradictions parce que s’il est vrai qu’Israël est un sous-traitant qui dépend des tâches que lui assignent les Etats-Unis, il est vrai aussi qu’il a ses intérêts propres. Et nous voyons alors que, dans bien des cas, Israël essaye de vendre des armes et d'assurer l’entraînement en allant bien au-delà des limites que les Etats-Unis lui ont assignées.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;C’est pourquoi il nous faut utiliser deux choses du point de vue de la résistance: d'abord utiliser cette contradiction ; ensuite, puisque c’est Israël qui fait la sale besogne, il est très important de mener des campagnes pour le boycott d’Israël surtout en mettant en avant la vente d’armes et principalement en Amérique Latine. Parce que, par exemple, il est assez choquant que ces sociétés privées de sécurité qui, d’un côté, assassinent des gens en Amérique Centrale ou bien font partie des paramilitaires en Colombie, bénéficient de contrats d’Etat soit avec le Brésil soit avec l’Argentine. C’est pourquoi il nous faut aussi commencer à mobiliser les gens pour qu’ils chassent ces sociétés de sécurité israéliennes.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;En ce qui concerne le Venezuela, que Dani Ayalón (vice ministre des Affaires Etrangères d’Israël) décrit comme une base iranienne en Amérique Latine, comment voyez-vous le Venezuela du point de vue de la résistance ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;L’Etat d’Israël voit le Venezuela comme l’axe du mal, tout simplement. Israël a ses intérêts réels au Moyen Orient . Il y est confronté à l’Iran, car l’Iran  est devenu une base  de résistance à l’impérialisme dans la région. Et  l’Iran n’est pas un petit Etat ; c’est un Etat qui possède la capacité militaire de s’opposer à ce que fait Israël. Il est capable de constituer un danger pour Israël et c’est pour cela qu’Israël s’efforce d’isoler l’Iran. Mais le Venezuela brise l’isolement de l’Iran et devient de ce fait l’ennemi des politiques israéliennes. Parce que le Venezuela ce n’est pas seulement le Venezuela : c’est l’Alba, ce sont les relations avec l’Amérique Latine ; c’est aussi les relations avec le Brésil et le Brésil a des relations avec l’Iran et cela brise la stratégie d’Israël visant à isoler l’Iran.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Traduit par Manuel Colinas Balbona pour Investig’Action&lt;br /&gt;
Revu par Grégoire Lalieu&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Source originale:&lt;a href=&quot;http://www.kaosenlared.net/noticia/mano-militar-israel-nuestra-america-intervensionismo-mercenario&quot;&gt; kaosenlared.net&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;</description>
            <pubDate>Fri, 18 Dec 2009 17:28:01 +0100</pubDate>
        </item>
        <item>
            <title>Honduras, Colombie, Cuba : les États-Unis s'en tiennent à la doctrine Monroe (Arnold August)</title>
            <link>http://www.sbqc.org/sbqhov2/index.php?module=newsmodule&amp;action=view&amp;id=583&amp;src=@random48d796c6b7414</link>
            <description>&lt;p&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Georgia&quot;&gt;Entrevue d’Arnold August à l’émission &lt;em&gt; Le monde cette semaine, &lt;/em&gt;animée par André Pesant sur les ondes  de CIBL Radio-Montréal,&amp;#160; le 22 novembre 2009&lt;/font&gt;&amp;#160;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Georgia&quot;&gt;Par Karine Walsh* &lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Georgia&quot;&gt;Le 25 novembre 2009&lt;/font&gt;&amp;#160;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Georgia&quot;&gt;Alors que le gouvernement étasunien  multiplie ses interventions belliqueuses au sud du continent,  André  Pesant rappelle les origines idéologiques de la politique étrangère  étasunienne dans une chronique intitulée &lt;em&gt;Honduras, Colombie, Cuba  - les États-Unis s'en tiennent à  la doctrine Monroe: toute l'Amérique aux  Nord-américains.&lt;/em&gt; C’est dans un discours à l’intention des  Européens prononcé le 2 décembre 1823, que le président américain  républicain James Monroe allait fixer les directives que devait adopter  la diplomatie des États-Unis au XIX&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; et au début du XX&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt;  siècle. &lt;/font&gt;&amp;#160;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Georgia&quot;&gt;Dans le même ordre d’idée,  Pesant  rappelle le concept d’un proverbe africain emprunté par Roosevelt  en 1901&amp;#160;: «&amp;#160;Parle doucement et porte un gros bâton».&amp;#160; Roosevelt  a employé pour la première fois cette expression au &lt;em&gt;Minnesota State  Fair&lt;/em&gt;, le &lt;/font&gt;&lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/2_septembre&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Georgia&quot;&gt;2 septembre&lt;/font&gt;&lt;/a&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Georgia&quot;&gt; &lt;/font&gt;&lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/1901&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Georgia&quot;&gt;1901&lt;/font&gt;&lt;/a&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Georgia&quot;&gt;, douze jours avant que l'assassinat du président &lt;/font&gt;&lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/William_McKinley&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Georgia&quot;&gt;William McKinley&lt;/font&gt;&lt;/a&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Georgia&quot;&gt;  ne le propulse à la présidence des États-Unis.&amp;#160; Cette doctrine  du &lt;em&gt;big stick&lt;/em&gt; visait à faire assumer aux États-Unis une place  de véritable police internationale, en protégeant ses intérêts en  Amérique latine, principalement dans la zone des Caraïbes, et cela  en ayant recours à des représailles militaires lorsque jugées nécessaires. &lt;/font&gt;&amp;#160;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Georgia&quot;&gt;L’animateur constate qu’un siècle  après cette affirmation, la même politique du&amp;#160;&lt;em&gt;big stick&lt;/em&gt; semble  toujours en vigueur à une semaine de l’élection présidentielle  boycottée par la grande majorité au Honduras&amp;#160;: «&amp;#160;Pendant que l'impérialisme  nord-américain proposait à grand renfort de publicité un marché  de dupes au président Zelaya, il prenait le contrôle militaire de  la Colombie&amp;#160;».&amp;#160; Faisant contraste au silence complice des médias  traditionnels de la dite communauté internationale, Pesant souligne  «&amp;#160;la voix bien vivante de Fidel Castro&amp;#160;», faisant ainsi allusion aux  récentes réflexions de&amp;#160; celui-ci, publiées sur plusieurs sites  Internet&amp;#160;: «&amp;#160;L’annexion de la Colombie aux États-Unis&amp;#160;» en date du  6 novembre et «&amp;#160;La révolution Bolivarienne et la paix&amp;#160;» en date du  18 novembre.&lt;/font&gt;&amp;#160;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Georgia&quot;&gt;L’invité de Pesant dans le cadre  de cette chronique était Arnold August, un journaliste, conférencier,  auteur de plusieurs articles sur le coup d'État au Honduras publiés  dans des sites Internet alternatifs prestigieux et spécialiste en démocratie  participative cubaine. Selon lui c’est effectivement une politique  étasunienne agressive qui perdure depuis deux siècles vis-à-vis l’Amérique  latine.&amp;#160; «&amp;#160;Cette politique de contrôle de l’Amérique latine  a commencé tout de suite après la guerre d’indépendance des États-Unis  de 1787. Même avant le discours de  James Monroe en 1823, qui allait  définir la ligne de conduite de son pays en matière de politique étrangère,  Thomas Jefferson, dès 1807 a déclaré voir en Cuba l’acquisition  la plus intéressante pour les États-Unis. Cette politique de contrôle  s’applique à toute l’Amérique latine; les visages et les partis  au pouvoir changent de temps en temps à la Maison Blanche, mais la  politique est demeurée la même.&amp;#160;» &lt;/font&gt;&amp;#160;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Georgia&quot;&gt;Pesant rappelle aux auditeurs la sombre  réalité de l’histoire étasunienne, l’hérédité historique de  la classe dirigeante nord-américaine, une classe esclavagiste qui a  bâti sa richesse avec l’importation et l’exploitation éhontée  d’esclaves africains.&amp;#160; «&amp;#160;L’histoire des États-Unis en est  une de pillage des ressources naturelles aussi bien à l’extérieur  qu’à l’intérieur, incluant l’extermination des populations autochtones,»  a-t-il souligné. En ce qui concerne le Honduras, Pesant remet en contexte  la politique étasunienne agressive de domination du continent américain  appliquée depuis deux siècles à la lumière des évènements actuels,   avec d’une part la négociation d’un marché de dupe imposée à  Zelaya et d’autre part, l’installation de 7 bases militaires étasunienne  en Colombie.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Georgia&quot;&gt;&amp;#160;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Georgia&quot;&gt;August rappelle alors un des facteurs  qui ont menés au coup d’État du 28 juin dernier, c’est-à-dire  la décision de Zelaya, avec l’appui du peuple hondurien, de joindre  l’Alliance Bolivarienne pour les Amériques.  Selon August, cette  décision importante est directement liée au coup d’État au Honduras  ainsi qu’à l’installation de base militaires en Colombie.&amp;#160;  «&amp;#160;L’ALBA fut établi il y a 5 ans, en premier lieu par le Venezuela  et par Cuba.&amp;#160; Il y a eu depuis un effet de vague du mouvement et  d’autres pays sont maintenant membres&amp;#160;: le Nicaragua, la Bolivie, l’Équateur,  Antigua-et-Barbuda,&amp;#160; la Dominique, Saint-Vincent-et-les-&lt;wbr&gt;&lt;/wbr&gt;Grenadines,  le Honduras et bientôt le Paraguay, pour terminer avec 10 pays, ce  qui n’est pas négligeable. Le fait que le Honduras ait pris la décision  de se joindre à&lt;/font&gt;&lt;font color=&quot;#ff0000&quot; size=&quot;3&quot; face=&quot;Georgia&quot;&gt; &lt;/font&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Georgia&quot;&gt;l’ALBA, dont les pays membres rejettent la  domination politique, économique et militaire étasunienne, fut un  affront aux États-Unis que ceux-ci n’ont pas accepté. Le coup d’État  contre Zelaya n’était pas une offensive seulement dirigée contre  le Honduras, mais contre tous les pays de l’ALBA et même contre tous  les pays d’Amérique du Sud.&amp;#160;» &lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h1&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Georgia&quot;&gt;Pesant interroge son invité&amp;#160;concernant  le qualitatif &lt;em&gt;militaire&amp;#160;&lt;/em&gt;que l’on se garde bien aux États-Unis,  dans les milieux dirigeants aussi bien que dans la presse en général,  d’associer au coup d’État du 28 juin dernier. August, qui a rédigé  quelques articles à ce sujet, en l’occurrence celui intitulé &lt;em&gt; Des points de vue constants de part et d’autre qui convergent vers  une seule solution&amp;#160;: l’Assemblée constituante, &lt;/em&gt; explique l’importance considérable&amp;#160;que revêt l’omission du mot &lt;em&gt; militaire&amp;#160;&lt;/em&gt;:&amp;#160; &lt;/font&gt;&lt;/h1&gt;
&lt;p&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Georgia&quot;&gt;«&amp;#160;Il existe une loi aux États-Unis,  plus précisément la section 7008 de la loi sur les budgets, clairement  intitulée&amp;#160;&lt;em&gt;Coups d’État militaires&lt;/em&gt;,&amp;#160; qui interdit que  des fonds soient engagés ou dépensés pour financer le gouvernement  d’un pays où le chef dûment élu a été renversé par un coup d’État  militaire ou un décret. &amp;#160;En s’abstenant de qualifier officiellement  le coup d’État comme étant &lt;em&gt;militaire&lt;/em&gt;, Washington se permet  de maintenir la porte ouverte pour la tenue des élections du 29 novembre  prochain, même si Zelaya n’est pas de retour au pouvoir. La Maison-  Blanche se donne aussi le luxe de cultiver le doute planant au-dessus  de la tête de Zelaya, quant à ses activités au plan juridique et  constitutionnel qui ont conduit au coup d’État. Quoi qu’il en soit,  le processus électoral s’annonce pour être un désastre autant pour  la clique putschiste que pour l’administration étasunienne».&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Georgia&quot;&gt;Faisant référence à&amp;#160;un article  d’August publié récemment, Pesant a évoqué un &lt;/font&gt;&lt;a href=&quot;http://www.foxbusiness.com/story/markets/industries/finance/ussouthcom-cs-selects-harris-corporation--million-services-program-ites-s/&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Georgia&quot;&gt;communiqué de presse en date du 17 novembre&lt;/font&gt;&lt;/a&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Georgia&quot;&gt; émis par &lt;em&gt;Harris Corporation&lt;/em&gt;, qui vient  confirmer que Washington est loin de réduire ses efforts de répression  et de contrôle de la résistance hondurienne. Effectivement, August  souligne que cette entreprise internationale en matière de communications  et de technologies de l’information, s’est vu attribuer les opérations  de commandement, de contrôle, de communications, de systèmes informatiques  et de programme d’entretien du commandement du sud des États-Unis,  le &lt;em&gt;SouthCom&lt;/em&gt;,&amp;#160; pour la force opérationnelle inter-armée &lt;em&gt; Bravo&lt;/em&gt;, c’est-à-dire  la base aérienne de Soto Cano au Honduras. &lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Georgia&quot;&gt;August a conclue l’entretien en soulignant  la corrélation entre les évènements récents en Amérique latine,  y compris l’établissement des bases militaires yankees en Colombie&amp;#160;:  «&amp;#160;On doit souligner tout d’abord que la Colombie partage ses frontières  avec le Venezuela et l’Équateur, deux autres pays qui bâtissent  un système social alternatif et rejettent fermement&amp;#160; le néolibéralisme.  Rafael Correa, tel que promis lors de son élection, a annoncé récemment  la fermeture de la seule base militaire étasunienne sur le territoire  d’Équateur, une initiative que Zelaya envisageait au Honduras également.  Non loin de là en Bolivie, Evo Morales prend également des positions  très pondérées, justes et fortes contre la domination étasunienne  sur le continent. On ne peut détacher ces évènements&amp;#160;: le coup d’État  militaire au Honduras et l’établissement de 7 bases militaires étasuniennes  en Colombie.&amp;#160; J’ai appris ce matin que hier&lt;strong&gt;, &lt;/strong&gt; Micheletti a annoncé clairement que toute personne appelant au boycott  des élections au Honduras risque de se ramasser en prison et que le  peuple hondurien subit actuellement une augmentation de la répression.&amp;#160;»&amp;#160;  Au bilan de la panoplie d’actes d’agression contre les peuples,  August a rappelé le maintient du blocus étasunien contre Cuba, qui  prolonge depuis 50 ans la souffrance du peuple cubain en dépit de sa  condamnation à l’ONU par une écrasante majorité d’États membres.  La base navale de Guantanamo sur le territoire de l’île est également  occupée par les forces armées étasuniennes, et cela en toute illégalité  depuis plus d’un siècle, alors que Cuba était en tête des visées  annexionnistes des États-Unis.&amp;#160; &lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Georgia&quot;&gt;August a terminé en invitant les auditeurs  à assister à une conférence prévue pour le vendredi 27 novembre  à l’Université du Québec à Montréal à 18h00, 400 Ste-Catherine  Est, salle A-M050.  Les dangers que représente l’installation de  bases militaires additionnelles dans la région y seront exposés. &lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Georgia&quot;&gt;*Karine Walsh est une militante pour  la justice sociale&amp;#160; et co-animatrice de l’émission &lt;em&gt;Dimension  Cubaine&lt;/em&gt;, de la &lt;em&gt;Table de concertation de solidarité  Québec-Cuba&lt;/em&gt;, à Radio Centre-Ville à Montréal (Québec).&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;</description>
            <pubDate>Thu, 26 Nov 2009 03:57:08 +0100</pubDate>
        </item>
        <item>
            <title>Honduras : Des points de vue constants de part et d'autre qui convergent vers une seule ...</title>
            <link>http://www.sbqc.org/sbqhov2/index.php?module=newsmodule&amp;action=view&amp;id=582&amp;src=@random48d796c6b7414</link>
            <description>&lt;p&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;Le 17 novembre  2009.&lt;/font&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt; &lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;D’un côté, on retrouve  l’alliance à peine voilée entre Washington et Micheletti, et de  l’autre, celle qui unit le gouvernement constitutionnel de Zelaya,  le Front national contre le coup d’État et le principal ex-candidat  présidentiel. Rattaché au Front, celui-ci a décidé de boycotter  les élections du 29 novembre. Il a officialisé sa décision lorsque  tout a indiqué que Micheletti n’allait pas rétablir Zelaya dans  ses fonctions de Président et ce, en dépit des accords conclus à  cet effet.&lt;/font&gt;&amp;#160;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;L’on peut envisager la position  de l’alliance oligarchique entre les États-Unis et le Honduras en  se rappelant la réaction initiale de Washington face au coup d’État  du 28 juin et en l’examinant à la lumière du contexte de novembre.  Cela nous en dit long sur le point de vue adopté dès cette journée,  tout aussi marquante que regrettable. Ce point de vue est constant dans  son essence et les réactions initiales sont toujours très révélatrices.  Elles déterminent ce qui se produira par la suite et fournissent l’essentiel  d’une position impossible à masquer plus tard par de simples changements  superficiels dans les termes utilisés ou les mesures choisies.&lt;/font&gt;&amp;#160;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;Le 28 juin, le président Obama  s’est dit préoccupé par la «&amp;#160;détention et l’expulsion du président  Mel Zelaya&amp;#160;». Il a ensuite fait appel à «&amp;#160;tous les acteurs de la scène  politique et sociale au Honduras, afin qu’ils respectent les normes  démocratiques et la primauté du droit&amp;#160;». Il a conclu en lançant un  appel au «&amp;#160;dialogue&amp;#160;».&lt;sup&gt;1&lt;/sup&gt;&lt;/font&gt;&amp;#160;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;La même journée, Hillary  Clinton affirmait essentiellement la même chose. Dans cette position  adoptée par Washington, certains points ressortent que l’on peut  continuer d’observer&amp;#160;:&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;ol type=&quot;1&quot;&gt;
    &lt;li&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;Le fait de mettre    sur un pied d’égalité le régime de facto et le président Zelaya    expulsé de force;&lt;/font&gt;&lt;/li&gt;
    &lt;li&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;Le fait d’affirmer,    de temps en temps, et seulement pour la forme, que Zelaya est président;&lt;/font&gt;&lt;/li&gt;
    &lt;li&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;Le fait de privilégier    le dialogue comme solution. Il s’agit là d’une tactique de temporisation,    permettant aux instigateurs du coup d’État de gagner du temps jusqu’à    l’arrivée des élections afin de légitimer le putsch;&lt;/font&gt;&lt;/li&gt;
    &lt;li&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;Le refus de qualifier    de coup d’État les événements du 28 juin à toutes les occasions.&lt;/font&gt;&lt;/li&gt;
&lt;/ol&gt;
&lt;p&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;Certains pourraient avancer  qu’à l’occasion, Obama, Hillary Clinton et le département d’État  ont effectivement décrit les événements du 28 juin comme un coup  d’État. Peut-être, mais cela s’est fait selon les circonstances.  La citation ci-haut démontre l’habileté avec laquelle Obama a évité  de parler de coup d’État lors du 28 juin. Le lendemain, il donnait  une conférence de presse conjointe avec le président colombien Uribe.  Bien qu’Uribe soit très favorable aux politiques états-uniennes,  son gouvernement s’est rallié aux autres pays sud-américains lors  du coup d’État afin de le dénoncer et d’exiger le retour du Président  Zelaya. La Colombie est membre du Groupe de Rio ainsi que d’UNASUR,  qui regroupent tous deux la grande majorité des pays sud-américains.  Ces entités régionales se sont prononcées vigoureusement contre le  coup d’État militaire et en faveur de la réinstallation inconditionnelle  de Zelaya. Ils n’ont pas changé d’avis depuis. Dans cette conférence  de presse du 29 juin avec Uribe, Obama a effectivement parlé de «&amp;#160;coup  d’État&amp;#160;», et affirmé que Zelaya était le «&amp;#160;Président élu démocratiquement&amp;#160;»,  mais simplement parce qu’il savait à qui il s’adressait.&lt;sup&gt;2&lt;/sup&gt;&lt;/font&gt;&amp;#160;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;Le 7 juillet, à&amp;#160;Moscou  – la Russie étant l’un des pays qui démantèlent le monde unipolaire  tout en faisant partie de la nouvelle multipolarité – Obama a jugé  bon de demander la réinstallation de Zelaya, mais cette fois, il n’a  pas fait allusion à un coup d’État.&lt;sup&gt;3&lt;/sup&gt; &lt;/font&gt;&amp;#160;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;À une autre occasion, lors  d’une conférence de presse conjointe avec le Premier ministre conservateur  canadien Stephen Harper – lequel se montre plus ouvertement favorable  qu’Obama au régime de Micheletti – la déclaration conjointe indique  qu’Obama et Harper «&amp;#160;ont réitéré l’appui canadien et étatsunien  en faveur de la restauration pacifique de l’ordre démocratique et  constitutionnel au Honduras et demandé à toutes les parties d’accepter  l’Accord de San José&amp;#160;».&lt;sup&gt;4&lt;/sup&gt; Là non plus, on ne fait pas  mention du coup d’État; on ne cite même pas le nom de Zelaya. Ce  n’est qu’un autre exemple qui démontre que la politique à «&amp;#160;deux  voies&amp;#160;» (la «&amp;#160;ligne dure&amp;#160;» de la Voie I, telle que représentée par  Harper et anciennement par l’époque de Bush, et la deuxième Voie  II, adoptée par Obama), consiste en une seule et même politique. C’est  d’ailleurs le même objectif qui les anime. Il s’agit simplement  de déterminer laquelle est la plus efficace pour arriver au but, soit  de dominer l’Amérique du Sud. (J’ai abordé ce sujet dans un article  antérieur.)&lt;sup&gt;5&lt;/sup&gt; &lt;/font&gt;&amp;#160;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;Le 10 août, à&amp;#160;Guadalajara,  au Mexique, la déclaration conjointe par les leaders nord-américains  (Obama, Harper et Calderón) a produit un autre éventail d’affirmations.  À cette occasion, la déclaration conjointe fait mention du coup, (après  tout, ils s’étaient réunis au sud de Rio Grande), mais même dans  ce contexte, le nom de Zelaya n’apparaît nulle part. En fait, plutôt  que de s’arranger pour l’omettre, on nous sert le discours vague  et habituel sur les accords, la restauration de l’ordre démocratique  et la primauté du droit.&lt;sup&gt;6&lt;/sup&gt; &lt;/font&gt;&amp;#160;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;Parfois, à&amp;#160;Washington,  on évite le terme «&amp;#160;coup d’État&amp;#160;», mais à d’autres occasions,  on mentionne explicitement que le 28 juin, un coup d’État s’est  bel et bien produit. Oui, en effet, mais on ne parle jamais d’un coup  d’État «&amp;#160;militaire&amp;#160;». Il ne s’agit pas là d’une question secondaire.  J’ai déjà analysé en détail la façon dont le département d’État,  du 29 juin jusqu’au début d’août, a esquivé la question à savoir  si les États-Unis jugeaient qu’il s’agissait d’un coup d’État  militaire sur le plan légal, en vertu de la section 7008 de la loi  de 2009 sur le crédit, approuvée par le Congrès américain.&lt;sup&gt;7&lt;/sup&gt;&lt;/font&gt;&amp;#160;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;À partir du mois d’août  jusqu’à la mi-octobre, lorsqu’on en était venu à considérer  la question comme négligeable, Washington continuait de l’esquiver.  La section 7008, carrément intitulée «&amp;#160;Coups d’État militaires&amp;#160;»,  se lit comme suit&amp;#160;:&lt;/font&gt;&amp;#160;&lt;/p&gt;
&lt;ul&gt;
    &lt;p&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;«&amp;#160;Aucun des fonds affectés  ou débloqués de quelque autre manière […] ne devraient être engagés  ou dépensés pour financer directement le gouvernement d’un pays  où le chef dûment élu a été renversé par un coup d’État militaire  ou un décret. Toutefois, l’on peut recommencer à fournir de l’aide  à ce gouvernement, à condition que le Président détermine et certifie  au comité de crédit que, suite à la suspension de l’aide, un gouvernement  élu démocratiquement a été mis en place.&amp;#160;» &lt;/font&gt;&amp;#160;&lt;/p&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;Il y a plusieurs points ici.  En premier lieu, si le coup d’État a été classé comme militaire,  selon la législation étatsunienne, toute ambiguïté quant à des  fonds fournis aux putschistes devrait être, du moins en principe, éliminée.  Deuxièmement, une fois qu’«&amp;#160;un gouvernement démocratiquement élu  a pris le pouvoir&amp;#160;», un scénario que les États-Unis favorisent par  les élections du 29 novembre, il reste à se poser la question suivante&amp;#160;:  Qui devra aller au Congrès des États-Unis pour expliquer en public  que le soutien au régime de facto devra se poursuivre après les élections  universellement condamnées et non reconnues du 29 novembre? Le président  Barack Obama. Troisièmement, en évitant de classer ce coup d’État  comme étant militaire, d’une part cela donne à Washington et au  régime militaire à Tegucigalpa la manœuvre dont ils ont besoin pour  affirmer ouvertement ou indirectement qu’il existe en effet un problème  constitutionnel légitime dont, bien sûr, Zelaya est le responsable;  d’autre part cela donne la crédibilité plus que nécessaire à la  raison d’être même du régime de facto. Quatrièmement, le poids  politique contre le régime de Micheletti aurait été dévastateur  si le coup d’État avait été déclaré militaire conformément à  la section 7008. Autrement, les putschistes, qui étaient très conscients  de la polémique entourant la section 7008, n’auraient probablement  pas tenu si longtemps que cela. Cette élimination de Micheletti est  une chose que Washington, comme nous l’avons observé tout au long  de l’évolution de la situation, n’a pas fait et ne désire pas  faire. Les auteurs du coup d’État ont reçu le message fort et clair  de Washington depuis le 29 juin, lorsque l’article 7008 a été soulevé  pour la première fois par des journalistes lors des séances d’information  [briefings] du département d’État; les remarques d’ordre esthétique  et les cataplasmes contre le régime visant à sauver les apparences  n’ont pas vraiment tracassé les acteurs du coup d’État. &lt;/font&gt;&amp;#160;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;Il est vrai que Washington  s’attendait à un dialogue de la part de Micheletti, mais uniquement  dans le but d’intégré Zelaya au sein d’un nouveau gouvernement  dirigé par Micheletti, légitimant ainsi les élections, un piège  dans lequel Zelaya, le candidat progressiste et le Front ont tous finalement  refuser de tomber. Les États-Unis veulent maintenir leur commandement  militaire SouthCom au Honduras à leur base militaire de Palmerola,  la même par où Zelaya est passé lorsqu’il a été enlevé de chez  lui et envoyé au Costa Rica.&lt;sup&gt;8&lt;/sup&gt;&lt;/font&gt;&amp;#160;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;&lt;strong&gt;LE MOT  «&amp;#160;M&amp;#160;»&lt;/strong&gt;&lt;/font&gt;&amp;#160;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;Les États-Unis et leurs alliés  au sein de l’oligarchie et des militaires honduriens ont sous-estimé  la détermination du peuple hondurien, de leur rapide prise de conscience  politique, organisation et confiance en soi. Les États-Unis n’ont  pas pu briser l’unité entre les différentes forces composant le  paysage politique du Honduras de l’après coup d’État. Le magazine &lt;em&gt; Time&lt;/em&gt; a fait mouche avec son article intitulé&amp;#160;: &lt;em&gt;Voici la raison  pour laquelle Obama n’emploiera pas le mot M dans  Coup d’État au Honduras&lt;/em&gt;. Nous devons expliquer ce qui suit&amp;#160;: Selon  les normes hypocrites et puritains des médias de l’establishment  existant aux États-Unis, afin d’éviter explicitement et publiquement  de mentionner un mot considéré comme inacceptable ou choquant, seule  la première lettre sera employée. En l’occurrence, d’une façon  sarcastique, il s’agit de la lettre «&amp;#160;M&amp;#160;» dans coup d’État «&amp;#160;militaire&amp;#160;»,  par opposition à un coup d’État non militaire. Dans l’article  du 5 septembre, le &lt;em&gt;Time&lt;/em&gt; écrit&amp;#160;: &lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;ul&gt;
    &lt;p&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;«&amp;#160;[…] L’administration  a également envoyé des signaux significatifs mixtes, en n’employant  pas le mot M&amp;#160;: militaire. Ses avocats ont déterminé que, même si le  renversement de Zelaya était un coup d’État, techniquement parlant  il ne s’agissait pas d’un coup d’État militaire […] En évitant  d’appeler l’expulsion de Zelaya comme étant un coup militaire,  cela donne aux dirigeants du coup d’État l’impression que ce qu’ils  ont fait était simplement un coup d’État négocié de deuxième  ou de troisième degré, au lieu d’un de premier degré de type militaire.  Lorsque les militaires emmènent au loin un président démocratiquement  élu, il s’agit d’un coup d’État militaire, point, peu importe  qui prend le pouvoir par la suite. C’est une règle qui doit s’appliquer,  non seulement au Honduras, mais chaque fois où les États-Unis doivent  s’en prendre aux auteurs de coups d’État.&amp;#160;»&lt;sup&gt;9&lt;/sup&gt;&lt;/font&gt;&amp;#160;&lt;/p&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;Le 30 octobre, enfin parvenu  à un accord entre Zelaya et Micheletti, Hillary Clinton était enthousiaste  face à l’apparent succès de la politique de Washington exécutée  depuis le 28 juin, fondée sur des «&amp;#160;négociations et le dialogue&amp;#160;».  Elle s’était réjouie au point d’agir prématurément en déclarant&amp;#160;:  «&amp;#160;nous attendons donc avec impatience les élections qui se tiendront  le 29 novembre…&amp;#160;»&lt;sup&gt;10&lt;/sup&gt;&lt;/font&gt;&amp;#160;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;Cependant, le 5 novembre, en  raison de la complète réticence de Micheletti à appliquer l’accord  déjà affaibli, l’accord tombe à l’eau. Le 6 novembre, suivant  le même ordre d’idées proposées dès le 28 juin, le porte-parole  du département d’État, Ian Kelly, a exprimé que les deux parties  devraient retourner à la table des négociations pour conclure une  entente, en jetant le blâme sur Zelaya et Micheletti pour leur échec.&lt;/font&gt;&amp;#160;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;Étant donné&amp;#160;que Washington  n’ait pas classé le coup d’État comme étant militaire, la Maison-Blanche  peut encore maintenir la porte ouverte pour la tenue des élections,  même si Zelaya n’est pas de retour au pouvoir. Tout d’abord, en  évitant le mot «&amp;#160;M&amp;#160;», Washington se donne le luxe de cultiver le doute  planant au-dessus de la tête de Zelaya, quant à ses activités au  plan juridique et constitutionnel qui ont conduit au coup d’État.  Cela est naturellement facilité par les médias de l’establishment  étatsunien qui maintient le plus souvent la désinformation voulant  que Zelaya souhaitait organiser un référendum le 28 juin dans le but  d’établir une Assemblée constituante, et ainsi pouvoir éventuellement  se présenter à nouveau à des élections en contrevenant à la constitution  hondurienne. Devons-nous répéter maintes et maintes fois que la Quatrième  urne n’était rien de plus ni moins qu’une boîte de scrutin ajouté  au vote, permettant ainsi d’établir avec précision si l’électorat  hondurien désirait, ou non, l’élection éventuelle d’une Assemblée  constituante, pour une nouvelle constitution plus appropriée (un sondage   entièrement légale selon la constitution hondurienne actuelle.) En  l’absence de la classification de coup d’État militaire – en  évitant le mot «&amp;#160;M&amp;#160;» – Obama n’aurait pas à se rendre au Congrès  après les élections pour demander le rétablissement de l’aide et  l’appui à un gouvernement sortant d’élections illégitimes, nationalement  et internationalement classées en tant que tel. Comme la situation  a évolué, l’apparition du président au Congrès, ou même par un  représentant, se transformerait en désastre politique pour lui puisque  la condamnation du scrutin est pratiquement unanime en Amérique du  Sud. Au lieu de cela, ce que les États-Unis et Micheletti espéraient  depuis le premier jour, était d’essayer de gagner du temps et de  tenir des élections afin de légitimer le coup d’État, faisant en  sorte que le peuple hondurien et les peuples du monde se retrouvent  devant un fait accompli.&lt;/font&gt;&amp;#160;&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;&lt;strong&gt;LES  ÉLECTIONS DU 29 NOVEMBRE&lt;/strong&gt;&lt;/font&gt;&amp;#160;&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;Cette dernière  étape dans la position des États-Unis et de Micheletti, en ce qui  concerne les élections, est exposée le 6 novembre, lors de la séance  d’information du département d’État par son porte-parole Ian Kelly.  Cette réunion avec la presse a eu lieu après que le membre républicain  du Congrès, Jim DeMint, ait déclaré que Hillary Clinton et le secrétaire  adjoint pour l’Amérique latine, Thomas Shannon, l’ont assuré que  les États-Unis reconnaîtront les élections, peu importe si Zelaya  est restitué comme président ou non.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;ul&gt;
    &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;«&amp;#160;&lt;strong&gt;QUESTION&amp;#160;:&lt;/strong&gt;  Avez-vous quelque chose à ajouter sur ce que le membre du Congrès  Jim DeMint dit au sujet de la reconnaissance des résultats électoraux  au Honduras, [que] vous allez reconnaître les résultats électoraux  avec ou sans M. Zelaya?&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;ul&gt;
    &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;&lt;strong&gt;M. KELLY&amp;#160;:&lt;/strong&gt;  Bien, je crois que nous avons accepté de soutenir le processus électoral.  Présentement, nous fournissons l’assistance technique aux opérations  électorales au Honduras. Et […] nous avons pris cet engagement afin  de soutenir ce processus en raison de l’Accord entre les deux parties  […]&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;ul&gt;
    &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;&lt;strong&gt;QUESTION&amp;#160;:&lt;/strong&gt;  Le sénateur DeMint affirme que […] le Département l’avait particulièrement  assuré que […] l’administration reconnaîtra l’élection comme  étant légitime, même si Zelaya n’a pas été rétabli. Est-ce vrai?  Puis-je avoir une réponse affirmative ou négative à ce sujet?&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;ul&gt;
    &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;&lt;strong&gt;M. KELLY&amp;#160;:&lt;/strong&gt;  Je crois que nous avons repris ce que le secrétaire a dit, et ce que  je dois dire…&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;ul&gt;
    &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;&lt;strong&gt;QUESTION&amp;#160;:&lt;/strong&gt;  Puis-je avoir seulement [une réponse…]&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;ul&gt;
    &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;&lt;strong&gt;M. KELLY&amp;#160;:&lt;/strong&gt;  […] c’est que nous soutenons cet Accord qui prévoit, tout d’abord,  une Commission de vérification, puis – et cela est déjà fait. La  formation d’un gouvernement d’unité et de réconciliation est la  prochaine étape, ensuite un vote du Congrès sur la restauration et  enfin les élections. Une seule étape a été accomplie jusqu’à  présent […]&amp;#160;»&lt;sup&gt;11&lt;/sup&gt;&lt;/font&gt;&amp;#160;&lt;/p&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;Le 9 novembre, alors que l’on  savait déjà que les négociations étaient closes et que les forces  de l’anti-coup d’État se concentraient sur ce qu’ils feraient  durant les élections, Kelly a fait abstraction de la situation au Honduras.  Il a complètement ignoré le fait que le 8 novembre (avant son exposé  cité plus haut), le candidat présidentiel de l’opposition la plus  importante, Reyes, (et Zelaya lui-même) ont exigé le boycott du scrutin.  Il ne s’agissait pas de «&amp;#160;business-as-usual&amp;#160;» (il n'y a rien à signaler)  telles que Kelly cherche à imposer. Il a répondu à une question sur  le Honduras en déclarant que «&amp;#160;ils [les négociateurs] parlent toujours  en vue de, tout d’abord, former ce gouvernement national d’unité  et de réconciliation, tel que réclamé dans l’accord.&amp;#160;»&lt;sup&gt;12&lt;/sup&gt;&lt;/font&gt;&amp;#160;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;Plus la situation évolue vers  la non-reconnaissance des élections pratiquement dans toute l’Amérique  de Sud, les Caraïbes et Amérique centrale et au sein du Honduras,  et plus les États-Unis intensifient leurs pressions pour que la solution  adoptée soit la tenue d’élections. Cette attitude de plus en plus  arrogante et hautaine a été exprimée le 10 novembre par Philip J.  Crowley, Secrétaire d'état adjoint au département d’État.&lt;/font&gt;&amp;#160;&lt;/p&gt;
&lt;ul&gt;
    &lt;p&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;«&amp;#160;&lt;strong&gt;M. CROWLEY&lt;/strong&gt; : Le  secrétaire d'État adjoint Craig Kelly est arrivé à Tegucigalpa aujourd’hui  pour continuer à travailler avec les parties et la commission de vérification.&amp;#160;  Il y sera aujourd’hui et demain et concentrera ses efforts pour que  le processus conduise à des élections libres et justes et à l’instauration  d’un nouveau gouvernement au Honduras à la fin du mois [...]&lt;/font&gt;&amp;#160;&lt;/p&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;ul&gt;
    &lt;p&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;&lt;strong&gt;QUESTION&lt;/strong&gt; : À la  réunion d’aujourd’hui de l’Organisation des États américains,  la plupart des pays ont dit qu’ils ne reconnaitraient pas les résultats  électoraux, y compris ceux du Groupe de Rio. Quelle solution envisagez-vous  pour Zelaya?&lt;/font&gt;&amp;#160;&lt;/p&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;ul&gt;
    &lt;p&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;&lt;strong&gt;M. CROWLEY &lt;/strong&gt; : Eh bien, je ne crois pas qu’il y ait de solution pour Zelaya en  soi […] Nous avons, au cours des derniers mois, espéré voir le retour  à l’ordre constitutionnel.&amp;#160; Il ne s’agit pas de la situation  d’une personne.&amp;#160; Il s’agit d’un retour à des processus démocratiques  et à un gouvernement démocratique au Honduras[…]»&lt;sup&gt;13&lt;/sup&gt;&lt;/font&gt;&amp;#160;&lt;/p&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;Le 12 novembre, alors que les  élections se rapprochaient, la position n’avait pas changé.&amp;#160;  Au point de presse de ce jour-là, un reporter a interrogé Kelly sur  les informations qui arrivaient concernant les arrestations de masse,  le couvre-feu, le harcèlement des représentants des médias et les  restrictions. Il lui a demandé&amp;#160;: «Est-ce que cela invalide le processus  électoral?».&amp;#160; Évitant de répondre à la question, Kelly a répliqué:  « […] nous appuyons le processus électoral […]» et a répété  que l’accord devrait être appliqué par «&amp;#160;les deux parties&amp;#160;».&lt;sup&gt;14&lt;/sup&gt;&lt;/font&gt;&amp;#160;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;Le journal hondurien &lt;em&gt;Tiempo&lt;/em&gt;  a cité les déclarations faites le 11 novembre par le président Zelaya  suite à la visite que lui a rendu le Secrétaire d'état adjoint au  département d’État, Craig Kelly. «Les États-Unis n’ont pas changé  de position, ils continuent de dénoncer le coup d’État, ils ne reconnaissent  pas les autorités actuelles et luttent pour ma restitution» a dit  Zelaya, expliquant ce que Kelly lui avait déclaré.&lt;sup&gt;15&lt;/sup&gt;&lt;/font&gt;&amp;#160;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;Or les États-Unis ne se limitent  pas à&amp;#160;appuyer la tenue de telles élections, ils participent directement  à leur organisation en collaboration avec les putschistes, ce qui contredit  les affirmations de Kelly selon lesquelles les États-Unis ne reconnaissent  pas ces derniers.&amp;#160; Le scrutin se prépare contre la volonté de  Zelaya, et les Honduriens exigent la non-reconnaissance de telles élections  puisque le but de celles-ci est, entre autres, de maintenir le rejet  de la restitution de Zelaya!&lt;/font&gt;&amp;#160;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;Pour Washington, la restitution  de Zelaya en tant que président n’a jamais été une condition «sine  qua non» pour la restauration du processus démocratique.&amp;#160; On  se souviendra que, depuis le 28 juin, Obama et les représentants du  département d’État mentionnent certaines fois Zelaya et évitent  d’autres fois d’en parler. Tout dépend de la situation, du pays,  des personnes qui s’y trouvent. C’est une politique dont l’aspect  principal, commun et constant dans toutes les déclarations (à part  le verbiage) consiste à donner des réponses dilatoires, à gagner  du temps,  jusqu’aux élections du 29 novembre afin de maintenir le  statu quo. On peut se passer de Zelaya, mais le scrutin constitue un  principe qu’il ne faut abandonner sous aucune circonstance.&lt;/font&gt;&amp;#160;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;Du 28 juin à&amp;#160;novembre,  l’alliance États-Unis-Micheletti suit la même ligne constante, qui  consiste à insister sur la nécessité de négociation et de dialogue  et à placer les deux parties sur le même pied d’égalité (alors  qu’en fait les auteurs du coup d’État disposent d’un pouvoir  répressif militaire et politique alors que Zelaya a été tout ce temps  exilé puis enfermé comme un prisonnier dans l’ambassade du Brésil);  à rejeter les demandes internationales et locales pour le rétablissement  immédiat de Zelaya aux moments cruciaux comme celui-ci; et, bien sûr,  à user de moyens dilatoires pour que les élections aient lieu d’une  façon ou d’une autre afin de légitimer le remplacement du gouvernement  Zelaya pour maintenir le statu quo et pour mettre fin à ses politiques  progressistes locales et internationales. Il est devenu évident que  la pierre angulaire de cette politique a été d’éviter l’utilisation  le mot «M», donnant à Obama et au Département d’État pleine liberté  d’action pour qu’ils puissent fournir de l’oxygène à la dictature  militaire et maintenir celle-ci artificiellement en vie jusqu’au 29  novembre. Après cette date, Obama ne devra même pas s’adresser à  l’opinion publique internationale et domestique ou témoigner devant  le Congrès pour renouveler les mesures d’appui au gouvernement de  facto, qui auraient été coupés, en vertu de la Section 7008, si le  coup d’État avait été qualifié de coup d’État militaire.&lt;/font&gt;&amp;#160;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;&lt;strong&gt;L’ASSEMBLÉE CONSTITUANTE&lt;/strong&gt;&lt;/font&gt;&amp;#160;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;L’alliance États-Unis-Micheletti  est basée sur une position constante et homogène. Elle est, cependant,  en train de produire l’effet contraire. Elle n’apporte pas de victoire  aux États-Unis. Les forces opposées au coup d’État ont également  une position constante.&amp;#160; Dès le tout début, premièrement le  Front national contre le coup d’État (qui s’est constitué en fait  le lendemain, le 29 juin), deuxièmement le gouvernement Zelaya, et  troisièmement les forces politiques opposées au coup d’État et  regroupées au sein du Front ont formulé les exigences dont les plus  importantes sont&amp;#160;:&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;ol type=&quot;1&quot;&gt;
    &lt;li&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;Le retour immédiat    du président Zelaya au pouvoir;&lt;/font&gt;&lt;/li&gt;
    &lt;li&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;Le retour à la    primauté du droit et à l’ordre démocratique qui existait avant    le 28 juin, et, par conséquent, la cessation immédiate de la répression    et l’expulsion des militaires et de la police des instances du pouvoir;&lt;/font&gt;&lt;/li&gt;
    &lt;li&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;La non-reconnaissance    des élections du 29 novembre, qui auraient lieu dans des conditions    qui ne permettent pas la liberté d’expression et d’association,    libertés incompatibles avec l’existence d’un régime de facto,    militaire et brutal;&lt;/font&gt;&lt;/li&gt;
    &lt;li&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;Le besoin d’élire    une Assemblée constituante ayant pour mandat l’élaboration d’une    nouvelle Constitution pouvant refonder la nation hondurienne basé sur    l’égalité, la justice, la pleine participation démocratique et    sur l’opposition à la domination exercée par les États-Unis sur    le Honduras.&lt;/font&gt;&lt;/li&gt;
&lt;/ol&gt;
&lt;p&gt;&amp;#160;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;Certaines des tactiques pratiquées  par l’ensemble des composantes de cette alliance opposée au coup  d’État ont varié d’une période à l’autre et d’un protagoniste  de celle-ci à l’autre. Mais il s’est avéré que les différences  ne sont que tactiques et qu’elles ne sont pas dues à des divergences  concernant les principes stratégiques sur les moyens de défaire la  clique de Micheletti et de s’appuyer sur les pressions internationales,  que celles-ci soient apparentes ou réelles. Ainsi, en fait, tous les  protagonistes sont complémentaires les uns des autres, et font échouer  toutes les tentatives de diviser l’alliance qui représente une variété  de forces politiques et sociales de différents secteurs de la société.&lt;/font&gt;&amp;#160;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;Zelaya a lancé&amp;#160;un appel  au boycottage des élections, le Front national aussi, et le 8 novembre,  Carlos Reyes, le plus important des candidats présidentiels opposés  au coup d’État, populaire dirigeant syndical lié au Front national,  a annoncé officiellement sa décision finale de boycotter les élections.  Et bien qu’ayant de 14 à 16% des intensions de vote d’après les  sondages «&amp;#160;officiels&amp;#160;» de la fin octobre, le 8 novembre, pour des raisons  de principe et parce qu’on ne peut tenir des élections libres et  justes sous une dictature militaire favorable aux États-Unis, Reyes  a lancé lui aussi un véhément appel en faveur du boycottage aux militants  opposés au coup d’État. Grâce à une vidéo diffusée par le site  Internet du syndicat international Rel-UITA, nous pouvons voir le mouvement  se développer sous nos yeux. Reyes a annoncé qu’il avait pris cette  décision après avoir consulté 11 000 personnes de différentes régions,  dont 96% disent NON aux élections.&amp;#160; Reyes a poursuivi en disant  que par cette décision nous n’avons rien perdu. Ce sont les putschistes  qui ont perdu parce que pour maintenir leur pouvoir ils doivent se servir  de baïonnettes.&amp;#160; Au sujet de l’expérience de sa candidature  indépendante, Reyes a déclaré que dans les différentes localités  les gens, enseignants, ouvriers, paysans, femmes, jeunes, choisissent  et mettent en action leurs propres candidats. Les candidats sont nommés  directement par le peuple.&amp;#160; Rien de positif ne peut découler des  élections sans l’appui du peuple, a déclaré Reyes. Nous devons  tirer avantage de leur faiblesse, nous assurer qu’ils seront défaits  et que nous sommes bien engagés dans la voie vers l’Assemblée constituante.&amp;#160;  Dans la salle bondée, Reyes a présenté une analyse du contexte historique  et géopolitique du Honduras de l’après coup d’État et a affirmé  que le peuple du Honduras était en train de suivre les pas de Bolívar,  de Martí et du Che. &lt;/font&gt;&amp;#160;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;Le 12 novembre, dans une entrevue,  Bertha Cáceres, dirigeante du Conseil civique d’organisations populaires  et indigènes du Honduras (&lt;em&gt;Consejo Cívico de Organizaciones Populares  e Indígenas de Honduras - COPINH&lt;/em&gt;), et faisant partie de l’équipe  de Reyes et de sa Candidature indépendante populaire, a déclaré :&lt;/font&gt;&amp;#160;&lt;/p&gt;
&lt;ul&gt;
    &lt;p&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;« […] il faut comprendre  que ces élections ont lieu dans le contexte d’un coup d’État,  et que les putschistes disposent d’un pouvoir réel auprès de toutes  les instances de l’État hondurien. Même si le président Zelaya  est restitué, il y aura des situations très difficiles à changer  à quelques jours [des élections]. Par exemple le Tribunal électoral  organise une délégation d’observateurs internationaux constituée  de personnes qui appuient le coup d’État […].&amp;#160; En vertu des  accords de San José l’armée exercera son autorité sur le Tribunal  électoral. Le peuple est indigné de voir les militaires, qui ont assassiné  et torturé des citoyens, sont chargés de «surveiller» la démocratie  et les élections de ce pays. Il y a des raisons pour ne pas participer  à cette farce&amp;#160;: par respect envers le peuple hondurien, nous n’allons  pas valider le coup d’État. Le processus électoral désignerait  un gouvernement putschiste. Ce serait la continuation du régime «de  facto» sous un autre visage. Ceux qui assumeraient le pouvoir le 27  janvier 2010 seraient des partisans du projet néolibéral. Nous n’avons  pas abandonné l’objectif que nous avons décidé de suivre en politique,  en honorant celui-ci, comme nous l’a enseigné Monseigneur Romero,  jusqu'à réussir à mettre sur pied l’Assemblée nationale constituante  et à rétablir l’ordre constitutionnel […]»&lt;sup&gt;16&lt;/sup&gt;&lt;/font&gt;&amp;#160;&lt;/p&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;Plus tard, le même jour, environ  110 candidats à la mairie et 55 comme députés au Congrès ont annoncé  leur refus de participer aux élections du 29 novembre prochain au Honduras  en guise de protestation contre le coup d’État militaire.&lt;sup&gt;17&lt;/sup&gt;&lt;/font&gt;&amp;#160;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;Le 13 et 14 novembre d'autres  rapports indiquent une vague de prise de position par des organisations  de masse sociales en faveur de boycotter les élections. Le 14 novembre,  le président Zelaya a renoncé à toute possibilité d'être rétabli  dans sa position en tant que président qui aura pour effet de camoufler  le coup d’état. Il a également déclaré qu'il ne reconnaît pas  élections du 29 novembre parce que les putschistes ont déjà décidé  qui sera président ainsi que les maires et députés. Le 15 novembre,  la résistance a réaffirmé qu'ils ne voteront pas. Dans un communiqué  de presse publié ce jour-là, le Front a déclaré que la date des  élections s’approchent, et ainsi, les gens et de la résistance ne  seront pas au scrutin.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;&amp;#160;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;Il semble assez évident qu’au  Honduras le peuple rejette le Honduras pré-coup d’État et est maintenant  engagé dans de sérieuses discussions sur la façon de s’opposer  concrètement aux élections frauduleuses et se dirige vers une nouvelle  étape, la tenue d’une Assemblée constituante.  Par exemple Ricardo  Arturo Salgado&lt;/font&gt;&lt;font color=&quot;#333333&quot; size=&quot;3&quot; face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;, &lt;/font&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;sociologue et écrivain hondurien,  œuvrant auprès des travailleurs ruraux et des pêcheurs, membre actif  du Front national, rappelle que le peuple hondurien espérait, à l’origine,  que les élections du 29 novembre ouvriraient la porte à une Assemblée  constituante. Il insiste sur la nécessité d’être parfaitement organisés  pour faire échec au scrutin frauduleux, et propose le recours à une  grève générale qui s’étendrait jusqu’à la date des élections  et même après le 29 novembre.&lt;sup&gt;18&lt;/sup&gt;&lt;/font&gt;&amp;#160;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;D’une part il y a la position  nette et inflexible que constitue l’alliance Washington/Micheletti,  opposée à l’octroi de quelque concession que ce soit, qui est de  plus en plus isolée au Honduras et au niveau international, particulièrement  en Amérique du Sud, les Caraïbes et Amérique centrale. D’autre  part il y a la position de toutes les forces opposées au coup d’État  qui adoptent des tactiques flexibles et suivent fermement des principes  stratégiques et collaborent mutuellement sur la base de la compréhension  et le respect mutuel. Ils ont ainsi évité toute division qui aurait  conduit à un désastre et aurait empêché toute victoire à l’avenir.&lt;/font&gt;&amp;#160;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;Ces deux ensembles de forces  s’opposent sur les questions suivantes : qui exercera le pouvoir politique  au Honduras?  La minorité aisée et leurs alliés étatsuniens ou le  peuple?  Qui écrira l’histoire du Honduras : les États-Unis ou le  peuple, qui proposera ses propres candidats et qui élira sa propre  Assemblée constituante, en donnant à celle-ci le mandat de consulter  le peuple au cours de l’élaboration de la nouvelle Constitution?   Washington n’accorde aucune importance à la décision prise par le  principal candidat présidentiel, Reyes, de boycotter activement les  élections. Ce dernier reflète le mouvement infatigable, massif, courageux  de la vaste majorité du peuple hondurien contre le coup d’État et  pour la naissance d’un nouveau Honduras. Cette situation montre comment  les cercles dirigeants des États-Unis manipulent les élections, aux  États-Unis et dans d’autres pays, en fonction de leurs intérêts.&lt;/font&gt;&amp;#160;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;Alors qu’ils écrivent leurs  propres Constitutions, les peuples d’Amérique du Sud offrent d’importantes  leçons pour aujourd’hui et pour demain.&amp;#160; À Cuba, ce processus  a commencé en 1868 (et en 1869 avec la Constitution de Guáimaro) et  a atteint son point culminant en 1976, avec l’adoption d’une Constitution,  qui par la suite a été amendé par consultations populaires. Plus  récemment le Venezuela, la Bolivie et l’Équateur ont élu des Assemblées  constituantes et élaboré de nouvelles Constitutions modernes, basées  sur les conditions concrètes de chacun de ces pays. D’autre pays  espèrent suivre la même voie. &lt;/font&gt;&amp;#160;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;C’est, en fait, ce mouvement  que le coup d’État au Honduras visait à détruire. Ce coup d’État  était également un avertissement lancé à tous les pays d’Amérique  du Sud. Alors que le peuple du Honduras lutte dans les rues et villages,  en milieu urbain et rural,&amp;#160; Washington essaie d’appliquer ses  politiques contre le mouvement relativement nouveau qui se développe  en Amérique du Sud. Cette politique venue du Nord vise le peuple qui  prend le pouvoir politique et devient maître de sa propre destinée.  Le gouvernement Obama est allé plus loin dans le sens des orientations  de son prédécesseur en planifiant et en exécutant l’installation  de sept bases militaires en Colombie. Les mouvements d’opposition  à ces bases militaires installées au cœur de l’Amérique du Sud  et au coup d’État au Honduras sont en train de se fusionner en une  vague d’indignation qui balaie toute l’Amérique du Sud.  Gagner,  maintenir et étendre le pouvoir politique des peuples et la démocratie  participative selon les conditions particulières de chaque pays est  la seule réponse. &lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;Article par Arnold August.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;(Traduction&amp;#160;: Marie France Bancel,  Normand Raymond, Antonio Artuso)&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;</description>
            <pubDate>Thu, 26 Nov 2009 03:55:58 +0100</pubDate>
        </item>
        <item>
            <title>VENEZUELA : Plus de 3000 logements seront réhabilités avec le Plan Barrio Nuevo Tricolor (RNV ...</title>
            <link>http://www.sbqc.org/sbqhov2/index.php?module=newsmodule&amp;action=view&amp;id=573&amp;src=@random48d796c6b7414</link>
            <description>&lt;p&gt;27 octobre 2009. Dans le secteur El Limón de la route Caracas – La Guaira, s’est achevée hier une journée sociale, dans le cadre du plan Barrio nuevo tricolor, qui inclut la vente d’aliments à prix solidaires avec le réseau Mercal. Ce plan vise à réhabiliter avec des matériaux de construction l’infrastructure des habitations dans les différentes localités du secteur.&lt;/p&gt;
&lt;div class=&quot;texte&quot;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&quot;spip_document_1241 spip_documents spip_documents_left&quot; style=&quot;float: left; width: 177px;&quot;&gt; &lt;img src=&quot;http://www.larevolucionvive.org.ve/IMG/jpg/senora.jpg&quot; alt=&quot;&quot; style=&quot;height: 251px; width: 177px;&quot; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La vice-ministre des Affaires Sociales du Ministère du Pouvoir Populaire pour les Travaux Publics et le Logement, l’architecte Dominga Hernandez, explique que l’ensemble du secteur est concerné et que ces travaux vont avoir un impact sur l’ensemble du périmètre urbain central. Les équipes de travail se situent sur divers noyaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En plus du campement El Limón, sur l’extrémité supérieure de la route s’est installé un campement de cantines et à l’autre extrémité, el Ojo de Agua “. Au travers de ces activités se coordonnent tous les conseils communaux, équipes de travail, maitre d’œuvre, passants et ministères. Le campement s’est transformé en centre de réception des matériaux de construction. Le quartier &quot;Barrio Nuevo Tricolor&quot; fête ses trois mois d’existence dans cette zone et plus de 150 habitations&amp;#160;; soit 300 familles ont pu bénéficier du programme, explique le capitaine Ezequiel Espinoza, chargé du campement El Limón. Le porte parole ajoute qu’au début de l’an prochain, ils espèrent réaliser les travaux dans plus de 3000 maisons. Il invite toute la communauté du secteur à se rapprocher des campements et à profiter des services offerts pendant les journées sociales.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&quot;spip_document_1242 spip_documents spip_documents_right&quot; style=&quot;float: right; width: 440px;&quot;&gt; &lt;img src=&quot;http://www.larevolucionvive.org.ve/IMG/jpg/tractor.jpg&quot; alt=&quot;&quot; style=&quot;height: 287px; width: 440px;&quot; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;“Nous sommes à la première phase - réparation des façades, des toits, de la peinture, nous nous occupons aussi de problèmes ponctuels&amp;#160;: électricité, plomberie, ..” dit Andrés Ramírez, membre de l’équipe Barrio Nuevo tricolor.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Zones à risque&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Hernandez affirme que les maisons situées dans des zones à haut risque, comme celles que l’on trouve à Ojo de Agua ou Nueva Tacagua, ne seront pas réhabilitées, puisque les terrains sont très instables. “Nous discutons avec ces communautés pour pouvoir les déplacer vers des zones en dur, comme le complexe de logements &quot;Ciudad Caribia-Camino de los Indios&quot;, déjà bien avancé”.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour eux, un recensement complet des habitants qui vivent dans des zones à haut risque a été entrepris. Ainsi, on évite que les personnes déjà été indemnisées ne reçoivent à nouveau un logement. “Les logements de transfert de Fuerte Tiuna sont déjà totalement occupés mais nous achéverons bientôt des logements de transfert à La Guaira qui permettront le transfert des familles. Ces zones seront reboisées et les familles seront relogées de manière humaine, amicale, pour ne pas rompre brutalement avec leur vie antérieure” ajoute Hernandez.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le Gouvernement totalement impliqué à El Limón&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Diverses institutions gouvernementales accompagnent les efforts du Barrio Nuevo Tricolor pour promouvoir des services utiles à la communauté. Les campements reçcoivent aussi l’appui du gouvernement avec la mission &quot;barrio Nuevo tricolor&quot; mais également celui du ministère du logement (MOPVI), de la mission Barrio Adentro ainsi que des services administratifs locaux et nationaux comme le recensement, l’Etat civil, les cartes électorales, l´état-civil, l’administration anti-drogues, etc ...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Source&amp;#160;: RNV / Courrier de l’Orénoque&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Traduction&amp;#160;: Grégoire Souchay pour&amp;#160;: &lt;a href=&quot;http://www.larevolucionvive.org.ve/&quot; class=&quot;spip_out&quot;&gt;http://www.larevolucionvive.org.ve&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;</description>
            <pubDate>Thu, 29 Oct 2009 07:04:28 +0100</pubDate>
        </item>
        <item>
            <title>HONDURAS : encore un syndicaliste assassin par la dictature (Presse Web RNV)</title>
            <link>http://www.sbqc.org/sbqhov2/index.php?module=newsmodule&amp;action=view&amp;id=572&amp;src=@random48d796c6b7414</link>
            <description>&lt;div class=&quot;article-date&quot;&gt;19 octobre 2009. Le Front National contre le coup d&amp;rsquo;&amp;Eacute;tat au Honduras a condamn&amp;eacute; ce dimanche l&amp;rsquo;assassinat du dirigeant syndical Jairo S&amp;aacute;nchez, mort samedi d&amp;rsquo;un tir des forces militaires putchiste re&amp;ccedil;u le 22 septembre dernier pendant une manifestation.
&lt;div class=&quot;article-corps&quot;&gt;
&lt;div id=&quot;article-complet&quot; class=&quot;article-texte&quot;&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;S&amp;aacute;nchez et des centaines de citoyen(ne)es ont &amp;eacute;t&amp;eacute; r&amp;eacute;prim&amp;eacute;(e)s par les organismes de s&amp;eacute;curit&amp;eacute; aux ordres du r&amp;eacute;gime putschiste dans un quartier de Tegucigalpa du nom de San Francisco. Des organisations de d&amp;eacute;fense des droits de l&amp;rsquo;Homme ont d&amp;eacute;nonc&amp;eacute; les blessures par balle de six autres personnes durant ces &amp;eacute;v&amp;eacute;nements.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;La victime &amp;eacute;tait le coordinateur et pr&amp;eacute;sident du Syndicat de Travailleurs de l&amp;rsquo;Institut de Formation Professionnelle (Sitrainfop), a inform&amp;eacute; le dirigeant du Front de R&amp;eacute;sistance, Juan Barahona, qui a affirm&amp;eacute; que ce nouveau d&amp;eacute;c&amp;egrave;s fait partie de l&amp;rsquo;effort des putschistes pour &amp;laquo;&amp;nbsp;paralyser par la terreur la r&amp;eacute;sistance populaire&amp;nbsp;&amp;raquo;.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&amp;laquo;&amp;nbsp;Ils lui ont tir&amp;eacute; au visage, ils l&amp;rsquo;ont op&amp;eacute;r&amp;eacute; mais ils n&amp;rsquo;ont pas pu extraire la balle log&amp;eacute;e dans une zone tr&amp;egrave;s sensible et il en est mort&amp;nbsp;&amp;raquo;, a d&amp;eacute;clar&amp;eacute; Barahona.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;S&amp;aacute;nchez a re&amp;ccedil;u le tir en plein &amp;eacute;tat de si&amp;egrave;ge d&amp;eacute;cr&amp;eacute;t&amp;eacute; par Robert Micheletti et une &amp;eacute;quipe militaire, install&amp;eacute;s au pouvoir dans ce pays &amp;aacute; la suite d&amp;rsquo;un coup d&amp;rsquo;&amp;Eacute;tat le 28 juin dernier, lorsqu&amp;rsquo;un raid militaire appuy&amp;eacute; par le Pentagone leur permit d&amp;rsquo;expulser le pr&amp;eacute;sident du Honduras Manuel Zelaya.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Ce dimanche se poursuivront les manifestations contre le r&amp;eacute;gime, malgr&amp;eacute; la r&amp;eacute;pression polici&amp;egrave;re, a indiqu&amp;eacute; Barahona.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le coordinateur g&amp;eacute;n&amp;eacute;ral a inform&amp;eacute; qu&amp;rsquo;&amp;agrave; partir du 08:00 heures (13H00 GMT) la direction nationale se r&amp;eacute;unira pour analyser l&amp;rsquo;&amp;eacute;volution de la crise. Il a ajout&amp;eacute; que depuis midi se d&amp;eacute;roule une assembl&amp;eacute;e avec les bases pour continuer &amp;agrave; d&amp;eacute;battre des actions &amp;agrave; effectuer dans les prochains jours, pour continuer la r&amp;eacute;sistance pacifique et pour obtenir la restitution de Zelaya.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Barahona a affirm&amp;eacute; avoir peu d&amp;rsquo;espoirs que le dialogue entam&amp;eacute; le 7 octobre entre des repr&amp;eacute;sentants de Zelaya et le gouvernement ill&amp;eacute;gitime conduit &amp;agrave; une solution n&amp;eacute;goci&amp;eacute;e du conflit.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Il a assur&amp;eacute; que d&amp;egrave;s le premier jour des conversations auxquelles il a pris part jusqu&amp;rsquo;&amp;agrave; mardi dernier, il a per&amp;ccedil;u que Micheletti ne voulait pas c&amp;eacute;der le pouvoir. &amp;laquo;&amp;nbsp;Pourvu que je me soit tromp&amp;eacute; et que le pr&amp;eacute;sident Zelaya puisse &amp;ecirc;tre restitu&amp;eacute; dans le mandat pour lequel le peuple l&amp;rsquo;a choisi&amp;nbsp;&amp;raquo;, il a signal&amp;eacute;. Les discussions continueront ce dimanche, &amp;agrave; quelques heures du terme du nouveau d&amp;eacute;lai accord&amp;eacute; par le pr&amp;eacute;sident Zelaya jusqu&amp;rsquo;&amp;agrave; lundi, pour qu&amp;rsquo;on arrive &amp;agrave; une d&amp;eacute;cision.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;dimanche 18 octobre 2009&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Source&amp;nbsp;: &lt;a class=&quot;spip_out&quot; href=&quot;http://www.rnv.gov.ve/noticias/index.php?act=ST&amp;amp;f=29&amp;amp;t=110906&quot;&gt;Presse Web RNV&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;a class=&quot;spip_out&quot; href=&quot;http://www.larevolucionvive.org.ve/spip.php?article475&amp;amp;lang=fr&quot;&gt;http://www.larevolucionvive.org.ve/spip.php?article475&amp;amp;lang=fr&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;</description>
            <pubDate>Thu, 29 Oct 2009 07:01:24 +0100</pubDate>
        </item>
        <item>
            <title>Les Etats-Unis condamns  lONU pour le blocus contre Cuba (pour la 18me anne conscutive)</title>
            <link>http://www.sbqc.org/sbqhov2/index.php?module=newsmodule&amp;action=view&amp;id=571&amp;src=@random48d796c6b7414</link>
            <description>&lt;div class=&quot;article-corps&quot;&gt;
&lt;div id=&quot;article-complet&quot; class=&quot;article-texte&quot;&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;AMBASSADE DE CUBA EN FRANCE - COMMUNIQUE DE PRESSE&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;L&amp;rsquo;Assembl&amp;eacute;e G&amp;eacute;n&amp;eacute;rale de l&amp;rsquo;ONU condamne le blocus des Etats Unis contre Cuba.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Par la dix-huiti&amp;egrave;me ann&amp;eacute;e cons&amp;eacute;cutive, le blocus des Etats Unis contre Cuba a re&amp;ccedil;u une nouvelle et large condamnation &amp;agrave; l&amp;rsquo;Assembl&amp;eacute;e G&amp;eacute;n&amp;eacute;rale des Nations Unies.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;La r&amp;eacute;solution intitul&amp;eacute;e &amp;laquo;&amp;nbsp;N&amp;eacute;cessit&amp;eacute; de mettre fin au blocus &amp;eacute;conomique, commercial et financier impos&amp;eacute; par les Etats Unis d&amp;rsquo;Am&amp;eacute;rique contre Cuba&amp;nbsp;&amp;raquo; a &amp;eacute;t&amp;eacute; adopt&amp;eacute; ce 28 octobre par la voix favorable de 187 nations, 3 contre (Les Etat Unies, Isra&amp;euml;l et Palau) et 2 abstentions (La Micron&amp;eacute;sie et Les &amp;Icirc;les Marshall ).&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le 4 novembre 1992 lors de la 47&amp;egrave;me session ordinaire, l&amp;rsquo;organe principal de l&amp;rsquo;ONU a adopt&amp;eacute; par 59 voix en faveur, trois contre et 71 abstentions, une premi&amp;egrave;re r&amp;eacute;solution de refus de ce blocus qui cet ann&amp;eacute;e a &amp;eacute;t&amp;eacute; presque unanime.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le blocus &amp;eacute;conomique, commercial et financier des Etats Unis contre Cuba depuis 50 ans, constitue l&amp;rsquo;obstacle principal au d&amp;eacute;veloppement du pays. Ses d&amp;eacute;g&amp;acirc;ts directs, jusqu&amp;rsquo;&amp;agrave; d&amp;eacute;cembre 2008, d&amp;eacute;passent les 96 milliards de dollars, un montant qui attendrait le chiffre de 236 milliards, si les calculs &amp;eacute;taient faits sur les prix actuels du dollar am&amp;eacute;ricain.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Il ne s&amp;rsquo;agit pas d&amp;rsquo;une question bilat&amp;eacute;rale entre notre pays et les Etats Unis. Il a une &amp;eacute;vidente application extraterritoriale qui g&amp;egrave;ne d&amp;rsquo;une mani&amp;egrave;re significative beaucoup d&amp;rsquo;autres Etats y compris la France et d&amp;rsquo;autres pays europ&amp;eacute;ens.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Cuba a obtenu encore un fois le soutien de la communaut&amp;eacute; internationale et il exige donc aux Etats Unis la lev&amp;eacute;e imm&amp;eacute;diate du blocus.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Paris, 28 de octobre de 2009&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;EN COMPLEMENT&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;Votes aux Assembl&amp;eacute;es G&amp;eacute;n&amp;eacute;rales des Nations-Unies sur  la n&amp;eacute;cessit&amp;eacute; de cesser le blocus des Etats-Unis contre Cuba&lt;/h3&gt;
&lt;table cellspacing=&quot;0&quot; cellpadding=&quot;2&quot; border=&quot;1&quot; style=&quot;padding: 4px;&quot; class=&quot;td-centre&quot;&gt;
    &lt;tbody&gt;
        &lt;tr&gt;
            &lt;td align=&quot;center&quot; style=&quot;padding: 4px;&quot;&gt;Ann&amp;eacute;e&lt;/td&gt;
            &lt;td style=&quot;padding: 4px;&quot;&gt;Date&lt;/td&gt;
            &lt;td align=&quot;center&quot; style=&quot;padding: 4px;&quot;&gt;Pour&lt;/td&gt;
            &lt;td align=&quot;center&quot; style=&quot;padding: 4px;&quot;&gt;Contre&lt;/td&gt;
            &lt;td style=&quot;padding: 4px;&quot;&gt;votant contre&lt;/td&gt;
        &lt;/tr&gt;
        &lt;tr&gt;
            &lt;td align=&quot;center&quot; style=&quot;padding: 4px;&quot;&gt;1992&lt;/td&gt;
            &lt;td style=&quot;padding: 4px;&quot;&gt;24 Novembre&lt;/td&gt;
            &lt;td align=&quot;center&quot; style=&quot;padding: 4px;&quot;&gt;59&lt;/td&gt;
            &lt;td align=&quot;center&quot; style=&quot;padding: 4px;&quot;&gt;2&lt;/td&gt;
            &lt;td style=&quot;padding: 4px;&quot;&gt;Etats-Unis, Israel&lt;/td&gt;
        &lt;/tr&gt;
        &lt;tr&gt;
            &lt;td align=&quot;center&quot; style=&quot;padding: 4px;&quot;&gt;1993&lt;/td&gt;
            &lt;td style=&quot;padding: 4px;&quot;&gt;3 Novembre&lt;/td&gt;
            &lt;td align=&quot;center&quot; style=&quot;padding: 4px;&quot;&gt;88&lt;/td&gt;
            &lt;td align=&quot;center&quot; style=&quot;padding: 4px;&quot;&gt;4&lt;/td&gt;
            &lt;td style=&quot;padding: 4px;&quot;&gt;Etats-Unis, Israel, Albanie, Paraguay&lt;/td&gt;
        &lt;/tr&gt;
        &lt;tr&gt;
            &lt;td align=&quot;center&quot; style=&quot;padding: 4px;&quot;&gt;1994&lt;/td&gt;
            &lt;td style=&quot;padding: 4px;&quot;&gt;26 Octobre&lt;/td&gt;
            &lt;td align=&quot;center&quot; style=&quot;padding: 4px;&quot;&gt;101&lt;/td&gt;
            &lt;td align=&quot;center&quot; style=&quot;padding: 4px;&quot;&gt;2&lt;/td&gt;
            &lt;td style=&quot;padding: 4px;&quot;&gt;Etats-Unis, Israel&lt;/td&gt;
        &lt;/tr&gt;
        &lt;tr&gt;
            &lt;td align=&quot;center&quot; style=&quot;padding: 4px;&quot;&gt;1995&lt;/td&gt;
            &lt;td style=&quot;padding: 4px;&quot;&gt;2 Novembre&lt;/td&gt;
            &lt;td align=&quot;center&quot; style=&quot;padding: 4px;&quot;&gt;117&lt;/td&gt;
            &lt;td align=&quot;center&quot; style=&quot;padding: 4px;&quot;&gt;3&lt;/td&gt;
            &lt;td style=&quot;padding: 4px;&quot;&gt;Etats-Unis, Israel, Ouzb&amp;eacute;kistan&lt;/td&gt;
        &lt;/tr&gt;
        &lt;tr&gt;
            &lt;td align=&quot;center&quot; style=&quot;padding: 4px;&quot;&gt;1996&lt;/td&gt;
            &lt;td style=&quot;padding: 4px;&quot;&gt;12 Novembre&lt;/td&gt;
            &lt;td align=&quot;center&quot; style=&quot;padding: 4px;&quot;&gt;138&lt;/td&gt;
            &lt;td align=&quot;center&quot; style=&quot;padding: 4px;&quot;&gt;3&lt;/td&gt;
            &lt;td style=&quot;padding: 4px;&quot;&gt;Etats-Unis, Israel, Ouzb&amp;eacute;kistan&lt;/td&gt;
        &lt;/tr&gt;
        &lt;tr&gt;
            &lt;td align=&quot;center&quot; style=&quot;padding: 4px;&quot;&gt;1997&lt;/td&gt;
            &lt;td style=&quot;padding: 4px;&quot;&gt;Octobre&lt;/td&gt;
            &lt;td align=&quot;center&quot; style=&quot;padding: 4px;&quot;&gt;143&lt;/td&gt;
            &lt;td align=&quot;center&quot; style=&quot;padding: 4px;&quot;&gt;3&lt;/td&gt;
            &lt;td style=&quot;padding: 4px;&quot;&gt;Etats-Unis, Israel, Ouzb&amp;eacute;kistan&lt;/td&gt;
        &lt;/tr&gt;
        &lt;tr&gt;
            &lt;td align=&quot;center&quot; style=&quot;padding: 4px;&quot;&gt;1998&lt;/td&gt;
            &lt;td style=&quot;padding: 4px;&quot;&gt;Octobre&lt;/td&gt;
            &lt;td align=&quot;center&quot; style=&quot;padding: 4px;&quot;&gt;157&lt;/td&gt;
            &lt;td align=&quot;center&quot; style=&quot;padding: 4px;&quot;&gt;2&lt;/td&gt;
            &lt;td style=&quot;padding: 4px;&quot;&gt;Etats-Unis, Israel&lt;/td&gt;
        &lt;/tr&gt;
        &lt;tr&gt;
            &lt;td align=&quot;center&quot; style=&quot;padding: 4px;&quot;&gt;1999&lt;/td&gt;
            &lt;td style=&quot;padding: 4px;&quot;&gt;Novembre&lt;/td&gt;
            &lt;td align=&quot;center&quot; style=&quot;padding: 4px;&quot;&gt;155&lt;/td&gt;
            &lt;td align=&quot;center&quot; style=&quot;padding: 4px;&quot;&gt;2&lt;/td&gt;
            &lt;td style=&quot;padding: 4px;&quot;&gt;Etats-Unis, Israel&lt;/td&gt;
        &lt;/tr&gt;
        &lt;tr&gt;
            &lt;td align=&quot;center&quot; style=&quot;padding: 4px;&quot;&gt;2000&lt;/td&gt;
            &lt;td style=&quot;padding: 4px;&quot;&gt;Novembre&lt;/td&gt;
            &lt;td align=&quot;center&quot; style=&quot;padding: 4px;&quot;&gt;167&lt;/td&gt;
            &lt;td align=&quot;center&quot; style=&quot;padding: 4px;&quot;&gt;3&lt;/td&gt;
            &lt;td style=&quot;padding: 4px;&quot;&gt;Etats-Unis, Israel, Iles Marshall&lt;/td&gt;
        &lt;/tr&gt;
        &lt;tr&gt;
            &lt;td align=&quot;center&quot; style=&quot;padding: 4px;&quot;&gt;2001&lt;/td&gt;
            &lt;td style=&quot;padding: 4px;&quot;&gt;Novembre&lt;/td&gt;
            &lt;td align=&quot;center&quot; style=&quot;padding: 4px;&quot;&gt;167&lt;/td&gt;
            &lt;td align=&quot;center&quot; style=&quot;padding: 4px;&quot;&gt;3&lt;/td&gt;
            &lt;td style=&quot;padding: 4px;&quot;&gt;Etats-Unis, Israel, Iles Marshall&lt;/td&gt;
        &lt;/tr&gt;
        &lt;tr&gt;
            &lt;td align=&quot;center&quot; style=&quot;padding: 4px;&quot;&gt;2002&lt;/td&gt;
            &lt;td style=&quot;padding: 4px;&quot;&gt;Novembre&lt;/td&gt;
            &lt;td align=&quot;center&quot; style=&quot;padding: 4px;&quot;&gt;173&lt;/td&gt;
            &lt;td align=&quot;center&quot; style=&quot;padding: 4px;&quot;&gt;3&lt;/td&gt;
            &lt;td style=&quot;padding: 4px;&quot;&gt;Etats-Unis, Israel, Iles Marshall&lt;/td&gt;
        &lt;/tr&gt;
        &lt;tr&gt;
            &lt;td align=&quot;center&quot; style=&quot;padding: 4px;&quot;&gt;2003&lt;/td&gt;
            &lt;td style=&quot;padding: 4px;&quot;&gt;Novembre&lt;/td&gt;
            &lt;td align=&quot;center&quot; style=&quot;padding: 4px;&quot;&gt;179&lt;/td&gt;
            &lt;td align=&quot;center&quot; style=&quot;padding: 4px;&quot;&gt;3&lt;/td&gt;
            &lt;td style=&quot;padding: 4px;&quot;&gt;Etats-Unis, Israel, Iles Marshall&lt;/td&gt;
        &lt;/tr&gt;
        &lt;tr&gt;
            &lt;td align=&quot;center&quot; style=&quot;padding: 4px;&quot;&gt;2004&lt;/td&gt;
            &lt;td style=&quot;padding: 4px;&quot;&gt;Octobre&lt;/td&gt;
            &lt;td align=&quot;center&quot; style=&quot;padding: 4px;&quot;&gt;179&lt;/td&gt;
            &lt;td align=&quot;center&quot; style=&quot;padding: 4px;&quot;&gt;4&lt;/td&gt;
            &lt;td style=&quot;padding: 4px;&quot;&gt;Etats-Unis, Israel, Iles Marshall, Palau&lt;/td&gt;
        &lt;/tr&gt;
        &lt;tr&gt;
            &lt;td align=&quot;center&quot; style=&quot;padding: 4px;&quot;&gt;2005&lt;/td&gt;
            &lt;td style=&quot;padding: 4px;&quot;&gt;Novembre&lt;/td&gt;
            &lt;td align=&quot;center&quot; style=&quot;padding: 4px;&quot;&gt;182&lt;/td&gt;
            &lt;td align=&quot;center&quot; style=&quot;padding: 4px;&quot;&gt;4&lt;/td&gt;
            &lt;td style=&quot;padding: 4px;&quot;&gt;Etats-Unis, Israel, Iles Marshall, Palau&lt;/td&gt;
        &lt;/tr&gt;
        &lt;tr&gt;
            &lt;td align=&quot;center&quot; style=&quot;padding: 4px;&quot;&gt;2006&lt;/td&gt;
            &lt;td style=&quot;padding: 4px;&quot;&gt;Novembre&lt;/td&gt;
            &lt;td align=&quot;center&quot; style=&quot;padding: 4px;&quot;&gt;183&lt;/td&gt;
            &lt;td align=&quot;center&quot; style=&quot;padding: 4px;&quot;&gt;4&lt;/td&gt;
            &lt;td style=&quot;padding: 4px;&quot;&gt;Etats-Unis, Israel, Iles Marshall, Palau&lt;/td&gt;
        &lt;/tr&gt;
        &lt;tr&gt;
            &lt;td align=&quot;center&quot; style=&quot;padding: 4px;&quot;&gt;2007&lt;/td&gt;
            &lt;td style=&quot;padding: 4px;&quot;&gt;Novembre&lt;/td&gt;
            &lt;td align=&quot;center&quot; style=&quot;padding: 4px;&quot;&gt;184&lt;/td&gt;
            &lt;td align=&quot;center&quot; style=&quot;padding: 4px;&quot;&gt;4&lt;/td&gt;
            &lt;td style=&quot;padding: 4px;&quot;&gt;Etats-Unis, Israel, Iles Marshall, Palau&lt;/td&gt;
        &lt;/tr&gt;
        &lt;tr&gt;
            &lt;td align=&quot;center&quot; style=&quot;padding: 4px;&quot;&gt;2008&lt;/td&gt;
            &lt;td style=&quot;padding: 4px;&quot;&gt;Octobre&lt;/td&gt;
            &lt;td align=&quot;center&quot; style=&quot;padding: 4px;&quot;&gt;185&lt;/td&gt;
            &lt;td align=&quot;center&quot; style=&quot;padding: 4px;&quot;&gt;3&lt;/td&gt;
            &lt;td style=&quot;padding: 4px;&quot;&gt;Etats-Unis, Israel, Palau&lt;/td&gt;
        &lt;/tr&gt;
        &lt;tr&gt;
            &lt;td align=&quot;center&quot; style=&quot;padding: 4px;&quot;&gt;2009&lt;/td&gt;
            &lt;td style=&quot;padding: 4px;&quot;&gt;Octobre&lt;/td&gt;
            &lt;td align=&quot;center&quot; style=&quot;padding: 4px;&quot;&gt;187&lt;/td&gt;
            &lt;td align=&quot;center&quot; style=&quot;padding: 4px;&quot;&gt;3&lt;/td&gt;
            &lt;td style=&quot;padding: 4px;&quot;&gt;Etats-Unis, Israel, Palau&lt;/td&gt;
        &lt;/tr&gt;
    &lt;/tbody&gt;
&lt;/table&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;img width=&quot;16&quot; height=&quot;16&quot; align=&quot;middle&quot; class=&quot;bullet&quot; src=&quot;http://www.legrandsoir.info/squelettes/img_comments.gif&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;&lt;/p&gt;</description>
            <pubDate>Thu, 29 Oct 2009 07:00:32 +0100</pubDate>
        </item>
        <item>
            <title>Des mdias alternatifs pour une grande cause (William GRISBY VADO, legrandsoir.info)</title>
            <link>http://www.sbqc.org/sbqhov2/index.php?module=newsmodule&amp;action=view&amp;id=565&amp;src=@random48d796c6b7414</link>
            <description>&lt;p&gt;13 octobre 2009. &amp;laquo;&amp;nbsp;Les m&amp;eacute;dias de communication sont avant tout des entreprises, des corporations, qui cherchent &amp;agrave; g&amp;eacute;n&amp;eacute;rer du profit. Et &amp;agrave; la diff&amp;eacute;rence du pouvoir politique, celui des m&amp;eacute;dias n&amp;rsquo;est pas soumis &amp;agrave; des limites, ni aux r&amp;egrave;gles strictes de transparence qui sont exig&amp;eacute;es pour les politiques. Il est urgent que nous comprenions que nous devons &amp;ecirc;tre tr&amp;egrave;s prudents quant &amp;agrave; la pr&amp;eacute;tention de certains m&amp;eacute;dias de s&amp;rsquo;arroger la repr&amp;eacute;sentation de l&amp;rsquo;int&amp;eacute;r&amp;ecirc;t public, et de se substituer dans cette fonction aux repr&amp;eacute;sentants d&amp;eacute;mocratiquement &amp;eacute;lus&amp;nbsp;&amp;raquo;.&lt;/p&gt;
&lt;div id=&quot;article-complet&quot; class=&quot;article-texte&quot;&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Ce qui pr&amp;eacute;c&amp;egrave;de n&amp;rsquo;est pas une r&amp;eacute;flexion nouvelle. Des centaines de chercheurs en sciences sociales l&amp;rsquo;ont d&amp;eacute;nonc&amp;eacute; d&amp;egrave;s le XIX&amp;egrave;me si&amp;egrave;cle, et bien qu&amp;rsquo;il reste des journalistes au service des ma&amp;icirc;tres du pouvoir m&amp;eacute;diatique qui continuent &amp;agrave; nier cette r&amp;eacute;alit&amp;eacute; et r&amp;eacute;pandent la fiction d&amp;rsquo;une presse &amp;laquo;&amp;nbsp;ind&amp;eacute;pendante&amp;nbsp;&amp;raquo;, &amp;laquo;&amp;nbsp;apolitique&amp;nbsp;&amp;raquo; et sans parti, c&amp;rsquo;est un fait incontestable. A tel point que le 26 ao&amp;ucirc;t 2009, le pr&amp;eacute;sident du Costa Rica, Oscar Arias, l&amp;rsquo;a rappel&amp;eacute;, lui qui est un personnage peu suspect de &amp;laquo;&amp;nbsp;gauchisme&amp;nbsp;&amp;raquo;.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;L&amp;eacute;nine disait que &amp;laquo;&amp;nbsp;les ouvriers savent bien, et les socialistes de tous les pays l&amp;rsquo;ont constat&amp;eacute; des millions de fois, que cette libert&amp;eacute; (de la presse) sera une mystification tant que les plus grandes imprimeries et les plus grandes r&amp;eacute;serves de papier seront entre les mains des capitalistes, et tant qu&amp;rsquo;existe le pouvoir du capital sur la presse, pouvoir qui se manifeste dans le monde entier avec une immense clart&amp;eacute;, nettet&amp;eacute; et cynisme, et d&amp;rsquo;autant plus que se d&amp;eacute;veloppent la d&amp;eacute;mocratie et le r&amp;eacute;gime r&amp;eacute;publicain, comme, par exemple, en Am&amp;eacute;rique du Nord. Les capitalistes appellent &amp;laquo;&amp;nbsp;libert&amp;eacute; de la presse&amp;nbsp;&amp;raquo; la libert&amp;eacute; de corruption de la presse par les riches, la libert&amp;eacute; d&amp;rsquo;utiliser la richesse pour fabriquer de toute pi&amp;egrave;ce et falsifier la suppos&amp;eacute;e &amp;laquo;&amp;nbsp;opinion publique&amp;nbsp;&amp;raquo;. Les d&amp;eacute;fenseurs de la &amp;laquo;&amp;nbsp;d&amp;eacute;mocratie pure&amp;nbsp;&amp;raquo; se manifestent aussi dans ce cas comme des d&amp;eacute;fenseurs du plus immonde et v&amp;eacute;nal syst&amp;egrave;me de domination des riches sur les m&amp;eacute;dias de masse, et en deviennent des menteurs qui trompent le peuple et qui, avec des phrases belles mais fausses jusqu&amp;rsquo;&amp;agrave; la moelle, le d&amp;eacute;tournent de la t&amp;acirc;che historique concr&amp;egrave;te de lib&amp;eacute;rer la presse de sa soumission au capital&amp;nbsp;&amp;raquo;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Qu&amp;rsquo;ont Arias et L&amp;eacute;nine en commun pour que chacun, au d&amp;eacute;part de positions de classe antagonistes, aboutissent &amp;agrave; des conclusions semblables&amp;nbsp;?&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;En 1880, &amp;agrave; New-York, le journaliste John Swinton confessait que &amp;laquo;&amp;nbsp;&lt;em class=&quot;spip&quot;&gt;le travail des journalistes consiste &amp;agrave; utiliser le mensonge pur et simple, pervertir, diffamer et adorer le &amp;laquo;&amp;nbsp;Mammon&amp;nbsp;&amp;raquo; (l&amp;rsquo;argent) &amp;agrave; ses pieds, pour d&amp;eacute;truire la v&amp;eacute;rit&amp;eacute;, et pour vendre son pays et son humanit&amp;eacute; pour manger chaque jour. Cela vous le savez et je le sais, mais quelle est cette illusion de c&amp;eacute;l&amp;eacute;brer une presse ind&amp;eacute;pendante&amp;nbsp;? Nous sommes les instruments et les vassaux de ces riches qui se cachent dans les coulisses. Nous sommes des marionnettes pour ceux qui en tirent les ficelles, et nous dansons. Nos talents, nos potentiels et nos vies sont propri&amp;eacute;t&amp;eacute;s d&amp;rsquo;autres hommes. Nous sommes des prostitu&amp;eacute;s intellectuels&lt;/em&gt;&amp;nbsp;&amp;raquo;.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Deborah Davis, dans son livre &amp;laquo;&amp;nbsp;Katherine The Great&amp;nbsp;&amp;raquo; (1991), raconte qu&amp;rsquo;un agent de la CIA a r&amp;eacute;v&amp;eacute;l&amp;eacute; que les agents &amp;laquo;&amp;nbsp;peuvent trouver des journalistes moins chers qu&amp;rsquo;une bonne prostitu&amp;eacute;e, pour 200 dollars le mois&amp;nbsp;&amp;raquo;.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Pour sa part l&amp;rsquo;ex-directeur de la CIA (1973-1976), William Colby, affirmait- avec un brin d&amp;rsquo;orgueil- que la centrale &amp;laquo;&amp;nbsp;&lt;em class=&quot;spip&quot;&gt;contr&amp;ocirc;lait tout ce qu&amp;rsquo;il y avait d&amp;rsquo;important dans les moyens de communication&lt;/em&gt;&amp;nbsp;&amp;raquo;. A peu pr&amp;egrave;s rien n&amp;rsquo;a chang&amp;eacute; dans ces m&amp;eacute;dias de communication convertis en toutes-puissantes corporations multinationales, devenant m&amp;ecirc;me une expression du pouvoir du capitalisme.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Tous ces commentaires d&amp;eacute;crivent la r&amp;eacute;alit&amp;eacute; de la soci&amp;eacute;t&amp;eacute; capitaliste &amp;agrave; toutes les &amp;eacute;poques, et le Nicaragua ne fait pas exception. Il reste des vassaux, des marionnettes, des prostitu&amp;eacute;s intellectuels, donc l&amp;rsquo;objectif imp&amp;eacute;rieux est de d&amp;eacute;truire la possibilit&amp;eacute; qu&amp;rsquo;a le pays actuellement de r&amp;eacute;soudre ses probl&amp;egrave;mes structurels (faim, ignorance, mortalit&amp;eacute;, retard, ch&amp;ocirc;mage).&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Un des commentaires que l&amp;rsquo;on entend le plus souvent &amp;agrave; l&amp;rsquo;ext&amp;eacute;rieur, c&amp;rsquo;est que les journalistes ne savent pas ce qui se passe au Nicaragua, ni &amp;agrave; qui se fier. Ils se sentent sujets &amp;agrave; la confusion entre autres raisons parce que lorsqu&amp;rsquo;on lit la version digitale des journaux d&amp;rsquo;opposition, on croit que le pays va droit au chaos, qu&amp;rsquo;il subit une dictature, qu&amp;rsquo;il y a de la r&amp;eacute;pression et des pers&amp;eacute;cutions politiques, que le gouvernement est corrompu et incapable, que la population appauvrie a &amp;eacute;t&amp;eacute; abandonn&amp;eacute;e &amp;agrave; son triste sort, que les nicaraguayens sont dans un &amp;eacute;tat pire que jamais. En somme, ils ont cr&amp;eacute;&amp;eacute; leur propre pays, une r&amp;eacute;alit&amp;eacute; virtuelle accommod&amp;eacute;e exactement pour leurs int&amp;eacute;r&amp;ecirc;ts, et dont l&amp;rsquo;unique objectif est de harceler et faire tomber un gouvernement d&amp;eacute;mocratiquement &amp;eacute;lu.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le pr&amp;eacute;sident &amp;eacute;quatorien Rafael Correa a signal&amp;eacute; que &amp;laquo;&amp;nbsp;nous avons vaincu ceux qui ont d&amp;eacute;tenu le pouvoir pour l&amp;rsquo;exercer en faveur des privil&amp;eacute;gi&amp;eacute;s, mais pas le pouvoir lui-m&amp;ecirc;me. Il y a toujours des pouvoirs factuels. Et surtout ce terrible pouvoir qu&amp;rsquo;est le pouvoir de l&amp;rsquo;information&amp;nbsp;&amp;raquo;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;La journaliste et &amp;eacute;crivain espagnole Maria Toledano affirme qu  &amp;laquo;&amp;nbsp;&lt;em class=&quot;spip&quot;&gt;il existe une relation historique, connue, qui unit information et pouvoir. C&amp;rsquo;est une relation stable, propre, ordonn&amp;eacute;e comme un saint sacrement, comme un bon petit mariage bourgeois. Les entreprises propri&amp;eacute;taires des grands moyens de communication (qui &amp;agrave; leur tour d&amp;eacute;tiennent une infinit&amp;eacute; d&amp;rsquo;autres entreprises multinationales) d&amp;eacute;cident, en accord avec leurs int&amp;eacute;r&amp;ecirc;ts et ceux de leurs annonceurs, de ce qui se publie, comment et quand. Les filtres (qui se trompent rarement) sont fix&amp;eacute;s par les directives, v&amp;eacute;ritables lignes de transmission &amp;ndash; chiens de la presse &amp;ndash; de leur actionnariat et r&amp;eacute;pondent aux spectateurs sans d&amp;eacute;fense avec une petite dose de vraisemblance (un regard apparemment innocent sur le monde) qui n&amp;rsquo;a rien &amp;agrave; voir avec la v&amp;eacute;rit&amp;eacute; des faits d&amp;eacute;crits, ni avec le principe de base &amp;ndash; r&amp;eacute;p&amp;eacute;t&amp;eacute; par eux-m&amp;ecirc;mes jusqu&amp;rsquo;&amp;agrave; plus soif &amp;ndash; de l&amp;rsquo;objectivit&amp;eacute;&lt;/em&gt;&amp;nbsp;&amp;raquo;.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Le facteur peur&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Depuis que la soci&amp;eacute;t&amp;eacute; est divis&amp;eacute;e en classes sociales, le principal facteur de domination des unes sur les autres a toujours &amp;eacute;t&amp;eacute; la peur. Le psychiatre et &amp;eacute;crivain argentin Pacho O&amp;rsquo;Donnel, dans son livre &amp;laquo;&amp;nbsp;&lt;em class=&quot;spip&quot;&gt;La sociedad de los medios&amp;nbsp;&amp;raquo; (2009), d&amp;eacute;crit ce sentiment qui paralyse et r&amp;eacute;duit les m&amp;eacute;canismes humains de d&amp;eacute;fense naturelle comme &amp;laquo;&amp;nbsp;le plus puissant des m&amp;eacute;canismes pour influer sur la conduite des personnes. Pour cela les peurs sont fabriqu&amp;eacute;es au fur et &amp;agrave; mesure des n&amp;eacute;cessit&amp;eacute;s politiques et &amp;eacute;conomiques des &amp;eacute;lites qui gouvernent. La peur de la mort est la base de toutes les autres. Mais il y en a d&amp;rsquo;autres. Et elles semblent li&amp;eacute;es les unes aux autres. Elles d&amp;eacute;pendent les unes des autres et se renforcent l&amp;rsquo;une l&amp;rsquo;autre&amp;nbsp;: la peur d&amp;rsquo;&amp;ecirc;tre diff&amp;eacute;rent, de perdre ce que l&amp;rsquo;on a, du futur, de ne pas &amp;ecirc;tre aim&amp;eacute;, de l&amp;rsquo;&amp;eacute;chec, de la souffrance, de la folie, de l&amp;rsquo;ins&amp;eacute;curit&amp;eacute; urbaine, de la vieillesse, de la solitude&lt;/em&gt;&amp;nbsp;&amp;raquo;.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;O&amp;rsquo;Donnel affirme que le facteur peur a saisi pratiquement toute la plan&amp;egrave;te depuis l&amp;rsquo;h&amp;eacute;g&amp;eacute;monie de l&amp;rsquo;imp&amp;eacute;rialisme nord-am&amp;eacute;ricain et de ses affili&amp;eacute;s, &amp;laquo;&amp;nbsp;&lt;em class=&quot;spip&quot;&gt;et le d&amp;eacute;veloppement des techniques modernes de communication massive qui ont permis d&amp;rsquo;infiltrer les &amp;eacute;l&amp;eacute;ments du cocktail &amp;laquo;&amp;nbsp;menaces et dangers&amp;nbsp;&amp;raquo; dans chaque foyer du monde. La grippe A, comme tant d&amp;rsquo;autres &amp;laquo;&amp;nbsp;menaces&amp;nbsp;&amp;raquo;, fait partie de ce panel de peurs fabriqu&amp;eacute;es de fa&amp;ccedil;on industrielle, de fa&amp;ccedil;on syst&amp;eacute;matique, par les ma&amp;icirc;tres du monde&lt;/em&gt;&amp;nbsp;&amp;raquo;.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Toledano se demande&amp;nbsp;: &amp;laquo;&amp;nbsp;&lt;em class=&quot;spip&quot;&gt;Quel contre pouvoir informatif peut garantir la qualit&amp;eacute; et la v&amp;eacute;racit&amp;eacute; des informations diffus&amp;eacute;es, si ceux en qui nous avons d&amp;eacute;pos&amp;eacute; notre confiance mentent&amp;nbsp;?&lt;/em&gt;&amp;nbsp;&amp;raquo;.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;L&amp;eacute;nine croyait que la presse socialiste devait &amp;ecirc;tre &amp;laquo;&amp;nbsp;&lt;em class=&quot;spip&quot;&gt;un moyen d&amp;rsquo;&amp;eacute;ducation et de coh&amp;eacute;sion entre les classes r&amp;eacute;ellement avanc&amp;eacute;es&lt;/em&gt;&amp;nbsp;&amp;raquo;, et que &amp;laquo;&amp;nbsp;&lt;em class=&quot;spip&quot;&gt;quand les masses connaissent tout, elles peuvent &amp;eacute;mettre des jugements sur tout et se r&amp;eacute;soudre consciemment &amp;agrave; tout&lt;/em&gt;&amp;nbsp;&amp;raquo;.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;L&amp;rsquo;uruguayo-v&amp;eacute;n&amp;eacute;zu&amp;eacute;lien Aram Ahoronian, un des fondateurs de teleSUR, met en garde cependant contre un des plus graves dangers des m&amp;eacute;dias alternatifs&amp;nbsp;: &amp;laquo;&amp;nbsp;&lt;em class=&quot;spip&quot;&gt;il ne sert &amp;agrave; rien d&amp;rsquo;avoir de nouveaux m&amp;eacute;dias, de nouvelles t&amp;eacute;l&amp;eacute;s, si nous n&amp;rsquo;avons pas de nouveaux contenus, si nous continuons &amp;agrave; copier les formes dominantes. Il ne sert &amp;agrave; rien d&amp;rsquo;avoir de nouveaux m&amp;eacute;dias si nous ne croyons pas &amp;agrave; la n&amp;eacute;cessit&amp;eacute; de nous voir avec nos propres yeux. Parce que lancer des m&amp;eacute;dias nouveaux pour r&amp;eacute;p&amp;eacute;ter le message de l&amp;rsquo;ennemi, c&amp;rsquo;est &amp;ecirc;tre complice de l&amp;rsquo;ennemi&lt;/em&gt;&amp;nbsp;&amp;raquo;.&lt;/p&gt;
&lt;div align=&quot;center&quot;&gt;&lt;!-- htmlA --&gt;&lt;span class=&quot;spip_document_4244 spip_documents spip_documents_center&quot;&gt; &lt;img width=&quot;400&quot; height=&quot;267&quot; class=&quot;&quot; style=&quot;height: 267px; width: 400px;&quot; alt=&quot;&quot; src=&quot;http://www.legrandsoir.info/local/cache-vignettes/L400xH267/bus_LGS-d14b3.jpg&quot; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;!-- htmlB --&gt;&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;Pr&amp;eacute;cision (juste au cas o&amp;ugrave;)&amp;nbsp;: ceci est un montage&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Cr&amp;eacute;dibilit&amp;eacute;, compromis, critique&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Au Nicaragua, les m&amp;eacute;dias alternatifs au pouvoir corporatif ont 30 ans d&amp;rsquo;histoire&amp;nbsp;: ils sont le fruit de la R&amp;eacute;volution. Bien que dans la presse &amp;eacute;crite quotidienne ne subsiste plus aucun organe sandiniste, des dizaines de radios de toutes puissances et de tous les milieux, sous divers r&amp;eacute;gimes de propri&amp;eacute;t&amp;eacute;, peuplent le spectre radiophonique et s&amp;rsquo;efforcent chaque jour d&amp;rsquo;op&amp;eacute;rer depuis l&amp;rsquo;id&amp;eacute;ologie sandiniste comme porte-voix authentiques des citoyens. Il existe aussi beaucoup de petits canaux de t&amp;eacute;l&amp;eacute;vision payante (c&amp;acirc;ble) et le syst&amp;egrave;me informatif Multivision, qui &amp;eacute;met via le canal 4 de la t&amp;eacute;l&amp;eacute;vision ouverte et a une couverture nationale.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;A la diff&amp;eacute;rence de ce qui se passe dans d&amp;rsquo;autres r&amp;eacute;alit&amp;eacute;s du Nord ou du Sud, au Nicaragua les m&amp;eacute;dias alternatifs, o&amp;ugrave; la majorit&amp;eacute; est sandiniste, se sont lanc&amp;eacute;s dans la bataille pour conqu&amp;eacute;rir l&amp;rsquo;h&amp;eacute;g&amp;eacute;monie parmi les citoyens&amp;nbsp;: &amp;ecirc;tre les plus &amp;eacute;cout&amp;eacute;s, les plus vus, et dans beaucoup de cas ils y sont parvenus. Mais l&amp;rsquo;influence sur l&amp;rsquo;opinion publique (privatis&amp;eacute;e par les oligopoles m&amp;eacute;diatiques) ou la divulgation de faits informatifs, ne se construit pas seulement avec le leadership de l&amp;rsquo;audience, mais avec la cr&amp;eacute;dibilit&amp;eacute;, laquelle provient de la confiance&amp;nbsp;; l&amp;rsquo;avis qui surgit de la connaissance et offre la possibilit&amp;eacute; d&amp;rsquo;exercer la critique et l&amp;rsquo;analyse pour renforcer les processus politiques de changement, quand sont appliqu&amp;eacute;es les techniques inh&amp;eacute;rentes avec une qualit&amp;eacute; et une dext&amp;eacute;rit&amp;eacute; suffisante&amp;nbsp;; coh&amp;eacute;rence entre ce qu&amp;rsquo;ils disent et ce qu&amp;rsquo;ils font, &amp;agrave; un niveau personnel (comme journalistes) et comme moyen de communication&amp;nbsp;; approche cons&amp;eacute;quente pour confronter ce qui est pr&amp;ecirc;ch&amp;eacute; avec les faits tels que d&amp;eacute;montr&amp;eacute;s&amp;nbsp;; et engagement volontaire et explicite avec les causes qu&amp;rsquo;ils d&amp;eacute;fendent, avec les citoyens avec lesquels ils vivent, l&amp;rsquo;humanit&amp;eacute; de laquelle nous sommes une partie, et de la plan&amp;egrave;te sur laquelle nous habitons.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;a) Engagement&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le journalisme implique l&amp;rsquo;engagement, et non le contraire. Ce dont il est question, c&amp;rsquo;est de d&amp;eacute;finir avec qui, et travailler en cons&amp;eacute;quence. Ceux qui travaillent pour un m&amp;eacute;dia corporatif sont engag&amp;eacute;s (qu&amp;rsquo;ils en soient conscients ou non) envers les int&amp;eacute;r&amp;ecirc;ts de leurs patrons. Ils peuvent &amp;ecirc;tre sur la m&amp;ecirc;me longueur d&amp;rsquo;onde qu&amp;rsquo;eux, ou simplement &amp;ecirc;tre leurs ouvriers, ali&amp;eacute;n&amp;eacute;s ou marionnettes. Ceux qui travaillent pour un m&amp;eacute;dia de communication alternatif assument consciemment comme leur &amp;eacute;tant propre un engagement avec les objectifs du m&amp;eacute;dia et se mettent au service de leur public. Les uns et les autres exercent une communication sociale depuis une position de classe. Les uns utilisent le d&amp;eacute;guisement patronal de &amp;laquo;&amp;nbsp;l&amp;rsquo;objectivit&amp;eacute;&amp;nbsp;&amp;raquo;, &amp;laquo;&amp;nbsp;l&amp;rsquo;impartialit&amp;eacute;&amp;nbsp;&amp;raquo;, &amp;laquo;&amp;nbsp;l&amp;rsquo;apolitique&amp;nbsp;&amp;raquo; et &amp;laquo;&amp;nbsp;le non-li&amp;eacute; aux partis&amp;nbsp;&amp;raquo;. Les autres assument avec sinc&amp;eacute;rit&amp;eacute; leur r&amp;ocirc;le de travailleurs id&amp;eacute;ologiques au service des classes pauvres et opprim&amp;eacute;es depuis des si&amp;egrave;cles par le capitalisme et le colonialisme culturel.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le journaliste chilien Camilo Taufic, dans sa monumentale oeuvre &amp;laquo;&amp;nbsp;&lt;em class=&quot;spip&quot;&gt;Periodismo y Lucha de clases&lt;/em&gt;&amp;nbsp;&amp;raquo; (1973), soutient que &amp;laquo;&amp;nbsp;&lt;em class=&quot;spip&quot;&gt;ce qui d&amp;eacute;termine l&amp;rsquo;essence de la communication humaine (individuelle et collective) est l&amp;rsquo;intention de l&amp;rsquo;&amp;eacute;metteur et les caract&amp;eacute;ristiques du r&amp;eacute;cepteur auquel il s&amp;rsquo;adresse&amp;nbsp;; son intention sera diff&amp;eacute;rente s&amp;rsquo;il s&amp;rsquo;adresse &amp;agrave; des amis ou &amp;agrave; des ennemis&amp;nbsp;; selon qu&amp;rsquo;il se projette horizontalement, vers sa propre classe, ou verticalement, vers les autres classes de la soci&amp;eacute;t&amp;eacute;. Mais en tout cas jamais la communication ne flotte &amp;laquo;&amp;nbsp;entre ciel et terre&amp;nbsp;&amp;raquo;, ind&amp;eacute;pendante de ceux qui y participent, de ses int&amp;eacute;r&amp;ecirc;ts, de son id&amp;eacute;ologie. Selon cette perspective, la communication se r&amp;eacute;v&amp;egrave;le &amp;ecirc;tre une force qui peut aussi bien servir &amp;agrave; la lib&amp;eacute;ration de l&amp;rsquo;homme qu&amp;rsquo;&amp;agrave; son oppression, et dans les faits, la r&amp;eacute;volution contemporaine des modes de communication, dans de vastes r&amp;eacute;gions du monde, n&amp;rsquo;a pas servi &amp;agrave; la r&amp;eacute;volution, mais &amp;agrave; la r&amp;eacute;action. Ce ne sont donc pas les instruments qui changeront la nature de l&amp;rsquo;information collective, mais les personnes. Pour perfectionner- ou simplement assainir &amp;ndash;la communication de masse, il faut commencer par transformer la soci&amp;eacute;t&amp;eacute;&lt;/em&gt;&amp;nbsp;&amp;raquo;.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Taufic rajoute qu&amp;rsquo; &amp;laquo;&amp;nbsp;&lt;em class=&quot;spip&quot;&gt;en informant et en donnant son interpr&amp;eacute;tation et son opinion sur les nouvelles, le journalisme est en m&amp;ecirc;me temps une force politique active, un instrument de lutte des classes qui agit au sein m&amp;ecirc;me de la soci&amp;eacute;t&amp;eacute;. Il influence directement la r&amp;eacute;alit&amp;eacute; quotidienne, contribuant &amp;agrave; organiser le monde mat&amp;eacute;riel selon les contenus de classe qu&amp;rsquo;il transmet et jusqu&amp;rsquo;au point o&amp;ugrave; ceux-ci rencontrent une r&amp;eacute;sistance suffisante pour &amp;ecirc;tre annul&amp;eacute;s. C&amp;rsquo;est une arme puissante recouverte par un camouflage d&amp;rsquo; &amp;laquo;&amp;nbsp;ind&amp;eacute;pendance&amp;nbsp;&amp;raquo; quand il sert les capitalistes, ou un acteur &amp;agrave; d&amp;eacute;couvert qui proclame son caract&amp;egrave;re de classe lorsqu&amp;rsquo;il sert les travailleurs&lt;/em&gt;&amp;nbsp;&amp;raquo;.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;b) Connaissance&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;La communication sociale implique des techniques sp&amp;eacute;cialis&amp;eacute;es. Ce n&amp;rsquo;est pas une activit&amp;eacute; empirique, mais une vraie discipline th&amp;eacute;orique et pratique, qui implique une actualisation permanente. Elle signifie aussi s&amp;rsquo;impliquer dans la r&amp;eacute;alit&amp;eacute; sur laquelle nous informons et sur laquelle nous pr&amp;eacute;tendons influer, connaissant personnellement ses contradictions, &amp;eacute;tudiant ses ant&amp;eacute;c&amp;eacute;dents, ses circonstances et les facteurs qui la d&amp;eacute;terminent. Le savoir technique sert &amp;agrave; peu de choses si ceux qui communiquent ne se lient pas aux gens et &amp;agrave; leurs r&amp;eacute;alit&amp;eacute;s sp&amp;eacute;cifiques et g&amp;eacute;n&amp;eacute;rales. La fameuse r&amp;egrave;gle de constatation des faits pour ensuite les rapporter n&amp;rsquo;est possible que s&amp;rsquo;il y a un lien &amp;eacute;troit avec la soci&amp;eacute;t&amp;eacute;, depuis sa propre r&amp;eacute;alit&amp;eacute; (les gens, le territoire). Pour pouvoir comprendre cette r&amp;eacute;alit&amp;eacute; complexe et contradictoire, le journalisme n&amp;eacute;cessite plus que toute autre profession de conna&amp;icirc;tre ce que certains auteurs appellent l&amp;rsquo;&amp;acirc;me du peuple (traditions, sentiments, d&amp;eacute;sirs, croyances, culture, histoire, modes de conduite), parce que c&amp;rsquo;est seulement de cette mani&amp;egrave;re qu&amp;rsquo;il peut comprendre le public qu&amp;rsquo;il sert.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;c) Avis&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Comme on l&amp;rsquo;a vu, le journalisme ne peut se limiter aux techniques propres&amp;nbsp;: il doit savoir un peu de tout pour d&amp;eacute;finir son avis propre. Celui qui en tant que journaliste aspire &amp;agrave; interpr&amp;eacute;ter correctement les r&amp;eacute;alit&amp;eacute;s et les aspirations des citoyens, pour influer sur les processus de quelque nature, a besoin d&amp;rsquo;une connaissance et d&amp;rsquo;un lien direct et inform&amp;eacute; de cette m&amp;ecirc;me r&amp;eacute;alit&amp;eacute;. Mais dans le journalisme, l&amp;rsquo;ingr&amp;eacute;dient fondamental pour d&amp;eacute;terminer l&amp;rsquo;avis est la position de classe de celui qui l&amp;rsquo;exerce.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Ou comme dit Camilo Taufic&amp;nbsp;: &amp;laquo;&amp;nbsp;&lt;em class=&quot;spip&quot;&gt;le journalisme donne des informations qui permettent de guider les activit&amp;eacute;s des partis politiques, des organisations sociales et m&amp;ecirc;me des individus, et comme cette information quotidienne r&amp;eacute;p&amp;eacute;t&amp;eacute;e par diff&amp;eacute;rents canaux (presse, radio, t&amp;eacute;l&amp;eacute;vision, etc) en vient &amp;agrave; influencer de fa&amp;ccedil;on d&amp;eacute;cisive l&amp;rsquo;orientation m&amp;ecirc;me de la soci&amp;eacute;t&amp;eacute;, les classes, les partis et l&amp;rsquo;Etat s&amp;rsquo;efforcent de le tenir sous contr&amp;ocirc;le, pour- avec son secours- configurer le monde selon ses int&amp;eacute;r&amp;ecirc;ts. L&amp;rsquo;information pour l&amp;rsquo;information n&amp;rsquo;existe pas&amp;nbsp;; on informe pour orienter dans un sens d&amp;eacute;termin&amp;eacute; les diverses classes et les couches de la soci&amp;eacute;t&amp;eacute;, et avec l&amp;rsquo;intention que cette orientation arrive &amp;agrave; s&amp;rsquo;exprimer en actions d&amp;eacute;termin&amp;eacute;es. Ce qui veut dire qu&amp;rsquo;on informe pour diriger. En ce sens, le mim&amp;eacute;tisme entre journalisme et politique est total. Et dans ce genre de tromperie, les communicateurs bourgeois veulent appara&amp;icirc;tre innocents, apolitiques et neutres. Une telle innocence, un tel apolitisme, une telle neutralit&amp;eacute;, n&amp;rsquo;existent pas. Le fait que les principaux m&amp;eacute;dias de communication sont entre les mains d&amp;rsquo;un nombre limit&amp;eacute; de propri&amp;eacute;taires (&amp;hellip;) ajoute la dimension de lutte des classes ( &amp;agrave; la relation entre les m&amp;eacute;dias et le corps social), o&amp;ugrave; les nouvelles qui sont choisies pour publication sont celles qui conviennent aux int&amp;eacute;r&amp;ecirc;ts de la classe dominante&lt;/em&gt;&amp;nbsp;&amp;raquo;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;d) Qualit&amp;eacute;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;L&amp;rsquo;essence est dans le domaine du langage et des codes linguistiques et culturels. Et aussi dans le d&amp;eacute;codage des messages martel&amp;eacute;s par les m&amp;eacute;dias corporatistes. Dans ce champs &amp;ndash; linguistique &amp;ndash; se livre aussi une authentique bataille de classe. On peut trouver de nombreux exemples de comment l&amp;rsquo;empire m&amp;eacute;diatique d&amp;eacute;forme les concepts&amp;nbsp;: d&amp;eacute;mocratie comme synonyme de capitalisme, en cons&amp;eacute;quence de quoi les d&amp;eacute;mocrates sont ceux qui d&amp;eacute;fendent ce syst&amp;egrave;me. Ceux qui r&amp;eacute;sistent &amp;agrave; un gouvernement progressiste sont d&amp;eacute;finis comme citoyens conscients&amp;nbsp;; ceux qui l&amp;rsquo;appuient, comme des masses ignorantes et d&amp;eacute;sordonn&amp;eacute;es. Les r&amp;eacute;sistants contre l&amp;rsquo;occupation imp&amp;eacute;rialiste europ&amp;eacute;enne et nord-am&amp;eacute;ricaine en Afghanistan ou en Irak, sont d&amp;eacute;finis comme talibans et terroristes&amp;nbsp;; les ennemis de Cuba (comme le criminel Posada Carriles), comme des anticastristes et des soldats de la libert&amp;eacute;. Si Hugo Chavez, Evo Morales, Rafael Correa ou Daniel Ort&amp;eacute;ga sont r&amp;eacute;&amp;eacute;lus et r&amp;eacute;forment la Constitution, c&amp;rsquo;est parce qu&amp;rsquo;ils dirigent une dictature et s&amp;rsquo;accrochent au pouvoir&amp;nbsp;; si Alvaro Uribe ou Oscar Arias font de m&amp;ecirc;me, ce sont les leaders irrempla&amp;ccedil;ables d&amp;rsquo;un peuple libre. La qualit&amp;eacute; exige l&amp;rsquo;usage appropri&amp;eacute; des techniques de communication sociale en g&amp;eacute;n&amp;eacute;ral, mais par-dessus tout, l&amp;rsquo;ad&amp;eacute;quation du langage au sens commun, et la capacit&amp;eacute; de connecter les messages au discernement (l&amp;rsquo;esprit) et aux sentiments (le c&amp;oelig;ur) du public. Les m&amp;eacute;dias alternatifs sont experts dans l&amp;rsquo;art de diss&amp;eacute;quer sagement les &amp;eacute;v&amp;egrave;nements, mais ils n&amp;rsquo;ont pas &amp;eacute;t&amp;eacute; assez capables d&amp;rsquo;obtenir l&amp;rsquo;empathie avec l&amp;rsquo;&amp;eacute;motion des gens.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;e) Cr&amp;eacute;dibilit&amp;eacute;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;La cr&amp;eacute;dibilit&amp;eacute; na&amp;icirc;t de la confiance du public dans le journalisme et les moyens de communication au travers desquels il s&amp;rsquo;exerce. La confiance se b&amp;acirc;tit dans la v&amp;eacute;racit&amp;eacute; des faits transmis et dans l&amp;rsquo;avis &amp;eacute;mis clairement, sans duplicit&amp;eacute; ni omissions, de ceux qui informent, rendent une opinion et analysent. Contrairement &amp;agrave; ce qu&amp;rsquo;affirment les th&amp;eacute;ories des corporations m&amp;eacute;diatiques, ce n&amp;rsquo;est pas la position politique des journalistes qui d&amp;eacute;forme leur approche des faits, mais l&amp;rsquo;hypocrisie et les tromperies. &amp;laquo;&amp;nbsp;&lt;em class=&quot;spip&quot;&gt;La soci&amp;eacute;t&amp;eacute; de l&amp;rsquo;information actuelle est une des plus ignorantes de l&amp;rsquo;histoire&lt;/em&gt;&amp;nbsp;&amp;raquo;, disait l&amp;rsquo;italien Giovanni Arrighi. La base de cette ignorance inform&amp;eacute;e est l&amp;rsquo;exercice d&amp;eacute;lib&amp;eacute;r&amp;eacute; de l&amp;rsquo;information de tout type, la synth&amp;egrave;se int&amp;eacute;ress&amp;eacute;e.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le linguiste nord-am&amp;eacute;ricain Noam Chomsky consid&amp;egrave;re que &amp;laquo;&amp;nbsp;&lt;em class=&quot;spip&quot;&gt;le tableau du monde pr&amp;eacute;sent&amp;eacute; aux gens n&amp;rsquo;a pas la plus petite relation avec la r&amp;eacute;alit&amp;eacute;, car la v&amp;eacute;rit&amp;eacute; sur la moindre affaire est enterr&amp;eacute;e sous des montagnes de mensonges&lt;/em&gt;&amp;nbsp;&amp;raquo;.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Toledano explique&amp;nbsp;: &amp;laquo;&amp;nbsp;l&lt;em class=&quot;spip&quot;&gt;&amp;rsquo;id&amp;eacute;e est simple. Moins nous en savons (c&amp;rsquo;est l&amp;rsquo;unique fonction des mass media) et plus en savent (sur toutes les mati&amp;egrave;res) ceux qui empruntent les autoroutes et les couloirs feutr&amp;eacute;s du pouvoir, plus difficile sera la critique, plus dure sera la bataille et impossible (quasi) l&amp;rsquo;&amp;eacute;radication de leurs m&amp;eacute;thodes et processus d&amp;rsquo;exploitation et d&amp;rsquo;appropriation. Les citoyens, d&amp;eacute;trouss&amp;eacute;s et sans gu&amp;egrave;re plus de temps que le &amp;laquo;&amp;nbsp;temps de loisirs&amp;nbsp;&amp;raquo; promu par la dynamique consum&amp;eacute;riste, sont incapables de r&amp;eacute;agir et les pilules ou les messages &amp;ndash; que l&amp;rsquo;on appelle &amp;laquo;&amp;nbsp;information&amp;nbsp;&amp;raquo;- passent telle fa&amp;ccedil;on qu&amp;rsquo;il devient impossible d&amp;rsquo;&amp;eacute;tablir un dialogue sens&amp;eacute; (pour ne pas dire critique) avec quiconque, tant que les sources sont uniquement les m&amp;eacute;dias majoritaires. L&amp;rsquo;objectif est atteint. D&amp;rsquo;un c&amp;ocirc;t&amp;eacute; la soci&amp;eacute;t&amp;eacute;, l&amp;rsquo;ensemble des citoyens libres et &amp;eacute;gaux, l&amp;eacute;gitime son acceptation quotidienne- son incapacit&amp;eacute; collective &amp;agrave; d&amp;eacute;sirer une autre fa&amp;ccedil;on de regarder, d&amp;rsquo;exiger et de comprendre est dramatique- les m&amp;eacute;dias de masse et la v&amp;eacute;racit&amp;eacute; des nouvelles et des analyses (il n&amp;rsquo;y a d&amp;eacute;j&amp;agrave; plus de diff&amp;eacute;rence) et de l&amp;rsquo;autre, elle d&amp;eacute;savoue, d&amp;rsquo;instinct, sans alternative, comme l&amp;rsquo;exigent les cerb&amp;egrave;res de la diffusion, toutes autres informations (aussi contrast&amp;eacute;es qu&amp;rsquo;elles soient) qui ne proviennent pas des organes d&amp;rsquo;&amp;eacute;mission autoris&amp;eacute;s&lt;/em&gt;&amp;nbsp;&amp;raquo;.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&amp;laquo;&amp;nbsp;&lt;em class=&quot;spip&quot;&gt;Nous vivons tenaill&amp;eacute;s, effray&amp;eacute;s par le bruit informatif. Le bombardement permanent de donn&amp;eacute;es provoque un d&amp;eacute;sarroi atroce. Il ne s&amp;rsquo;agit m&amp;ecirc;me plus du fait que les journalistes manipulent les faits (leur salaire d&amp;eacute;pend de leur fid&amp;eacute;lit&amp;eacute; id&amp;eacute;ologique &amp;agrave; leur entreprise), le probl&amp;egrave;me, beaucoup plus grave, consiste en la surabondance et dans l&amp;rsquo;impossibilit&amp;eacute; de retenir, de discriminer et d&amp;rsquo;analyser (une fonction journalistique oubli&amp;eacute;e) ce qui est relat&amp;eacute;. Les canaux de transmission se sont multipli&amp;eacute;s ( les entreprises ont cr&amp;eacute;&amp;eacute; un syst&amp;egrave;me en r&amp;eacute;seau qui diffuse le m&amp;ecirc;me message par une infinit&amp;eacute; de moyens) cr&amp;eacute;ant l&amp;rsquo;apparence d&amp;rsquo;une libert&amp;eacute; absolue et transparente. La sacro-sainte &amp;laquo;&amp;nbsp;libert&amp;eacute; d&amp;rsquo;expression&amp;nbsp;&amp;raquo; a &amp;eacute;t&amp;eacute; assimil&amp;eacute;e &amp;agrave; la prolif&amp;eacute;ration des moyens, donnant pour sentiment- une supercherie de plus- qu&amp;rsquo;un plus grand nombre de radios, de t&amp;eacute;l&amp;eacute;visions, de revues et de p&amp;eacute;riodiques garantit la pluralit&amp;eacute;&lt;/em&gt;&amp;nbsp;&amp;raquo;.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Et il ajoute&amp;nbsp;: &amp;laquo;&amp;nbsp;&lt;em class=&quot;spip&quot;&gt;le r&amp;eacute;sultat est le suivant&amp;nbsp;: toute information &amp;eacute;trang&amp;egrave;re aux d&amp;eacute;tenteurs du pouvoir m&amp;eacute;diatique universel sera consid&amp;eacute;r&amp;eacute;e comme propagande, falsification ou mensonge. Il est surprenant de constater, jour apr&amp;egrave;s jour, comment les citoyens, dans cette &amp;laquo;&amp;nbsp;d&amp;eacute;mocratie de fa&amp;ccedil;ade&amp;nbsp;&amp;raquo;, ont c&amp;eacute;d&amp;eacute; leur souverainet&amp;eacute; informative et, partant, leur fonction de contr&amp;ocirc;le et de critique, aux entreprises de transmission de l&amp;rsquo;id&amp;eacute;ologie dominante&lt;/em&gt;&amp;nbsp;&amp;raquo;.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Dans la communication, ce n&amp;rsquo;est pas l&amp;rsquo;erreur qui ruine la confiance des gens, mais la manipulation et le mensonge. &amp;laquo;&amp;nbsp;&lt;em class=&quot;spip&quot;&gt;La marque de la v&amp;eacute;rit&amp;eacute;, de fait, est caract&amp;eacute;ris&amp;eacute;e par le fait que son contraire n&amp;rsquo;est ni l&amp;rsquo;erreur, ni l&amp;rsquo;illusion, ni l&amp;rsquo;opinion, dans lesquelles personne ne met en doute la bonne foi personnelle, mais la falsification d&amp;eacute;lib&amp;eacute;r&amp;eacute;e et la mystification. L&amp;rsquo;erreur, naturellement, est possible, et m&amp;ecirc;me courante, en relation avec la v&amp;eacute;rit&amp;eacute; des faits, et dans ce cas ce type de v&amp;eacute;rit&amp;eacute; n&amp;rsquo;est nullement diff&amp;eacute;rente de la v&amp;eacute;rit&amp;eacute; scientifique ou rationnelle. Mais ce qui est important c&amp;rsquo;est que, en ce qui concerne les faits, il existe une autre possibilit&amp;eacute; et que cette possibilit&amp;eacute;, la falsification d&amp;eacute;lib&amp;eacute;r&amp;eacute;e, n&amp;rsquo;appartient pas &amp;agrave; la m&amp;ecirc;me esp&amp;egrave;ce que les propositions qui, justes ou &amp;eacute;quivoques, pr&amp;eacute;tendent seulement dire ce qui est, ou comment m&amp;rsquo;apparaissent les choses&amp;nbsp;&amp;raquo;, &amp;eacute;crit la th&amp;eacute;oricienne politique Hannah Arendt (n&amp;eacute;e en Allemagne et nationalis&amp;eacute;e nord-am&amp;eacute;ricaine), dans son ouvrage &amp;laquo;&amp;nbsp;Between past and future. Six exercises in political thought&lt;/em&gt;&amp;nbsp;&amp;raquo;.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;f) Finalement, comme quasi tout dans la vie, dans le journalisme ou la communication sociale, la coh&amp;eacute;rence et l&amp;rsquo;approche cons&amp;eacute;quente sont toutes les deux imp&amp;eacute;ratives. Mettre en pratique ce que l&amp;rsquo;on pr&amp;ecirc;che, assumer sans ambages les r&amp;eacute;sultats de ses engagements, r&amp;eacute;sister aux tentations (sous forme de pr&amp;eacute;bendes &amp;eacute;conomiques, politiques ou personnelles) et aux chantages, pour garder intact son engagement avec la cause que l&amp;rsquo;on d&amp;eacute;fend.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;En 1999, devant des dizaines de journalistes latino-am&amp;eacute;ricains, le leader cubain Fidel Castro, faisait ressortir entre autres choses les missions de la communication sociale, engag&amp;eacute;es dans le destin de l&amp;rsquo;humanit&amp;eacute;. &amp;laquo;&amp;nbsp;&lt;em class=&quot;spip&quot;&gt;L&amp;rsquo;homme a toujours &amp;eacute;t&amp;eacute; une grande cause. Il n&amp;rsquo;y aura jamais de grand homme sans grande cause. Quand il y a une grande cause, beaucoup de gens, presque tout le mode, peut devenir un grand &amp;eacute;crivain, un grand journaliste, un grand communicateur. Nos journalistes ont aujourd&amp;rsquo;hui cette grande cause, l&amp;rsquo;ont bien d&amp;eacute;finie et la comprennent parfaitement bien. Faisons la lumi&amp;egrave;re, parce qu&amp;rsquo;il y a des possibilit&amp;eacute;s de faire la lumi&amp;egrave;re, parce que l&amp;rsquo;homme n&amp;rsquo;est pas aveugle. On peut l&amp;rsquo;abrutir et on l&amp;rsquo;abrutit. L&amp;rsquo;antidote contre l&amp;rsquo;abrutissement, qui est bien pire que le Sida, voil&amp;agrave; ce qui manque&amp;nbsp;! Des rem&amp;egrave;des contre l&amp;rsquo;abrutissement&amp;nbsp;! Des vaccins contre l&amp;rsquo;abrutissement&amp;nbsp;! Et ce vaccin, vous le d&amp;eacute;tenez, vous, ce vaccin de la v&amp;eacute;rit&amp;eacute;, dirig&amp;eacute;e vers un seul objectif&amp;nbsp;: la raison de l&amp;rsquo;homme et le c&amp;oelig;ur des hommes&lt;/em&gt;&amp;nbsp;&amp;raquo;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;William Grisby Vado&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;em class=&quot;spip&quot;&gt;Traduit par Jean-Louis Seillier et r&amp;eacute;vis&amp;eacute; par Magali Urbain&lt;/em&gt; pour Investig&amp;rsquo;Action.&lt;br /&gt;
&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;a class=&quot;spip_url spip_out&quot; href=&quot;http://www.michelcollon.info/index.php?option=com_content&amp;amp;view=article&amp;amp;id=2311:des-medias-alternatifs-pour-une-grande-cause&amp;amp;catid=7:attention-medias-&amp;amp;Itemid=12&quot;&gt;http://www.michelcollon.info/index....&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Source&amp;nbsp;: Rebeli&amp;oacute;n &lt;a class=&quot;spip_url spip_out&quot; href=&quot;http://www.rebelion.org/noticia.php?id=91480&quot;&gt;http://www.rebelion.org/noticia.php...&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;</description>
            <pubDate>Tue, 13 Oct 2009 16:21:50 +0100</pubDate>
        </item>
        <item>
            <title>Coup dEtat mdiatique au Honduras (Jrme DUVAL, legrandsoir.info)</title>
            <link>http://www.sbqc.org/sbqhov2/index.php?module=newsmodule&amp;action=view&amp;id=564&amp;src=@random48d796c6b7414</link>
            <description>&lt;div class=&quot;article-date&quot;&gt;9 octobre 2009. Les putschistes d&amp;eacute;tiennent les moyens de communication et b&amp;acirc;illonnent les rares m&amp;eacute;dias qui informent sur la r&amp;eacute;sistance
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Les m&amp;eacute;dias dominants proclament la d&amp;eacute;fense de la d&amp;eacute;mocratie comme &amp;eacute;tant leur cheval de bataille. Mais sans doute y a-t-il pour certains deux types de d&amp;eacute;mocratie&amp;nbsp;? En l&amp;rsquo;occurrence, celle qu&amp;rsquo;affectionnent particuli&amp;egrave;rement nos multinationales m&amp;eacute;diatiques, est bien la d&amp;eacute;mocratie repr&amp;eacute;sentative capitaliste. En effet, d&amp;egrave;s qu&amp;rsquo;elle se rapproche de sa propre d&amp;eacute;finition |1| en donnant le pouvoir au peuple, les grands m&amp;eacute;dias pr&amp;eacute;f&amp;egrave;rent la bannir ou bien la discr&amp;eacute;diter. La d&amp;eacute;mocratie n&amp;eacute;olib&amp;eacute;rale est reconnue comme &amp;eacute;tant la seule valable, du moment qu&amp;rsquo;elle donne &amp;agrave; une minorit&amp;eacute; la libert&amp;eacute; d&amp;rsquo;entreprendre tandis qu&amp;rsquo;elle emp&amp;ecirc;che une majorit&amp;eacute; de d&amp;eacute;cider de l&amp;rsquo;avenir du pays.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;C&amp;rsquo;&amp;eacute;tait pourtant l&amp;agrave; le projet du pr&amp;eacute;sident du Honduras, Manuel Zelaya &amp;agrave; l&amp;rsquo;instar de ce qui a d&amp;eacute;j&amp;agrave; &amp;eacute;t&amp;eacute; r&amp;eacute;alis&amp;eacute; en &amp;Eacute;quateur ou en Bolivie&amp;nbsp;: proposer par vote (la fameuse quatri&amp;egrave;me urne, les trois premi&amp;egrave;res &amp;eacute;tant r&amp;eacute;serv&amp;eacute;es respectivement &amp;agrave; l&amp;rsquo;&amp;eacute;lection du pr&amp;eacute;sident, des d&amp;eacute;put&amp;eacute;s et des maires) une Assembl&amp;eacute;e constituante qui, si cette proposition &amp;eacute;tait accept&amp;eacute;e, d&amp;eacute;finirait ladite Constitution, elle-m&amp;ecirc;me soumise ensuite au peuple par r&amp;eacute;f&amp;eacute;rendum. Existe-t-il un processus plus d&amp;eacute;mocratique pour d&amp;eacute;finir la structure politique d&amp;rsquo;un pays&amp;nbsp;? Dans ce cas, le peuple est souverain et c&amp;rsquo;est certainement ce qui effraie les complexes m&amp;eacute;diatico-industriels. Au Honduras comme ailleurs, les m&amp;eacute;dias commerciaux soutenus par l&amp;rsquo;oligarchie sont hostiles &amp;agrave; ce type de projet. Ce n&amp;rsquo;est pas un hasard si le 28 juin, le jour m&amp;ecirc;me ou Zelaya s&amp;rsquo;appr&amp;ecirc;te &amp;agrave; consulter le peuple pour savoir s&amp;rsquo;il accepte l&amp;rsquo;installation d&amp;rsquo;une quatri&amp;egrave;me urne aux &amp;eacute;lections de novembre, l&amp;rsquo;oligarchie prend le pouvoir supr&amp;ecirc;me par un coup d&amp;rsquo;&amp;Eacute;tat.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Avec la pr&amp;eacute;sence massive d&amp;rsquo;entreprises am&amp;eacute;ricaines comme la United Fruit Company |2|, v&amp;eacute;ritable &amp;Eacute;tat dans l&amp;rsquo;&amp;Eacute;tat, le Honduras a inspir&amp;eacute; l&amp;rsquo;expression &amp;laquo;&amp;nbsp;r&amp;eacute;publique banani&amp;egrave;re&amp;nbsp;&amp;raquo; et garde cette tradition de soumission aux multinationales. Les quelques familles qui constituent l&amp;rsquo;oligarchie du pays, d&amp;eacute;tiennent les plus grosses entreprises, les radios, t&amp;eacute;l&amp;eacute;visions et journaux, et si&amp;egrave;gent dans les arcanes du pouvoir. Mais les arcanes du pouvoir ne suffisant pas devant la &amp;laquo;&amp;nbsp;menace chaviste&amp;nbsp;&amp;raquo; qui gagne du terrain sur le continent, l&amp;rsquo;oligarchie s&amp;rsquo;est install&amp;eacute;e aux premi&amp;egrave;res loges par la force d&amp;rsquo;un coup d&amp;rsquo;&amp;Eacute;tat le 28 juin 2009.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Ce jour l&amp;agrave;, une coupure d&amp;rsquo;&amp;eacute;lectricit&amp;eacute; paralyse la capitale, la plupart des m&amp;eacute;dias nationaux et internationaux sont emp&amp;ecirc;ch&amp;eacute;s d&amp;rsquo;&amp;eacute;mettre afin de ne pas r&amp;eacute;pandre la nouvelle et &amp;eacute;viter que le peuple ne descende dans la rue. L&amp;rsquo;arm&amp;eacute;e fait irruption dans les locaux de la t&amp;eacute;l&amp;eacute;vision Canal 36, aussi appel&amp;eacute;e Cholusat Sur, fid&amp;egrave;le &amp;agrave; Zelaya. Les trois journalistes de Telesur, Adriana S&amp;iacute;vori, Mar&amp;iacute;a Jos&amp;eacute; D&amp;iacute;az et Larry S&amp;aacute;nchez sont s&amp;eacute;questr&amp;eacute;s &amp;agrave; leur h&amp;ocirc;tel et emmen&amp;eacute;s de force &amp;agrave; l&amp;rsquo;immigration avec d&amp;rsquo;autres journalistes de l&amp;rsquo;agence de presse AP |3|. Leur mat&amp;eacute;riel est alors confisqu&amp;eacute; et on les emp&amp;ecirc;che d&amp;rsquo;utiliser leurs t&amp;eacute;l&amp;eacute;phones portables. En dehors de Tegucigalpa aussi, quelques heures apr&amp;egrave;s le coup d&amp;rsquo;&amp;Eacute;tat, une vingtaine de militaires envahissent le local de Radio Progreso &amp;agrave; Choloma l&amp;rsquo;obligeant &amp;agrave; cesser toute activit&amp;eacute; |4|. Nous connaissons la suite&amp;nbsp;: Manuel Zelaya et Patricia Rodas, sa ministre des Affaires &amp;eacute;trang&amp;egrave;res, expuls&amp;eacute;s au Costa Rica, entament une n&amp;eacute;gociation diplomatique, alors qu&amp;rsquo;au Honduras, la population se polarise (entre &amp;lsquo;zelayistes&amp;rsquo; et putschistes) et que le Front national contre le coup d&amp;rsquo;&amp;Eacute;tat |5| centralise la r&amp;eacute;sistance. Le Honduras a &amp;eacute;t&amp;eacute; un laboratoire lib&amp;eacute;ral dans les ann&amp;eacute;es 70-80 &amp;agrave; une &amp;eacute;poque o&amp;ugrave; on exp&amp;eacute;rimentait la contre r&amp;eacute;volution |6|, il revient au devant de la sc&amp;egrave;ne internationale, r&amp;eacute;v&amp;eacute;lant le choc d&amp;rsquo;une guerre froide ressuscit&amp;eacute;e.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;La parole au peuple&amp;nbsp;?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Manuel Zelaya, bien qu&amp;rsquo;issu d&amp;rsquo;une riche famille d&amp;rsquo;entrepreneurs forestiers, avait pris le parti de d&amp;eacute;fendre les int&amp;eacute;r&amp;ecirc;ts des pauvres avant ceux des entreprises priv&amp;eacute;es. Ne suivant pas l&amp;rsquo;agenda des grandes entreprises et de l&amp;rsquo;ambassade am&amp;eacute;ricaine, il fut, d&amp;egrave;s le d&amp;eacute;but de son mandat, calomni&amp;eacute; et d&amp;eacute;cri&amp;eacute; par la presse. Celle-ci ne lui donne pas plus de six mois en tant que pr&amp;eacute;sident, puis encore un an, et ainsi de suite jusqu&amp;rsquo;au jour fatidique o&amp;ugrave; l&amp;rsquo;arm&amp;eacute;e l&amp;rsquo;expulsa du pays. Pour r&amp;eacute;tablir l&amp;rsquo;&amp;eacute;quilibre m&amp;eacute;diatique et donner la parole &amp;agrave; ceux que les m&amp;eacute;dias ignorent de plus en plus, Zelaya lance un hebdomadaire public et gratuit fin 2007, El Poder Ciudadano (Le pouvoir citoyen) qui promeut la participation citoyenne, puis nationalise Canal 8, une t&amp;eacute;l&amp;eacute;vision qui n&amp;rsquo;&amp;eacute;mettait plus suite &amp;agrave; la gestion d&amp;eacute;sastreuse d&amp;rsquo;Elias Aspura. Bien s&amp;ucirc;r, depuis le coup d&amp;rsquo;Etat, El Poder Ciudadano n&amp;rsquo;existe plus, ses employ&amp;eacute;s ont &amp;eacute;t&amp;eacute; cong&amp;eacute;di&amp;eacute;s et Canal 8 revient aux mains de Elias Asfura, son ancien propri&amp;eacute;taire |7| qui d&amp;eacute;tient par ailleurs les canaux de t&amp;eacute;l&amp;eacute;vision 8, 12 et 30.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le Honduras a donc subi un coup d&amp;rsquo;&amp;Eacute;tat le 28 juin 2009, appuy&amp;eacute; par l&amp;rsquo;oligarchie en place et par les &amp;Eacute;tats-Unis depuis la base am&amp;eacute;ricaine de Soto Cano, situ&amp;eacute;e &amp;agrave; quelque 97 km au nord de la capitale Tegucigalpa. Devant la mollesse de la r&amp;eacute;action de la communaut&amp;eacute; internationale, la r&amp;eacute;sistance s&amp;rsquo;est organis&amp;eacute;e et la population en marche contre la dictature de l&amp;rsquo;&amp;eacute;lite a pris conscience de ses ennemis, les d&amp;eacute;signe nomm&amp;eacute;ment et d&amp;eacute;nonce leurs actions. On n&amp;rsquo;avait plus vu de mobilisations d&amp;rsquo;une telle ampleur depuis mai 1954 |8|, &amp;agrave; tel point qu&amp;rsquo;il semble difficile d&amp;rsquo;imaginer que le peuple ne d&amp;eacute;sire pas &amp;eacute;lire une Assembl&amp;eacute;e constituante. Ce projet politique est devenu au fil du temps un mot d&amp;rsquo;ordre incontournable. Il est important de souligner que ce d&amp;eacute;sir a surgi du peuple et que Zelaya a voulu l&amp;rsquo;appuyer, le l&amp;eacute;gitimer par une consultation populaire. Il est tout &amp;agrave; fait probable que la proposition d&amp;rsquo;une quatri&amp;egrave;me urne pour les &amp;eacute;lections de novembre 2009 aurait &amp;eacute;t&amp;eacute; approuv&amp;eacute;e si le coup d&amp;rsquo;&amp;Eacute;tat n&amp;rsquo;avait pas stopp&amp;eacute; subitement ce processus d&amp;eacute;mocratique.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;L&amp;rsquo;oligarchie d&amp;eacute;tient les moyens de communications et renforce la manipulation&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Dans un pays o&amp;ugrave; les m&amp;eacute;dias dominants traitent de &amp;laquo;&amp;nbsp;d&amp;eacute;linquants&amp;nbsp;&amp;raquo; les r&amp;eacute;sistants au coup d&amp;rsquo;&amp;Eacute;tat, une seule t&amp;eacute;l&amp;eacute;vision sur la dizaine qui &amp;eacute;met au niveau national, Canal 36, relate les faits. Une seule radio, Radio Globo, donne la parole au peuple pour l&amp;rsquo;informer de la r&amp;eacute;sistance en cours. Aucun quotidien national ne parle du mouvement de lutte contre le coup d&amp;rsquo;&amp;Eacute;tat sans manipuler l&amp;rsquo;opinion et prendre clairement parti pour la dictature de Micheletti. Un seul mensuel, El Libertador, propose des articles de fond montrant clairement la lutte de classe en cours. Nous parlons l&amp;agrave; des m&amp;eacute;dias nationaux, car au niveau local, il faut relever, entre autres, la pr&amp;eacute;sence de Radio Progreso dont un journaliste, Gustavo Carpoza, a &amp;eacute;t&amp;eacute; battu dans la rue et pendant son transport jusqu&amp;rsquo;au poste de police alors qu&amp;rsquo;il participait &amp;agrave; la grande mobilisation de Choloma, le 14 ao&amp;ucirc;t 2009. |9|&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Comme dans bien d&amp;rsquo;autres pays, un groupe de banquiers, dirigeants d&amp;rsquo;entreprises et propri&amp;eacute;taires de m&amp;eacute;dias, forment les quelques familles &amp;eacute;troitement li&amp;eacute;es aux &amp;Eacute;tats-Unis qui d&amp;eacute;tiennent le pouvoir. La quasi totalit&amp;eacute; des radios, t&amp;eacute;l&amp;eacute;visions et journaux &amp;agrave; grand tirage appartiennent &amp;agrave; l&amp;rsquo;oligarchie qui soutient le coup d&amp;rsquo;&amp;Eacute;tat du 28 juin dernier. On peut citer Carlos Flores Facuss&amp;eacute;, ex-pr&amp;eacute;sident du Honduras entre 1998 et 2002, proche de Micheletti et suspect&amp;eacute; d&amp;rsquo;&amp;ecirc;tre l&amp;rsquo;un des principaux id&amp;eacute;ologues du coup d&amp;rsquo;&amp;Eacute;tat. Il d&amp;eacute;tient l&amp;rsquo;un des principaux quotidiens, La Tribuna&amp;nbsp;; Jorge Canahuati Larach, du Parti National, propri&amp;eacute;taire de El Heraldo et La Prensa, les deux autres quotidiens d&amp;rsquo;importance |10|. Rafael Ferrari, un membre tr&amp;egrave;s connu du Parti Lib&amp;eacute;ral, est le propri&amp;eacute;taire des cha&amp;icirc;nes de t&amp;eacute;l&amp;eacute;vision 3, 5 et 7(Grupo Televicentro) et de nombreuses stations de radio (Emisoras Unidas, HRN, Radio Norte, etc.). L&amp;rsquo;entrepreneur Ricardo Maduro, ancien pr&amp;eacute;sident de la banque centrale (1990-1994) et pr&amp;eacute;sident de la R&amp;eacute;publique entre 2002 et 2006 |11| avant de laisser son poste &amp;agrave; Manuel Zelaya, a docilement appliqu&amp;eacute; les mesures d&amp;rsquo;ajustement dict&amp;eacute;es par le FMI (d&amp;eacute;valuation de la monnaie nationale, lib&amp;eacute;ralisation des prix&amp;hellip;). Il investit au Salvador et au Honduras o&amp;ugrave; il est propri&amp;eacute;taire de centres commerciaux (Grupo Roble), banques et moyens de communication. Il s&amp;rsquo;est pr&amp;eacute;sent&amp;eacute; devant le Congr&amp;egrave;s &amp;agrave; Washington le 8 juillet, la Constitution &amp;agrave; la main, pour d&amp;eacute;fendre les motifs fallacieux de la destitution de Zelaya. Voici succinctement expos&amp;eacute;s, quelques-uns de ceux qui ont financ&amp;eacute; et propag&amp;eacute; l&amp;rsquo;id&amp;eacute;ologie putschiste. Comme au Venezuela en avril 2002, on peut parler ici de &amp;lsquo;coup d&amp;rsquo;&amp;Eacute;tat m&amp;eacute;diatique&amp;rsquo;.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Dans son &amp;eacute;dition du dimanche 16 ao&amp;ucirc;t, le journal El Heraldo d&amp;eacute;nonce &amp;laquo;&amp;nbsp;un attentat terroriste&amp;nbsp;&amp;raquo; qui &amp;laquo;&amp;nbsp;menace la libert&amp;eacute; d&amp;rsquo;expression&amp;nbsp;&amp;raquo;. On constate en effet un incendie d&amp;ucirc; &amp;agrave; deux cocktails Molotov lanc&amp;eacute;s contre ce journal. Pour comprendre cet acte &amp;laquo;&amp;nbsp;terroriste&amp;nbsp;&amp;raquo;, il suffit de lire, dans la m&amp;ecirc;me &amp;eacute;dition, ces quelques lignes cinq pages plus loin&amp;nbsp;: &amp;laquo;&amp;nbsp;Il n&amp;rsquo;a pas suffit &amp;agrave; l&amp;rsquo;ex-pr&amp;eacute;sident, Manuel Zelaya, d&amp;rsquo;appeler les Honduriens &amp;agrave; l&amp;rsquo;affrontement, il veut maintenant que la communaut&amp;eacute; internationale d&amp;eacute;sapprouve le processus &amp;eacute;lectoral&amp;hellip;&amp;nbsp;&amp;raquo; Le quotidien poursuit&amp;nbsp;: &amp;laquo;&amp;nbsp;Zelaya a &amp;eacute;t&amp;eacute; remplac&amp;eacute; au pouvoir le 28 juin dernier apr&amp;egrave;s avoir viol&amp;eacute; la Constitution de la R&amp;eacute;publique et enfreint la justice qui l&amp;rsquo;emp&amp;ecirc;chait de mener &amp;agrave; bien une consultation ill&amp;eacute;gale pour convoquer une Assembl&amp;eacute;e Nationale Constituante.&amp;nbsp;&amp;raquo; (El Heraldo, 16 ao&amp;ucirc;t 2009, p.8). Ce positionnement id&amp;eacute;ologique se retrouve tous les jours dans les colonnes de tous les quotidiens nationaux. Ce manque de professionnalisme journalistique, repr&amp;eacute;sentant une v&amp;eacute;ritable d&amp;eacute;sinformation, fait enrager certains militants, comme ce professeur rencontr&amp;eacute; lors d&amp;rsquo;une assembl&amp;eacute;e populaire de r&amp;eacute;sistance contre le coup d&amp;rsquo;&amp;Eacute;tat et qui propose de distribuer des tracts afin de rectifier l&amp;rsquo;information falsifi&amp;eacute;e par les m&amp;eacute;dias commerciaux.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Dans ce contexte, la r&amp;eacute;sistance s&amp;rsquo;organise autour des seuls m&amp;eacute;dias qui donnent la parole au peuple, principalement Radio Globo et Canal 36. Rappelons que &amp;laquo;&amp;nbsp;l&amp;rsquo;attentat&amp;nbsp;&amp;raquo; de El Heraldo s&amp;rsquo;est produit suite &amp;agrave; une s&amp;eacute;rie d&amp;rsquo;intimidations et de violences envers d&amp;rsquo;autres m&amp;eacute;dias. Les journalistes de Telesur ont &amp;eacute;t&amp;eacute; s&amp;eacute;questr&amp;eacute;s &amp;agrave; leur h&amp;ocirc;tel le 11 juillet pour la seconde fois depuis le coup d&amp;rsquo;&amp;Eacute;tat, leurs passeports ont &amp;eacute;t&amp;eacute; confisqu&amp;eacute;s et ils ont subi des menaces |12| de la part des forces de police du gouvernement de facto. Telesur est une des rares t&amp;eacute;l&amp;eacute;visions internationales &amp;agrave; couvrir les &amp;eacute;v&amp;egrave;nements sur la dur&amp;eacute;e&amp;nbsp;: la plupart des autres &amp;eacut